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Textes récents

Halo

Le silence au bout du couloir
Contraste aux fracas alentours
La tête plongée dans le noir
Tu hurles de peur et d'amour

Mais il n'y a rien à sauver
Tout est vide et vaporeux
Froid et tremblant d'effroi
Rien pour être heureux
Rien à sauver
De moi

Il est une âme torturée
Halo de brume en suspension
Héro d'une histoire oubliée
Il n'est qu'une incompréhension

Et il n'y a rien à sauver
Tout est vide et vaporeux
Tremble sur nos genoux
Rien pour vivre à deux
Pour se sauver
De nous

Depuis le temps (co-écrit avec Noir Arôme)

depuis le temps
que l’on ne s’est pas vu
depuis le temps
que l’on se connaît

depuis le temps
et depuis demain
tant d’eau a coulé sous les ponts
tant de rêves ont vu la nuit

depuis le temps
le long des jamais vus
depuis le temps
qui nous abritait

des quatre vents
à nos deux mains
toi la mariée à l’horizon
l’éclat que jamais l’on n’oublie

ça fait longtemps
que l’on s’est perdu de vue
bien trop de temps
que je veux te retrouver

depuis le temps
depuis trois fois rien
depuis que l’eau a fait crouler les ponts
depuis que certains rêves sont interdits

depuis le temps
que l’on s’est battu
depuis le temps
qui nous a éloigné

depuis le temps
d’un soir et d’un matin
tant de belles feuillaisons
tant de forêts depuis.

Les habitudes

Peur de se faire mal
Monter des marches trop hautes
Avoir le vertige

On se crée des habitudes
Il faut pouvoir se complaire

Dans le hall

Prends le temps de te regarder
Tu as vu passer ta jeunesse
En oubliant de vivre

Sans clef
Des portes se sont ouvertes
D'autres se sont fermées
Devant toi

Le hall du début de ta vie
Manoir de toutes tes envies
Tu choisis ta voie
Mais tu reviens toujours il te semble
A ton paillasson

Il n'est pas trop tard
Pourtant

Il n'est jamais trop tard

Paraît-il

Alors file

Un cadeau

Il resplendit, sans en avoir l'air.

Toi, visage offert
souffle, ouvre-toi
à son enchantement !

Extraterrestre

Et si je vous disais
que je venais d'une lointaine galaxie ?

Et si je vous avouais
le fond effacé de mon identité ?

Et si je vous confirmais
que je viens pour vous aimer ?


Humains de la Terre

Votre Force
Se situe
Dans la Poésie

Dans l'écriture des attachements
Dans la lecture des émotions
Dans les caresses à la croisée de quelques mots

Ce grand trouble
Est à interpeller

J'y vais, il y va
Nous y allons
Cet ensemble sera
Votre surprise

Ce que nous interpellons
Devient flux.

Chance

Il se dit alors :
je t'aime, je ne t'aime pas,
je t'aime, je ne t'aime pas,
...je t'aime..., ça fait plaisir
d'avoir cinq doigts.

Il fait beau

Il fait beau
Je ne le remarque que maintenant
Bizarrerie de quelques jours.

Emprisonnés

Les clefs de la cage
Brûlantes comme la lave
A portées de main

Il faudrait ouvrir la porte
Laisser partir l'agresseur

Entre nous

Où suis-je entre nous ?
La valeur des jalousies
Fierté ou tendresse

Je regarde les sous-titres
Mais les images m'échappent

Je t'écrirai sur une étoile

Bonsoir poésie...
Je t’écrirai sur une étoile

J’en parlerai peut-être à la Lune
Je t’écrirai sur une étoile
Et je ne t’oublierai jamais

Je t’écrirai sur une étoile

Sur le silence d’ici ou d’ailleurs
Sur l’écorce des forêts
Sur les murs des villes
En tous ces lieux, ici et maintenant

Je t’écrirai sur une étoile

Dans tous mes avant-postes
Dans tous mes pèlerinages
Dans toutes mes cachettes
Dans tous mes refuges
Et cela par nos gestes complices
Et par nos plus tendres secrets
De l’aurore au crépuscule
De notre nuit jusqu’à l’aube

Je t’écrirai sur une étoile

À la gomme et au crayon
À la dégomme de mon stylo
À la fibre d’un ciel constellé
Aux arbres aux yeux bandés
Et à l’orée de chaque soir

Je t’écrirai sur une étoile

De tout mon cœur
De tous mes pinceaux d'un seul matin
De toutes mes palettes pour toile-comète
De tous mes petits riens
De toutes mes aventures
De tous mes détours flamboyants ou discrets

Je t’écrirai sur une étoile

Avec un poème à une patte
Avec la griffe et la plume
Et la branche et l’affluent
De tous mes éléments
Confondus

Je t’écrirai sur une étoile

Pendant mes tours de terre
Et mes retours d’infini
Pendant mes trois quarts de m’taire
Et mes silences assombris

Je t’écrirai sur une étoile

Pendant que je vivrai
D’autres moments de joie
Pendant que la mauvaise tuile
Nous retombera dessus
Pendant que l’âge du Soleil
Avancera d’un pas

Je t’écrirai sur une étoile

Aux retrouvailles d’une autre vie
Aux retrouvailles d’un autre monde
Aux renaissances entre vie et mort
Aux attentes sur la piste de décollage
Et aux merveilleux envols

Je t’écrirai sur une étoile

Aux mille et une façons de se fiancer
Aux mille et une façons d’yaka y’aller
Aux 1001 chansons par le vent fredonnées
Aux millénaires à fond de fond
Avec l’envie de voyager

Je t’écrirai sur une étoile

En profitant d’un clair de poème
En accordant ma respiration à la tienne
En apportant aux tempes leur quiétude
En épelant à l’ombre sa clarté
Et au fond de l’air son oxygène

Je t’écrirai sur une étoile

En te filant par nos murs traversés
En me riant en me narrant, réécrivant régénéré
Un peu pour toi mon éternelle ressuscitée

Je t’écrirai sur une étoile

Avec la main au feu
L’instinct taillé en silex

Je t’écrirai sur une étoile

Par cœur et par corps
Et en riant des larmes de joie

Je t’écrirai sur une étoile
    Sur le silence d’ici ou d’ailleurs
          Sur l’écorce des forêts
                  Sur les murs des villes
  Je t’écrirai sur une étoile
                Avec une plume de l’oiseau-rêve

         Je t’écrirai sur une étoile
   Pendant que l’âge du Soleil
                   Avancera d’un pas
Je t’écrirai sur une étoile
             Avec un stylo-lune
                     Et de l’encre bleue-nuit

Je t’écrirai sur une étoile…
Je t’écrirai sur une étoile…
Je t’écrirai sur une étoile…
...

La Plume d’Elgir

La Plume d'Elgir

Quelque part dans l'Espace-Temps...

Après avoir longtemps marché de-par les pierres, ce jeune homme nommé Elgir semble avoir pris sa décision.
Oui, à n’en pas douter, à force de serrer les poings à la croisée des chemins, à force de grimacer au détour des sentiers... Elgir croit savoir ce qu’il veut à présent.
Forger une épée.
La plus puissante de toutes. Celle qui permettrait à untel ou untelle de vaincre n’importe quel ennemi. Celle qui pourrait mettre fin à toutes les batailles. Une épée capable de briser toutes les chaînes. Une arme de la taille d’un météore si cela s’avère nécessaire. Il l’imagine déjà : Lame fatale suspendue au-dessus des chemins de la guerre, couperet final abattu sur les chemins de toutes les guerres. Le tranchant de l’apocalypse. La dernière violence avant la revenue d’un vent meilleur...

Déterminé comme un météore. La rage silencieuse. Silence des pierres. Semblant d’éternité dans la roche. Elgir s’est établi dans la Forge de la Main de Fer.

Ma Forge, désormais...
Cachée dans les profondeurs souterraines d’un volcan
plongé dans un profond sommeil.

Il allume la Flamme...
Il attend qu’elle grandisse... Prépare la Forge en attendant.

Il se passe alors quelque chose, un évènement anodin en apparence, fondamental pour la suite, quelque chose de brillant, une chance pour les temps à venir, une aubaine pour les mondes de demain.

En attendant que la Flamme grandisse, Elgir laisse la porte de la Forge ouverte.

Et ainsi, de nombreux passants-visiteurs viennent le rencontrer céans...


« Ça a l’air très bien votre Forge, mais j’ai quand même un doute sur ce que vous voulez en faire... » Lui confie un randonneur sceptique venu de la treizième Vallée des vents.

« Vous êtes complètement marteau ! » Lui exclame un vieux forgeron s’en allant vers une tour du pays-pierreux.

« Tu veux bien jouer avec moi ? » Lui demande régulièrement une fillette, s’en venant probablement du village voisin, et qui passe le plus clair-obscur de son temps à se balader dans la Forge et à en faire son terrain de jeu. Elle ramène même une autorisation parentale pour y passer la nuit deux fois par semaine en compagnie de sa grande sœur passionnée par l’Âge des Forgerons.

« Une telle épée est impossible à accepter. Une arme aussi puissante ne pourra que tout détruire. Chacun de ses coups provoquera un cataclysme. » Le prévient ce vieil homme, ancien soldat devenu déserteur, cheminant le long des Landes-brisées.

Un jour de vent hurlant, un écho funeste de la guerre la plus proche parvient jusqu’à la Forge. Elgir n’a pas à analyser l’écho bien longtemps. Il s’agit cette fois de la guerre qui fait rage dans les Vallées de l’Aubade.

Un soir de vent léger, un fantôme apparaît dans la forge. Elgir accueille comme il peut le pâle revenant. Le fantôme se présente à lui, lui dit qu’il est mort il y a longtemps, lors de la Guerre du Feu. D’une voix plus douce que la brise, le fantôme lui demande de cesser le feu. Elgir rétorque que la Flamme doit grandir, coûte que coûte. En souriant, le fantôme lui précise qu’il ne parlait pas du feu grandissant de cette forge. Et puis le fantôme s’éteint. Disparaît. Cesse d’exister, à jamais cette fois. Elgir ne ressent d’abord aucune tristesse. Mais derrière lui, la petite-fille-qui-se-balade-dans-la-Forge sanglote un peu, prise par l’émotion. Sa grande sœur et Elgir la réconfortent, du mieux qu’ils peuvent. L’émotion le prend lui aussi. Ils n’oublieront jamais le spectre venu des premiers âges du Monde. La Flamme grandit à leurs côtés. Réchauffe le pâle quart d’heure. Éclaire des raisons de sourire à la vie.

Et le temps s’espace... Jour après jour... Nuit après nuit... Elgir attend toujours que la Flamme grandisse. Il apprend tant de choses en attendant...

« Tu veux bien jouer avec moi ? » ... « Pourquoi pas... ».

Un jour de soleil rafraîchi, une femme-clown le fait rire à gorge déployée. Ils sont alors en compagnie d’un palefrenier à la retraite, d’un vendeur d’ânes battants, de la-petite-fille-qui-se-balade-dans-la-Forge elle-même accompagnée d’une partie de sa famille et de ses copines d’école.

Un jour de soleil glauque arrive une femme blessée. Une civile. Elgir appelle les secours et tente de lui prodiguer les premiers soins. Victime collatérale d’un conflit sévissant à des kilomètres, la femme succombe à ses blessures. Elgir serre les poings. Il voudrait réduire en miettes la moindre arme à feu de-par le monde.

Un autre jour, un écho d’une autre guerre, plus funeste encore, la déflagration dilatée dans le temps, le hurlement de milliers de mondes qui appellent à l’aide.

Un autre jour, le vieil homme ancien déserteur revient lui rendre visite. Elgir lui demande comment vont les Landes-brisées. Le vieil homme verse une larme de joie. Répond qu’un fragment a pu être sauvé.

Un autre jour encore, la fillette a ramené des camarades. Un joyeux boucan résonne dans la Forge. L’espace d’un moment, l’écho des jeux et des rires d’enfants aux quatre vents...

Et le temps s’espace...
Et cette histoire continue...
Petits et grands vont et viennent, passent et repassent dans la Forge de la Main de Fer.

« Elle est super cool cette forge ! ».

« Votre Flamme a l’air de vouloir mettre le feu au lac. ».

« Wah, mec... Ce truc, là, le truc que tu veux faire... C’est trop chaud pour moi... ».

« Et une fois que la Flamme a grandi, ça se passe comment ? ».

« Votre forge est magnifique. Vos capacités sont certaines. Votre Flamme est prometteuse... Mais votre projet est une horreur. »

« Je suis enceinte d’un troisième enfant. Je n’ai pas besoin d’une épée de titan au-dessus de nos têtes... ».

Un jour de vent-violent. Il fait irruption brutalement dans la Forge. Il tire sur tout ce qui bouge. Il s’agit du cadavre d’un soldat mort à la guerre. Même pourrissant, il continue de se battre. Les balles fusent. Elgir doit se réfugier derrière la Flamme pour éviter le plomb hurlant. Le soldat mort-vivant se brûle à la Flamme... et s’enflamme... et va courant hurlant se consumant, loin de la Main de Fer.

Un jour de silence... Soudain, elle se met à chanter. Une femme qui s’égosille pour la paix, pour tous ces mondes dont elle joue les partitions.
Même brisé, le cristal enroué de sa voix s’écoule en grains de lumière. Son chant résonne par-delà les sentiers de la trêve, écho des cessez-le-feu.

Et un jour, encore un autre jour... Le jour d’après ce jour sans nom...

Elgir laisse tomber l’épée. Se dit qu’en vérité, il y a autre chose à faire en ce bas-monde, quelque chose de bien plus fort qu’une lame apocalyptique.


La Flamme a grandi.
Elgir se met à l’ouvrage.

Il se met à forger... une plume.

Il sait ce qu’il veut.
Peut-être l’a-t-il toujours su.
Peut-être est-il dans l’Espace-Temps assez de Vide pour créer l’objet étrange dont tous ces mondes ont besoin.

C’est en forgeant qu’on devient feu. C’est en laissant couler les larmes que l’on apaise les torrents de lave. C’est en brûlant de l’intérieur que l’on apprend à modeler la pluie.
Peu à peu se révèlent à lui les secrets de la Forge.
Le temps passe, à chaud ou à froid, déformé par le marteau des mémoires... Le métal-temps, chauffé à blanc, sa nuit noire, son étincelle de chaque instant...

Elgir forge une plume.

Une grande plume, quasiment de la taille de la Forge, puisque cela est nécessaire.


Il est minuit.
Elgir reprend son souffle.
Quelque part dans l’Univers, l’œuvre est accomplie.

La Plume a été forgée.

« C’est toi la plus forte ! ... ».

...Et je sais maintenant
dans quel métal-temps je m’écoule,
de quelle joie on se forge...

Derrière lui, la fillette fait de la corde à sauter avec une copine. Apparemment, elles font un concours. Leurs parents leur intiment mollement d’aller se coucher.
L’ancien déserteur sommeille sur un fauteuil. Un oiseau de verre a élu domicile au plus haut de la Forge.



Parfois un vent de velours passe dans la Main de Fer.

Ce coup-ci, il ne fait pas que passer.

...Il s’invite, s’attarde...
...s’implique et s’attable... s’applique et s’affaire...
...et semble venir de mille endroits sur Terre...

Le métal-temps laisse le vent forger son souffle...
Et la Plume prend son envol...

...

Place à l’envol ravi.
Place au vol du nouvel objet étrange.

...

Ce soir,
ma plume est enchantée,
enchantée de m’écrire
et de vous rencontrer,
ce soir, ce soir aux cent veillées,
ce soir l’oiseau dans mes poumons
ouvre sa cage thoracique
et prend son envol, ce soir
ma plume est enchantée
et par le vent portée,
s’en vient vous retrouver.


La lune suivante, Elgir quitte la Forge.
Le cœur léger.

...

Midi et des poussières.
Minuit et des satellites.
Le nouvel objet étrange survole la zone d’ici et d’ailleurs.

Une plume.
Une plume capable de relayer les oiseaux de passage. Qui peut interpeller l’ami terrien. Qui peut mettre fin à un conflit. Elle plane à hauteur de rêve. Elle guide les colombes et oriente certains avions de papier.

D’autres plumes furent forgées par le passé. D’autres plumes seront forgées dans l’avenir. D’autres plumes se forgent à l’instant même.
Elles sont toutes à prendre. Elles sont Oiseau-Monde et Prose pour la Paix. Elles mettent par écrit tant de paroles aux quatre vents.

Brûlâmes

Sauve-qui-peut.
On a toujours fait de nôtre mieux,
Mais la terre monte sur nos épaules
Nous engloutie de sa masse.
On se prélasse
Dans son odeur.

Un instant redevenus animaux,
Pour souffler la poussière de nos torses,
Il n'y avait que l'infini du temps présent
Qui nous brisait le dos,
Pendant qu'on entendait non-loin
Une goupille tomber au sol.
C'est alors que, même dans le noir
Nous nous sommes retrouvés ;
Nous brûlâmes...

D’un savoir à l’autre

Aide aux devoirs – temps périscolaire
Les axes de symétrie, le présent des verbes être et avoir
Puis l’enfant évoque l’infini
En souriant, le plus simplement possible, je lui parle de l’infini à mon tour
L’apprentissage continue – l’imagination s’espace

Divagation de contenance

Si un jour il pleuvait toute la nuit,
Il faudrait que la nuit
Il pleuve du soleil.
Un soleil lunaire qui entrerait
Par les fenêtres de toutes les maisons du monde.
De toutes les villas des riches
Comme dans les masures des pauvres,
Les bidons-ville des plus que pauvres.
Alors, nous saurions pourquoi
La lune 'est pas le soleil.
Et pourquoi le soleil ne brille que le jour
Lorsque la lune a bien voulu se cacher
Derrière ces toits qui  brillent sous la pluie.
Une vilaine pluie d'hiver
Toute sale et toute mouillée
Comme ces gens qui passent et me regardent.

Remise en marche

Sais-tu ce qu'il m'est arrivé cette semaine ?

Je t'ai rencontré / J'ai appris à mieux te connaître
J'ai découvert un trésor dans la mer Je t'ai découvert
J'ai raccroché le téléphone les wagons / quelques commandes
Quelqu'un m'a Tu m'as remis sur les rails
Chaque jour s'était disloqué La voie est libre, à nouveau la voie est libre

Le meilleur de la semaine au moins de la saison.

Solitude

Solitude

Etre là sans l’être
Aimer sans l’être
Trébucher peut être
La fin d’un debut d’être
Un paraitre à dessin des peut être
Laisse entrevoir les desseins de l’être
Là qui bat un sein peut être
Le commencement de la fin..
Peut être
Que seul l’être conçoit l’autre sans être.
Alors a défaut je suis sans elle
Et me bats des ailes d’anges battent au ciel
d’ou tombent des plumes dans les falanges  
Plurielles
De son corps lange ma belle
Conçoit son monde rebelle
Signe de temps séquelles
D’une autre époque
Avant toi avant les clopes et tout ca tout ca
Donnait echo a tout mes mots d’émaux
Alors j’épouse la plus belle
Le double éternel
Qui dans la  glace pige le flot du temps
Et ne vous plombe
Là sans l’être
Aimer peut être
La fin du debut des anges sans falanges
Tombés du ciel
Aimer c’est être.

E n f a n c e - l i b e r t é

E – n – f – a – n – c – e  –  l – i – b – e – r – t – é
Je suis petite et colossale
Je file en-dehors des sentiers
Je suis l’enfance-liberté...
Je suis l’enfance-liberté...
Je suis le rêve primordial
Qui généra le Multivers conté
Je suis la magie magistrale
Au bout du conte de fée
En animal, en minéral, en végétal,
En n’importe quoi je peux me changer
Je suis l’enfance-liberté...
Je suis l’enfance-liberté...
Je suis le fou en diagonal
La carte à jouer sur l’échiquier
Je suis l’infinitésimal
Qui apprend à compter
Je suis la plus filante étoile, la plus filante étoile...
♫ ...Que la vie ait invitée.
                             Je suis l’enfance-liberté…
                                                             Je suis l’enfance-liberté…

Voici un univers musical
Voici la vie fredonnée
Voici l’envie la plus vitale
De la sentir enjouée

La bienvenue à toi... Enfance-liberté…
La bienvenue à toi...
                                                                                           Enfance-liberté…

Réalités

Le ciel est un papillon colossal voletant dans les astres, et qui bat des ailes pour contenter les anges. Il possède un bec contenant des messages d’amour et d’harmonie pour un paradis des songes.
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Le saviez-vous, les mandarines sont en fait des mondes comme le nôtre, en plus petit : elles abritent la plupart du temps, dans chacun de leurs quartiers, une peuplade microscopique de créatures insolites. Ces êtres sont en réalité les âmes de certains morts ; ce sont elles qui donnent aux mandarines ce goût juteux. C’est ainsi mais ce n’est jamais aux portes du tombeau auxquelles on songe, lorsqu’on épluche la mandarine.
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Dans ce jardin... Un citronnier magique a poussé sur la planète. Celui ou celle qui mange un de ses citrons obtient le pouvoir de prendre un morceau du soleil.
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Au pays de demain, la neige a disparu. La montagne se réchauffe et les arbres ont désormais un visage, avec des yeux, un nez et une bouche. La nuit qui viendra bientôt aura le visage d’une fée.
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Les pirates hackers de l’onirisme et les dealers de scolopendres se barrent de prison ; les crabes repartent rejoindre leurs congénères extraterrestres ; les titans se taquinent dans la vase ; les droïdes avancent en mode perpendiculaire ; les mammifères s’échangent entre eux leurs relations avec le cosmos.
_ _

L’ovni était en fait une diligence volante. Dedans il y avait une chorale entonnant un air des périodes d’antan. Ceux qui l’entendaient devenaient des objets, transformés en pièces détachées, comme par exemple des roues de diligence.
_ _

Dans la forêt. Des perroquets sur les branches, beaucoup de perroquets. Un promeneur s’amuse avec eux, il dit des mots et ils répètent. Soudain, une voix qui parle, une voix dont il ne parvient pas à déterminer l’origine. Et les perroquets répètent ce que dit la voix, un discours incompréhensible sur les apparences. Qui a parlé ? Demande le promeneur. « C’est moi », répond la voix. « L’homme invisible. Le maître des reflets fantômes. Je vois l’âme des hommes, ceux qui se promènent, ceux qui disent et ceux qui répètent. Je peux te montrer ton âme si tu le désires. Mais tu risques d’être invisible ou d’être changé en perroquet. ».
_ _

Pays de souffre solide sillonné par des animaux liquides ; allumettes souriantes enflammées ; broussailles hyper mentales dans un tunnel ouvert en diagonale.
_ _

De lourdes chaînes se brisent à l’intérieur d’une montagne. Le géant désormais libre s’élève au-dessus des roches. Mais disparaît dans une colonne de flamme.

La walkyrie

Au Walhalla des walkyries
se dédoublent les dieux
et les géants sont trop gigas
au Walhalla des walkyries
l’une d’entre elles
s’est fait son propre paradis
tellement plus qu’un éden
ou qu’un semblant de nirvana.

Grimage

elle, un front Maori,
un nez de clown, des joues de poupée-djinn,
des lèvres messagères, une bouche conteuse,
des yeux perçants le tout sur un stock de nitro,
séance de maquillage pour de rire
achevée.

Concordance des temps

Ce temps qui t'a vu naître depuis si peu d'années,
Dans le cours de mes jours m'a fait te rencontrer.
Ce temps qui, sans tabous, m'a fait te désirer.
Ce temps qui nous sépare et m'oblige à te fuir
Car ton temps à mon temps ne saurait s'accorder.

Je maudis cet espace qu'on ne peut maitriser,
Et je maudis l'abîme qui vient nous séparer.
De mes yeux seulement il m'est permis d'aimer.
Pour moi tu ne peux être qu'un beau rêve éveillé,
Pour toi je ne puis être qu'un amant de papier.

Mais ton doux souvenir toujours me restera.
Je relirai tes yeux, ils brilleront en moi
Jusqu'à l'heure fatale de mon dernier combat

Ce fut un rêve heureux que de te découvrir.
De lui j'aurais aimé près de toi m'éveiller.
Te prendre dans mes bras, t'empêcher de partir?
Et, le temps transcendé, pouvoir te garder.

Mais i nous devons savoir, en face, regarder
Par quels secrets ressorts nous sommes animés,
Alors, cette  question sans cesse ressassée :
Sans ce temps, décalé, t'aurais-je autant aimé ?

L'autre côté

Que se passe-t-il
Dès que la porte se ferme
De l'autre côté ?

On voit le noir tout autour
Nous fixer de son désir

Chanson du matin (co-écrit avec Noir Arôme)

Bienvenu le rêve
quand les jours sont tristes
ouvrons les volets, les volets
d’une vie d’artiste.

Bienvenue la pluie
son tam-tam éclair
sortez les violons, les violons
chantez le tonnerre.

Bienvenu le rire
son éclat joyeux
c’est à la volée, la volée
que ça brille aux mieux.

Les idiots

Écoute
Ils passaient ce qui se faisait de mieux
Ça parlait de nous
Ça faisait vibrer
Ça faisait pleurer
Des devoirs
Des découvertes
Des humains après tout
A l'hasardeux accès à la mémoire

Autour du monde
Une fois de plus
Pour la première fois de ta vie
Un coup de foudre

C'est toujours aussi bon
Merci à vous

Leitmotiv

Savoir donner. Recevoir.
Apprendre à échanger.
Offrir des possibilités d’être généreux.
Plus que tout, continuer à créer ensemble.

Boussole

d’absence en errance
je t’ai cherché
dans le ciel

dans le vide des nuages
j’ai compris que seule
se dessinait
la boussole du chagrin


j'ai cherché
 la verrière où se cache l’espoir
mais la rosace
ne sait plus les prières qui mènent à toi
les vents de l’exil
les ont emportées
le silence est ma demeure

S'il est guéri

Enfants-cristal au bord de la rupture
Enfants-racines au regard de lierre
Un traumatisme au pied du mur
S’il est guéri par l’Univers
Ça donnera un arbre de verre
Pour le nouveau millénaire.

L'attente

Sur la berge
Pour voir
Tes contours
Se dessiner dans le brouillard
J'attends
Que l'image reste

L'inspiration
Pour rien
Viens
Je te montrerai
Que ça en valait la peine
Finalement

Parchemin noirci

le feu embrase les murs
délestés
souvenirs et mots
s’envolent


à l’aube
loin du jardin
plongées dans les villes bitumes
les poussières de vie
s’éteignent


au salon
près du feu
le parchemin noirci
répand son funèbre parfum

* Messages récents

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[Poésies] Depuis le temps (co-écrit avec Noir Arôme) par Tom Astral Hier à 01:05
[Poésies] Re : Dans le hall par Tom Astral Hier à 01:01
[Poésies] Re : Extraterrestre par Tom Astral Hier à 00:51
[Poèmes courts, haïkus] Re : Chance par bleuterre 12 avril 2021, 19h50
[Poèmes courts, haïkus] Re : Entre nous par bleuterre 12 avril 2021, 19h49
[Nouvelles] Re : La Plume d’Elgir par bleuterre 12 avril 2021, 19h46
[Poésies] Re : Divagation de contenance par bleuterre 12 avril 2021, 19h36
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[Poésies] Dans le hall par Tryphon3D 10 avril 2021, 22h58
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[Poésies] Re : Je t'écrirai sur une étoile par Adarlon 10 avril 2021, 15h43
[Poésies] Re : Brûlâmes par Adarlon 10 avril 2021, 15h40
[Poèmes courts, haïkus] Chance par Adarlon 10 avril 2021, 15h35
[Autres textes] Re : Réalités par Adarlon 10 avril 2021, 15h30
[Poèmes courts, haïkus] Il fait beau par Tom Astral 09 avril 2021, 19h43
[Poèmes courts, haïkus] Re : Emprisonnés par Tom Astral 09 avril 2021, 03h22
[Poèmes courts, haïkus] Emprisonnés par Tryphon3D 04 avril 2021, 23h43
[Poèmes courts, haïkus] Entre nous par Tryphon3D 04 avril 2021, 00h16
[Poésies] Re : Je t'écrirai sur une étoile par Tom Astral 31 mars 2021, 20h33
[Poésies] Je t'écrirai sur une étoile par Tom Astral 31 mars 2021, 20h26
[Nouvelles] Re : La Plume d’Elgir par Tom Astral 31 mars 2021, 20h14
[Nouvelles] La Plume d’Elgir par Tom Astral 31 mars 2021, 19h55
[Nouvelles] Re : L’été indien. par Tom Astral 31 mars 2021, 03h54
[Nouvelles] Re : Un océan d'obscurité par Tom Astral 31 mars 2021, 03h48
[Nouvelles] Re : Sans nuit par Tom Astral 31 mars 2021, 03h40
[Nouvelles] Re : L'équation de Drake par Tom Astral 31 mars 2021, 03h33
[Poèmes courts, haïkus] Re : D’un savoir à l’autre par Tom Astral 31 mars 2021, 03h24
[Poésies] Brûlâmes par Tryphon3D 30 mars 2021, 01h44