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Textes récents

Sans titre

l'aube des bohèmes
transcende
le seuil de l'abîme

la course du cosmos
évide le noir
des sentiments

dans la galaxie
où plonge la parole humaine
le verbe forge sa puissance
corrompuepar la langue de la poésie

Victoire

j'ai suivi ton pas de silence
jusqu'à l'été flamboyant

lumière m'encerclant
d'arbres et d'enfants

dans l'ombre apaisée
mon pas brise ton pas

Un souffle.

Dans l’air chaud
 
Liquide du soir
 
Un souffle
 
Infime vibration
 
Me saisit
 
M’emporte
 
Cinnamone
 
Courmarine
 
Cannelle
 
Thé
 
Géranium
 
Miel
 
Girofle
 
Musc
 
Cédrat
 
Myrrhe
 
Abricot
 
Muscat
 
Poivre blanc
 
Explosion des sens
 
Veloutée volupté
 
S’emparent de mon âme
 
Et me mènent ivre
 
Au frisson

Combler

Quel manque à combler
Quand manger ou respirer
Est un temps perdu

Le son de la solitude
Une pièce qui résonne

Mignonne.

Mignonne
 
Joue charnue
 
Ivoire
 
Nacarat nacré
 
Robe en lambeaux
 
Suave oripeau
 
Pulpe translucide
 
Chyles en émoi
 
Serpentine
 
Veinée de pourpre
 
Drupe capiteux
 
A la bouche
 
Offerte

Enfouissement des déchets radioactifs

Morosité de la peur
De répondre aux questions
De parler de moi

Enfouissement de mes déchets radioactifs
Trop explosifs?
Froidure
De la nudité
Le néant s'enroule
Autour de mes pieds

Danger
De s'exposer
De spontanément s'offrir
Aux curiosités de chacun
Devenir une statue de sel
À trop se partager
Entre soi et l'autre

La peur
Mon Dieu
Ma maîtresse puissante
Détruit mon présent

Peur de perdre
La vie
L'autre c'est la mort
Assurément

Le chène de Goethe

Je suis un camp d'extermination
En mon bord le chêne de Goethe
Respecté même  par les SS
Assassiné par les Forces Alliées

Pleure dans mon coeur
Le chêne de Goethe

Ma rue

J'aime ma rue
Elle se retourne

Je l'habite
Malgré elle

Je déambule dans ma rue
En regardant l'avenir

Je respire ma rue
Elle me regarde assoiffée de tendresse
M'éloigner

Je file en douce
Entre deux poubelles débordantes
De vie
Qui ornent ma rue

Quelques papiers épars
Abandonnés
Pleurent leur destin
Dans ma rue

Balance tes amies

Balance tes amies
Sur la poutre
Garde la paille
Dans ton oeil
Un petit dégel
Passe à côté
De la tempête

Solitude amie
T'apporte tarte au chocolat
Dans un emballage
De mots doux
Couchés dans ton dos

Non appartenance

Non-appartenance
Aux étages de la société
Souffrance induite


Couleur blanche
Indéniable
Inconfortable quand minoritaire

Pas de chaîne aux pieds
De la chaîne dans la tête

Un départ

La nuit est si longue
 Lorsque les âmes cherchent leur route
 
 Une ligne aveugle
 Se déchire
 Au centre des horizons
 
 Fixer le point du silence
 Y soumettre les questions
 Dans le souffle des orgues
 
 
 
 Goûter la trêve des paupières
 
 Un film tourne en boucle
 Des branches de scénarios
 
 Le plateau des larmes circule
 Entre les dés en suspens
 Laissons le se remplir
 
 Juste un coin de métal
 Cisailler le temps
 
 Laissons les âmes être libres.

Voyage à deux

Jimmy Mac Gregor est fou de joie. Il va enfin faire ce voyage dont il rêve depuis si longtemps. Son père est éleveur dans le Michigan et le jeune homme âgé de vingt-six ans vient de terminer ses études universitaires à Chicago. Il a passé brillamment son doctorat de physique des particules. Son père pour le récompenser lui a offert un séjour en Europe. Il est fier de ce fils unique qui lui a causé tant de soucis, petit, au point qu’il a dû être opéré de la maladie bleue.
Il embarquera à New York pour une première étape à Paris.
Son voyage débute bien, il va passer une nuit très confortable à l’hôtel Intercontinental de New York.
Le groom lui a porté ses bagages au 15e étage. Dès la porte refermée, Jimmy se jette sur le lit douillet. Il n’est pas habitué à un tel luxe. Sa chambre dans la résidence universitaire était plus sommaire et il apprécie amplement, la magie, de pouvoir s’enfoncer dans un matelas moelleux.
Avant d’aller dîner, il se plonge dans les guides qu’il a achetés depuis six mois. Certes il les connaît par cœur, mais il ne se lasse pas de les relire : il ira voir la tour Eiffel, la place du Tertre, le Sacré Cœur, Pigalle, le Musée du Louvre, sans oublier Notre-Dame. Son grand-père qui a débarqué, pendant la guerre, en Normandie lui a beaucoup parlé de la France. Il lui a surtout parlé des jolies Françaises. Certaines n’ont pas été insensibles au charme du jeune libérateur…
Et Jimmy est bien décidé à suivre les traces de son grand-père !
C’est donc la tête pleine d’images sur la France et les Françaises qu’il se couche.
Vraiment ce lit est vraiment très confortable et il ne tarde pas à s’endormir.
Mais le dormeur n’est pas seul ! Dans le noir de la chambre, sous la couette, un insecte au contraire se réveille. La journée a été longue sous le matelas pour Angie. Le fumet d’une chair fraîche dans la force de l’âge la met en appétit.
Angie est une jeune et vigoureuse personne. Peu de gens les voient, mais Angie est une punaise. Plus précisément une punaise de lit.
Sous la couette, Angie a commencé sa progression. C’est pratique quand on est une punaise, on n’a pas besoin de voir, on perçoit le gaz carbonique de la respiration et la chaleur corporelle des dormeurs. La jambe nue est propice à un festin et Angie n’a aucun mal à percer la peau de sa victime. Elle se gorge de sang. Il est vraiment délicieux ! Et par trois fois elle perfore l’épiderme et le derme. Elle est tranquille, Jimmy ne risque pas de se réveiller, sa salive à un effet anesthésiant et anticoagulant. C’est plus tard que la peau réagira et que les démangeaisons et les rougeurs apparaîtront.
Le matin le jeune homme se réveille. Immédiatement il ressent le besoin de se gratter, il regarde sa jambe pleine de rougeurs. Il est déçu : des puces dans un hôtel de cette classe ? Ce n’est pourtant pas une auberge de jeunesse. Heureusement la charmante serveuse qui vient lui apporter son petit-déjeuner le console de ce désagrément…
Les punaises ont horreur de la lumière. Le jour, elles se cachent. Elles s’installent dans n’importe quel recoin d’une pièce à l’abri de la lumière.
Et allez comprendre pourquoi ce jour-là Angie choisit de se réfugier dans la doublure de la valise de Jimmy. C’est ainsi que notre héroïne traverse l’Atlantique dans la soute d’un Boeing et débarque avec armes et bagages dans l’aéroport de Roissy !
Jimmy et Angie… peuvent s’élancer à la découverte de Paris. Le taxi les dépose devant l’hôtel Saint André des Arts dans la rue du même nom. La chambre ne ressemble pas à celle de l’hôtel Intercontinental : si le confort est un peu rustique, le prix ne l’est pas. Mais Jimmy ne s’en soucie guère, papa a alimenté substantiellement son compte. Quant à Angie elle est un peu interloquée par l’aspect de la chambre. Depuis sa naissance elle n’a fréquenté que les cachettes d’un hôtel quatre étoiles particulièrement clean. Mais comme toutes les punaises, elles s’adaptent facilement au changement de lieu et la rusticité de la pièce lui serait plutôt sympathique…
Jimmy ne souhaite pas gâcher un seul moment de son séjour parisien. Son installation faite, il s’élance à la conquête de Paris et qui sait des Parisiennes. Bien entendu Angie n’est pas du voyage, les punaises étant plutôt casanières. Et il faut ajouter que derrière une plinthe un peu vermoulue Angie a fait connaissance avec un monsieur « punaise » et il semble qu’elle ne soit pas insensible au charme de ce godelureau européen…
Munis de ses guides et de son mobile il fait le tour du quartier. Le Panthéon, le boulevard Saint-Michel, le boulevard St-Germain, le jardin du Luxembourg le grisent, le dépaysement est total, il n’a jamais rien vu de semblable en Amérique. La vénérable Sorbonne est totalement différente du campus où il a fait ses études. Néanmoins une petite déception en ce premier jour : il n’est pas le seul à visiter Paris… Des cars entiers d’étrangers se déversent sur le Quartier latin, comme si tous les touristes de la terre s’étaient donné rendez-vous dans la capitale ! L’après-midi Jimmy décide de visiter le sous-sol de Paris. Ses guides lui ont indiqué qu’il ne fallait surtout pas rater les égouts au Pont de l’Alma et les catacombes. Il n’est pas déçu par les premiers. Les égoutiers savent mettre en valeur les difficultés de leur métier, dans une si grande métropole. La vision des bateaux-mouches remplis à ras bord de touristes, sur la Seine lui fait rayer de sa liste la croisière qu’il avait envisagée. À la gare de Denfert Rochereau, la perspective de l’immense queue devant les catacombes l’effraie. Après tout que lui apporterait la contemplation de milliers de crânes entassés, sous le lion de Belfort ? Il se contentera des vidéos présentes sur Internet. Il décide de continuer sa visite souterraine de la capitale en empruntant le métro. Il sort à « Palais-Royal ». Encore de longues files, pour visiter le Musée du Louvre !
Il admire les pyramides, mais renonce à la visite et traverse le jardin des Tuileries pour atteindre l’Obélisque et l’avenue des Champs Elysées. Il a entrevu au Pont de l’Alma l’Église russe et la tour Eiffel. Celle-là, quelle que soit la foule il ne la ratera pas demain. Il s’y pointera de bonheur ! C’est bien fatigué d’avoir tant déambulé dans Paris qu’il rentre à son hôtel.
Il est inutile de dire qu’Angie est heureuse des retrouvailles. Quand elle perçoit, le souffle tranquille du dormeur, demoiselle « punaise », s’avance, doucement, en compagnie de son amoureux pour le souper nocturne. Horreur ! Une puce du métro les a précédés. Dans de telles circonstances, d’autres animaux se seraient combattus ! Mais ce n’est pas le cas pour les animaux piqueurs, la ressource est abondante…
En ce matin du deuxième jour, Jimmy se lève plein de piqûres. Il est légèrement contrarié, mais pas trop ! Dans le Michigan les moustiques sont nombreux et il n’est pas dépaysé. Par contre ce qui le contrarie beaucoup plus c’est qu’il n’a pas encore rencontré de petite Française. Il doit absolument pallier cet échec …
Une heure après il est devant la tour Eiffel. Avant d’effectuer la montée à pied au deuxième étage, il subit une attente interminable dans une queue qui serpente en dessous du monument. Comme hier il serait prêt à renoncer, mais à côté de lui patiente une belle et jeune Chinoise. L’anglais est vraiment une langue internationale et ils ne tardent pas à faire connaissance. Ils passeront la journée ensemble : tant pis pour les Françaises ! Et le soir Angie à la surprise de découvrir une nourriture exotique qu’elle ne connaissait pas. Un véritable régal…
********
Jimmy est heureux, Li a été incomparable de douceurs et d’initiatives, mais ce matin elle repart en Chine.  De plus il va réaliser aujourd’hui un autre rêve : visiter le marché aux puces à la porte de Saint Ouen. Il parcourt le marché Jules Vallès.  C’est bizarre pour un jeune qui ne fume pas, mais il collectionne les pipes en souvenir de son grand-père. Il n’a pas encore trouvé la perle rare espérée. Cela devient d’autant plus difficile que ses collections se sont étoffées au fil des années.
Au marché Serpette il aperçoit une vitrine contenant des pipes. Excité, il entre. L’atmosphère est feutrée, troublée un instant par le grelot de la porte. Un vieil homme surgit de l’arrière du magasin. À côté de Jimmy il paraît minuscule. Il s’informe des désirs de son client et le conduit devant la vitrine. Jimmy plonge un œil gourmand espérant découvrir une des pièces convoitées. Mais cela ne sera pas le cas aujourd’hui. Un peu dépité, il s’apprête à prendre congé, quand le marchand le retient par la manche et lui dit dans un anglais approximatif :
- Pardonnez-moi, monsieur ! Vous ne recherchez que des pipes ?
- Non ! Je collectionne aussi les tire-bouchons !
- Je n’en ai point à vous en proposer, mais j’ai mieux : une pièce unique !
Jimmy revient en arrière, intrigué.
- Une pièce unique ?
- Il s’agit d’une boîte…
- Mais les boîtes ne m’intéressent pas !
- Oui bien sûr, mais en l’occurrence il ne s’agit pas d’une boîte comme les autres !
- Elle est très ancienne, elle a plus de 2300 ans et vient d’Amérique du Sud… Voulez-vous la voir ?
« Le Yankee » est sur le point de refuser, mais la curiosité est la plus forte.
Le petit homme sort d’un coffre, une boîte métallique qu’il dépose délicatement sur une table. Les parois sont recouvertes de plaques d’or et le couvercle est décoré d’une émeraude qu’entoure un serpent à plumes.
- Elle provient de la civilisation aztèque et l’émeraude symbolise le dieu Quetzalcoatl représenté par un serpent.
- C’est effectivement une merveille, mais cette boîte doit être hors de prix !
- Effectivement, mais je vous la céderai pour 2000 €.
- Seulement !
- Oui seulement, car je dois vous avertir qu’elle a un secret : toute personne qui essaiera de l’ouvrir en mourra !
- Comment l’avez-vous obtenue ?
- Un émigré mexicain est venu me voir un jour, il avait besoin d’argent, cette boîte était dans sa famille depuis plusieurs générations.
Jimmy est fasciné par l’émeraude et le serpent.  Quand il est entré dans cette boutique, il ne cherchait que des pipes et des tire-bouchons. Maintenant il est fasciné !
- Je la prends !
- Elle est à vous, je vous l’emballe, mais souvenez-vous de ce que je vous ai dit…
Rentré à l’hôtel, le jeune homme la pose à côté de son lit. Elle est belle et miroite sous la lumière du soleil. 2000 € c’est beaucoup pour le budget d’étudiant. Qu’importe, il n’a jamais été aussi heureux, il possède une pièce unique !
L’envie de l’ouvrir le taraude. Il ne pense plus qu’à ça.  Il faut résister… Il cède…Il l’ouvre…
Ses yeux s’écarquillent fascinés par le contenu. Sa bouche se tord, une immense douleur lui traverse le côté gauche. Il s’écroule, l’infarctus est fulgurant. Pas de souper ce soir pour Angie !
*******
Au marché Serpette, le petit homme vient de fermer sa boutique. Il rencontre son voisin qui l’interroge.
- Alors la journée est finie ? Les affaires ont été bonnes ?
- Oh oui ! Je ne suis pas mécontent. Tu sais la boîte dorée que j’essayais de placer depuis des mois, j’ai réussi à la refiler à un gogo.
- Ce n’est pas possible ?
- Si ! Même à 2000 € !
- Comment as-tu fait ?
- Beaucoup de baratin ! Et je lui ai dit de ne jamais ouvrir la boîte sinon il en mourrait !
- Pourquoi ne pas l’ouvrir ?
- Parce qu’à l’intérieur est inscrit « Made in China » !

Le tapis

Aux pieds de ta vie
S'étend comme un grand tapis
L'écrit de ta peine

Toucher rugueux aux orteils
Le tapis s'allonge encore

Le tardigrade

Une vieillerie retrouvée dans un tiroir numérique....


Tardigrade insolent revendique l’espoir,
D’être reconnu comme une vie de l’espace,
Un ourson arthropode qui vit dans une mare,
Comme son cousin crabe atterrit dans la nasse,
 
 
Pied de nez à Darwin, être sur adapté,
L’exemple parfait de sélection naturelle,
Donne du fil a retordre aux savants entêtés,
Qui n’identifient pas sa terre originelle,
 
L’extrêmophile quidam, si on le contrarie,
S’installe en cryptobiose et plus tard se réveille,
Lustre ses cuticules, en un instant revit,
Se félicite de n’être pas une abeille,
 
L’animal méconnu valait bien un poème,
    Sans doute plus heureux qu’un bien triste anathème

La solitude des anges

qui dira
la solitudes des anges endormis sur les balcons
du désamour


là-bas
les herbes folles
bercent
la douleur


là-bas
 les anges
 ont déserté
 les sourires
 

qui dira
la solitude des anges





Bâton froid

le bâton froid
 de la mort
 a frôlé mes genoux
 alexie
 du chant métallique
 au dehors
 silences
 perclus des enfants

Zao Wu KI

entre calligraphie

                                   le noir                                                        le blanc




                l'espace du silence


                                                                       est


                                                                                                                                    l'espace du poète



                                                                                     qui se joue de

                                                                                     la page



                                                                         et



                                comble la              

                                blancheur de



                       sa

                                                                                          e

                                                                                m

                                                                         u

                                                                   l

                                                         p




                                                          enrobée de la solitude des eaux

Camping bis

Je retourne au camping une fois de plus
En mode de vie pauvre
Ménage minimum

Dépendante du temps et de son humeur
Vacuité en forme de bulles croassantes
Je m'incline



Mes pieds sur l'herbe verte
Entre deux arbres



Tenir l'état de non-étant
Un rôle de comédienne
 La Divine Comédie me cherche

Me regarder en aveuglée
Me faire disparaître

Inconnue
Je chemine Inutile


Murmure
De l'oeil de boeuf
Au bout du ciel
D'un bleu
Oublié
Voilà ce qui restera de moi

Aucune issue

Gauche droite
Je m'enfile par le petit trou
Celui  pris par l'eau du bain

Tout s'arrête
Le chat est passé par là
La souris se sauve dans l'armoire
De grand-mère
Celle qui n'a pas été indemnisée
Pour réparation
À la mort prématurée
D'une partie de sa famille
Donnée par les chambres à gaz

Tout simplement
Le ménage est rassurant
L'ennemi est invisible
Permanent
La poussière
 Revient sans cesse.

La vie autre poussière
S'éloigne inexorablement à vie d'homme

Elle peut devenir un enjeu de nettoyage ethnique
Saleté de naissance incorrigible.
Histoire improbable
Avenir potentiel

Pas de loi historique
Cher Marx
De la sur-enchère
Sur la chair vive

Destruction voulue
La part maudite
Cher Bataille

Le corps beau et l'heureux nard

Je suis vieux et laid
Mais un heureux nard, encore,
Rend mon corps si beau

If I were Michelangelo

Si j'étais Michel-Ange, j'aimerais que les autres me connaissent vraiment car je suis un autre et pas celui qu'on croit !

Certains pensent que je n'aime que peindre et sculpter de jeunes éphèbes, mais je n'ai fait cela que pour gagner mon pain.
Ne croyez pas que tartiner le plafond de la Sixtine soit une sinécure !
Si j'étais Michel-Ange, je me croirais immortel, car c'est vrai, je le SUIS !

J'en reviens à ce travail d'artiste ! Oh ! Mon dieu ! Oh ! Doux Jésus !  
Des années en haut des échelles ! Des nuits à la bougie sur des échafaudages !
Je l'aurais mérité mon paradis, c'est sûr !

J'aimerais, oui, que les autres sachent que, même si j'ai peint le corps du Christ dans toutes les positions imaginables, j'aurais bien préféré déguster des religieuses au café sur la Piazza Navona - en regardant Bernini bâtir sa fontaine -, ou bien des religieuses tout court sous les lambris de Saint-Pierre.
Oui, si j'étais Michel-Ange, plutôt que cette odeur moisie de la Sixtine, j'aimerais mieux le grand air, l'air libre !
Ce n'est pas évident de vivre comme je vis, toute la sainte journée en haut d'une échelle avec un pinceau à la main !

Je finirais par en rêver, de tous ces personnages ! Ils danseraient et s'animeraient toutes les nuits, pour les peupler de farandoles et de processions.
Quelquefois, cela tournerait au cauchemar quand, m'identifiant à Saint Etienne, je serais percé de flèches (ne m'appelez plus Manufrance !) ; quand, me croyant Saint Barthélémy, je brandirais ma peau écorchée ou quand l'odeur du grill de Saint Laurent envahirait mes narines.

Heureusement, je finirais apaisé par les douces Sibylles, la Delphique surtout, à l'air si doux et si timide.
Ah ! Que je l'aimerais, celle-là, que je l'aimerais tellement !

Ah ! Si j'étais Michel-Ange, je laisserais bien tout cela en plan… Au diable le Pape !
Et je m'en irais faire le mur avec la Sibylle Delphique, au bout du Saint Empire, jusqu'à Berlin !
Et je remonterais un peu le temps d'avant le joueur de violoncelle pour aller poser quelques graffitis de ma palette sur ce mur de béton triste : des piétas, des anges, des chérubins qui sauteraient dans les nuages, bien au-dessus des barbelés que j'ornerais de guirlandes dorées, d'arc en ciels radieux, de septièmes ciels.

Et au septième jour, alors, je me reposerais.
.

Au devant

Je me tourmente
Dans l'amer tu me tentes
Le sucré s'en mêle
Mais dans ce tourbillon
Je tourne la danse
Rebours
La nuit hélas
Est encore là
Et
Je me tourmente
Dans l'amer tu me tentes
Le sucré s'en mêle
Mais dans ce tourbillon
Je tourne la danse
Rebours
Des enamoures de faubourg
Je tisse pour que tu piges
Je fige le vol de ces mots
Mon ciel ma page
Mon regard glisse
Au devant
Ce médium préfixe
Le commun des hommes
Dans le moindre de ses atomes
Je me tourmente
Dans l'amer tu me tentes
Le sucré s'en mêle
Mais dans ce tourbillon
Je tourne la danse
Rebours
Je tisse pour que tu piges
Je fige le vol de ces mots
Mon ciel ma page
Mon regard glisse
Au devant
Tel une métisse ce ruban
De maux
C'est mon âme à volonté
Qui te sert
Ces instants dérapent ...liberté
Où des larmes troublent
Saumure du temps
Du tendre
Où j'ai gravé
Ces mots ..
De la base au sommet.

Ga : La thérapie




Ga, je regarde profondément en toi. Je le sais. Je le sens.

Maintenant. Je me souviens. Il n’y avait pas de porte dans ma chambre.

En fait. Je buvais seulement de l’eau.

La nuit. Il y avait un numéro de téléphone dans le mur.

En fait. J’attendais. Longtemps.

Je comprends maintenant. Je vois maintenant. Je suis en train de devenir une sorte de. Un certain X.

Ce tigre qui  ne m’avait pas tué. Est-ce que c’est son sourire que je vois maintenant dans le miroir ?

En fait. Il n y a pas que la haine.

En fait. Je vois. Loin de ce point où je vis. Une force qui m’appelle.

Je suis en train de comprendre. Je ne suis pas d’ici. Je le sais. Je dois partir mais pas maintenant. Je dis pas maintenant. Alors pas maintenant. Je le sens.

Il y avait une longue robe rouge dans mon armoire. De. Je me souviens. Sauf. Il y avait une logique.

En fait. C’est toujours le temps de vendre son âme. J’attends. Pas maintenant.

En fait. C’est toujours moi qui ferme les yeux mais ce n’est pas moi qui dors.

Je peux si facilement sortir de mon humanité.

Je me souviens. Il venait toujours pour me voir ou me parler. De. En fait. Je me souviens. Je tournais toujours vers le mur quand il apparaissait. Ce n’était pas une punition.

Le sens est fatigué. C’est moi qui parle. Sauf. Oui. Mais. Sa mâchoire me maintient.

En fait. Il y avait une fenêtre dans la pièce. Je ne savais pas pourquoi.

En fait. Mes pieds étaient toujours nus.

Je comprends. J’étais quelque part dans le temps.

Le mal n’est qu’un simple mot. Plein de faiblesse. Plein de défaut. Je cherche le parfait.

Je mords. En fait. Mais toujours le cœur. Pas encore mort.

En fait. Mais toujours le cœur. Je sais. Dans le corps.

Ga, regarde profondément en moi, tu le sais, tu le sens.  

Bientôt.

Mais pas maintenant.

Pas maintenant.

Khalid EL Morabethi 

https://secicrexe.tumblr.com

Éloge de la douceur

Sur ta désespérance je ferai pousser des roses,
Elles n'auront pas d'épine pour te piquer les doigts.
Je poserai sur ta bouche le doux de leur velours
Juste avant mon baiser.
J'agrandirai le ciel pour que tu y respires
L'air pur aux voiles de mon navire.
Je me ferai soleil pour réchauffer tes os,
À tes larmes d'enfant, j'opposerai mon sourire
Et boirai sur ta joue le fruit de tes soupirs.
Pour que tu n'aies plus froid, pour que tu n' aies plus mal
De toute ma tendresse je me ferai repos.
Je deviendrai la source de tous les elixirs
Les potions, les magies  qui rendent les hommes beaux
De bonheur à venir.
Je prendrai dans mes bras le tout petit garçon
Qui pleure encore en toi.
Je deviendrai rivage, brise légère sur la plage
Pour emporter au vent l'écho de tes sanglots.
À ton coeur impatient de battre enfin plus fort
J'apprendrai la douceur, rythmerai le tempo.
À ton corps épuisé des peaux sans lendemain
J'inventerai l'avenir dans la paume de mes mains.
La nuit je veillerai pour chasser tes cauchemars,
Aux monstres qui t'assaillent je donnerai congé.
Au creux de ma lumière quand tu voudras dormir
Tout ne sera que calme, ton pouls rendu paisible.
Sur la brutalité, la haine et la violence
Je fermerai la porte et je perdrai la clé,
J'enverrai la bêtise, la honte et l'ignorance
Mourir à cette adresse et te faire silence.
Plus rien ne rouvrira tes anciennes blessures
J'en serai la cicatrice, cousue main sur mesure
A petits points serrés d'un fin fil enchanté
Que j'ai tissé au ciel,
Dans une poussière d'étoile qui passait par hasard
Venue de je ne sais où et en route pour nulle part...
À tes anciens chagrins et à tes faux amours
Je dirai qu'il est tard et qu'ils doivent s'en aller
Se chercher d'autres âmes, la tienne n'est plus libre
Pour longtemps, pour toujours…
Je deviendrai musique, je deviendrai plaisir
J'écrirai tous les mots des pages de tous les livres
Pour t'emporter au loin de ton monde sans désir…

Nouvelle fleur

Magie printanière
Où est la nouvelle fleur
Des espoirs perdus

Suis la course du Soleil
Pour toujours et à jamais

Grendizer

Série héros pilotant des robots géants, épisode 2 (et dernier, rassurez-vous). 

Fait d’acier et sur papier,
Tout ça juste pour vous sauver,
Dans ma série animée,
Vous m’avez bien oublié,
 
Véga coulait vos navires,
Vous pillait, de pire en pire,
Et j’ai sauvé votre empire,
Ai-je encore un avenir,
 
Je rouille dans un hangar,
J’ai largué les autolargues,
Il est triste mon regard,
J’aurais pu changer l’histoire,
 
Mais plus besoin de Vega,
Pour détruire, et caetera,
Accumuler les dégats,
Sur la terre et au-delà,
 
Mon prince n’est plus si fort,
Est ce qu’il dort, est-il mort,
Ou est ce qu’il doute encore,
   
Qu’on mérite tous nos efforts ?

Douce écorce

douce écorce
 sur ma nuque
 
 frisson végétal
 
 mes paumes
 écoutent
 le chant de la tradition
 que les feuilles
 dispersent
 en
 un tourbillon
 de
 solitude
 
 douce écorce
 rêvant l'origine

Des restes de civilisation

Le soleil commence à descendre. Le ciel se charge de nuages sales. Tom marche sans but dans la grande rue de Marysville ; il ne se souvient pas de ses dernières heures ni d’où il est sorti pour se retrouver en ces lieux. Quelques images éclairent son cerveau comme autant de polaroids éparpillés sur une table : il se trouve dans une fête, avec des visages inconnus, de l’alcool proposé avec le sourire par de superbes hôtesses habillées d’or, une musique aux accents de fin du monde et au refrain lancinant magnifié par un air de saxophone.
 
« Boys, Boys, it's a sweet thing
 Boys, Boys, it's a sweet thing, sweet thing

 If you want it, boys, get it here, thing
 For hope, boys, is a cheap thing, cheap thing »
 
Les trottoirs sont poussiéreux. Les lampadaires s’allument progressivement, les façades reflètent la lumière des vitrines. Tom s’arrête devant un magasin de confection féminine ; le mannequin exposé lui rappelle quelqu’un, avec ses longues jambes, sa robe rouge, ses cheveux blonds et ses grands yeux tristes. Le jeune homme lui sourit ; il n’attend pas de réponse ou de signe, juste un semblant d’humanité dans un décor vidé de ses habitants. Les yeux bleus de la poupée de plastique le fixent avec un air de poisson mort, comme si la solitude avait depuis trop longtemps envahi l’espace.
 
Tom reprend sa marche. Il avance mécaniquement un pied devant l’autre. Au bout de la rue se dessine l’horizon encore hanté par un soleil orangé, une sorte de géant fatigué et bientôt débarrassé de ses oripeaux. Après une éternité, il aperçoit l’entrée d’un bar. Le jeune homme tressaille ; une silhouette semble bouger derrière le zinc. Il décide d’entrer pour en avoir le cœur net.
 
***
 
—Bonjour mon ami, lui lance le barman. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? Nous avons les meilleures bières de Marysville, le nec plus ultra dans le Nevada et au-delà.
—Ça me va.
 
Le barman démarre son rituel bien huilé. Tom le regarde, trop heureux de constater que la ville n’est pas complètement déserte, qu’il subsiste des traces de civilisation. Il tente d’en savoir plus sur Marysville.
 
—Je m’appelle Tom. Je viens de Los Angeles.
—Moi, c’est Joe. Je viens de Marysville.
—Vous êtes né ici ?
—Oui. Mes parents aussi, leurs parents également. Avant nous, il n’y avait que les crotales, les cactus et les Indiens.
—C’est toujours aussi désert, à cette heure ?
—Ne vous arrêtez pas à la première impression, Tom. Dans quelques heures, la grande rue va se remplir de monde, les magasins seront bondés et vous pourrez même sentir une bonne odeur de cacahuète grillée.
—Il fera nuit. Marysville vit la nuit ? C’est ça, Joe ? Comme à Las Vegas ?
—Vous connaissez l’histoire du Français, de l’Allemand, de l’Américain et du Mexicain, Tom ?
 
Tom ne voit pas le rapport avec sa question. Il sent que Joe veut à tout prix lui raconter son histoire, même si visiblement il n’est jamais sorti de son trou perdu.
 
—Non, Joe, je ne la connais pas.
—Je la tiens de mon grand-père ; elle date du début du siècle dernier. Bon, je vous la raconte. Un avion survole les Montagnes Rocheuses, avec à son bord, en plus de l’équipe de pilotage, quatre personnes : un Français, un Allemand, un Américain et un Mexicain. Soudain, le pilote annonce que le moteur a subi une grave avarie ; il n’y a pas assez de puissance pour arriver à destination. Le seul moyen est d’alléger le chargement. Les quatre passagers décident de délester l’habitacle de leurs bagages. Malheureusement, cet effort ne suffit pas. Le pilote leur demande alors un sacrifice. L’un d’eux doit se jeter dans le vide, et il n’y a pas de parachute de secours.
—Elle est glauque votre histoire, Joe.
—Je n’ai pas fini, Tom. Les quatre passagers se regardent, puis l’Allemand s’approche de la porte, l’ouvre, crie « Vive le Kaiser ! », puis se jette dans le vide. Le silence règne alors dans la pièce, puis le pilote annonce qu’il y a un mieux mais que ce n’est toutefois pas suffisant. Le Français, après le geste grandiloquent de l’Allemand, s’approche à son tour de la porte, regarde les deux autres, crie « Vive la République ! » puis saute.
—Je suppose que le pilote leur annonce ensuite qu’il faut encore un sacrifice.
—C’est exactement ça, Tom. Les deux derniers passagers se regardent, puis l’Américain crie « Vive Alamo » et pousse le Mexicain dans le vide.
 
Sur ces derniers mots, Joe se met à rire bruyamment, avec des petits cris de cochons. Tom ne trouve pas l’histoire drôle. Elle ressemble aux blagues du président, pour qui tous les étrangers sont des Mexicains. Le jeune homme esquisse un sourire de façade. Il sait désormais qu’il n’obtiendra aucune réponse de Joe, trop occupé à faire briller ses verres tout en le regardant d’un air égrillard.
 
Tom vide sa bière, paie Joe puis quitte les lieux.
 
***
 
Le vent se lève. L’air se réchauffe tandis que le soleil se décharne. Marysville ressemble à une ville fantôme abandonnée par ses habitants partis chercher la fortune dans les casinos de Las Vegas, peut-être pour éviter les blagues de Joe. Tom ne peut les blâmer.
 
Le jeune homme continue de marcher. L’horizon rougeâtre lui rappelle une légende que lui racontait son grand-père. Dans ses souvenirs, elle parlait d’un village dont la population avait disparu un soir, sans prévenir. On en avait parlé dans les journaux, à la radio, à la télévision, de New York à Los Angeles et même en Europe. Personne n’avait découvert la raison d’une telle disparition. Quand Tom avait demandé à son grand-père ce qu’il en pensait, ce dernier lui avait répondu, d’un air facétieux : « la vengeance des Indiens ou un truc comme ça ». Puis il avait cligné de l’œil, comme il le faisait chaque fois qu’il fallait garder un secret. Depuis, Tom n’en avait jamais parlé à personne.
 
« Boys, Boys, it's a sweet thing
 Boys, Boys, it's a sweet thing, sweet thing

 If you want it, boys, get it here, thing
 For hope, boys, is a cheap thing, cheap thing »
 
Marysville semble loin désormais. Aucune voiture n’a croisé la route de Tom. La route s’étend jusqu’à l’horizon, bordée par le désert du Nevada avec ses crotales et ses cactus. « Putain d’Indiens ! » s’écrie le jeune homme en marchant vers l’infini.

Graine d'hiver

Le grand robot de métal froid,
Dort dans un hangar,
Corps rodé aux suppôts de Vega,
Lointains exploits, nouveau départ,
Impossible,

Pour sauver le monde, ce n'est plus moi,
Je vis dans un monde à part,
Mon prince si fort n'est plus là,
Pour sauver le monde, ni mécha, ni espoir,
Plus de cible.

Evanescence 2

les paumes emprisonnées
par le jardin
tu te demandes
si la parole végétale
délivrera
l'instant
 où
chacun
exilé de sa prison
dansera sur les murs

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