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Tenir ses promesses
Feindre la fin du monde
Tout recommencer

Convainquez-moi du contraire
Je n'ai rien à perdre à tout faire sauter

Objets d’un tendre cosmos

Objets d’un tendre cosmos
 
[Cinq petits poèmes]
 
La Terre ouvre la porte au soleil
quand les fusées passent par la fenêtre.
 
La Terre ouvre ses portes et accepte
les plus petits météores
et les plus petites comètes.
 
                                            ●  ●  ●
 
Les gouttes d’eau sont la bénédiction des nuages
– elles sont la promesse d’une autre vie
 
                                            ●  ●  ●
 
La Lune est peut-être trop timide pour parler à la Terre,
mais ça ne l’empêche pas de lui tourner autour.
 
                                            ●  ●  ●
 
Console-toi, satellite :
regarde comme le soleil
lui-même console la planète
qui tente elle-même d’apaiser l’espace.
 
                                            ●  ●  ●
 
Où est-elle ?
 
Et celle qui a dessiné ce cosmos
me répond :
 
La nouvelle lune
ne se voit pas avec les yeux
si les yeux ne vont pas plus loin que la nuit.

Neige et cendres

la neige enlace les cendres
effaçant les démons
les étoiles blanches
la nuit envoûtent
le rêveur
à la lune levée
le feu
déracineles chimères
invitationà la douceur

le châle nous attend

Attentes (version bis)

Dans la mer, besoin d'un feu
Sur la terre, besoin d'enjeux
Chez soi, besoin d'avis extérieurs
Il manque un étage à l’ascenseur

Regarder devant
En trouver le sens
Un monde en attendant
Pas la moindre évidence

Il se fait tôt

il se fait tôt
les jours se noircissent
comme la forêt des contes
les pensées voyagent
contrées incertaines
de la mémoire
oubliées les amours
les peaux qui se façonnent
les certitudes remplacent
le désir

il se fait tôt
les images se grisent
délaissant les nuances sombres
du tombeau
immolent le supplice de la mort
ton absence s’adoucit
des nuages s’envolent
déployant les arabesques du ciel
sur un bureau
une feuille se noircit


il se fait tôt
les lueurs offrent
dans leur candeur
l’azur et l’émeraude
et le peintre saisit
l’essence des arbres
griffant de runes
végétales
le parchemin
que la feuille achève

La poésie du dimanche

Demain c’est dimanche
La maison des rêves
N’a pas fini ses devoirs
Demain c’est dimanche
Jour de trêve
Et repos du soir.

Demain c’est lundi
On est encore dimanche
On peut fouiner dans les tiroirs
On est encore dimanche
Et voilà qu’il fait noir.

La semaine s’est écoulée
Dans l’entonnoir
La semaine s’est écoulée
Comme si le temps voulait la boire
La semaine s’est terminée
Quelques secondes ont été archivées
Dans les mémoires.

Demain c’est lundi
Pour l’instant ne se laisse entrevoir
Demain c’est lundi
Demain
C’est la vie...



Tom Astral

Là-bas et maintenant

jeux d’eau
le piano se réveille
le tombeau de couperin
attise les larmes

l’empreinte du passé
se fait relique
les ombres défont les vestiges

 je frissonne

les cendres désertent les anniversaires
le présent me rejoint

Je reviens

je reviens
d’un exil 
où les mots
se perdaient 
à attendre
lepassé 
dansun ciel 
aux nuages
aquarelles
une lueur
érafle
ma conscience
la peine abolie
l’exil se tarit
le verbe surgit

Traitement du flux

je ne balaye pas le temps
je l'aspire, le compresse
pour que sa poussière soit
un trou dans l'ordre des choses

Bases sidérales

Toutes explosaient
Les unes après les autres
Dans cette galaxie en guerre
Même les poètes semaient
La mort et la destruction
Sur tant de planètes

Ou alors était-ce
Un rêve ou un cauchemar ?
Au pied du lit, la question.

Golem

il m'a dit
ma bouche sera alors
tellement pleine de colossal
que je garderai le silence

Déroutes

Il fallait d'urgence
Préserver quelques poèmes

Catastrophes en séries
Errances sur des chemins cataclysmiques

Fuites désordonnées d'imaginations
Afin de sauver ce qui peut l'être

Pour vivre
Loin de la destruction

Tant de mondes perdus
Sur l'axe d'un temps éparpillé

Il est encore l'heure
De se mener vers d'autres
Havres de paix

Fuir, fuir
Pour du mieux à l'arrivée.

Cyborgs

Humanité partielle
Instance tentée
De se jeter dans le lac

Plastique et métal, chemins électriques
Visage et vallée dérangeante

Cerveau clignotant
Une pince métallique pour main droite

Humanité partielle
Instance stupéfaite
Branchée sur secteur

Haïkus d’un soir [coécrit avec Oliv'Yé et Noir Arôme]

(Petits poèmes / libres haïkus en toute syntaxique liberté...)


Bouffée d’air frais
Bouchée de terre chaude
Saveurs du réel

⁕⁕⁕

Le vent est bloqué
Embouteillages dans l’esprit
Une étoile se marre

⁕⁕⁕

Une tempête fait rage
Dans la nuit sage et sauvage
Un phare dans le noir

⁕⁕⁕

Syntaxe de l’hiver
Les branches se vêtissent de neige
Attendent l’hirondelle

⁕⁕⁕

Syntaxe de l’été
L’automne éditera
De nouvelles règles

⁕⁕⁕

Un vaisseau le repère
Le survivant espère de nouveau
Exploration stellaire périlleuse

⁕⁕⁕

Jamais ne s’ennuient
Le paysage et le vent
Avec la cabane

⁕⁕⁕

Le bois flottant
Voilà son nom
La cabane en apesanteur

⁕⁕⁕

Une nappe de brouillard
Couvre les roches
Sans les réchauffer

⁕⁕⁕

Comment ce petit monde
Avait-il eu conscience
Des feuilles tombées de l’arbre ?

⁕⁕⁕

Du bruit dans la rue
Les lampadaires se tairont
Clin d’œil d’une planète

⁕⁕⁕

Un saule joyeux
En témoignent les escargots
Quand la pluie sanglote

⁕⁕⁕

Fumée amicale
Effritement du moment
S’éclipse la frayeur

⁕⁕⁕

Ciel transparent
enflammé
parle à mon cerveau

⁕⁕⁕

La table est en bois
Le verre est de sable
La nuit est de temps à faire

⁕⁕⁕

La glace me réchauffe
Dans ma solitude bien tiède
Où les flammes sont fantômes

⁕⁕⁕

Je me réveille en sueur
Il n’y a pas de bonheur ! No future !
Et puis un espoir me rendort brusquement.

⁕⁕⁕

Angoisse dans la nuit
Commet éteindre l’incendie
Seul le jour le sait

⁕⁕⁕

Poignée de cristaux
Don de la nature
Vraie fausse monnaie

⁕⁕⁕

Un chemin de boue
On aurait pu tomber pire
Un volcan éteint

Barque en flammes

la barque en flammes
emporte mes émotions 
je n’irai plus rejoindre 
les femmes cygnes 
plombée sur le rivage
statue d’embrun et de sel
je contemple la nef
sans retour

Je nage


je nage dans mon lit
mon corps ondule au rythme
des draps me berçant 
de rêveries maternelles
la chambre me submerge 
je flotte vers les écueils 
d’algues ou de nuages
les voiliers d’antan 
m’ignorent
seules les sirènes m’appellent 
ulysse protège-moi
je dérive 
mon corps ondule au rythme de l’aube 
les effluves marins s’estompent 
tu m’apportes un café

RIRES

votre rire
déchirant ma nuit
vos mains
apaisant mes silences
vous m’avez entraînée
vers
les automnes les printemps
les soleils les frimas
là où les divinités
fanées
vestales des souvenirs
effleuraient
le langage cosmique

mon corps s’est empli de sève
mes paumes ont frémi
mes doigts ont retrouvé
les runes
calligraphies éphémères
s’incrustantsur le parchemin

j’ai gravé votre rire
éclairant mes jours

Vos chemins

j'ai parcouru vos chemins 
errant de porte en porte
vos traces emportées
par le passé
ont estompé
les fragments de notre amour 

dans mes paumes le sel 
de l'oubli

Gouffre béant

gouffre béant des souvenirs
se diluant dans l’avenir

le passé possède le présent

que reste-t-il de la soif
passerelle déchirant les ronces
entraves à nos désirs

le passage se rétrécit

s’efface
le seuil à l’aurore
des fleurs de givre
jalonnant le pont

murée la brèche du futur

SO......

This is over 
My song for you 
Lover 


Far from away
My dream in dead 

Line is lemon 
lime
`
Then understand 
That sound 

Echoing 
With stars around 

My way to comet 

Is an alley 
To forget 

Les fils

j’ai suivi les fils
teintés de rouge
teintés de bleu
rouge comme
le sang de la vie 
irrigué des pulsions 
du désir 
comme 
l’embrasement du
ciel éclairé de
l’amertume des
passions
les larmes 
de ce corps enchaîné
de violences

teintés de bleu comme le
marbre de
sa tombe
comme le silence des
paroles gelées


qui me rendra le jaune des éclats de soleil dans les rires d’un soir

Page brune

Mes nuits blanches
Sont pourtant si noires
Mes nuits blanches
Sont parfois plutôt bleues

Mes nuits blanches
Parfois tombent de nulle part
Mes nuits blanches
Ne font pas toutes des ronds dans l’eau

Mes nuits blanches
Sont tantôt multicolores
Mes nuits blanches
Peuvent se passer de lumière

Mes nuits blanches
Sommeillent à l’envers
Dans un rêve éveillé
Par-delà les instants-sables.

Lueurs passantes

L u e u r s   p a s s a nt e s

[5 petits poèmes]
J’ai éclairé ma lanterne
Pour traverser la nuit
J’ai traversé la nuit
Pour éclairer ma lanterne.


Tu n’as pas idée
de l’errance des lampadaires
qui un soir se sont mis à marcher
dans un monde perdu.


Il est venu cette nuit l’instant d’écrire
Sur une page forestière fantomatique
Des mots à la lampe torche


Pour apaiser la tristesse,
les ombres sont devenues amies
avec les cordes de la pluie
et les rêves en ont fait
de la balançoire.


Une étoile filante à une autre :
Et si on bravait
l’extinction des feux ? ’  ...





.

Crever

Crever
Ouais, ça sent l'amour
Et la mésaventure
Partout sur le marbre, la pourriture
Enchante mes nuits de doux rêves

Crève
Ça pue l'enfer
L'absence de senteur
Partout le silence décomplexé
Se fait mélodie d'émotion

Poétisations physiques [coécrit avec Noir Arôme]

(Quatre poèmes courts)

Nous voici nés
nous voici nus
nous voici nous
nous voici noués
de nouveau à la vie.


Il était une fois la fin d’une histoire.
Comment savoir si c’est vrai ?
Même le conteur l’ignore.
Les mots ne disent pas tout.
Et pareillement les silences.


Nous nous dirigeons
vers un nouveau continent de l’âme
où nous érigerons
un nouveau corps entre les océans.


C’est une éternité de bonheur en plus :
Une bise d’amoureuse sur la joue,
Un jour de haine en moins,
Une poignée de secondes réservées à l’étreinte.
C’est une éternité de bonheur en plus :
quand les minutes s’allongent au soleil,
l’heure qui rayonne dans l’aurore,
c’est une infinité de rêves qui s’ajoutent au réel.

Une part de l’Univers brille d’impatience

Regarde garçon :
La lune attend qu’on la décroche.
Le ciel attend d’être contemplé.

Regardez les enfants :
La plage attend sa marée haute.
Le noir attend son étoilé.

Regarde fillette :
La nuit attend qu’on la traverse.
Le vent attend d’être défié.

Regardez les enfants :
La pomme attend d’être apprise.
La connaissance attend d’être croquée.

La bienvenue à toi lumière :
Tu as attendu tellement longtemps...
Te voici rallumée.

Éparpillés

De la douceur et des plans isolés
On marche en s'embrassant
Sur des chemins de fer

On voudrait s'envoler, mais on ne peut pas
Arrêter le temps, on ne peut pas non plus
Et quand on se fera pulvériser
On ne le saura même pas
Mais on retombera
Éparpillés

De l'air

Dans l'éternité
D'un futur n'arrivant pas
De l'air dans les veines

Des sensations simulées
Dans le désert que l'on mange

Cris détournés

C'est triste tu vois tous
Ces appels sans réponse
Des messages reçus
À peine sont-ils lus

Je prends la diagonale
Définis une courbe
Je tourne ainsi dans les
Champs de mines et d'ether

J'aspire
Au hasard de mes pas
Aux étoiles qui se projettent
Dans les yeux de ces autres
J'aspire
À des voyages formidables et des
Cris détournés

La fraicheur de la peau
Sur le bout de mes lèvres
J'ai cru te reconnaitre
Dans une effluve de savon

J'aspire
Aux étoiles qui se projettent
Dans ton éternité
J'aspire
À de la neige et du soleil et des
Cris effacés

Hors temps

Rencontre atemporelle

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* Messages récents

[Au coin du feu] Re : Interjection par Tom Astral 26 janv. 2022, 21h17
[Poèmes courts, haïkus] Recommencer par Tryphon3D 23 janv. 2022, 23h18
[Poèmes courts, haïkus] Objets d’un tendre cosmos par Tom Astral 21 janv. 2022, 23h01
[Au coin du feu] Re : Interjection par Tom Astral 15 janv. 2022, 23h58
[Poèmes courts, haïkus] Re : Golem par Tom Astral 15 janv. 2022, 23h13
[Poèmes courts, haïkus] Re : Haïkus d’un soir [coécrit avec Oliv'Yé et Noir Arôme] par Tom Astral 15 janv. 2022, 23h08
[Poèmes courts, haïkus] Re : Vos chemins par Tom Astral 15 janv. 2022, 22h57
[Poèmes courts, haïkus] Re : Lueurs passantes par Tom Astral 15 janv. 2022, 22h55
[Poésies] Re : Il se fait tôt par Tom Astral 12 janv. 2022, 09h41
[Poésies] Neige et cendres par pierre de silence 11 janv. 2022, 11h40
[Poèmes courts, haïkus] Re : Attentes (version bis) par pierre de silence 11 janv. 2022, 11h39
[Poésies] Re : Il se fait tôt par pierre de silence 10 janv. 2022, 22h53
[Poèmes courts, haïkus] Re : Déroutes par Tryphon3D 10 janv. 2022, 22h43
[Poésies] Re : Je nage par Tryphon3D 10 janv. 2022, 22h42
[Poésies] Re : La poésie du dimanche par Tryphon3D 10 janv. 2022, 22h41
[Poésies] Re : Il se fait tôt par Tryphon3D 10 janv. 2022, 22h38
[Poèmes courts, haïkus] Attentes (version bis) par Tryphon3D 10 janv. 2022, 22h37
[Poésies] Il se fait tôt par pierre de silence 10 janv. 2022, 11h36
[Poésies] Re : La poésie du dimanche par pierre de silence 09 janv. 2022, 14h00
[Poésies] Re : Là-bas et maintenant par pierre de silence 09 janv. 2022, 13h59
[Poésies] La poésie du dimanche par Tom Astral 08 janv. 2022, 20h53
[Poésies] Re : Là-bas et maintenant par Tom Astral 08 janv. 2022, 20h37
[Poésies] Là-bas et maintenant par pierre de silence 06 janv. 2022, 12h51
[Poèmes courts, haïkus] Re : Crever par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h19
[Poèmes courts, haïkus] Re : Lueurs passantes par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h17
[Poèmes courts, haïkus] Re : Déroutes par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h14
[Poèmes courts, haïkus] Re : Golem par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h13
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[Poèmes courts, haïkus] Re : Traitement du flux par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h11
[Poésies] Re : Les fils par pierre de silence 03 janv. 2022, 19h10