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Textes récents

Amusement

Nous aurons chaud
Si chaud
Que nous passerons l'été
En bras nus
Et en jambes nues
Nous surferons
Sur la sueur
De nos corps ébranlés
Transpirants
Même en état de fainéantise
Partir à l'eau
Changer d'élément
Quitter la terre
Pour se plonger dans l'eau
Parfois glisser sa tête
Sous l'eau de la cuisine
Attendre de ressentir
La sérénité
Reprendre sa tête pour la mettre
Sous un chapeau humidifié
Porter un foulard humide
Autour du cou
Mouiller ses pieds
Dans des chaussures d'eau
Sans issue
Que des aménagements
Provisoire
Boire et boire
De l'eau

urvivre
Avec courant d'air
Ventilateur
Et climatisation
De quoi réchauffer l'extérieur

Rester chez soi
Aller à la clim des autres
Zigzaguer entre differentes températures
Un destin contraint

Ecriture salvatrice

Parfois, j'ai envie d'écrire, dans le but ultime de ne pas oublier qui je suis. C'est purement narcissique, nombriliste, mais après tout, qui en ce monde n'eprouve aucunement le besoin de cultiver l'image de soi? L'écriture s'avère parfois très utile, dans le sens où c'est le moi profond qui s'exprime. Il n'y a pas de filtres ou de frontières aux mots, ou seulement ceux que l'on se fixe, entre nous et nous même. Certains écrits se partagent, d'autres sont soigneusement conservés en tant que dossier personnel, mais quel qu'en soit le but et les destinataires, c'est une trace indélébile qu'on laisse sur le papier. Faire valoir puissant du moi, refuge pour les âmes esseulées, tourmentées, armes sans faille pour défendre des idées, j'ai la conviction que la mise en mots est indispensable à l'évolution des idées. L'ecriture en tant que catharsis, l'écriture en tant qu'affirmation de soi, l'écriture pour le changement et la remise en question. Comme tout moyen d'expression, c'est un accés aux portes infinies de la liberté. Merci les mots :)

Traite à Soulan

Traite à Soulan

L'heure sonne à Saint-Pierre, à l'horloge, au manoir.
Dans un grand bol, café, pain, beurre et confiture,
Dehors, l'aurore boit d'un trait son petit noir.

L'ombre de l'éleveur occulte la Nature
Jusqu'aux pics renfrognés, lorsque, poignée en main,
Il compte les museaux qui passent la clôture.

Les dos fumants, les pieds boueux dans le chemin
Mastiquent bruyamment un écœurant volume.
Le mauvais temps, ça donne un travail de romain.

Le bâtiment de tôle au toit mouillé s'allume.
On entend le crin-crin des infos, les sabots
Ripant sur le ciment, lisse comme une enclume.

La pompe assourdissante énerve trois corbeaux :
La traite, embarquement, débarquement de vaches,
Bat son plein de vapeurs le long des caillebots.

Des cris, des claquements, peut-être des cravaches,
Tombent sur une mère aux grands airs de cheval,
Caractère têtu des filles de Fervaches.

grimace

Mystère des rencontres

Tu es là
Je te vois
Tu dors chez moi
Plus tard tu t'en vas
À ta vie

Retour
À l'autrefois
Dans cet événement
De la perte du père
D'un
Ami commun

Repas offert chez toi
Avec ta tante
Dans le même appartement
Occupé par ma sœur
Autrefois

Devenue

Mère de ma petite-fille
Appartement
Occupé aussi
Par
Le futur père
De mes enfants

Il y a longtemps

Depuis
J'ai perdu ma fille
Et sa fille orpheline est devenue
La fille de sa tante
Ma sœur

L’œil boit

Autant en emporte le temps l’œil boit

 Il sourit en les pan du réel
en l'éphémère puéril des amen
en ce flot continu qui éveille
son battement du cil et du soi

 Son je légitime crée la Loi

 Jean-Marc Munaretti

Réalité

Dis-moi ce qui se cache
A l'envers du masque
Ma réalité augmentée
A travers tes yeux
Laisse-moi porter ce masque
Si douloureux

Homme de paille

Parce que je regarde la mer
Au loin les vents salés m'appellent
J'entends un chant d'amour
Mais il faut plonger

Une main sur la taille
J'aurai dû m'y noyer
Couler dans les abysses
Ne jamais remonter
Ni se réincarner
Juste pour un caprice
Si tu avais aimé
Ce pauvre homme de paille

J'ai plongé
Il fait noir
Et j'ai froid
Au fond de l'eau
Je ressuscite toutes les secondes
Chaque respiration
Épouvantable
Je meurs
Je revis
J'ai mal
Encore

Et encore


Et encore



Et dans le silence

Je n'entends pas mes propres cris
Juste ses mots qui résonnent
Ceux qui n'ont jamais été dits
Qui n'appartiennent à personne

Tendresse

Dis-moi des mots doux dans le creux de mon oreille
Je meurs non parce que je n'entends rien
Je meurs que l'on ne me dise pas
Que l'on ne me dise jamais
Un mot qui respire
La tendresse

Nouvelle de Daryx

Bonsoir à tous, étant un petit nouveau dans le monde de l'écriture je sollicite vos retours sur ma première "nouvelle" ( si je peux la qualifier ainsi ). Merci d'avance à tous pour vos retours, en vous souhaitant une bonne lecture ;)




7h du matin. Encore. Le réveil sonne. Se lever, se préparer, puis prendre son bus pour aller en cours. C'est pas une vie ça. L'avantage c'est que c'est bientôt les vacances. Heureusement que je me réveille vite et d'assez bonne humeur, les cours, aussi ennuyants soient ils, font partie de mon quotidien et rythment ma vie. J'y retrouve mes amis, ceux à qui je tiens et je passe la journée avec eux c'est déjà pas mal.  
 
Je porte beaucoup d'importance aux objets qui m'accompagnent. Sans mon téléphone et mes écouteurs le trajet en bus me paraîtrait beaucoup plus long. J'ai pas vu le temps passer et me voilà déjà arrivé au lycée. Je commence la journée par une heure d'histoire. Étrangement ce cours m'ennuie et je divagues dans mes pensées. Il y a beaucoup de bruit dans les couloirs, une fille a fait un malaise et les pompiers sont venus la chercher. C'est la 3ème depuis ce matin, c'est rare autant de malaises en si peu de temps. 

Je rentre chez moi, il y a eu une dizaine de personnes que les pompiers sont venus chercher aujourd'hui et je n'arrête pas d'entendre leurs sirènes dans la rue. C'est étrange ce sentiment de crainte que je ressens vis à vis de tout ça, ils ont peut être rendu malades d'autres personnes. En arrivant chez moi je trouve mon père scotché à la télé. Il y regarde les infos. Je lui demande ce qu'il se passe et il m'explique que de nombreuses personnes ont fait des malaises soudains partout dans le pays. Je commence à m'inquiéter. On est pas à l'abri d'une attaque chimique avec les événements récents. Je me renseigne sur mes proches pour savoir si ils vont bien et visiblement pas trop de problèmes de ce côté là. Le journaliste explique que d'après les rapports médicaux aucune personne ne serait revenue à elle depuis ce matin. Je ferais mieux d'être prudent demain. 

Le lycée paraît vide aujourd'hui, d'autres personnes ont été victimes de malaise cette nuit et ça m'inquiètes. En plus je ne suis pas aller voir comment allait mon père avant de partir. J'espère qu'il va bien. Des gens de ma classe sont absents et je n'ai aucune certitude de la raison pour laquelle ils le sont. J'espère que j'ai rien. Dans la journée il y a eu d'autres malaises de plus en plus inquiétant, les gens tombent d'un coup et ne se relèvent plus. Les hôpitaux sont débordés et ça n'est pas près de s'arrêter visiblement. Le lycée nous à renvoyé chez nous dans la journée. Chez moi mon père regarde toujours les infos, d'après eux la situation est critique et la cause de ceci serait une maladie transportée par la nourriture. 

Le lycée a rouvert ses portes aujourd'hui. Un message de sécurité à été diffusé dans les haut parleurs et tout est près pour une quelconque évacuation. De plus des soldats sont postés devant le lycée, c'est rassurant. A la cantine on a mangé du pain et du riz seulement pour éviter d'êtres infectés, c'est une bonne précaution aussi. 
Encore une fois on est rentrés chez nous et avons regardé les infos, ça devenait la nouvelle routine. Quelque chose a attiré mon attention : pour la première fois depuis presque une semaine un patient s'était réveillé. Il était devenu agressif et avait tenté d'attaquer et plus precisement de mordre les infirmiers. Classique me direz vous. J'y ai pensé tout de suite. Des zombies. C'était absurde n'est ce pas ? J'étais un fan de zombies et avais lu de nombreux livres à ce propos etc, mais ça me semblait quand même absurde. Comment est ce que ça pourrait exister, le contraire avait toujours été prouvé. Il y avait forcement une explication rationnelle, il avait dû devenir fou ou je ne sais quoi, il était peut être sous le choc rien de plus. J'ai tout de suite regarder mon père fan de zombies lui aussi. J'ai demandé si il pensait que ça pouvait en être il a dit que non mais je voyais dans ses yeux qu'il n'était pas serein. Il a dit qu'il allait quand même acheter des provisions des médicaments de quoi se défendre etc, on devait être prêts à toute éventualités.

J'ai vu ce matin sur mon téléphone que le président s'était exprimé dans la nuit. On était en état de siège jusqu'à nouvel ordre. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrivais. Il était déconseillé à tous les citoyens de sortir de chez eux car la situation était extrêmement dangereuse. Depuis les événements de l'autre jour de nombreux patients s'étaient réveillés et avaient tous réagis comme le premier. Les hôpitaux étaient renforcés et surveillés par des forces armées. Mon père avait heuresement déjà de quoi survivre pendant au moins 2 mois voir plus, il savait qu'il n'aurait plus besoin de son argent et moi non plus. On a acheté de quoi nous défendre. Armes blanches protection etc. Actuellement les gens se ruaient sur les magasins. Je resterais enfermé plusieurs jours et verrais comment la situation allait évoluer. 

Un peu plus de 2 semaines après le début de toute cette merde tout a disjoncté. J'étais chez moi depuis plusieurs jours. Je prenais le temps de profiter de l'électricité et de l'eau courante tant qu'il y en avait et je regardais les infos régulièrement. Et tout a basculé. Les hôpitaux on été débordés et les infectés se sont échappés et sont sortis dans les rues. La sécurité avait été renforcée dans tous le pays dans le cas où ça arriverait mais comme des millions de personnes en France étaient infectées la situation était vite devenue un désastre. J'étais chez moi, devant les infos, impuissant. Il y avait des flash infos sur toutes les chaînes et je les parcourais toutes une par une. On pouvait voir les images des infectés sortant dans les rues et attaquants les passants, les images des routes remplis de gens essayant de fuir filmés par des hélicoptères, les images des places fortes mises en place par le gouvernement et protégées par des soldats. J'ai vite compris que tout irais très vite à partir de ce moment là. Le président avait déjà utilisé ses privilèges pour fuir et s'exprimait uniquement par radio. Les places fortes levées par l'armée ne tiendrait pas plus d'une semaine. Des gens auront le temps de mourir ou d'être infectés avant même d'y arriver et avec le bruit et l'agitation les infectés se retrouveraient aux portes des ces places fortes et alors l'armée ne pourra plus sauver personne. Je savais que pour survivre je devais me faire discret et rester chez moi quelques temps. J'avais beau être fan de zombies lire un livre, regarder un film, ou jouer à un jeu n'est pas représentatif de la réalité. Je ressentais trop d'émotions en même temps pour les d'écrire mais j'avais surtout peur. Je suis comme tout le monde, j'ai une famille. J'avais essayer de les appeler mais comme je m'y attendais les lignes téléphoniques étaient saturées. Je n'avais aucune nouvelle de ma famille depuis maintenant 3 jours. Ma mère qui était en voyage en Angleterre lorsque tout a commencé est restée bloquée là-bas et je ne sais même pas si elle est en sécurité. C'est dans ce genre de cas là qu'on se rend compte du point auquel on peut aimer une personne. Mon père est confus et effrayé et, je le sais, il réalise mieux que moi la situation. On a préparé un arsenal et on a réussi à faire fonctionner l'ancien pistolet de mon grand père. Je vais essayer de me reposer tant que c'est encore possible. 

Deux personnes ont eu un accident à côté de chez moi cette nuit. Je commence à prendre conscience que les hôpitaux ne pouvaient pas accueillir tout le monde et que certaines personnes se sont réveillées à leur domicile. L'accident a fait du bruit et a attiré des infectés. J'ai assisté à la chose la plus horrible que j'ai jamais vue de mes propres yeux. Les lampadaires m'ont permis d'assister à la scène comme en plein jour. La première voiture à percutée la deuxième en esquivant un animal visiblement un chat ou un petit animal dans le genre. C'est un réflexe humain. Toutefois cela à causé un accident. Dans la première voiture il y avait un homme seul. Dans l'autre il y avait une famille avec deux enfants. À cause du bruit du Klaxon sur lequel s'est évanoui l'homme de la première voiture 5 ou 6 "personnes" sont arrivés. J'ai bêtement pensé qu'ils allaient les aider. Puis j'ai vu leur visage et j'ai compris. Il étaient pâles et avançaient lentement, avec difficulté comme si ils sortaient d'un profond comas. La porte de la première voiture s'était ouverte et le plus vif des 5 nouveaux venus avait déjà passé sa tête dans l'habitacle. L'homme se réveillait à l'intérieur. J'ai entendu des cris et les autres infectés sont entrés dans la voiture. Une lutte a commencé et j'ai pu voir du sang sur le pare brise dans l'obscurité. Cette voiture était face à ma fenêtre et j'ai vu les infectés mordre et griffer l'homme encore en vie dans la voiture. Pendant ce temps là le père de famille était sorti de la voiture et avait ramasser ce qui semblant être une pièce de la carrosserie pour se défendre, il aidait sa femme à faire sortir ses enfants en silence. Le premier enfant eût du mal à descendre et devait lutter pour tenir debout. Et puis ensuite c'est confus. La mère à mis les bras dans l'habitacle pour sortir le deuxième enfant mais elle poussa un cri de douleur atroce. Elle ressorti ses bras dont l'un était ensanglanté et où la chair était à vif, son fils venait de lui mordre le bras. Comment était-il possible qu'il se soit transformé et surtout aussi vite, c'était étrange. Rien ne changera le fait que son cri attira l'attention des infectés qui se trouvaient autour de l'autre voiture. Le père s'avança prêt à frapper pour défendre sa famille. L'enfant de la voiture s'était hissé vers l'extérieur et mordait maintenant sa mère à la jambe. Celle-ci criait à plein poumons. L'autre fils choqué et perdu était pétrifié et regardait un coup sa mère un coup son père en quête de soutien. Le père avait frappé le plus rapide des infectés et l'avait fait chuté mais celui ci était encore en vie et revint à la charge. Le père s'acharna sur lui dans un combat sanglant tandis que les autres avançaient toujours vers lui. Il avait réussi à abattre le premier infecté mais il était maintenant assailli par 3 nouveaux arrivants. Il cria à son fils de bouger, de s'enfuir mais il n'en fut rien. Le père frappa les zombies avec une rage et une ardeur que je n'aurais pas cru possible, mais ses coups étaient maladroits et peu efficaces, son arme était, elle, trop lourde et encombrante. Il finit par lâcher son arme et se battre à la main en puisant dans son énergie mais les infectés avaient le dessus. Il le griffait de toutes parts et déjà l'homme commençait à saigner abondamment. Il finit par se faire mordre au cou avant de tituber en se tenant la gorge et en s'étouffant dans son sang. Le garçon lui était resté immobile. Sa mère ne criait plus et son père etait probablement en train de la rejoindre. Il avait peur alors s'assis par terre et ne bougea plus. Les infectés avançaient vers lui lentement et calmement. J'aurais aimé l'aider mais je ne pouvais rien faire. Il se laissa emporter vers la mort pour rejoindre sa famille sans se défendre et tout était fini. La nuit redevint calme. 

Le lendemain je racontais ça à mon père. C'était la première fois que j'étais témoin d'une scène aussi sanglante mais probablement pas la dernière. Voir la mort ne m'avait pas tant choqué que ça. Je ne m'était pas rendormi mais j'avais réfléchis. Je présume que j'étais prêt à devoir voir et vivre avec ce genre de choses autour de moi. Ces infectés avaient dû tomber malades chez eux alors que les hôpitaux étaient pleins et sortir par des portes ou fenêtres ouvertes par les pillards. Cette nuit m'avait permis de faire le point sur pas mal de choses. Depuis le début de tout ça je restais chez moi et j'avais l'habitude de jouer en ligne avec des gens du monde entier. J'avais un bon niveau d'anglais et avait échangé avec beaucoup de monde et, à prioris, la situation semblait être la même dans beaucoup de pays et pas seulement en Europe. C'était une épidémie d'échelle mondiale. Je ne survivrais peut être pas à celle ci mais au moins je lutterais et je m'étais préparé. Mon père et moi avions passé beaucoup de temps à fabriquer des armes en plus de celles qu'on avaient récupérées. Manche a balais avec deux couteaux scotchés au bout par exemple. Ce genre d'armes faites maison pourraient s'avérer être efficace. On avait décidé de rester dans notre maison car c'était un lieu fort et difficile à prendre. Devant la porte d'entrée il y avait une petite cour avec un abri de jardin et celle ci etait entourée de murs de la taille d'un homme et un portail en fer isolait cette cour de la rue. Cet endroit était difficile à passer particulièrement quand on sait que nos armes était entreposées derrière la porte d'entrée de la maison. A l'arrière de la maison il y avait une autre cour qui etait, elle, entourée de murs hauts et d'un portail aussi haut, celle ci aussi était infranchissable. Le seul petit bémol c'était les portail qui faisait du bruit si on tapait dessus et qui pourraient attirer des infectés. Depuis tout ce temps on avait profiter de l'électricité et d'Internet pour nous renseigner. La maladie n'était en fait pas issue de la nourriture mais était due à un gène qui se développe dans le corps après la mort de quelqu'un. D'après un scientifique ces gènes sont présents dans le corps de beaucoup de personnes depuis longtemps puisque c'est un gène héréditaire mais il a expliqué qu'il avait pu être réveillé à cause de certains vaccins. Les individus les plus faibles subissaient des malaises qui causeraient leur mort et donc leur transformation. Sur certains forums il y avait des discussions à propos de comment les tuer car des gens en avaient fait l'expérience. Étrangement il ne fallait pas uniquement les frapper à la tête même si cela etait conseillé. Il ne ressentait pas la douleur mais avait le meme système immunitaire que les hommes et pouvait être tué comme n'importe quel homme. Un infecté touché au cœur par une lame mourrait par exemple. Cela simplifiait la tâche aux survivants. J'avais essayer de garder contact au maximum avec mes proches. Ma famille qui vivait dans le sud était bloquée là-bas et j'espérais qu'ils pourraient survivre et que je les reverrais un jour. Ma mère, tant qu'à elle, était bloqué en Angleterre et ne pourrait pas revenir en France j'en était conscient, je mourrais sûrement sans l'avoir jamais revue. Nous profitions aussi de l'eau courante tant qu'il y en avait pour prendre des douches et avions rempli la baignoire d'eau. Nous avions des pastilles pour purifier l'eau, elles avaient été difficiles à trouver mais on avait fait un stock. On savait que ça nous servirait. Et le plus important à mon goût c'était la musique. Mon père était batteur et je jouait de la batterie aussi mais j'étais surtout un fan de metal et ne pouvait vivre sans musique. Je profitais de chaque instant pour en mettre sur mon iPod et le brancher pour ne pas le décharger car j'aurais besoin de sa batterie et de ma musique dans les moments difficiles. Je savais que bientôt ma vie ne serait plus la même. Je devrais oublier le confort que j'avais connu pour vivre une vie de survivant et, ça aussi je devais m'y préparer même si ça risquait d'être très dur.

Moins d'une semaine après l'électricité et l'eau courante avaient disparues. Entre temps les places fortes militaire avaient, pour la plupart, été submergées et leurs résidents y étaient morts. Il était évident qu'elles ne tiendraient pas, le bruit que faisait les gens qui y vivaient attirait plus d'infectés que les soldats auraient pu en neutraliser. Avec le temps ils avaient fini par manquer de munitions et lorsqu'ils ont eu à lutter au corps à corps avec les infectés c'était la fin. Ils avaient beau porter des gilets en kevlar et autres protections ils étaient moins nombreux et peu armés. Même si cela me paraissait évident ce qui m'as beaucoup affecté c'est la disparition de l'électricité et de l'eau chaude. Ça impliquait de modifier complètement mon quotidien et ce dans quoi j'avais l'habitude de vivre depuis plus de 17 ans. Il faut bien comprendre que même si on essaye de s'imaginer ce que c'est de vivre sans eau courante et sans électricité la réalité est relativement plus difficile. A commencer par l'hygiène. On y pense peu mais c'est extrêmement important et ne plus pouvoir se laver est quelque chose de difficile à accepter. Le seul avantage qui me restait de ma vie passée c'était le confort des meubles de ma maison. Mais je savais que ça ne durerait pas. Tôt ou tard je devrais partir avec mon père ne serait ce que par manque de provisions ou à cause du fait que je ne tiennes plus en place et veuille tenter d'aider mes proches. Alors comme je n'avais plus d'électricité mon rythme de vie changea, je vivais en même temps que le soleil et mes journées étaient forcement moins chargées sans mes appareils électroniques. J'ai alors occupé mes journées à fabriquer des armes et chercher différentes issues dans la maison. Parfois aussi je sortais explorer les maisons des voisins les plus proches discrètement et toujours armé. Encore une fois j'y ai vu des choses qu'une personne ne devrait probablement jamais voir. Des corps dévorés, du sang sur les murs, des cadavres, des traces de suicides etc. Un voisin s'était pendu avec sa femme dans sa cuisine et ils s'étaient réveillés accrochés à leur corde les pieds ballants a une dizaine de centimètres du sol. Forcement ce n'était pas une bonne nouvelle puisque la majorité des personnes stockent leur nourriture dans la cuisine. J'ai pris soin de prendre le maximum de choses sans risquer de me faire croquer par M et Mme pendus. Malheureusement ce qui devait arriver arriva et je finit par me cogner a un des deux pendus et la corde qui était fragile et mal attachée céda. L'homme qui avait habité ici se retrouvait face contre terre en un instant dans un bruit d'os qui craque. Je savais que j'étais en danger et pris le couteau de cuisine que j'avais avec moi. Mais malgré le fait que j'avais vu beaucoup de scène dans ce genre a la télé, poignarder un homme, même dans cet état la n'est pas facile et encore moins lorsqu'on l'a connu de son vivant. J'ai été pris d'un moment d'hésitation. Erreur de débutant vous allez me dire ? Vous avez bien raison cet instant lui a permis de se relever et de se tourner vers moi. Poignarder un homme c'est d'autant plus compliqué lorsqu'il est debout et en mouvement. Évidemment mon père était dans une autre maison mais même en criant il mettrait du temps à arriver. J'ai eu peur et ai titubé jusqu'au plan de travail. J'étais coincé ici avec ce zombie a la con et j'étais comme un gosse devant le grand méchant loup. Il avançait vers moi et moi je le regardais pétrifié de terreur. Je l'ai tellement regardé que j'aurais son visage gravé à vie dans ma mémoire. Les yeux laiteux, la bouche pendante d'où sortait un filet de bave, le nez tordu et ensanglanté, sûrement cassé lors de sa chute, la corde autour de son cou, les cheveux ( enfin ceux qui lui en restait ) en pétards, et enfin ses mains molles et sales avec ses ongles menaçants tendues vers moi. Je devais réagir et vite. Soudain un oiseau s'écrasa contre la fenêtre et me fit sursauter. Aussi stupide que ça puisse paraître cet oiseau m'as probablement sauvé la vie. J'étais revenu à mes esprits et alors que M. pendu approchait sa grosse main sale de mon visage d'enfant innocent je lui sectionna les doigts d'un coup de couteau et fit un pas sur la droite. Je lui mis un coup de couteau au flanc ce qui fit gicler un geyser de sang sur la robe de chambre de sa femme toujours accrochée au plafond. Je savais qu'il ne ressentait pas la douleur mais j'avais besoin d'affaiblir son corps avant de pouvoir l'abattre. Il était lent et maladroit. Je me suis alors décidé à m'attaquer à ses jambes. Je lui ai sectionné le tendon qui se trouvait derrière son genou gauche et il s'affaissa d'une façon assez ridicule se cognant au passage le crâne sur le plan de travail ou je me trouvais quelques instants auparavant. Lorsqu'il se redressa son arcade était ouverte et saignait abondamment mais malgré cela il avait toujours envie de me transformer en goûter. Il était face à moi et en position de faiblesse je pris alors mon arme dans les mains et la plaça devant mon visage. Lorsqu'il essaya de s'approcher de moi pour me mordre je mis tout mon poids sur mes mains et projetta la lame vers son visage. Celle ci s'enfonça dans son œil dans un bruit atroce. Il s'arrêta alors de bouger et lorsque je sorti mon arme de son œil il s'affaissa de plus belle. J'avais tué un homme pour la première fois de ma vie. Et je venais tout juste de le réaliser. L'adrénaline que cette scène m'avait provoquée avait été si forte que je n'avais pas réalisé ce que je faisais. Alors je vomis sur le sol de la cuisine puis poussa un cri se situant entre le soulagement la colère et la peur. Mon père arriva peu de temps après et je lui ai tout expliqué dans les moindres détails. Nous avons pris les provisions que nous avons trouvé et sommes rentrés chez nous a 10 mètres d'ici.

Réveil difficile aujourd'hui j'ai relativement mal dormi à cause des événements de la veille. Puis je commence vraiment à devenir fou en restant enfermé ici sans rien pouvoir faire donc aujourd'hui je vais aller fouiller des maisons plus éloignées et parler d'un éventuel départ à mon père.

Quelle trouvaille ! Alors que je fouillais une maison j'ai trouvé du chocolat ! On y pense pas assez mais cela faisait plusieurs longues semaines que je n'avais pas manger de friandises et que je manges uniquement des conserves. J'ai d'ailleurs perdu 2kg depuis le début de cette épidémie. C'est peu mais comme je ne faisait que 55kg avant ça je suis très mince. Pour compenser je me suis mis au sport. Ça me seras très certainement utile à l'extérieur en cas de poursuite ou je ne sais quoi. N'empêche que j'ai trouvé du chocolat et j'ai dû résister à la tentation de l'engloutir d'un coup. Je suis rentré avec quelques conserves et le chocolat et en ai proposer à mon père qui l'a volontiers accepté, nous l'avons partager et ça m'as revigoré après la rude soirée d'hier. 

Aujourd'hui en donnant à manger à mon chat j'ai réaliser quelque chose. Si nous devions partir d'ici avec mon père que deviendrait il ? On ne pouvait pas le laisser ici seul ce serait inhumain mais comment faire pour l'emmener ? C'est tellement dangereux comme monde pour un animal domestique. Un animal sauvage qui n'as pas l'habitude d'être entouré d'humains lui aurait peut être sa chance mais un chat domestique comme lui se perdrait rapidement en cas de coup de panique et finirait sûrement dévoré par un infecté quelconque or pour moi ça n'était pas envisageable. Néanmoins il serais difficile de s'encombrer d'un chat si nous venions à partir de la place forte qu'est notre domicile. Comment savoir quoi faire.. On a le choix d'abandonner notre animal et de le laisser mourir seul ou alors de l'emmener avec nous et de probablement le voir mourir un jour ou l'autre d'une façon désagréable à voir. Mine de rien nous devons beaucoup réfléchir avant de prendre un choix.

Cette nuit a été longue. Je n'ai pas beaucoup dormi. Nous sommes sur le départ. J'ai passé des heures à préparer des sacs, fabriquer des armes etc. J'ai fais les comptes et nous avons de quoi nourrir 2 personnes pendant 5 semaines en mangeant 2 fois par jour juste en conserve. A côté de ça nous avons beaucoup de gâteau secs et barres de céréales en tout genre pouvant servir à se nourrir occasionnellement lorsque notre corps en ressent le besoin. On peut aussi prendre en compte qu'on trouvera de quoi manger sur la route ce qui signifie que pour l'instant nous n'avons pas besoin de nous rationner ce qui est une bonne nouvelle. On a aussi de nombreuses armes courtes comme des couteaux puis quelques lances fabriqués avec des manches a balais et des couteaux. Nous avons pris le strict minimum niveau vêtements de rechange et hygiène puisque la situation n'est pas favorable à ce genre de luxe. La voiture de mon père étant grande on a décidé de prendre notre chat avec nous et d'improviser ensuite. 

Alors que nous pensions partir aujourd'hui un léger contretemps nous en a empêché. En effet un infecté qui rôdait dans le coin s'est, par je ne sais quel moyen, cogné contre notre portail avant. Celui ci étant en fer a bougé suite au choc et fait relativement beaucoup de bruit. Forcement 4 autres infectés sont sortis de nulle part et se sont massés devant le portail. Le poids de 5 personnes appuyées sur le portail en assez mauvais état pouvait être dangereux et risquait de le faire céder. Mon père et moi avons dû prendre les devants. Nous sommes allés sur la terrasse se trouvant au dessus du portail avec nos lances pour tenter quelque chose mais c'était difficile de les blesser de la haut et nous n'avons réussi à en tuer qu'un seul. On a donc établit un plan qui consistait à ce que l'on en tue 2 chacun a l'aide notamment de nos armes de corps à corps. Mon père devait se charger d'ouvrir le portail. On a chacun enfilé un blouson et des gants de cuir plus un casque de moto pour éviter toute morsure ou griffure infectieuse. Puis nous sommes sortis dans la petite cour avant de la maison. 

Ça y est mon père est derrière le portail prêt à l'ouvrir et je pointe ma lance vers la future ouverture attendant patiemment de faire ce que je dois faire. J'ai chaud et je transpire. Mon rythme cardiaque s'accélère. Je crois que j'ai peur. Mon père me fait un signe de tête pour savoir si je suis prêt et je lui réponds d'un bref hochement de tête. La clé tourne dans la serrure. CLIC. Le son sec du portail qui se déverrouille. C'est parti. 

J'ai mal partout. On va rester ici une nuit supplémentaire pour nous reposer. L'odeur du sang est forte et c'est la seule chose que je sens encore. La nuit est tombée. Je ne sais pas combien de temps à durer la lutte mais pour moi ça a durer une éternité. Lorsque mon père a ouvert le portail j'ai soufflé d'un coup et pris mon élan pour frapper le premier infecté à la poitrine. Il était jeune et avait probablement du être quelqu'un de sympathique. Mais ce n'était plus le cas, dès que la porte s'est ouverte il a passer sa longue main fripée rongée par la pourriture par l'ouverture avant de faire passer le reste de son corps. J'ai chargé dans un cri de rage et ma lance s'est enfoncée dans sa cage thoracique dans un bruit à la fois sec et visqueux. J'ai senti par le manche de mon arme la chair se déchirer et les côtés exploser. C'était particulier mais je n'avais pas trouvé ça aussi horrible que j'aurais dû. L'infecté tomba en arrière en emportant un autre avec lui tandis que je lâchais la lance et que je posais genou à terre pour me rattraper à cause de l'élan. Mon père était derrière le portail un long couteau de cuisine dans une main et un marteau dans l'autre. J'ai senti qu'il me regardait mais il a vite du détourner le regard. A peine je me relevais qu'un infecté se tenait debout devant moi prêt à me mordre. Mon père, par instinct certainement, l'a chargé dans le dos l'entraînant à terre avec lui et faisant aussi tomber notre piège à l'eau. Alors qu'il lui écrasait le crâne à coup de marteau dans une explosion sanglante d'os et de matière visqueuse je me tournais pour voir l'un des infectés qui se trouvait à terre quelques instant plus tôt se relever et avancer lentement vers moi. Mon père aurait dû être derrière le portail pour l'attendre et le tuer mais ce n'était pas le cas puisqu'il venait de me sauver la vie. Je devais faire face à cette pourriture tout seul. J'étais armé d'une grande dague de collection que j'avais affuté personnellement pour qu'elle devienne une arme mortelle. Ma main gauche était vide mais bien protégée car je comptait bien m'en servir. Il avançait vers moi tandis que mon père luttait toujours derrière moi. Je devais le laisser approcher assez pour qu'il tente de me mordre. J'ai alors crié " Viens te battre " pour l'énerver et il accéléra la cadence. Encore un peu. Maintenant. Alors qu'il s'élançait pour me saisir de ses deux mains je me baissa et le charga de l'épaule à la taille ce qui le fit chanceler en arrière. Alors qu'il tentait de rester debout je mis ma main gauche sur le bras avec lequel il tentait de saisir mon blouson et enfonça ma lame dans son front de toutes mes forces. Il s'affaissa sur le sol ma lame toujours dans le crâne. Je partais aider mon père à se relever lorsque le dernier, la lance en travers du torse, se releva. J'ai alors demandé à mon père de me prêter son couteau de cuisine et d'attraper le manche de la lance lorsque la créature s'approcherait. Il devait l'immobiliser en maintenant le manche pendant que j'allais le tuer. Mon père s'exécuta, mais alors que je m'approchais il donna un coup de son bras ballant dans mon casque me faisant chuter violemment sur le dos. J'ai enlever mon casque car il me gênait et que je sentais que je saignais a l'intérieur. Mon arcade était ouverte et je saignais abondamment mais je ne ressentais pas la douleur de ce coup, sûrement à cause de l'adrénaline. Mon père poussa l'infecté contre le mur d'une telle force que celui-ci trembla. J'ai alors ramassé le couteau que j'avais fait tomber puis j'ai chargé pendant que mon père continuait à la frapper contre le mur. Alors qu'il poussait un gémissement de colère ma lame s'est enfoncée dans son crâne par la tempe. C'était fini. On avait réussi. Mon père lâcha l'arme qu'il avait dans les mains et ferma le portail. Je m'affaissait au sol alors que la douleur de tout les coups que j'avais subi me prenait d'un coup. 

Après avoir profité d'un jour de récupération à cause des événements récents nous avons définitivement pris la décision de nous en aller. La voiture était pleine et je savais que je ne reverrais plus jamais ma maison, ni ma chambre, ni rien de tout ça. Je me suis alors rendu compte qu'avant tout ça ma vie n'était peut être pas si terrible finalement. Quoiqu'il en soit nous devions partir et mon père m'attendait au rez de chaussée. Je suis alors descendu le rejoindre. Arrivé en bas il me dit " Prêt ? " j'ai répondu par un haussement d'épaules et un léger sourire qu'il m'as rendu. Nous avions tout fermé dans l'espoir que si un jour les choses redevenaient normales notre petit chez nous soit toujours intact. En montant dans la voiture j'ai demandé à mon père si il avait une idée de l'endroit où on pourrait aller et il m'avait répondu qu'on ferait mieux d'éviter les grandes villes. Il mit les clés sur le contact et alluma la voiture. Je savais ce que le son du moteur signifiait. Fermant les yeux je tirais intérieurement une croix sur ma vie passée et tout ce que j'avais toujours connu. Rouvrant les yeux je saluais le nouveau monde dans lequel j'allais tenter de survivre en lui faisant comprendre que m'ôter la vie ne sera pas si simple.

Nouvelles de Daryx

Bonsoir à tous, étant un petit nouveau dans le monde de l'écriture je sollicite votre aide et vos avis sur ma première "nouvelle" ( si je peux réellement la qualifier de la sorte ). Merci d'avance à tous pour vos retours et bonne lecture ;).





7h du matin. Encore. Le réveil sonne. Se lever, se préparer, puis prendre son bus pour aller en cours. C'est pas une vie ça. L'avantage c'est que c'est bientôt les vacances. Heureusement que je me réveille vite et d'assez bonne humeur, les cours, aussi ennuyants soient ils, font partie de mon quotidien et rythment ma vie. J'y retrouve mes amis, ceux à qui je tiens et je passe la journée avec eux c'est déjà pas mal.  
 
Je porte beaucoup d'importance aux objets qui m'accompagnent. Sans mon téléphone et mes écouteurs le trajet en bus me paraîtrait beaucoup plus long. J'ai pas vu le temps passer et me voilà déjà arrivé au lycée. Je commence la journée par une heure d'histoire. Étrangement ce cours m'ennuie et je divagues dans mes pensées. Il y a beaucoup de bruit dans les couloirs, une fille a fait un malaise et les pompiers sont venus la chercher. C'est la 3ème depuis ce matin, c'est rare autant de malaises en si peu de temps. 

Je rentre chez moi, il y a eu une dizaine de personnes que les pompiers sont venus chercher aujourd'hui et je n'arrête pas d'entendre leurs sirènes dans la rue. C'est étrange ce sentiment de crainte que je ressens vis à vis de tout ça, ils ont peut être rendu malades d'autres personnes. En arrivant chez moi je trouve mon père scotché à la télé. Il y regarde les infos. Je lui demande ce qu'il se passe et il m'explique que de nombreuses personnes ont fait des malaises soudains partout dans le pays. Je commence à m'inquiéter. On est pas à l'abri d'une attaque chimique avec les événements récents. Je me renseigne sur mes proches pour savoir si ils vont bien et visiblement pas trop de problèmes de ce côté là. Le journaliste explique que d'après les rapports médicaux aucune personne ne serait revenue à elle depuis ce matin. Je ferais mieux d'être prudent demain. 

Le lycée paraît vide aujourd'hui, d'autres personnes ont été victimes de malaise cette nuit et ça m'inquiètes. En plus je ne suis pas aller voir comment allait mon père avant de partir. J'espère qu'il va bien. Des gens de ma classe sont absents et je n'ai aucune certitude de la raison pour laquelle ils le sont. J'espère que j'ai rien. Dans la journée il y a eu d'autres malaises de plus en plus inquiétant, les gens tombent d'un coup et ne se relèvent plus. Les hôpitaux sont débordés et ça n'est pas près de s'arrêter visiblement. Le lycée nous à renvoyé chez nous dans la journée. Chez moi mon père regarde toujours les infos, d'après eux la situation est critique et la cause de ceci serait une maladie transportée par la nourriture. 

Le lycée a rouvert ses portes aujourd'hui. Un message de sécurité à été diffusé dans les haut parleurs et tout est près pour une quelconque évacuation. De plus des soldats sont postés devant le lycée, c'est rassurant. A la cantine on a mangé du pain et du riz seulement pour éviter d'êtres infectés, c'est une bonne précaution aussi. 
Encore une fois on est rentrés chez nous et avons regardé les infos, ça devenait la nouvelle routine. Quelque chose a attiré mon attention : pour la première fois depuis presque une semaine un patient s'était réveillé. Il était devenu agressif et avait tenté d'attaquer et plus precisement de mordre les infirmiers. Classique me direz vous. J'y ai pensé tout de suite. Des zombies. C'était absurde n'est ce pas ? J'étais un fan de zombies et avais lu de nombreux livres à ce propos etc, mais ça me semblait quand même absurde. Comment est ce que ça pourrait exister, le contraire avait toujours été prouvé. Il y avait forcement une explication rationnelle, il avait dû devenir fou ou je ne sais quoi, il était peut être sous le choc rien de plus. J'ai tout de suite regarder mon père fan de zombies lui aussi. J'ai demandé si il pensait que ça pouvait en être il a dit que non mais je voyais dans ses yeux qu'il n'était pas serein. Il a dit qu'il allait quand même acheter des provisions des médicaments de quoi se défendre etc, on devait être prêts à toute éventualités.

J'ai vu ce matin sur mon téléphone que le président s'était exprimé dans la nuit. On était en état de siège jusqu'à nouvel ordre. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrivais. Il était déconseillé à tous les citoyens de sortir de chez eux car la situation était extrêmement dangereuse. Depuis les événements de l'autre jour de nombreux patients s'étaient réveillés et avaient tous réagis comme le premier. Les hôpitaux étaient renforcés et surveillés par des forces armées. Mon père avait heuresement déjà de quoi survivre pendant au moins 2 mois voir plus, il savait qu'il n'aurait plus besoin de son argent et moi non plus. On a acheté de quoi nous défendre. Armes blanches protection etc. Actuellement les gens se ruaient sur les magasins. Je resterais enfermé plusieurs jours et verrais comment la situation allait évoluer. 

Un peu plus de 2 semaines après le début de toute cette merde tout a disjoncté. J'étais chez moi depuis plusieurs jours. Je prenais le temps de profiter de l'électricité et de l'eau courante tant qu'il y en avait et je regardais les infos régulièrement. Et tout a basculé. Les hôpitaux on été débordés et les infectés se sont échappés et sont sortis dans les rues. La sécurité avait été renforcée dans tous le pays dans le cas où ça arriverait mais comme des millions de personnes en France étaient infectées la situation était vite devenue un désastre. J'étais chez moi, devant les infos, impuissant. Il y avait des flash infos sur toutes les chaînes et je les parcourais toutes une par une. On pouvait voir les images des infectés sortant dans les rues et attaquants les passants, les images des routes remplis de gens essayant de fuir filmés par des hélicoptères, les images des places fortes mises en place par le gouvernement et protégées par des soldats. J'ai vite compris que tout irais très vite à partir de ce moment là. Le président avait déjà utilisé ses privilèges pour fuir et s'exprimait uniquement par radio. Les places fortes levées par l'armée ne tiendrait pas plus d'une semaine. Des gens auront le temps de mourir ou d'être infectés avant même d'y arriver et avec le bruit et l'agitation les infectés se retrouveraient aux portes des ces places fortes et alors l'armée ne pourra plus sauver personne. Je savais que pour survivre je devais me faire discret et rester chez moi quelques temps. J'avais beau être fan de zombies lire un livre, regarder un film, ou jouer à un jeu n'est pas représentatif de la réalité. Je ressentais trop d'émotions en même temps pour les d'écrire mais j'avais surtout peur. Je suis comme tout le monde, j'ai une famille. J'avais essayer de les appeler mais comme je m'y attendais les lignes téléphoniques étaient saturées. Je n'avais aucune nouvelle de ma famille depuis maintenant 3 jours. Ma mère qui était en voyage en Angleterre lorsque tout a commencé est restée bloquée là-bas et je ne sais même pas si elle est en sécurité. C'est dans ce genre de cas là qu'on se rend compte du point auquel on peut aimer une personne. Mon père est confus et effrayé et, je le sais, il réalise mieux que moi la situation. On a préparé un arsenal et on a réussi à faire fonctionner l'ancien pistolet de mon grand père. Je vais essayer de me reposer tant que c'est encore possible. 

Deux personnes ont eu un accident à côté de chez moi cette nuit. Je commence à prendre conscience que les hôpitaux ne pouvaient pas accueillir tout le monde et que certaines personnes se sont réveillées à leur domicile. L'accident a fait du bruit et a attiré des infectés. J'ai assisté à la chose la plus horrible que j'ai jamais vue de mes propres yeux. Les lampadaires m'ont permis d'assister à la scène comme en plein jour. La première voiture à percutée la deuxième en esquivant un animal visiblement un chat ou un petit animal dans le genre. C'est un réflexe humain. Toutefois cela à causé un accident. Dans la première voiture il y avait un homme seul. Dans l'autre il y avait une famille avec deux enfants. À cause du bruit du Klaxon sur lequel s'est évanoui l'homme de la première voiture 5 ou 6 "personnes" sont arrivés. J'ai bêtement pensé qu'ils allaient les aider. Puis j'ai vu leur visage et j'ai compris. Il étaient pâles et avançaient lentement, avec difficulté comme si ils sortaient d'un profond comas. La porte de la première voiture s'était ouverte et le plus vif des 5 nouveaux venus avait déjà passé sa tête dans l'habitacle. L'homme se réveillait à l'intérieur. J'ai entendu des cris et les autres infectés sont entrés dans la voiture. Une lutte a commencé et j'ai pu voir du sang sur le pare brise dans l'obscurité. Cette voiture était face à ma fenêtre et j'ai vu les infectés mordre et griffer l'homme encore en vie dans la voiture. Pendant ce temps là le père de famille était sorti de la voiture et avait ramasser ce qui semblant être une pièce de la carrosserie pour se défendre, il aidait sa femme à faire sortir ses enfants en silence. Le premier enfant eût du mal à descendre et devait lutter pour tenir debout. Et puis ensuite c'est confus. La mère à mis les bras dans l'habitacle pour sortir le deuxième enfant mais elle poussa un cri de douleur atroce. Elle ressorti ses bras dont l'un était ensanglanté et où la chair était à vif, son fils venait de lui mordre le bras. Comment était-il possible qu'il se soit transformé et surtout aussi vite, c'était étrange. Rien ne changera le fait que son cri attira l'attention des infectés qui se trouvaient autour de l'autre voiture. Le père s'avança prêt à frapper pour défendre sa famille. L'enfant de la voiture s'était hissé vers l'extérieur et mordait maintenant sa mère à la jambe. Celle-ci criait à plein poumons. L'autre fils choqué et perdu était pétrifié et regardait un coup sa mère un coup son père en quête de soutien. Le père avait frappé le plus rapide des infectés et l'avait fait chuté mais celui ci était encore en vie et revint à la charge. Le père s'acharna sur lui dans un combat sanglant tandis que les autres avançaient toujours vers lui. Il avait réussi à abattre le premier infecté mais il était maintenant assailli par 3 nouveaux arrivants. Il cria à son fils de bouger, de s'enfuir mais il n'en fut rien. Le père frappa les zombies avec une rage et une ardeur que je n'aurais pas cru possible, mais ses coups étaient maladroits et peu efficaces, son arme était, elle, trop lourde et encombrante. Il finit par lâcher son arme et se battre à la main en puisant dans son énergie mais les infectés avaient le dessus. Il le griffait de toutes parts et déjà l'homme commençait à saigner abondamment. Il finit par se faire mordre au cou avant de tituber en se tenant la gorge et en s'étouffant dans son sang. Le garçon lui était resté immobile. Sa mère ne criait plus et son père etait probablement en train de la rejoindre. Il avait peur alors s'assis par terre et ne bougea plus. Les infectés avançaient vers lui lentement et calmement. J'aurais aimé l'aider mais je ne pouvais rien faire. Il se laissa emporter vers la mort pour rejoindre sa famille sans se défendre et tout était fini. La nuit redevint calme. 

Le lendemain je racontais ça à mon père. C'était la première fois que j'étais témoin d'une scène aussi sanglante mais probablement pas la dernière. Voir la mort ne m'avait pas tant choqué que ça. Je ne m'était pas rendormi mais j'avais réfléchis. Je présume que j'étais prêt à devoir voir et vivre avec ce genre de choses autour de moi. Ces infectés avaient dû tomber malades chez eux alors que les hôpitaux étaient pleins et sortir par des portes ou fenêtres ouvertes par les pillards. Cette nuit m'avait permis de faire le point sur pas mal de choses. Depuis le début de tout ça je restais chez moi et j'avais l'habitude de jouer en ligne avec des gens du monde entier. J'avais un bon niveau d'anglais et avait échangé avec beaucoup de monde et, à prioris, la situation semblait être la même dans beaucoup de pays et pas seulement en Europe. C'était une épidémie d'échelle mondiale. Je ne survivrais peut être pas à celle ci mais au moins je lutterais et je m'étais préparé. Mon père et moi avions passé beaucoup de temps à fabriquer des armes en plus de celles qu'on avaient récupérées. Manche a balais avec deux couteaux scotchés au bout par exemple. Ce genre d'armes faites maison pourraient s'avérer être efficace. On avait décidé de rester dans notre maison car c'était un lieu fort et difficile à prendre. Devant la porte d'entrée il y avait une petite cour avec un abri de jardin et celle ci etait entourée de murs de la taille d'un homme et un portail en fer isolait cette cour de la rue. Cet endroit était difficile à passer particulièrement quand on sait que nos armes était entreposées derrière la porte d'entrée de la maison. A l'arrière de la maison il y avait une autre cour qui etait, elle, entourée de murs hauts et d'un portail aussi haut, celle ci aussi était infranchissable. Le seul petit bémol c'était les portail qui faisait du bruit si on tapait dessus et qui pourraient attirer des infectés. Depuis tout ce temps on avait profiter de l'électricité et d'Internet pour nous renseigner. La maladie n'était en fait pas issue de la nourriture mais était due à un gène qui se développe dans le corps après la mort de quelqu'un. D'après un scientifique ces gènes sont présents dans le corps de beaucoup de personnes depuis longtemps puisque c'est un gène héréditaire mais il a expliqué qu'il avait pu être réveillé à cause de certains vaccins. Les individus les plus faibles subissaient des malaises qui causeraient leur mort et donc leur transformation. Sur certains forums il y avait des discussions à propos de comment les tuer car des gens en avaient fait l'expérience. Étrangement il ne fallait pas uniquement les frapper à la tête même si cela etait conseillé. Il ne ressentait pas la douleur mais avait le meme système immunitaire que les hommes et pouvait être tué comme n'importe quel homme. Un infecté touché au cœur par une lame mourrait par exemple. Cela simplifiait la tâche aux survivants. J'avais essayer de garder contact au maximum avec mes proches. Ma famille qui vivait dans le sud était bloquée là-bas et j'espérais qu'ils pourraient survivre et que je les reverrais un jour. Ma mère, tant qu'à elle, était bloqué en Angleterre et ne pourrait pas revenir en France j'en était conscient, je mourrais sûrement sans l'avoir jamais revue. Nous profitions aussi de l'eau courante tant qu'il y en avait pour prendre des douches et avions rempli la baignoire d'eau. Nous avions des pastilles pour purifier l'eau, elles avaient été difficiles à trouver mais on avait fait un stock. On savait que ça nous servirait. Et le plus important à mon goût c'était la musique. Mon père était batteur et je jouait de la batterie aussi mais j'étais surtout un fan de metal et ne pouvait vivre sans musique. Je profitais de chaque instant pour en mettre sur mon iPod et le brancher pour ne pas le décharger car j'aurais besoin de sa batterie et de ma musique dans les moments difficiles. Je savais que bientôt ma vie ne serait plus la même. Je devrais oublier le confort que j'avais connu pour vivre une vie de survivant et, ça aussi je devais m'y préparer même si ça risquait d'être très dur.

Moins d'une semaine après l'électricité et l'eau courante avaient disparues. Entre temps les places fortes militaire avaient, pour la plupart, été submergées et leurs résidents y étaient morts. Il était évident qu'elles ne tiendraient pas, le bruit que faisait les gens qui y vivaient attirait plus d'infectés que les soldats auraient pu en neutraliser. Avec le temps ils avaient fini par manquer de munitions et lorsqu'ils ont eu à lutter au corps à corps avec les infectés c'était la fin. Ils avaient beau porter des gilets en kevlar et autres protections ils étaient moins nombreux et peu armés. Même si cela me paraissait évident ce qui m'as beaucoup affecté c'est la disparition de l'électricité et de l'eau chaude. Ça impliquait de modifier complètement mon quotidien et ce dans quoi j'avais l'habitude de vivre depuis plus de 17 ans. Il faut bien comprendre que même si on essaye de s'imaginer ce que c'est de vivre sans eau courante et sans électricité la réalité est relativement plus difficile. A commencer par l'hygiène. On y pense peu mais c'est extrêmement important et ne plus pouvoir se laver est quelque chose de difficile à accepter. Le seul avantage qui me restait de ma vie passée c'était le confort des meubles de ma maison. Mais je savais que ça ne durerait pas. Tôt ou tard je devrais partir avec mon père ne serait ce que par manque de provisions ou à cause du fait que je ne tiennes plus en place et veuille tenter d'aider mes proches. Alors comme je n'avais plus d'électricité mon rythme de vie changea, je vivais en même temps que le soleil et mes journées étaient forcement moins chargées sans mes appareils électroniques. J'ai alors occupé mes journées à fabriquer des armes et chercher différentes issues dans la maison. Parfois aussi je sortais explorer les maisons des voisins les plus proches discrètement et toujours armé. Encore une fois j'y ai vu des choses qu'une personne ne devrait probablement jamais voir. Des corps dévorés, du sang sur les murs, des cadavres, des traces de suicides etc. Un voisin s'était pendu avec sa femme dans sa cuisine et ils s'étaient réveillés accrochés à leur corde les pieds ballants a une dizaine de centimètres du sol. Forcement ce n'était pas une bonne nouvelle puisque la majorité des personnes stockent leur nourriture dans la cuisine. J'ai pris soin de prendre le maximum de choses sans risquer de me faire croquer par M et Mme pendus. Malheureusement ce qui devait arriver arriva et je finit par me cogner a un des deux pendus et la corde qui était fragile et mal attachée céda. L'homme qui avait habité ici se retrouvait face contre terre en un instant dans un bruit d'os qui craque. Je savais que j'étais en danger et pris le couteau de cuisine que j'avais avec moi. Mais malgré le fait que j'avais vu beaucoup de scène dans ce genre a la télé, poignarder un homme, même dans cet état la n'est pas facile et encore moins lorsqu'on l'a connu de son vivant. J'ai été pris d'un moment d'hésitation. Erreur de débutant vous allez me dire ? Vous avez bien raison cet instant lui a permis de se relever et de se tourner vers moi. Poignarder un homme c'est d'autant plus compliqué lorsqu'il est debout et en mouvement. Évidemment mon père était dans une autre maison mais même en criant il mettrait du temps à arriver. J'ai eu peur et ai titubé jusqu'au plan de travail. J'étais coincé ici avec ce zombie a la con et j'étais comme un gosse devant le grand méchant loup. Il avançait vers moi et moi je le regardais pétrifié de terreur. Je l'ai tellement regardé que j'aurais son visage gravé à vie dans ma mémoire. Les yeux laiteux, la bouche pendante d'où sortait un filet de bave, le nez tordu et ensanglanté, sûrement cassé lors de sa chute, la corde autour de son cou, les cheveux ( enfin ceux qui lui en restait ) en pétards, et enfin ses mains molles et sales avec ses ongles menaçants tendues vers moi. Je devais réagir et vite. Soudain un oiseau s'écrasa contre la fenêtre et me fit sursauter. Aussi stupide que ça puisse paraître cet oiseau m'as probablement sauvé la vie. J'étais revenu à mes esprits et alors que M. pendu approchait sa grosse main sale de mon visage d'enfant innocent je lui sectionna les doigts d'un coup de couteau et fit un pas sur la droite. Je lui mis un coup de couteau au flanc ce qui fit gicler un geyser de sang sur la robe de chambre de sa femme toujours accrochée au plafond. Je savais qu'il ne ressentait pas la douleur mais j'avais besoin d'affaiblir son corps avant de pouvoir l'abattre. Il était lent et maladroit. Je me suis alors décidé à m'attaquer à ses jambes. Je lui ai sectionné le tendon qui se trouvait derrière son genou gauche et il s'affaissa d'une façon assez ridicule se cognant au passage le crâne sur le plan de travail ou je me trouvais quelques instants auparavant. Lorsqu'il se redressa son arcade était ouverte et saignait abondamment mais malgré cela il avait toujours envie de me transformer en goûter. Il était face à moi et en position de faiblesse je pris alors mon arme dans les mains et la plaça devant mon visage. Lorsqu'il essaya de s'approcher de moi pour me mordre je mis tout mon poids sur mes mains et projetta la lame vers son visage. Celle ci s'enfonça dans son œil dans un bruit atroce. Il s'arrêta alors de bouger et lorsque je sorti mon arme de son œil il s'affaissa de plus belle. J'avais tué un homme pour la première fois de ma vie. Et je venais tout juste de le réaliser. L'adrénaline que cette scène m'avait provoquée avait été si forte que je n'avais pas réalisé ce que je faisais. Alors je vomis sur le sol de la cuisine puis poussa un cri se situant entre le soulagement la colère et la peur. Mon père arriva peu de temps après et je lui ai tout expliqué dans les moindres détails. Nous avons pris les provisions que nous avons trouvé et sommes rentrés chez nous a 10 mètres d'ici.

Réveil difficile aujourd'hui j'ai relativement mal dormi à cause des événements de la veille. Puis je commence vraiment à devenir fou en restant enfermé ici sans rien pouvoir faire donc aujourd'hui je vais aller fouiller des maisons plus éloignées et parler d'un éventuel départ à mon père.

Quelle trouvaille ! Alors que je fouillais une maison j'ai trouvé du chocolat ! On y pense pas assez mais cela faisait plusieurs longues semaines que je n'avais pas manger de friandises et que je manges uniquement des conserves. J'ai d'ailleurs perdu 2kg depuis le début de cette épidémie. C'est peu mais comme je ne faisait que 55kg avant ça je suis très mince. Pour compenser je me suis mis au sport. Ça me seras très certainement utile à l'extérieur en cas de poursuite ou je ne sais quoi. N'empêche que j'ai trouvé du chocolat et j'ai dû résister à la tentation de l'engloutir d'un coup. Je suis rentré avec quelques conserves et le chocolat et en ai proposer à mon père qui l'a volontiers accepté, nous l'avons partager et ça m'as revigoré après la rude soirée d'hier. 

Aujourd'hui en donnant à manger à mon chat j'ai réaliser quelque chose. Si nous devions partir d'ici avec mon père que deviendrait il ? On ne pouvait pas le laisser ici seul ce serait inhumain mais comment faire pour l'emmener ? C'est tellement dangereux comme monde pour un animal domestique. Un animal sauvage qui n'as pas l'habitude d'être entouré d'humains lui aurait peut être sa chance mais un chat domestique comme lui se perdrait rapidement en cas de coup de panique et finirait sûrement dévoré par un infecté quelconque or pour moi ça n'était pas envisageable. Néanmoins il serais difficile de s'encombrer d'un chat si nous venions à partir de la place forte qu'est notre domicile. Comment savoir quoi faire.. On a le choix d'abandonner notre animal et de le laisser mourir seul ou alors de l'emmener avec nous et de probablement le voir mourir un jour ou l'autre d'une façon désagréable à voir. Mine de rien nous devons beaucoup réfléchir avant de prendre un choix.

Cette nuit a été longue. Je n'ai pas beaucoup dormi. Nous sommes sur le départ. J'ai passé des heures à préparer des sacs, fabriquer des armes etc. J'ai fais les comptes et nous avons de quoi nourrir 2 personnes pendant 5 semaines en mangeant 2 fois par jour juste en conserve. A côté de ça nous avons beaucoup de gâteau secs et barres de céréales en tout genre pouvant servir à se nourrir occasionnellement lorsque notre corps en ressent le besoin. On peut aussi prendre en compte qu'on trouvera de quoi manger sur la route ce qui signifie que pour l'instant nous n'avons pas besoin de nous rationner ce qui est une bonne nouvelle. On a aussi de nombreuses armes courtes comme des couteaux puis quelques lances fabriqués avec des manches a balais et des couteaux. Nous avons pris le strict minimum niveau vêtements de rechange et hygiène puisque la situation n'est pas favorable à ce genre de luxe. La voiture de mon père étant grande on a décidé de prendre notre chat avec nous et d'improviser ensuite. 

Alors que nous pensions partir aujourd'hui un léger contretemps nous en a empêché. En effet un infecté qui rôdait dans le coin s'est, par je ne sais quel moyen, cogné contre notre portail avant. Celui ci étant en fer a bougé suite au choc et fait relativement beaucoup de bruit. Forcement 4 autres infectés sont sortis de nulle part et se sont massés devant le portail. Le poids de 5 personnes appuyées sur le portail en assez mauvais état pouvait être dangereux et risquait de le faire céder. Mon père et moi avons dû prendre les devants. Nous sommes allés sur la terrasse se trouvant au dessus du portail avec nos lances pour tenter quelque chose mais c'était difficile de les blesser de la haut et nous n'avons réussi à en tuer qu'un seul. On a donc établit un plan qui consistait à ce que l'on en tue 2 chacun a l'aide notamment de nos armes de corps à corps. Mon père devait se charger d'ouvrir le portail. On a chacun enfilé un blouson et des gants de cuir plus un casque de moto pour éviter toute morsure ou griffure infectieuse. Puis nous sommes sortis dans la petite cour avant de la maison. 

Ça y est mon père est derrière le portail prêt à l'ouvrir et je pointe ma lance vers la future ouverture attendant patiemment de faire ce que je dois faire. J'ai chaud et je transpire. Mon rythme cardiaque s'accélère. Je crois que j'ai peur. Mon père me fait un signe de tête pour savoir si je suis prêt et je lui réponds d'un bref hochement de tête. La clé tourne dans la serrure. CLIC. Le son sec du portail qui se déverrouille. C'est parti. 

J'ai mal partout. On va rester ici une nuit supplémentaire pour nous reposer. L'odeur du sang est forte et c'est la seule chose que je sens encore. La nuit est tombée. Je ne sais pas combien de temps à durer la lutte mais pour moi ça a durer une éternité. Lorsque mon père a ouvert le portail j'ai soufflé d'un coup et pris mon élan pour frapper le premier infecté à la poitrine. Il était jeune et avait probablement du être quelqu'un de sympathique. Mais ce n'était plus le cas, dès que la porte s'est ouverte il a passer sa longue main fripée rongée par la pourriture par l'ouverture avant de faire passer le reste de son corps. J'ai chargé dans un cri de rage et ma lance s'est enfoncée dans sa cage thoracique dans un bruit à la fois sec et visqueux. J'ai senti par le manche de mon arme la chair se déchirer et les côtés exploser. C'était particulier mais je n'avais pas trouvé ça aussi horrible que j'aurais dû. L'infecté tomba en arrière en emportant un autre avec lui tandis que je lâchais la lance et que je posais genou à terre pour me rattraper à cause de l'élan. Mon père était derrière le portail un long couteau de cuisine dans une main et un marteau dans l'autre. J'ai senti qu'il me regardait mais il a vite du détourner le regard. A peine je me relevais qu'un infecté se tenait debout devant moi prêt à me mordre. Mon père, par instinct certainement, l'a chargé dans le dos l'entraînant à terre avec lui et faisant aussi tomber notre piège à l'eau. Alors qu'il lui écrasait le crâne à coup de marteau dans une explosion sanglante d'os et de matière visqueuse je me tournais pour voir l'un des infectés qui se trouvait à terre quelques instant plus tôt se relever et avancer lentement vers moi. Mon père aurait dû être derrière le portail pour l'attendre et le tuer mais ce n'était pas le cas puisqu'il venait de me sauver la vie. Je devais faire face à cette pourriture tout seul. J'étais armé d'une grande dague de collection que j'avais affuté personnellement pour qu'elle devienne une arme mortelle. Ma main gauche était vide mais bien protégée car je comptait bien m'en servir. Il avançait vers moi tandis que mon père luttait toujours derrière moi. Je devais le laisser approcher assez pour qu'il tente de me mordre. J'ai alors crié " Viens te battre " pour l'énerver et il accéléra la cadence. Encore un peu. Maintenant. Alors qu'il s'élançait pour me saisir de ses deux mains je me baissa et le charga de l'épaule à la taille ce qui le fit chanceler en arrière. Alors qu'il tentait de rester debout je mis ma main gauche sur le bras avec lequel il tentait de saisir mon blouson et enfonça ma lame dans son front de toutes mes forces. Il s'affaissa sur le sol ma lame toujours dans le crâne. Je partais aider mon père à se relever lorsque le dernier, la lance en travers du torse, se releva. J'ai alors demandé à mon père de me prêter son couteau de cuisine et d'attraper le manche de la lance lorsque la créature s'approcherait. Il devait l'immobiliser en maintenant le manche pendant que j'allais le tuer. Mon père s'exécuta, mais alors que je m'approchais il donna un coup de son bras ballant dans mon casque me faisant chuter violemment sur le dos. J'ai enlever mon casque car il me gênait et que je sentais que je saignais a l'intérieur. Mon arcade était ouverte et je saignais abondamment mais je ne ressentais pas la douleur de ce coup, sûrement à cause de l'adrénaline. Mon père poussa l'infecté contre le mur d'une telle force que celui-ci trembla. J'ai alors ramassé le couteau que j'avais fait tomber puis j'ai chargé pendant que mon père continuait à la frapper contre le mur. Alors qu'il poussait un gémissement de colère ma lame s'est enfoncée dans son crâne par la tempe. C'était fini. On avait réussi. Mon père lâcha l'arme qu'il avait dans les mains et ferma le portail. Je m'affaissait au sol alors que la douleur de tout les coups que j'avais subi me prenait d'un coup. 

Après avoir profité d'un jour de récupération à cause des événements récents nous avons définitivement pris la décision de nous en aller. La voiture était pleine et je savais que je ne reverrais plus jamais ma maison, ni ma chambre, ni rien de tout ça. Je me suis alors rendu compte qu'avant tout ça ma vie n'était peut être pas si terrible finalement. Quoiqu'il en soit nous devions partir et mon père m'attendait au rez de chaussée. Je suis alors descendu le rejoindre. Arrivé en bas il me dit " Prêt ? " j'ai répondu par un haussement d'épaules et un léger sourire qu'il m'as rendu. Nous avions tout fermé dans l'espoir que si un jour les choses redevenaient normales notre petit chez nous soit toujours intact. En montant dans la voiture j'ai demandé à mon père si il avait une idée de l'endroit où on pourrait aller et il m'avait répondu qu'on ferait mieux d'éviter les grandes villes. Il mit les clés sur le contact et alluma la voiture. Je savais ce que le son du moteur signifiait. Fermant les yeux je tirais intérieurement une croix sur ma vie passée et tout ce que j'avais toujours connu. Rouvrant les yeux je saluais le nouveau monde dans lequel j'allais tenter de survivre en lui faisant comprendre que m'ôter la vie ne sera pas si simple.

À l'ombre

Tu t'abrites
 À l'ombre du figuier
 Tu lui confies tes rêves
 Tu aimerais être
 Un homme lisse
 Un prophète
 Une flèche vers le ciel
 Regarde les branches
 Leurs nœuds blessés
 Où se nichent les bourgeons
 Elles suivent les brisures
 Échancrent le ciel
 Se lestent de fruits
 Conçois-tu
 Les leçons de l'arbre ?

Effraie la salamandre

Effraie la salamandre pour que sa chair soit plus tendre.

De la faim et au final
d'une pyramide, d'une montagne
que l'on grimpe ou que l'on glisse
L'aspérité sauve toujours du précipice

Un conseil de l'arbre

Certes du vent en tes roseaux
tu as un joli son des maux

Mais de l'eau qui y ruisselle
prend garde d'y trop plonger.
Car en un profond sommeil
Tu risque alors de t'y étrangler

Et plus d'indignation ...

Le sonnet de la montagne c'est la terre
Le feu en est la sève, le sel, la pierre

Mais la terre comme l'amer
du bijou fait aussi l'orfèvre

Depuis le vide, le silence, l'avoir froid
Depuis la source du foyer des songes gras

Hou es-tu ?

En une caverne ?
En un sombre couloir ?
En une cage, un foutoir ?
Un lieu qui jamais n'émerveille ?

La chaire est le domaine du Hibou ...
Hou
La Chouette serait-il donc celui du fou ... ?
Hou

Hou bien ?

Blanc manteau,
nuit aux ombres.
Noirs propos,
est la suie des sombres

Duvet du masque oblige
effraie à fait loi d'une ombre ...

vers la voix

la voie du vers
le vers de soi

Et d'un coup à la porte des prisons
Le Loup ...
C'est simplement l'hou chanté en oraison

L'effraie-loup
hou
Le Loup qui fraye ?

C'est pourtant tout ce qu'il pond
Un chemin ...

Et du pont à une portée
va du vent faire une marée

Et ce avec humour ...

La Voie des cavernes,

Rauque, fausse, de chaux enduit leurs tombes
les moribonds apprentis de leurs rages
ont fait de leurs selles, le fondement même de la cage

Ne peut-on faire pourtant :

Des selles poivrées un ornement du vers ?
Chevaucher l'amer plutôt qu'y naviguer ?
Une autre voix ... Un autre « moi »
Une autre voie... donc ?

Les murs sont en peur massive certes ...
En fuyons armé
Le mort « tiers »
est pourtant là, devenu la clé

Hou ...

Hou
Est devenu lui mot de guerre
symbole libéré
A la hache déblayons donc le parterre
De l'être inutile à souhait

Ou
(donc)

(J'ai acquis du pic vert
(de cet odieux trouble-rêve)
que l'on creuse à coup de vers
afin de se nourrir de ceux-ci)

Mages et sages soyons ... !
Donc.

Explosifs en démolition contrôlée
Des chutes des prisons on fait aussi la gaieté

Effraie à la Salamandre pour que sa chère soit plus tendre

(Ne m'use pas trop ce serait dommage ...
N'être qu'illusion quand on peut être mirage...)

Les comédiens

J'appelle à l'aide tous les jours
Tous les jours depuis tant d'années
Des années à l'ombre des sourds
Que je côtoie par vanité

Un cri de haine et de douleur
Alors que des bobos font peine
J'entends les grands brûlés rieurs
Réciter un texte sur scène

Les affiches sont diaboliques
Les représentations géniales
La petite touche comique
Quand tout va bien pour le final

La clameur s'éloigne avec moi
Je m'enfonce dans le silence
Quelque part qui n'existe pas
Parce que personne n'y pense

Non loin le train de minuit passe
Je me retourne vers la scène
Je laisse couler mes impasses
Parmi le fluide de mes veines

Le fiévreux

J'ai perdu mon pari
L'envie de vivre aussi
Avant je n'étais rien
Aujourd'hui je suis moins
Dans mes rêves je t'aime
Dans mes rêves tu m'aimes
Je suis devenu mièvre
Abattu par la fièvre

Que la fièvre m'emporte
Me couvre en quelque sorte

Au pied du manège

Juste un premier tour
Comme une ultime journée
En montagnes russes

Les billets pour chavirer
Tu n'es jamais arrivée

La fin d'un monde

Quelques mois suffisaient à me rendre transi
Je n'ai soupé qu'une pitoyable énergie
Le monde a cessé de tourner

Quelques mots suffisaient à me rendre malade
Je n'ai rien amélioré de mes galéjades
La parole s'est envolée

Il m'a suffit d'un instant de liesse abyssale
Je n'ai chuté que de trop haut pour avoir mal
L'horloge s'était arrêtée

Il me suffit d'en rêver tous les jours encore
Je n'ai qu'une trace et la glace au coin du corps
Le cauchemar peut s'allonger

Les lamentations d'un lambda éperdu

Je voudrais qu'on soit ensemble, tu sais ? Qu'on se dise des "je t'aime". Qu'on affronte à deux ce monde qui nous fait si peur. Ce n'est pas de la facilité d'être seul.
Il n'y a rien de pire que de se lever le matin, agir comme on le peut, ne rien avoir à partager. Tout ce qui nous entoure est un cauchemar diurne et personne n'est là pour nous réveiller. La meilleure des raisons de vivre est inexprimable. Inexistante. Ce vide est immense. Il me cache la lumière du jour. Pourquoi ne pas imaginer se lever dans un temps moins nuageux ?
Peur dans l'avenir, peur de l'engagement, peur de perdre... Ce qui nous effraie est surtout ce qui pourrait changer, mais qui voudrait que rien ne change ? Je préfère parier sur un peut-être et perdre des plumes en passant que de me complaire dans un évident qui ne me mène à rien.
Et toi qui voulais m'épargner me voilà amputé. Les sentiments sont néfastes. L'amour est une souffrance. Donne-moi tort je t'en prie. La vie est son propre obstacle, il faudrait savoir se libérer le passage. Il faudrait que je sache si je dois faire avec cette merveille ou plutôt m'esquiver pour toujours. Jamais je ne pourrai avoir la bonne réponse. Jamais je n'aurai la force. Jamais je n'aurai chaud. Jamais.
Mais si jamais une éclaircie arrivait alors... Peut-être.

Berce-moi

Vent dans les roseaux
La brume coasse en vers
Sans aucun scrupule

Mélodie coupée du monde
Berce-moi encore un peu

Aimer vous dites?

L'amour, l'authentique, l'inconditionnel. Celui dont on est tous a la poursuite. Synonyme de paix, de partage, de joie de vivre, de tant de choses relatives aux besoin de chacun d'entre nous. L'amour est un bien joli mot, mais il suffit de creuser un peu en profondeur pour entrevoir la complexité du sentiment. Aime t on l'autre pour ce qu'il est ou l'aime t on pour l'image qu'il nous renvoit de nous même? Peut on Aimer tout a fait "innocemment", sans rien attendre en retour. Comment differencer le Don absolu de soi, desinteressé, du besoin de reconnaissance, d'approbation, inherent a tout être humain? L'amour est peut être tout simplement egoiste, au final. Du moins comporte t il sa part d egoisme et d'egocentrisme, fait undeniable...
Sujet a debattre

Dans la radio

Un silence de mort
Dans la radio des songes
Les ondes qui s'allongent
Des dents de carnivore

Un message peut-être
Comme un bruit parasite
Rongeant un peu plus vite
Le papier de ma lettre

Mon rêve est une voix
Je pense et je m'enfuis
Dans un monde où j'écris
Qu'elle est venue pour moi

Quête

Je cherche un peu de soleil dans la clarté de tes yeux
J'entends des mots D'amour en caressant tes cheveux
Je perds tout amour propre ou rationnalité
Tout ce que je cherche, c'est à Travers toi exister...

À moins que

Les mots se font rares
Le frein de toute existence
Désunie des contes

Il n'est pas de fin heureuse
À moins que tu ne l'écrives

L'appel

Des cris en écrits
Un écho qui se nourrit
Rien ne te parvient

J'ai brandi mon étendard
Dans le bruit vide du vent

l'urne

Pourquoi
prendre les autoroutes
qui mènent à l’amer ?
la carrosserie de ta folie
s’est fracassée sur le bitume
au-delà des vitesses autorisées

la cire du silence
a scellé les pores des rêves
et muré d’éboulis
la croisée des chemins

jette tes larmes
dans l’urne des secrets

le jardinier
dans sa grande pitié
les récolte
pour le chaulage

deviens la graine

anne amour ou un amour varié

tu es ma fronde tu es ma trame 
tu es ma ronde tu es mon âme 
et du trefond je fend la lame 
rebond d’un gond j 'apparaît 
profane et libre pour anne amour 
connue jadis dans ces faubourgs 
paumes connus d’un seul être esseulé 
sans sa moitié d'histoire 
anne amour est tout un poème 
pourtant elle me rend ivre 
elle me rend fièvre 

Liberté.

Bourdonne-moi

Les bourdons reviennent
La vie vrombit dans mes veines
Comme une sirène

Le clocher qui me rassure
Éternelle solitude

Avant d'avoir commencé

Bateau pneumatique en déroute
Depuis plusieurs années en mer
La solitude en solitaire
La détresse emporte mes doutes

Cette eau que je ne peux pas boire
Le sel de mes larmes est moins dur
Enfoui dans l'horizon azur
Mais les mirages se font rares

Parce que j'ai cru m'en sortir
J'ai bu la tasse
J'ai coulé
J'ai bien dû mourir encore
Pour me réveiller malheureux

Parce que je voulais dire oui
Je voulais me noyer chez toi
Couler dans un bel océan
Mourir de bonheur sans retour

J'ai effleuré l'exaltation
Toi aussi je crois
Mais si c'est fini
Avant d'avoir commencé

Je reste perdu en mer
Je pense que je vais percer
Le bateau
Et couler
Définitivement

Eteint

Souffrir en silence
Des parfums d'un volcan mort
Trembler sous la terre

Un instant pour être heureux
Si l'on m'avait réveillé

Le secret d'Anne Amour

elle est des iles
retive et vive
il bat des ailes 
tire un plomb 
dans elle
à coup de hi 
mellow bien high 
a chat très perche 
elle délivre pandore 
dans ses yeux torpes 
le secret 
d’anamour amorce
d’apres roman de guerre 
flower power
eden elle est 
d’un cil
dans le vrai 

du il.

Désemparé

Au secours ! Au secours !
Je me suis tué trop de fois
Dans un espace absent de toi
Le silence est devenu lourd
Je n'entends que des cris

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