Peut-on en finir avec la violence
Bonjour Invité

Peut-on en finir avec la violence

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Hors ligne Hermanoïde

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Peut-on en finir avec la violence
« le: 25 nov. 2017, 17h48 »
Peut-on en finir avec la violence ?

Que je traduis par "Peut-on éradiquer la violence ?"

La question de la violence est de plus en plus mise en avant dans les médias. Les journalistes, pour éviter d'être taxés d'angélisme, ne savent que nous montrer ce qui ne va pas. La violence est et a toujours été une source de souffrance, un mal, et il est bien naturel de vouloir réduire cette souffrance – puisque nous aspirons tous au bonheur et que peu d'entre nous sont finalement masochistes – et même d'en finir avec elle.

En finir, mettre fin, faire disparaître, ne plus voir. Hum… ne plus voir quelque chose signifie-t-il que la chose n'existe plus ? Pas toujours, nous y reviendrons.
En finir, éradiquer, ne plus permettre le retour, comme on en finit avec un virus, grâce à une vaccination. Peut-on, pourra-t-on se vacciner contre la violence et s'assurer qu'un germe ne restera pas disponible quelque part, dans un coin caché de quelque ADN.

La violence maintenant. Qu'est-ce que la violence ? Une réalité ? En expansion ou en régression ? Un ressenti ou un constat objectif et mesurable ?
La violence au sens commun, souvent véhiculé par les médias, c'est la violence envers les autres, envers soi-même, la violence individuelle, la violence sociale, la violence physique, la violence morale, la violence psychologique, la violence sexuelle, la violence au travail, la violence domestique, la violence faite aux femmes ou aux enfants (tiens, on parle peu de la violence faite aux hommes), la violence faite aux animaux, …
J'espère qu'on ne va pas tomber dans une discussion de Café du Commerce et étaler tous les poncifs qui traînent partout sur ce sujet, s'indigner, se demander ce que font l'état et la police, et les voisins ma brave dame, ou se perdre en considérations vaseuses du genre tout est violence, la vie est violente par essence, la violence est même nécessaire, ou pas…

Je pense aussi à la non-violence, Gandhi, Martin Luther King, … qui est une attitude, une conviction dont on a pu mesurer l'efficacité et aussi les difficultés et les limites et qui peut être une violence faite à soi-même.

La violence ressentie : Plus le niveau baisse, mieux on voit les plus petits écueils. C'est un concept utilisé dans les cercles de qualité : on fait baisser le niveau pour identifier les écueils. Plus la violence générale baisse, plus on s'attache à des faits qu'on n'identifiait pas auparavant. Cela va pour la violence comme pour beaucoup d'autres faits de société comme la pauvreté, le manque d'hygiène, les problèmes de santé,… Alors que la violence diminue en quantité, on a paradoxalement l'impression qu'elle augmente.

Bon, c'était quoi, la question ?

Peut-on en finir avec la violence ?
Ben non !  Si l'on considère qu'il y aura toujours une forme de violence résiduelle, de violence perçue.
 
Nul doute que nos ancêtres pas si éloignés, s'ils venaient nous visiter, trouveraient que nous vivons dans un état lénifiant et peut-être finalement un peu ennuyeux où presque toute violence a été éradiquée, et même s'ils pourraient rester surpris par la puissance dévastatrice de nos nouveaux moyens techniques, ils trouveraient la vie quotidienne à l'Ouest paisible et sans trop de dangers.

On peut cependant raisonnablement espérer qu'il existe une corrélation entre le développement de la démocratie et la baisse de la violence, les statistiques ont tendance à le montrer, même si la technologie nous apporte de nouveaux moyens d'exercer cette violence. Par exemple, nous abandonnons le coup de poing ou l'insulte à grands cris sur la place publique pour des formes plus larvées à l'abri de pseudos et de réseaux pseudo-sociaux.

Et bien sûr, on arguera que la violence ne disparaît pas mais change de forme, de moyen d'expression. C'est vrai et ce n'est pas vrai : Existe-t-il davantage de harcèlement au travail maintenant que précédemment ? Les hommes battent-ils davantage les femmes ? Les guerres font-elle davantage de victimes ? Y a-t-il davantage de morts par arme à feu ? De victimes d'accident de la route ? Ce n'est pas sûr, et le contraire est même probable, c'est notre perception qui change, pas la réalité, de même que change la perception de ceux qui subissent ces violences.

Restera-t-il malgré tout une violence fondamentale, inéluctable, un concept de violence attaché à la nature humaine ? Nécessaire !? Et qui s'organiserait selon les époques et les technologies disponibles, de la matraque à la perfidie numérique ? Probablement…
Mais pourquoi cette violence serait-elle justement nécessaire, inhérente à la nature humaine et pourquoi n'en finirait-on jamais de la violence ? Serait-elle une sorte de moteur interne à la vie tout court ? Non, ce serait trop paradoxal que cette pulsion de mort soit nécessaire à la vie. Je ne peux pas y croire !

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Hors ligne Purana

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Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #1 le: 25 nov. 2017, 22h27 »

Merci pour ce texte très bien écrit.


L'auteur a mis ses idées sur le papier de façon systématique et les vols libres de pensées sont tenus raisonnablement sous contrôle.

Cependant, je pense qu'en commençant l'essai avec les dernières lignes, le "but de l'étude" serait placé à un endroit plus approprié. Là, on voit immédiatement l'invitation de l'auteur à un partage de réflexions afin de répondre à quelques questions.
Le reste du texte est un flux de pensées très agréables à lire.

... Est-il malgré tout une violence fondamentale, inéluctable, un concept de violence attaché à la nature humaine ? Nécessaire !?
... Mais pourquoi cette violence serait-elle justement nécessaire, inhérente à la nature humaine et pourquoi n'en finirait-on jamais de la violence ? Serait-elle une sorte de moteur interne à la vie tout court ? Non, ce serait trop paradoxal que cette pulsion de mort soit nécessaire à la vie. Je ne peux pas y croire

300 millions d'années plus tard, certains instincts basiques qui ont si efficacement servi les animaux et plus tard également l'homme, nous trahissent brusquement.

La notion de survie ainsi que celle de la meilleure façon de l'assurer ne sont plus comme elles l'étaient à l'époque.
L'instinct de survie, la réaction de lutte ou de fuite, y compris l'usage de la violence n'a pas changé, bien qu'il ait perdu son utilité sous sa forme primitive.
Dans un monde idéal, cet instinct aurait eu le même destin que celui des grands mammifères. Malheureusement, l'évolution est un processus très lent. 
Cet instinct codé dans nos gènes, ne peut pas être facilement éradiqué.
Peut-être qu'après des milliers d'années, cela va évoluer pour mieux répondre aux menaces auxquelles nous sommes confrontées en ce moment.
Mais d'ici là, les menaces auront probablement changé, elles aussi.

Bonne nuit

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Hors ligne Hermanoïde

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Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #2 le: 26 nov. 2017, 18h56 »
Merci, Purana, de m'avoir lu jusqu'au bout et d'avoir partagé ces quelques réflexions avec moi. 

C'est vrai que je n'avais pas pensé à l'instinct de conservation, celui qui nous permet de nous protéger et qui se manifeste assez souvent avec une grande violence...
En te lisant, je me pose une nouvelle question : la fuite dont tu parles peut-elle, elle aussi, être une violence ? Et pour qui !?

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Hors ligne Purana

  • 800
Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #3 le: 26 nov. 2017, 22h10 »

Je trouve cette question très originale, avec une petite touche de poésie.


Dans mon effort pour ne pas entrer dans les détails, j'avais omis la première des trois réactions lorsque l'on se trouve face aux menaces : la peur, l'alerte qui précède la fuite ou la lutte.

Je pourrais imaginer qu'après une alerte, par exemple, par peur d'être abandonné, le cerveau humain ayant bien évolué, envisagerait automatiquement le plus court chemin pour vaincre l'ennemi. Et cela, sans aucune once de pitié.
Ainsi, il pourrait garder son temps précieux et son énergie pour des choses plus agréables.

Pourquoi ne pas pleurer et ensuite s'enfuir pour punir le pauvre mari après son one-night-stand ?
Le laissant derrière elle, seul et misérable avec un terrible sentiment de culpabilité pour le restant de sa vie... la violence sans aucune goutte de sang n'est-elle pas la plus délicieuse ?

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Hors ligne Hermanoïde

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Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #4 le: 27 nov. 2017, 00h23 »
Pourquoi ne pas pleurer et ensuite s'enfuir pour punir le pauvre mari après son one-night-stand ?

Le laissant derrière elle, seul et misérable avec un terrible sentiment de culpabilité pour le restant de sa vie...

Ta dernière question m'amène à te dévoiler tout le paradoxe du dernier dernier sujet de ma classe de philosophie : "Pardonner, est-ce se venger ?"

Pour y répondre par l'affirmative, encore faut-il que l'autre (celui à qui l'on pardonne) ait deux sous de morale personnelle.
Tu fais donc, je le vois, l'hypothèse que c'est le cas, car peut-être projettes-tu sur l'autre ta conduite et ton éthique personnelles et peut-être te sentirais-tu coupable dans cette situation..  
Si ce n'est pas le cas, le fait de pardonner ou, comme dans ton exemple le fait de pleurer et de s'enfuir, risquent de laisser l'autre de marbre et de ne provoquer en rien ce sentiment de culpabilité.

On peut aussi aller jusqu'à imaginer tout le contraire : ton coupable tellement culpabilisé qu'il se met à son tour à pleurer et à fuir la vie pour toujours, pour maintenant jouer le rôle de la victime et culpabiliser pour toujours celle qui a commencé les "douces" représailles.
Au moins, comme cela, on serait bien sûr que tout le monde est bien malheureux !
Et tout ça pour un one-night-stand ? Pfff ! ;D

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ybtag

Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #5 le: 27 nov. 2017, 13h25 »
« La non-violence parfaite ,tant que nous existons en un corps, n'est qu'une théorie, comme le point d'Euclide ou la ligne droite » (Gandhi)

Permettez-moi de m'inviter dans votre débat de haute volée.
Je travaille « sans filet » , c'est-à-dire de tête (sans vérifier mes citations sur un moteur de recherche américain-qui-paye-pas-ses-impôts) et j'improvise ce qui suit.

Cette citation m'est tout de suite venue à l'esprit, et pour cause !
Ce fut mon premier sujet de philo en classe « A » quelque chose...
terminale, il y a environ,,,,3000 ans, au moins !

En quelque sorte, les « commandements du corps » s'opposeraient aux « dix commandements »
L'Homme porte en lui une malédiction qui est aussi sa bénédiction : son corps.

La prédation est, je dirais, comme « consubstantielle » à notre espèce, et la violence son inévitable corollaire.

Pour la satisfaction de nos besoins vitaux, de nos pulsions, nous sommes violents.

Même un bon chrétien comme moi aurait probablement du mal à pardonner, soit dans un élan de bonté, soit dans cette sorte de perversité que vous décrivez (l'apparent pardon pour emmerder l'autre qui attend l'orage, comme preuve de notre soumission/faiblesse), du mal à pardonner donc une infortune conjugale.

Plus sûrement je serais davantage tenté (dans un premier temps) par un bon coup de boule sur l'arête du nez du responsable de ladite infortune ,que par une posture toute de mesure, une bénédiction " Urbi » et hors lit". C'est que je ne suis pas un saint, Dieu m'en préserve !

Même si Saint Augustin nous rappelle que « la bonne mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure » , il y a encore chez moi des mesures à ne pas dépasser.
Quant à la bonne posture en matière d'amour, personne ne peut nier que jusqu'à la fin de ses jours, en cette occurrence si impénétrable parfois, on en apprend toujours !

Bref, la nécessité du maintien de la vie est clairement mortifère pour la vie, les « autres ».

Qu'on ne s'y méprenne pas, dans l'empathie, la fraternité, il y a aussi de l'arrangement avantageux pour la préservation de la vie, ou de sa position (décidément!) dominante.

Je songe à ce minuscule oiseau qui picore le dos d'un hippopotame alors même que ce gracieux  animal est le plus meurtrier pour l'homme chaque année ( il me semble, allez vérifier sur le moteur de recherche). Voilà une belle association du plus fragile au plus solide, mais ça a plus à voir avec d'encore plus petits parasites dans le cuir épais   d'un gros bestiau, qu'avec l'inclination de ce  géant pour un volatile, aussi gracieux soit-il.

Ceci étant dit, il existe des mécanismes réparateurs, ou selon nos convictions, notre foi, des principes inscrits en filigrane dans notre mémoire (conscience?), dans la loi,  pour juguler, ou à tout le moins atténuer notre violence naturelle.

Je me permets encore de citer St Augustin : « Le bonheur, c'est de désirer ce que l'on possède déjà » , Cette fulgurance jaillie à une époque où l'être humain pesait parfois de peu de poids, dans l'ordre d'un monde qui déterminait depuis la naissance la place de chacun, est comme un appel à arrondir les angles, les désirs violents de possession.
De manière triviale, il s'agit de se contenter de ce que l'on a, ou plutôt de prendre conscience de l'infini privilège d'exister, de pouvoir aimer et d'être aimé.
Elle n'existe peut-être pas partout dans l'univers, la vie.

Elle mérite que l'on lutte pour elle.

La violence c'est triste, mais tant que l'Homme ne sera pas un être transcendant, elle peut se révéler nécessaire.

Stopper une abjection totalitaire et exterminatrice, combattre pied à pied les zombies tueurs lâchés dans nos rues par des imposteurs restent un devoir.

Nous sommes anges et bêtes certes mais gare à "l'angélisme exterminateur » , comme le disait un politologue récemment .

Il faut parfois, comme le plus doux des prédicateurs, le plus aimable avec l'Autre, renverser des tables, secouer les marchands du temple, au nom de l'humanité.

Pour conclure, une de mes citations favorites « Hommes soyez humains, c'est là votre premier devoir » (Jean-Jacques Rousseau) qui semble dire, je le crois, que la violence n'est pas une fatalité, et qu'une vigilance de tous les instants s'impose pour la dépasser et gagner la part la plus noble de notre humanité.


Et pour vraiment en finir !!( un peu à la façon d'un ancien combattant, sur un vieux souvenir de ma Fac de Droit) , je vous cite aussi de tête les conclusions d'un arrêt du Conseil d'Etat à propos de je ne sais plus quelle affaire qui  disait en substance « elle  révèle l'homme dans ses passions et ses faiblesses » comme un fait partiellement justificatif.


Etre « humain » n'est donc ni un péché., ni une faute.
La violence est cette ombre dont la pleine lumière doit réduire la portée mais jamais ne la fera disparaître.
Tant que nous existerons en un corps...


@mitiés

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Hors ligne Purana

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Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #6 le: 27 nov. 2017, 23h26 »

"
Pardonner, est-ce se venger ?"

Je crains que cette discussion ne prenne inutilement la mauvaise direction.
Tu connais probablement mieux que moi la liste des "fallacies" (sophismes??).
Je vois les premiers signes de certaines de ces "erreurs" entrant dans notre argumentation.
Pour impressionner le lecteur 8) , mais surtout parce que je ne trouve pas la traduction appropriée, en voici quelques-unes que j'ai déjà repérées dans nos échanges : argumentum ad hominem, argumentum ad nauseam, dicto simpliciter, circular argumentation, red herring, straw man, tu quoque.

Je préfère donc répondre à cette question en commentant tes prochains essais sur la compassion et le pardon, mes sujets préférés.
Un nouveau sujet, un nouveau départ, aussi peu fallacieux que possible.

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ybtag

Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #7 le: 28 nov. 2017, 10h11 »
Il y a des jours où je me sens  "l'homme invisible"???...Bien étrange sensation que d'être transparent et invisible à autrui! ;)

@mitiés
nb: je ne mêlerai plus de ce qui ne me regarde pas.;D

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Hors ligne Hermanoïde

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Re : Peut-on en finir avec la violence
« Réponse #8 le: 03 déc. 2017, 19h30 »
Merci Ybstag, merci Purana, d'avoir lu et répondu.

Ybstag, pardon de ne pas avoir bondi sur mon clavier pour reconnaître tes mérites. Je te demande de ne plus bouder davantage.
Je crois que comme le dis Purana je me suis un peu égaré en "élargissant" le sujet au pardon et je vous prie de m'en excuser.

C'est peut-être aussi pour cela, Ybsatg, que tu dérives aussitôt de la violence ontologique, inhérente au fait que nous possédons un corps à défendre et à satisfaire, vers le pardon impossible à la femme adultère. Quant au coup de boule, je le laisse pour ma part à Zidane et je ne saurais de toute façon l'infliger à quelqu'un qui ne savait peut-être même pas qu'il me faisait cocu ; ou peut-être même, comme Brassens, l'a-t-il choisie car c'est moi qu'il choisissait d'abord.

À l'ombre des maris :
"... ...
oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime
que le mari doit être un gentleman complet,
 car on finit tous deux par devenir intimes
 a force, à force de se passer le relais.
 ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
 je suis derrière...
 mais si l'on tombe, hélas ! sur des maris infâmes,
 certains sont si courtois, si bons, si chaleureux,
 que, même après avoir cessé d'aimer leur femme,
 on fait encor semblant uniquement pour eux.

... ..."

Je ne pourrais donc sincèrement lui en vouloir tellement il m'honore en honorant ma dulcinée… Rires !

Et voilà, je m'égare encore. Pfff ! Aucune tenue philosophique dans ce débat. Cela devient vraiment le Café du Commerce, l'auberge espagnole de la philosophie !

Mais je dois bien te répondre, non ? Et puis, c'est un peu ta faute aussi : tu parles d'amour et de Saint Augustin… mais c'est hors sujet !

Quant à l'histoire de l'hippopotame, je ne vois plus du tout où nous en sommes. Ni dans la violence, ni dans le pardon, mais plutôt dans un soliloque qui essaie de m'embrouiller et qui, certes, me ramène à un autre sujet philosophique qui m'est cher "Le don est-il désintéressé ?" Mais, mon cher, on ne peut pas faire ainsi en quelques lignes le tour du cadran de la philosophie… :)

Donc, essayons de nous recentrer sur le sujet comme nous y exhorte Purana !
Ta dernière de Saint Augustin, je la connaissais par Michel Blanc. Elle est magnifique et j'y adhère entièrement, mais là aussi on s'égare de plus en plus et je n'arrive pas à suivre cet enchaînement de tes pensées.

Merci toutefois de ce recentrage final et lyrique où je comprends que finalement, il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds quoi qu'il arrive.
Pour ma part, je considèrerais d'abord la pointure de l'offenseur et j'attends toujours que mon sang fasse plus d'un tour… Ce qui, probablement, me perdra un jour !


Purana, tu as raison de dire que cela devient n'importe quoi ! Je viens d'en donner une preuve supplémentaire. C'est un peu comme si on débattait du sujet suivant : "Tout est dans tout, et réciproquement",  en faisant les malins à coup de citations (Ybstag de Saint Augustin et moi de Brassens) !

Je comprends que les thèmes de la compassion et du pardon te tiennent particulièrement à cœur, et aussi, me semble-t-il, celui de la punition auquel on pourrait d'ailleurs réfléchir en lien avec les deux précédents.


Alors, plutôt que de commenter un prochain essai, je t'invite à nous livrer toi-même tes pensées sur tes sujets favoris.
Si, si ! Et ce n'est pas Ybstag qui t'en voudra. It's up to you!