L'un sans l'autre
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L'un sans l'autre

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L'un sans l'autre
« le: 27 sept. 2019, 18h50 »
[color=rgba(0, 0, 0, 0.87)]La première rencontre[/color]

Enfin, tu n’étais plus un mirage mais bel et bien là, devant moi.




On a discuté, des heures et des heures. On a échangé sur nos vies, nos loisirs, nos envies et je t’ai avoué.



Timidement, sans te regarder dans les yeux, je t’ai avoué que durant des mois je t’ai cherché. Que depuis le moment où mes yeux se sont posés sur toi je t’ai cherché partout.




Je me souviens que tes pommettes ont rougies, que ton regard si intense et soutenu a tressailli. Ça m’a fait plaisir de te troubler car tu paraissais si sûre de toi que tu en devenais intimidante.



L’endroit où nous étions allait fermer alors on est remontés dans ma voiture et là j’ai roulé. J’ai roulé sans destination précise en tête, tu ne m’as pas demandé de te ramener et de toute façon je n’en avais pas envie. On continuait à discuter et moi je faisais le tour de notre petite ville.


Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si je t’intéressais ou si tu voulais me rencontrer juste par curiosité.




Tu t’es intéressée à moi de suite pourtant, me posant des questions sur ma vie, mes loisirs et de fil en aiguille nos vies qui pourtant jusqu’ici ne s’étaient jamais entrelacées prenaient un tournant assez drôle. De fil en aiguille, nous avions des amis en commun, et de fil en aiguille, j’apprenais que ma mère était l’une des meilleures amies de ta tante.



Ta tante, celle qui tenait le magasin dont tu es sortie la toute première fois que je t’ai vu.



Et tout prenait un sens pour moi, c’était tellement inimaginable, je t’ai cherché, je n’ai fait que ça et finalement tu étais là tout prêt.




L’idée qu’on était destiné tôt ou tard à se croiser me plaisait. Je n’avais jamais vécu de rencontre comme celle-ci, le cliché du gars ayant un coup de foudre, qui cherche sa dulcinée et tombe dessus par hasard.


La suite voudrait que je te séduise mais que d’innombrables péripéties m’en empêchent il me semble.



Mais les films et romans très peu pour moi, toi et moi c’était simple, je voulais te retrouver et c’était fait, la suite serait beaucoup plus terre à terre.



Après avoir fait des tours et des tours tu as proposé qu’on s’arrête devant chez toi, il était tard et chacun travaillait demain, je t’ai donc déposé.



On a continué à discuter, on rigolait, je fuyais ton regard si intimidant et je me sentais bien, j’espérais vraiment qu’il y aurait un nous, car tu étais tout ce que je voulais.



Et puis tu t’es redressé et tu as regardé devant toi quelques minutes, tu as inspiré profondément et tu m’as demandé ce que je voulais, pourquoi je te parlais et pourquoi nous étions là.



Prit de court et intimidé, j’ai un peu bégayé et j’ai fini par te dire que je cherchais à construire une relation sérieuse, un peu cliché et beaucoup moins romantique que dans les films c’est sûr, mais c’était vrai. En te parlant, je prenais conscience que je pouvais construire quelque chose de sérieux et qu’il était peut-être temps que j’arrête de me taper des nanas à droite à gauche histoire de rompre avec la solitude. Bien sûr ce petit détail je ne te l’ai pas dit, je ne voulais pas ternir l’image du garçon sérieux que tu avais en face de toi.



Tu avais cet air concentré comme si tu assimilais tout ce que je te disais. Puis là tu m’as tout dit et le sol s’est dérobé sous mes pieds.


Tu m’as dit très sérieusement, que nous deux ça pouvait le faire, seulement toi tu avais des projets, tu quittais ton job dans un mois et après ça tu partais en voyage. Tout était organisé, fin du job en septembre, départ début octobre pour la Nouvelle-Calédonie, départ début novembre pour le Portugal, départ début décembre pour la Belgique et après selon tes réserves d'argent tu aviserais. Et entre chaque transit, l’éventualité que tu repasserais peut-être ici.



Je n’ai pas réagi tout de suite, j’ai assimilé la nouvelle puis machinalement je t’ai dit que ça ne poserait pas problème, qu’on arriverait à construire quelque chose même pendant tes voyages. Et sur cette nouvelle tu es descendu de la voiture et tu es rentrée.



J’ai pris la route pour rentrer chez moi, j’étais abasourdie, déçu, triste. Je venais de te trouver et toi tu repartais, pour commencer à 22000km d’ici, ce n’était pas juste des petits voyages mais un roadtrip de plusieurs mois.



Les films disaient donc vrai, j'étais devenu ce gars qui devait tout faire pour être avec la fille qu'il voulait réellement, toi.





Comment on peut construire une relation dans ces conditions ? Je t’avais retrouvée, c’était vraiment pour te perdre si vite ?
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