Chevalier piteux ...
Bonjour Invité

Chevalier piteux ...

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Pendantce

Chevalier piteux ...
« le: 28 sept. 2016, 18h51 »
Chevalier piteux, scribouillard paresseux, ou ogre bouffeur de lumière, j'avais un nom paraît-il. Et puisqu'il paraissait, de moi à vous comme un exil, je vous dirais que j'étais le détenu congédié de mes libertés, le prisonnier enchanteur de mes rêves, le bagnard barbare de mes réalités, autant dire l'incarcéré de mes inconciliables, paradoxe précieux que j'avais le temps de penser, tumeur dont j'aimais à chanter le malin, comme si c'était chantable.

J'étais donc, selon la bonne foi de ce que je pensais, la pauvre victime à plaindre, d'une vie que de toute façon je pouvais vivre sur terre. Sur Terre d'ailleurs l'étais-je ? Certainement pas. Dès que j'y posais un pied, je ne pensais qu'à une seule chose : me tirer. Les gens auraient dit alors que j'eusse été spirituel, et je l'aurais été probablement. Les gens auraient dit aussi que dans ma spiritualité, je n'avais pas pris le bon côté des choses.

Et finalement c'était ça le drame : les choses. Croire qu'il y en avait ne pouvait mener qu'à rien. Croire qu'il n'y en avait pas ne pouvait mener qu'à tout. Et entre les deux résidait l'essentiel ; des hommes, des femmes, toi ou moi, lui ou elle, et finalement il n'y avait personne.

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Hors ligne Hermanoïde

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Re : Chevalier piteux ...
« Réponse #1 le: 29 sept. 2016, 08h13 »
Une quête existentielle peut-être pas encore aboutie.
Ce couplet me fait penser au chameau de Nietzsche, ou au lion, cela dépend du ton que je prends pour le lire.
So what? ... comme on dit en patois américain.

Tiens, dans le contexte, j'aurais peut-être plutôt écrit "que je fusse spirituel", ou "que je sois", qui me paraît plus simple, mais je n'en suis pas vraiment sûr. En fait, je ne comprends pas bien cette phrase que je trouve compliquée.

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Pendantce

Re : Chevalier piteux ...
« Réponse #2 le: 01 oct. 2016, 11h34 »
Bonjour Hermanoide, 
Je pense que les quêtes existentielles comme on dit, sont d'une part des intentions qui justement n'ont aucune intention, donc parler de quête me paraît improbable. Et d'autre part, et par conséquent, je pense aussi que le propre d'une " quête existentielle " est justement de ne pas aboutir. Sinon ce serait comme avoir perdu sa carte d'identité, pour finalement la retrouver 3 jours plus tard. Or l'existence est une chose que l'on perd, irrémédiablement, et qu'on ne retrouve jamais. Donc, à défaut de pouvoir parler de quête existentielle, je préférerais que l'on dise que ce texte est un truc, un bidule, un machin ; la résultante d'un espace-temps, où il m'a semblé nécessaire de faire état de mes turpitudes sur du papier cyber. Honte à moi d'ailleurs ! Je ne peux pas être un clochard, un sans-abri. Comme pour beaucoup, il y a beaucoup de toits au-dessus de ma tête. Alors je suis une pauvre merde 
occidentale, et guilleret, je m'en vais vers mes glorieuses exasperations.

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Hors ligne Hermanoïde

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Re : Chevalier piteux ...
« Réponse #3 le: 01 oct. 2016, 20h01 »
Il y a du vrai dans tout ce bidule, mais où est la vérité ?
Je sens que c'est la question que tu vas me renvoyer.
Merci de me rappeler que tout est dans tout, et réciproquement, sauf que non.

Re : Chevalier piteux ...
« Réponse #4 le: 03 oct. 2016, 11h04 »
Etre, verbe d'action, l'action de devenir une autre grossièreté primordiale.
Penser, verbe d'état, l'état du cytoplasme à l'intérieur de la bulle.
Non ?