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Textes récents

Prologue

S'il est vrai qu'il a été donné à l'être humain une once d'imagination

Alors il lui est permis de se bercer d'illusions à en perdre la raison

Car qu'est ce qu'une illusion si ce n'est une potentielle réalité en réflexion

Qui ne demande qu'à éclore et à embraser toutes les nations

Alors, je souhaite du courage et de la détermination

A celles et ceux qui ont compris ce à quoi je fais allusion

#L.Q.S#

Kedulac | Episode 4 | [Heroic Fantasy]

Un mois plus tard, dans une grande maison de la capitale des Humains, Joana.

Safilista est dans la cuisine en train de découper un chou en plein de petits morceaux à l'aide d'un couteau. Soudainement, elle sent une main caresser le bas de son dos, suivi d'un souffle dans ses cheveux blonds.

Sigwyn : "Ma balle Safilista, cela fait maintenant un mois que tu vis avec moi dans cette belle maison. Tu n'as même pas essayé de t'enfuir ne serait-ce une fois. Dois-je en déduire que tu es tombée amoureuse de moi ?"

Safilista, se retournant vers lui : " Vire tes sales pattes de mon corps ! Ecoute Sigwyn, tu m'as promis le pouvoir et le prestige et cela m'a interpelé, je ne peux le cacher. Alors qu'en est-il ?"

Sigwyn, souriant : "Hmm... Tu es directe. Et bien figure-toi que j'ai pu parler au Général de guerre hier, et il a accepté ma proposition. Il m'intègre dans l'une des armées à l'occasion de la prochaine croisade, et si je brille sur le champ de bataille, ce qui tu t'en doutes, arrivera, alors il réfléchira attentivement sur mon cas. Ce n'est qu'un début certes, mais c'en est un."

Safilista, se remettant à cuisiner : "Quant à moi, j'ai été engagé à la garde de la capitale. Je ne sais pas encore dans quel lieu précis je devrai effectuer mes patrouilles, mais cela n'a pas d'importance, on a besoin d'argent car tu as dépensé la quasi-totalité de tout ce que tu as volé à Kedulac, dans cette maison beaucoup trop grande et épuisante à entretenir."

Sigwyn, ricanant : "Tiens ! En parlant de ce Kedulac, tu savais qu'il ressentais quelque chose pour toi ? Ca me fait rire à chaque fois que j'y pense."

Safilista : "Tsss... T'es vraiment qu'un gosse. Je me demande ce qu'il devient depuis, ce pauvre Kedulac..."


Au même moment, dans un manoir de la forêt la plus lugubre de ces terres, une armure de chevalier noir animée par une étrange magie, est à genou devant un lit, où est allongé un corps méconnaissable.

Armure animée, d'une voix fantomatique : "Flanders ! Puissiez-vous vous rétablir dans les plus brefs délais, tout le monde ici a besoin de vous !"

La porte de la chambre s'ouvre, en grinçant de manière insupportable.

Homme mystérieux : "Ah, je te cherchais. Encore à prier le retour de notre cher Flanders, je te comprends, mais tu as oublié qu'il est l'heure de notre duel quotidien. Fais-vite, grand gaillard ! Je t'attends devant le manoir."

Armure animée : "Excusez-moi, Baron Skel. J'arrive tout de suite."

L'armure animée ramasse son épée, toute aussi grande et sombre qu'elle, et retrouve l'homme mystérieux devant le manoir. Il se mettent face à face et effectuent des pas en arrière jusqu'à être séparés d'une dizaine de mètres. L'armure animée se met en posture de combat agressive, serrant son épée à deux mains, alors que le Baron Skul, qui lui combat avec une hallebarde, semble se tenir dans une posture bien moins sérieuse.

Baron Skul : "Je t'attends, étonne-moi !"

L'armure animée est pris dans une course folle et est prête à donner un coup fatal dès que possible. Elle arrive au contact de son adversaire et son épée frappe dans un grand choc d'acier la hampe toute aussi dure, de la halebarde. Le baron semble bien plus agile et à l'aise, et met fin à cet échange tranchant et mortel en sautant rapidement vers la droite. Il tourne autour de l'armure, tout en lui assenant des coups rapides avec le fer de hache de son arme. L'armure semble désemparée car malgré la puissance déployée dans ses attaques, aucunes ne touchent. Cependant, les attaques du Baron Skul ne semblent pas l'affecter, en raison de sa solidité. En effet, ce combat semble inégal car il semble sans nul doutes que le baron tomberait s'il se verrait toucher par un tel coup d'épée. Toujours est-il qu'en ce moment même, le Baron Skul se joue d'elle.
L'armure comprend qu'elle doit changer de tactique. Une idée lui vient à l'esprit et elle se sert d'un coup d'épée raté pour prendre de l'élan et tournoyer avec son épée, les bras tendus. En deux secondes, l'armure animée ressemble à une vraie toupie mortelle. Le baron, ne s'attendant pas à ce changement de tactique, n'ayant pas vu l'élan pris par l'armure pour effectuer ce geste tournoyant, effectue un bond arrière in-extremis vers l'extérieur pour ne plus être à la portée de son opposant. C'est lorsqu'il est en sûreté qu'une petite mèche de cheveux lui tombe devant les yeux, qu'il l'attrape avec sa main droite. Il brandit cette main en l'air avec la mèche brune qui dépasse et se met à crier, en direction de l'armure, toujours tournoyante n'ayant pas compris la situation.

Baron Skul : "Arrête de tournoyer, crétin ! Regarde ce qu'il y a dans ma main ! Flanders, si tu m'entends, tu peux être fier de ta création ! Elle vient pour la première fois de réussir à me toucher, en me ôtant d'une mèche ! Bravo, tu as progressé, Kedulac !"

Chamboule le garçon

Tu t'effaces dans la foule
Fou de fascination
Sur un tapis qu'on déroule
J'élève mes pulsions

Ton ombre à travers la houle
Une hallucination
J'ai trouvé quand on s'écroule
Merveilles et pardons

Au réveil le bateau coule
Dans l'océan profond
Au fond je bois et me saoule
Pour oublier ton nom

Au matin ce qui déboule
Est imagination
Rien ne revient des traboules
Où s'est heurté mon front

Le climax dans une ampoule
Je prends la décision
De tout jeter dans le fioul
Mes rêves et passions

Elle est

Elle est
Un souffle

Une nuit

Une passion
Dévorante

Une
Étincelle

De la poudre en feu
Sous mes yeux

Une
Explosion

Un nuage de fumée
Où s'écrivent
Alors qu'elle se dissipe
Mes sentiments les plus beaux

Petit texte pour s'amuser un peu du néant

Voici officiellement ce que nous sommes :
 Avant notre naissance nous faisions partie du néant, notre conscience, notre esprit, nôtre « moi » profond donc n'est qu'une résultante à un processus hasardeux d'origine chimique et physique qui a crée ce que l'on appelle « la vie » et chacun de nous donc (au sein de celle-ci, la vie) est né de ce néant et de ce hasard.
 Unique futur officiel certain : Le néant ; la mort donc. (Histoire de commencer sa vie avec le moral)
 En ce monde n'existe que le matériel, même la vie est issu de celui-ci, et c'est la seule définition de la réalité qui est acceptée. Le matériel et nos interactions avec celui-ci.
 Aucune interprétation autres n'est acceptée hormis pour quelque temps encore celle d'un Dieu primate (qui nous a fait à son image, donc primate) qui nous aimes et nous fait souffrir parce qu'il est bonté.
 A l'heure actuelle aucune autres interprétations autres que littérales d'un ouvrage comme la Bible par exemple ne sont tolérées.
 Étant donné qu'il n'existe que le matériel, nous sommes également les gérants légitimes d'une planète d'importance moyenne, en une galaxie d'importance moyenne, elle même en un univers obligatoirement unique qui n'a « d'autre but » d'autres destinées, que l'entropie. (ça va tjrs bien le moral?).
 Les gérants naturels car les autres espèces vivantes de la planète n'ont ; soit pas l'intelligence, soit pas la configuration physique requise (les dauphins) pour avoir une influence sur celle-ci.
 Les dauphins sont la seule autre espèce ayant une intelligence pouvant se mesurer à celle des humains (voire plus élevée) de part l'étude de leurs cerveaux.
 Les fourmis ou thermites qui ont été étudiée pendant des millénaires par nos généraux pour l'étude de leurs tactiques et stratégies, finalement, en notre époque, ne sont pas reconnues réellement comme des intelligences comparables à l'intelligence humaine car l'étude de leurs « cerveaux » ne permet pas de les comparer à l'humain ou au dauphin, et donc comme les autres espèces, elles réagissent par automatismes génétiques, et finalement alors sont bien plus proches du robot que de l'humain.
 Donc avant toi le néant, après toi le néant, avant « l'univers » le néant, après l'entropie le néant.
 Ça va le moral ? Vous suivez toujours ?
 Vous n'êtes rien, mais avez l'obligation morale d'être tout sinon vous serez logiquement exclu par les autres qui ne sont rien non-plus. (être exclu quand on est rien, c'est fondamentalement logique)
 Malheureusement vous n'avez en général pas les moyens d'être tout. (Être un peu est toléré mais cela est en voie d'extinction)
 Devenir tout comme les élites que vous devez égaler pour y parvenir n'est pas si simple ...
 Mais néanmoins, il faut être « tout » et tout faire pour y parvenir sinon on est rien bien sûr et de plus il faut se dépêcher parce qu'après c'est le néant hein, et ça c'est inéluctable ...
 En général le bon moyen est de travailler pour ceux qui ont tout, on les approche alors, on participe à ce tout, et c'est la clé pour y parvenir soi aussi.
 Mais étant donné qu'on est rien, avec aucun futur (au mieux quelques décennies de confort), que la psychanalyse t'as appris (ses principes diffusés culturellement et dans l’éducation ont suffit) que quel que soit le problème, la réponse est en toi et donc finalement qu'il n'y a jamais de raisons extérieures à celui-ci, tu te dois de trouver une solution.
 Tu as alors, par exemple, la culture de l'ego pour compenser ; elle a pour objectif que tu te sentes mieux en ta peau, et qui sait alors te permettras de prendre confiance en toi.
 Tu n'as pas réellement besoin d'être alors, tu peux te contenter de le prétendre pour exister vraiment, et ça fonctionne particulièrement bien si les autres le font aussi.
 Cela te permet d'Être sans être vraiment ... (Le problème est en toi et tu ne l'as pas résolu ; ha ça c'est de ta faute... hein ? Pas vrai peut-être ? )
 Parce que Être se définit en la reconnaissance des autres alors. (Finalement est-on aptes à se définir comme tel soi-même, la question est sérieuse, le faire ne serait-il pas prétention?)
 Tout cela doit se faire dans l’urgence parce qu'après tu meurs, on a qu'une seule vie.
 Ce qui définit celui qui a « tout » c'est qu'il A tout quand toi tu n'ES rien.
 Donc pour ÊTRE tout il faut AVOIR.
 Comme ceux qui ont et qui sont alors ...
 (Logique imparable)
 Ce qui est important pour qui veut être c'est d'être aimé.
 Tu ne peux pas Être si tu n'es pas aimé, sauf si tu as beaucoup.
 Mais le problème souvent c'est que l'autre n'est rien, même s'il t'aime ; ce parce qu'il ou elle n'a pas compris que tu n'étais rien non plus souvent, et ne fait pas assez d'effort pour être ; en tout cas pas assez pour qui doit être tout. Na !
 Voilà plus ou moins le point de départ de chacun d'entre nous naissant à notre époque...
 Ps : Il est vital également que cette personne prendre conscience de sa responsabilité propre en les problèmes de la planète, en son incapacité à les résoudre, ce quand on a la volonté (voire la prétention) d'être tout pourtant ...

Toi qui est mon monde

Ma Belle, je rédige ces quelques lignes, sous la silhouette gracieuse des ombres du soir, de cette habitude à la fois triste et nostalgique, dans laquelle pourtant je me complais. Le cœur saigne, les larmes s’écoulent comme les grains du sablier, et comme voulue par une puissance inébranlable, le commencement succède à la fin et tout recommence, les larmes s’écoulent encore…Toi qui pense que je suis un monstre, dit moi que tu ne te doutes pas un seul instant, que notre histoire c’est tout pour moi. Dit moi que tu ne sais pas que tu es mon monde à moi.

Oui il est bien vrai, toujours aussi triste et nostalgique, que tout n’a pas toujours été tout rose entre nous. Souvent le ciel s’est obscurci, ne laissant dans tes beaux yeux bleus que des orages, qui du soir au matin tonnèrent envers et contre tout de cette haine que je crois que tu me voue.

Nous nous sommes causé bien des soucis. J’avoue ne pas avoir toujours été très sage. J’admets avoir commis des erreurs, j’admets avoir été bête et insolent. Suffisamment pour que les échos de ces ombres chancelantes qui reposent dans mon sillage parviennent jusque toi. De ce monde dont je rêve chaque soir,  il ne reste que les cendres au matin.
Ce n’est pas pour rien que tes yeux bleus me dévisagent. Chaque mot que j’énonce, chaque pas que je fais, chaque regard que je lance à ton égard, nourris un peu plus cette hargneuse colère que tu me voue. Tu me hais et tu fais de moi cette ombre menaçante qui sommeille de misère au cœur de ton récit.

Ce soir, à la lueur de ce triste réverbère, quelque part de par chez moi, seul et solitaire, j’y pense, je ne veux plus rester dans l'ombre. Je ne veux plus sombrer dans cette insolente ignorance que tu me voue. Je ne veux plus nourrir cette hantise qui me force à cultiver l’indifférence. Non, je ne veux pas perdre espoir. J’aimerais cesser de broyer du noir et bien plus encore ne plus être étranger à ton regard. 


Alors des fois, je songe et je me demande ce qui aurait pu être des égarements  de nos quelques sincères moments de bonheur. Mais ne subsistent que nos désagréments, qui de bouche en bouche, par les méfaits de la parole se renforcèrent au détriment de nos bons moments. Je me laisse aller à mes pensés, je souhaite te sourire, caresser tendrement le bout de tes doigts, passer ma main sale et pervertie de l’idiotie d’autrui, tout le long de ton bras. Ces bras que tu dénudes si souvent, laissant paraitre plumes virevoltante et notes poétiques. Ces bras pales dont les poils s’hérissent lorsque tu frissonne dans ces jolies robes de soirées, à la fois sobres et élégantes. Ces bras dans lesquels j’ai rêvé mille et une fois que  tu m’enlaçais, dans le seul souci de dissiper mes ennuis. Alors des fois je souhaite te le dire, « Va-y viens et prends ma main ».

Oui dans ce monde, tu es ma blonde. Ce monde qui est le mien, j’aimerais que ce soit le tien. Ne croit pas tout ce que l’on raconte, ce qui se dit ce n’est pas ce qui compte. Tous les propos du monde, comme un million de voix qui déclament, n’auraient pas entaché l’amour que j’ai pour toi. Alors dans un dernier soupir, sans que je sache si il est espoir ou désespoir, je mets un terme à cette longue tirade à la fois égoïste et sincère…cette nuit encore je souhaite te le dire, à toi que j’Aime, «  va-y viens et prends main. Vient et suit le chemin… »

Nicolas Ben Mustapha.

Cause trop phobie

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Tu parles trop,
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Je comprends plus,
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Ca virevolte, 
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D'une idée à une autre,
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En passant par leurs contraires,
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Ces joutes m'électrisent,
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Je vire volt,
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Prie les apôtres,
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Faites le se taire,
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Il m'atomise,
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Je ne suis plus,
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Tu parles trop.
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C'est la fin..

C'est bientôt la fin je le sens, ca y est, elle a ce qu'elle voulait, tu t'eloigne, tu vas me laisser tomber, ça ne tiens plus qu'a un fil, tellement fin qu'il pourrait se casser avec un souffle, et il va bientôt se casser, je le sais et il vas tout emporter, avec lui mon coeur va se briser, et mes larmes qui coulent sans cessent depuis un moment vont s'assecher avec la douleur que vas procurer ce souffle.
  Je suis tellement triste, je me sens tellement pathétique, je suis là, t'aimant a en perdre tête et attendant que tu me quittes,que tu me laisses, car je ne peux pas partir seule, je prend chaque moment qu'il me reste, je profite de chaque instant, je memorise toutes les images et je me les repasses en boucles.
 C'est bête mais l'image qui me reviens c'est la première fois que j'ai vu ton beau visage, sur le quai de la gare, je m'en rappellerais toujours, je savais deja que je t'aimais a ce moment, je ne peux pas l'expliquer, et a chaque fois que j'y repense les larmes coulent, car je ne peux pas m'imaginer sans toi, contrairement a toi je n'imagine pas mon futur avec quelqu'un d'autre, tu es la seule, et tu le sera toujours.
  Je m'en veux si tu savais, je m'en veux de t'aimer autant, j'ai mal, ce soir tu m'as fais souffrir avec tes mots, je pensais que tu me voulais, mais ce n'ai pas le cas, je sais que je peux te rendre heureuse et inversément mais tu ne le veux pas, tu la veux elle et tu préfère souffrir tant que tu es avec elle, tu préfère me faire souffrir, me briser pour être avec elle, alors j'attend, j'attend que tu me laisses, j'attend que tu me brises, j'attend de mourir, car une fois que tu sera partie je serais vide, tu es la seule chose qui rempli mon coeur et qui me donne envie de me levee le matin, et ça sera bientôt fini.
  Alors je me demande ce qui se passera après, surement mal, j'ai l'habitude du mal mais celui là est plus douleureux que jamais, et je ne pense pas que j'y survivrais enfin c'est pas très important qui se soucierais de ça, surement personne une fois que tu sera plus là, et tu ne saura jamais tout ça biensur, a quoi bon, c'est deja fini de toute façon...

Indifférents

Aux premiers temps
Nous étions vivants
Indifférents
Si lent
Si lancinant
Sans élan
Jambes en avant

Monter d'un cran
Crevant
Tellement
A contre-courant
Et sous le vent
En s’encensant
Et tant et tant
On se sauve souvent
En se rassurant

Mais pourtant
Je brise le rêve
Je signe la trêve
Dis-moi que tu m'aimes
Vois-tu comme on sème
L'amer et le regret
Du doute et de l’ivraie
Sur ce que tenait la main
En tenant l'autre enfin
Pendant que lancinants
Et sans élan
Nous restons vivants
Si lents
Dans le courant
Dans le vent
Rassurant
Ennuyant
Déprimant
En oubliant
Qu'il existe un temps
Où nous n'étions plus tellement
Indifférents

Voyage

Voyage
Tout s'éloigne
Se transforme en souvenirs
Cours
Vers le prochain

Voyage
Je m'éloigne
Est-ce bien toi qui t'enfuis
Loin
Vers ton prochain ?

Ritournelle
Litanie
Je suis échec
Je suis non
Je suis l'infini peut-être
Je ne suis pas

Le souvenir
Englobe l'espace
Puisque tout s'éloigne
Tout s'efface

Voyage

Oublie

Kedulac | Episode 3 | [Heroic Fantasy]

Une semaine est passée depuis que Sigwyn a combattu la troupe de Naskean et qu'il est parti du Château de Kedulac, en emportant Safilista. Le roi, gravement blessé au mollet, a été emmené chez le guérisseur, celui qui s'occupe des problèmes du peuple. Malheureusement pour ce dernier, la famine n'est pas une maladie.


Kedulac est allongé sur la table de la maison du guérisseur.


Guérisseur, examinant le mollet de Kedulac : "Et bien, il est vrai qu'en une semaine, votre mollet a plutôt bien cicatrisé Mon Roi, mais vous ne pouvez pas partir comme ça ! Qui s'occupera du royaume !? Pourquoi voulez-vous aller à l'est ?"


Kedulac, se relevant : "J'ai vu Sigwyn se diriger en direction du nord, lorsqu'il sortait du château à cheval. Etant donné qu'il a pris l'or du château ainsi que ma couronne, il est évident qu'il est allé à la capitale pour y vendre ma couronne et y dépenser tout son or. Même s'il serait resté à la capitale, je ne pourrais rien faire contre lui. Il est impossible pour moi de sauver Safilista maintenant. Ainsi, je dois consacrer à présent tout mon temps à devenir plus puissant, c'est-à-dire en m'améliorant au combat et en fondant une puissante armée. Mais pour commencer, je dois perdre ces bourrelets ingrats."


Guérisseur : "Pourquoi tenez-vous temps à secourir cette femme ? Et je ne comprends toujours pas pour quoi l'est ! Et le château dans tout ça ? Qu'allons-nous advenir ?"


Kedulac : "Je me suis rendu compte récemment que j'aimais cette femme, malgré mon âge et le sien. Je veux à tout pris la sauver de ce criminel et c'est pour cela que je dois prendre des résolutions et décisions en conséquences. A l'ouest se situe une forêt inconnue, si je parviens à la traverser ce sera déjà un grand pas, bien qu'on ne connaisse pas son étendue. Quant à mon peuple, tu leur diras d'abandonner le château et de se rendre au Château de Naskean. Ils ne vous tueront pas et ne vous enfermeront pas, ils n'y gagneraient rien s'ils apprennent que j'ai fui le château."


Au coin de la pièce, se lève un vieillard portant une capuche et une robe noire. Il intervient oralement.


Vieillard, haussant la voix pour se faire entendre : "Cher roi, n'allez pas à l'est. Avant de recevoir votre hospitalité, je venais de l'est et plus précisément de cette forêt. J'ai dû y passer une nuit pendant mon pèlerinage. Je n'arrivais pas à fermer l'œil, tant l'atmosphère y était étrange. J'ai tout à coup senti une présence menaçante alors j'ai couru vers mon cheval mais des coups tranchants et froids comme la mort m'ont touché le dos. J'étais gravement blessé mais heureusement votre guérisseur s'est chargé de mes blessures. Cette forêt est aussi immense que sombre et dérangeante, n'y allez pas."


Kedulac, plissant les yeux et suspicieux : "Eh toi ! Tu ne serais pas le sorcier imposteur !? Tu nous as menti pour qu'on t'accueille !"


Vieillard "sorcier", courant vers la porte de la maison : "Je sens qu'il est temps pour moi de continuer mon pèlerinage. Au revoir !"


Kedulac, soupirant : "Enfin bref. Ecoute Georges, je sais que ma décision peut paraître plus qu'égoïste, mais je suis désolé, je pars à l'est. Merci pour tout, via tes talents tu rendais ce château un peu plus... Vivant ? Cela semble le bon mot. J'espère te revoir un jour. Moi, je vais chercher des provisions et mon cheval."


Gerge, le guérisseur : "Adieu, Mon Roi."



Arrivé devant la dite forêt, Kedulac s'aperçoit qu'elle semble s'étendre sans limites du nord au sud. Cette forêt est très mystérieuse car elle n'est même pas cartographiée sur la carte de Kedulac, excepté quelques extrémités de l'ouest de la forêt.


Kedulac, pénétrant la forêt et criant : "Safilista, attends-moi ! Je te délivrerai de ce criminel une fois que je serai devenu un homme bien plus puissant. Ainsi, tu tomberas sous mon nouveau charme !"


Quelques kilomètres parcourus plus tard, un cri strident surgit dans la forêt. Le cheval se dresse tout à coup sur ses deux pattes arrières, ce qui fait tomber Kedulac. Ensuite, le cheval se retourne et rebrousse le chemin au galop. Malheureusement pour notre roi déchu, ses provisions sont restées accrochées au cheval. Kedulac se relève et court après pour finalement s'apercevoir qu'il a vite été semé. Il réfléchit et pense qu'il ne survivra pas dans cette forêt s'il n'a déjà plus de provisions la première nuit. Ainsi, Kedulac essaie de rebrousser chemin.

Une demi-heure est passée et c'est incontestable, Kedulac est perdu. Bien que nous soyons en début d'après-midi, les grands arbres et leur grand feuillage plongent la forêt dans la nuit, même si quelque rares rayons de lumière sont distinguables. Kedulac a peur, il se ronge les ongles jusqu'au sang. Il comprend enfin que ce n'était pas la plus sage des décisions de tout lâcher pour une femme aux sentiments non réciproques. Des bruits de cliquetis parviennent à son oreille, suivis de bruits de pas qui frottent sur les feuilles jonchées au sol, suivis par des murmures. Kedulac, effrayé, se cache en boule derrière une souche d'arbre.

Voie figeante : "Je sens ton âme, misérable intrus ! Malheureusement pour toi, tu t'ai perdu dans l'endroit le plus cauchemardesque du monde ! A présent sors de ta cachette et accepte ton sort !" suivie de rires dérangeants.

Il percept les bruits de cliquetis de plus en plus fort et de plus en plus vite, la menace est de plus en plus proche. Tout à coup, Kedulac sort de sa cachette et sors son épée rouillée. Devant lui se tient deux squelettes animés. Même s'il fait très sombre, les quelques rayons de lumières font remarquer à Kedulac que ces squelettes en mouvement n'ont même plus une once de chair sur leurs os. Les deux squelettes couraient en sa direction,. Le plus proche tient une hache à deux main et un casque et l'autre derrière tient une épée courte et une dague, et est vêtu de gants et d'épaulettes. Dans leur course frénétique, ils s'apprêtent clairement à tuer le roi déchu. Kedulac voit sa fin proche et est paralysée de peur. Mais c'est au moment où le squelette à la hache préparait à lui assener un coup de hache vertical, partant du haut, que Kedulac parvient à commander à son corps de parer le coup de hache avec son épée. Les deux armes s'entrechoquent et l'épée de Kedulac se brise. Une seconde plus tard l'autre squelette intervient et lui plante d'un coup droit son épée courte dans le ventre. Kedulac hurle de douleur et regarde sa blessure, il la touche avec ses mains et constatent qu'elle sont déjà pleines de sang. Kedulac commence à avoir la tête qui tourne, et un coup de manche de la hache lui arrive en plein dans la mâchoire si bien qu'il perd une dent, virevolte et s'écroule au sol. Peu de temps après, une main froide semble tourner la tête de Kedulac. Kedulac voit trouble mais il arrive à percevoir un homme à la peau grise, vêtue de cuir et de tissu sombres. Le visage de cet homme lui colle le sien et sourit.

Homme mystérieux : "Intéressant ! Ta tenue ressemble à celle de quelqu'un appartenant à la haute noblesse ! Dis-moi qui es tu, vermine !"

Kedulac, bégayant et souffrant : "Je suis le Roi Kedulac. Je vous en pris ne me tuez pas..."

Homme mystérieux, se remettant droit : "On dirait que tu as perdu ta couronne !",rigole "Cher Kedulac, mon nom est Flanders, je dirige les âmes. Sache que je vais t'achever, mais je te réserve un sort spécial après ta mort. Je ne compte pas transposer ton âme dans un de ces minables squelettes mais dans quelque chose de bien plus grandiose, à l'effigie de ton titre de noblesse ! Tu l'admettras, malgré ma carrure que, ne me le cache pas, tu dois trouver très désagréable, je fais preuve de respect en ton nom et ton titre, en dépit de ta prestation minable dont tu viens de me faire part au combat !" et pointe du doigt Kedulac "Tuez-le !"

Les squelettes infligent au corps du roi des dizaines de coups de lames tranchants et froids, les plus mortels les uns que les autres.

Odeur d'ortie

Journée pleine d'activités
De partage des orties du chemein
Même d'odeur de menthe ramassée
Dans le coin jardin
Privatisé par l'usage
Du parc

Tout est commencé
Rien n'est terminé ce jour
Même ma vie
Et heureusement
Que je continue
Tant à défaire
À jeter
Plaisir de trier
De peser l'inutile
De se séparer de soi
Du grand soi
Celui qui radote sans cesse
Même tenu en laisse sonore
Couper couper le son

Qui coupe? Le grans soi doit couper
Alors qu'il est au centre de sa douleur
S'amputer sans cesse
Y trouver confort et détachement

Un peu de temps encore

Tant et tant à faire
Que me laisser partir
Serait criminel
Pour mon destin

Lui-même ne sait plus
Combien de temps
Il lui reste à vivre
Puisque il ne se connait pas

Je jette et jette encore
Un plaisir innoui
Gratuit
Une fin d'existence consciente
Tant que cela est encore possible

Bonheur
D'être sûre
Que tou va finir
Et que c'est un désir sans délai
Ni récompense
Une ouverture vers la conclusion

Churchill a organisé ses funérailles
Cela me plairait d'en faire autant
Une belle fête avec des violons et du chocolat
Du klezmer et du blues de femmes

Fou de toi...

Un jour je t’ai croisé, au hasard, tu me paraissais vivante, sensible, profonde,
Humaine, pleine de qualité, surement bouffi de défauts…et pourtant si différente,
Ton anonymat se complaisait dans mon secret…c’était Avant,
Depuis longtemps tu observes les passants. Qui sont-ils ? Où vont-ils ? Qu’ont-ils à raconter ?
Tous n’ont que faire de leur histoire, toi, tu t’y accroches, tu aimes te « perdre dans les gens », vivante, sensible, profonde,
Tu songes, tu composes, tu chantes. A la gratte comme au piano, tu joues ce qu’il y a de plus Beau,
Longtemps je me suis demandé, qu’écris-tu ? Que chantes-tu ?
Tu exaltes mes passions et déchaine mes sentiments, tu m’a toujours paru touchante, émotive, affectueuse,
Toi, fille d’ « Alice », pleine d’assurance, d’aisance et d’élégance,
Moi je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Depuis longtemps ton regard plein d’émulation me freine, me stresse et m’opprime autant qu’il me passionne,
Pourtant du matin au soir, de jour comme de nuit, tes yeux d’un bleu fascinant, me donnent du baume au cœur,
Un éclat de voix, cet écho du cœur, ta voix si douce et si belle, me laisse rêveur,
Du matin au soir, de jour comme de nuit, apaisante, rassurante, d’un ton lyrique, me mets du baume au cœur,
Tu brille en Hoshi, tu te travestis en Coldplay, mais je ne suis jamais autant conquis que quand j’écoute tes « insomnies »,
Plume envoutante et notes poétiques parcourent les nues de ton corps, toi « l’échelon » manquant,
Du matin au soir, de jour comme de nuit, elles relatent ton histoire,
Celle de cette fille qui chez Mars Army s’est accomplie,
Moi Je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Aujourd’hui, cette chanson est la tienne, toi qui vogue entre sublime et silence,
Ecoute, je veux que tu comprennes,
Je fais entendre ma voix, oui c’est la première fois, moi qui suis cynique et insolent,
Je suis là je souhaite que tu comprennes,
Espérant qu’au fond de ton cœur, tu entendes ma voix,
Au fond, oui ma belle j’aimerai que tu comprennes,
Malgré mes sentiments, notre amitié c’est tout pour moi,
Je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Cinq années se sont écoulées, après tout ce temps passé à t’observer, j’exprime mes sentiments,
Je vais te faire une confidence, toi à qui je voue une passion sans borne, toi à qui je pense sans cesse,
Moi qui suis décrié, avili, détesté de tes proches, mon amour pour toi est d’autant plus fort qu’il semble impossible,
Tout ce temps, ton regard m’a insufflé la passion, ta musique chassé ma colère, ton aura marqué mon esprit,
Oui tout chez toi m’inspire passion et obsession,  ton être tout entier est source de désirs et de rêveries,
Oui tes yeux sont magnifiques et te valent tant de compliments que je jalouse,
Oui, ta silhouette affinée est telle que l’on ne peut que l’apprécier,
Mais ce sont aussi ces poils qui se dressent sur tes bras lorsque tu frissonne dans tes jolies robes de soirées,
Cette ridicule cicatrice sur ton avant bras droit que l’on peine à remarquer et que tu détestes tant,
Cette habitude que tu as de toujours sentir une mèche de tes cheveux lorsque ton esprit se perd ailleurs,
Ce rire facile et relâché qui ne ressemble à aucun autre,
Ces gouts et ces couleurs qui te font détester le caramel alors que tu t’enivre de tant de merveilles,
Aujourd’hui, tous le savent, tous en rient, mon amour pour toi est d’autant plus éprouvant qu’il semble distant,
Je n’ai de cesse de te chercher, partout, à chaque instant, dans ma tête, dans la rue, dans les couloirs de l’Université, dans la Vie,
Les gens ne comprendront peut-être jamais, et pourtant tu te tiens là, telle une ombre au cœur de mon récit,
« Le cœur à ses raisons que la raison ignore », on ne peut justifier ce que nous aimons, nous aimons,
Je t’aime et je ne peux le cacher, je t’aime et tout le laisse entrevoir, je t’aime et tous le savent,
 
Je te demande de me pardonner pour tout ce que j’ai dis ou fais de travers,
Cent fois je t’ai trahi, cent fois tu es revenue, j’ai attisé ton mépris, nourri ta méfiance, cultivé ta colère,
J’ai laissé à d’autres le souci de te faire savoir ce que j’éprouve pour toi,
Je n’ai de regret que le fait de ne pas t’avoir dit les choses moi-même,
Souvent je me comporte en mal avec toi, d’un air indifférent, d’un regard fuyant, d’un ton colérique, c’est mon orgueil qui parle pour moi,
Je craignais tes mots, j’ai redouté ton indifférence, j’ai désormais peur de ton silence,
Aux grands cœurs les grandes peines, je pourrai me perdre dans ton regard
Je me croyais capable de tourner la page, de n’être que ton ami, j’ai manqué à mes promesses,
C’est peut-être parce que je t’Aime que je ne peux t’aimer autrement,
 
Moi, dont le sourire sarcastique affiche une sérénité superficielle,
« L’amour séduit et attire, ne faut-il pas faire l’expérience d’être séduit ? »
Moi, dont l’attitude arrogante masque le peu de douceur que l’on me reconnait,
Le sentiment de t’aimer sans retour n’est que pauvreté mais je crois à notre amitié,
Moi, dont le fond grave et ironique reflète ce cynisme que tous accusent,
Ton sourire me manque quand il s’efface, ton regard quand il s’éclipse,
Moi, insolent, narcissique, égoïste comme tous me le rappellent, toi la première,
Je regrette que mon obsession soit désormais partagée par tous,
Je regrette que tu aies à supporter le fardeau de mes sentiments,
Je regrette d’être ton Némésis, de ne pas pouvoir te toucher, de ne pas pouvoir « flotter » a tes cotés,
 
Fragile, j’aimerais te surprendre à me fixer, j’aurais pu m’écrouler sous ton regard,
C’est vrai, je suis bête et bien trop fier,  ce n’est pas pour rien que tu manque à l’appel,
Sensible, j’aimerais que tu penses à moi, tu aurais pu tout consumer en moi d’un seul coup,
C’est vrai, je suis trop faible pour toi, ce n’est pas pour rien que tu ne me laisse aucune issue,
Maladroit, j’aimerais que tu me cherches,  cet horizon reste lointain et incertain,
C’est vrai, je suis impatient et je réagi au quart de tour, ce n’est pas pour rien que tu me résiste,
Perdu, j’aimerais que tu me prennes dans tes bras ne serait-ce qu’une fois, ta seule étreinte aurait raison de moi,
Je m’en veux de ne pas être à la hauteur et d’être fait de colère, mais ce n’est pas pour cela que je me désiste
Amoureux, j’aimerais que tu regardes dans mes yeux et me dise ce que tu y vois,
Tu sais, il y a de ces soirs où je souhaiterais refaire le monde, te dire que je t’Aime autant que tu me déteste,
Ainsi je clos cette tirade égoïste mais pleine de franchise, pour te dire une dernière fois…envers et contre tout,
…que je t’Aime comme un fou, que je t’Aime de tout mon cœur.
 
Au revoir, Laura.

Je suis qu'un con

 
Il est trop tard, je comprends
D’un soir à l’autre, je t’attends,
Il y a longtemps que je patiente,
Tout en sachant que toi t’as pas d’attente,
Mais tu sais, j’ai trop attendu,
C’est trop dur d’avouer tout mes tords,
Lassé d’être l’image qui te plait,
J’aimerais pouvoir douter de tes attentes,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée
 
Cette audace, plaisir infini,
Amour incompris,
ça m’est est tombé dessus,
un jour comme un autre,
et pourtant, me voila,
chaque geste que je fais,
chaque mot que j’énonce,
Aggrave notre relation,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée
 
Je t’écris ici lâchement,
je sais que tu me lis,
je sais que tu m’écoutes ;
C’est pas du Rimbaud, c’est pas du Baudelaire,
Je m’en  moque, je suis sincère,
je veut juste t’écrire,
je ressasse, je potasse,
C’est pas ma faute,
je suis là, je t’exprime mon amour
et toi tu enfouis ton visage dans tes mains,
J’ ose espérer que tout reste incertain,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée

Kedulac | Episode 2 | [Heroic Fantasy]

Kedulac et Safilista descendent dans les geôles du château, au sous-sol du Fort royal.

Kedulac, soucieux : "Safilista, tu ne t'apprêtes pas à faire ce que je pense ?"

Safilista, attrapant le trousseau de clés accroché au mur : "Cet homme est notre seule chance de survie ! Ce n'est pas notre brigade de cinq bras cassés se tenant derrière les portes de la muraille, qui va nous défendre de l'assaut ennemi !"

Kedulac : "S'ils ne sont plus que cinq, c'est justement à cause de cet homme. Ce criminel a tué dix de nos anciens soldats à la taverne sur un coup de tête, soit disant car il était bourré. C'est pour cela qu'il est en ce moment même emprisonné ! Et qu'est-ce qui te dit qu'une fois sorti de là, il ne va pas nous torturer, ma tendre Safilista ?"

Safilista, se dirigeant vers l'une des geôles : "En tuant ces dix soldats, il a au moins montré sa force, Mon Roi. Et ne vous inquiétez pas, je le surveillerai de ma lame sur sa nuque."

Kedulac, dépité : "Ainsi soit-il..."

Safilista se rend au fond de la geôle, après l'avoir ouverte.

Safilista, pointant sa lame sous le cou du mystérieux criminel : "Lève-toi, Sigwyn ! Nous allons te conduire, le Roi et moi, aux portes du château pour nous défendre de l'armée de Naskean !"

Kedulac, qui attendait loin de la geôle, perçoit Sigwyn sortir de l'ombre avec Safilista derrière lui, portant sa lame, le bras tendu, sur sa nuque comme prévu.

Sigwyn : "Si vous voulez que je vous défende, j'aurais besoin de mon épée. Dans mes souvenirs, tu l'avais rangé derrière cette porte, Safilista. Vous la reconnaitrez, il y a une tête de mort gravée sur le manche."

Sigwyn pointe du doigt une porte en bois, proche de l'escalier.

Kedulac : "Une tête de mort... Il n'y a rien d'étonnant pour un tel criminel. Je vais la chercher.

Après être remontés et être sortis du fort, le Roi, Safilista et Sigwyn se rendent vite aux portes du château.

Les portes de la muraille s'ouvrent quelques instants après. Les cinq soldats tremblants de peur, rejoignent Kedulac. Cette peur, causée par la supériorité numérique de l'ennemi, est peut-être aussi due à l'accoutrement très sombre et aux mimiques morbides de l'armée de Naskean. En effet, ces hommes encapuchonnés équipés de cuir, et couvert de tissus noirs, montrent des signes de menaces de mort en se servant de leur mains et de leurs lames, tout en rigolant et grimaçant entre eux.

Chef de l'armée du château de Kedulac, Aquafollion, ne tremblant pas moins que ses quatre soldats subordonnés : "Mon Roi, quel est le plan !? Ne me dites pas que Sigwyn va se combattre à nos côtés !? Il va tous nous tuer !"

Safilista : "Il n'est plus le temps de parler, mais de combattre ! L'ennemi fonce en ce moment même sur nous ! Préparez-vous à riposter !"

Safilista, murmurant à Sigwyn : "Ecoute, si tu parviens à tuer tous nos ennemis ici présent, tu seras à nouveau libre."

Kedulac, murmurant à Safilista : "Que viens-tu de lui dire ?"

La bataille commence, même si d'un point de vue numérique, elle semble déjà perdue pour Kedulac. Il s'agit ici d'un vingt contre sept, si Safilista se joint à la bataille.

Avant de rejoindre les autres dans la bataille, Safilista répond à Kedulac, avec un petit sourire de malice : "Un mensonge, Mon Roi."

Kedulac prend du recul et observe la bataille de loin. Il constate vite que Sigwyn fait un véritable carnage. Ca lui fait du mal de l'avouer, mais le Roi croit que Sigwyn et le meilleur combattant qu'il n'ait jamais vu. Il n'a pas un gabarit énorme, mais plus une dextérité folle. De son côté Safilista se débrouille aussi. En effet, bien qu'elle ait fait peu de victimes, Safilista peut au moins exprimer une certaine fierté à être indemne. Quelques minutes passent, et déjà vingt-quatre cadavres ou graves blessés sont étalés au sol. Du côté ennemi, il ne reste plus que  ce qui semble être le chef de l'assaut. De l'autre côté, c'est Safilista, toujours indemne, et Sigwyn, qui tient toujours debout malgré ses nombreuses blessures.

Chef de l'assaut ennemi, criant, ayant l'air de s'adresser à Sigwyn : "Je ne comprends pas ! Je n'ai tué que deux de vos soldats ! Et si je ne me trompe, mes incapables d'hommes n'en ont tué que deux également ! N'ai-je pas rêvé en te voyant tuer le cinquième !?" et rigolant à la fin.

Sigwyn, criant lui aussi pour lui répondre : " Il me gênait la vue, comme toi actuellement d'ailleurs !"

Safilista, énervée : "Comment as-tu osé réitérer cela !"

Subitement, Sigwyn décide d'assommer Safilista d'un coup du manche de son épée, derrière son crâne. La rapidité du coup fût telle, que Safilista ne vu rien venir et s'écroula sous le choc.

Sigwyn, criant : "Ainsi, il y aura un combat loyal, j'espère que tu vaux mieux que tes sous-fifres ! Je les ai tous tué d'un coup d'épée !"

Chef de l'assaut ennemi, hurlant et se jetant à l'affront : "Tu vas punir ton insolence !"

Les deux dagues empoisonnées de l'ennemi s'entrechoquent à de multiples reprises avec la lame de Sigwyn, pendant quinze bonnes secondes. C'est finalement un coup de pied dans le ventre de la part du criminel, qui met peu de temps après, un terme au combat. En effet, paralysé par la douleur, étant donné que le ventre de l'ennemi n'est pas des plus maigres, il se voit ensuite égorgé du bout de la lame de Sigwyn. Kedulac, ayant vu l'intégralité de la scène, est accouru vers Safilista pour essayer de la réveiller et de contenir les quelques goutes de sang qui sortent de son crâne. Sigwyn, ayant remporté la bataille de manière miraculeuse, étant donné leur nombre, rejoint Kedulac, presque assis devant Safilista et semblant très bouleversé par son état, si bien qu'il ne porte plus le moindre regard sur Sigwyn.

Sigwyn, menaçant Kedulac en pointant son épée sur lui, à un mètre, et d'un ton insolent : "Va me chercher un cheval, stupide roi, ainsi que la totalité de l'or du château."

Kedulac, les yeux fixant toujours Safilista : "Et sinon... Quoi ?"

Sigwyn : " Sinon je te tuerai, pardi."

Kedulac : "... Est-ce si grave, au fond ? Laisse-moi au moins le temps de voir si elle se réveille,  je veux savoir qu'elle aille mieux avant de mourir."

Un petit silence de quelques secondes s'instaure, et Sigwyn réplique. Il avance doucement , toujours le bras tendu, et baisse la direction de sa lame jusqu'à toucher le cou de Safilista.

Kedulac relève enfin les yeux, en direction de Sigwyn.

Sigwyn, pris d'un léger rire : "Tu l'aimes alors ? Tu dois bien avoir quinze ans de plus qu'elle, franchement tu m'écœures pauvre taré, elle ne mérite pas un incapable comme toi. Tu es la chose la plus décevante et pathétique que je n'ai jamais vu. Je ne doute pas que Safilista a toujours pensé la même chose de toi. De plus, même ton peuple te renie, tant tu as instauré la pauvreté et la famine entre ces murailles, à cause de ton incapacité à savoir régner correctement.  Maintenant fais ce que je t'ai demandé, ou je tue Safilista.

Kedulac réfléchit quelques instants, se lève et sort son épée rouillée de son fourreau.

Kedulac : "Si tu pensais me vexer, c'est raté. Tu n'imagines pas à quel point l'estime que je porte à mon égard est faible, donc ce que tu as dis ne m'affecte en rien. A l'exception d'une chose, ta menace de tuer Safilista. Pour une fois je vais me battre ! Sois loyal et accepte mon duel à mort !"

Sigwyn, prononçant un large sourire : "En te défiant, je risque seulement dans le pire des scénarios d'attraper le tétanos, vu l'état pitoyable de ton épée."

Kedulac relâche vite sa posture de combat et laisse tomber son épée.

Kedulac, soupirant et regardant le ciel : "A quoi je joue, père ? Je n'ai aucune chance contre lui ? Que faire pour protéger ma tendre aimée !?"

Sigwyn : "En allant chercher ce que je t'ai demandé, pauvre imbécile ! Son crâne se vide peu à peu de son sang, tu devrais te dépêcher avant que sa mort soit irréversible !"

Kedulac : "D'accord..."

Kedulac se met à courir et revient une dizaine de minute plus tard avec un bourse d'or et un cheval.

Sigwyn : "File ta couronne".

Kedulac lui donne sans broncher.

Sigwyn pointe le cou de Kedulac de sa lame de son épée, et commence à soulever Safilista avec l'entièreté de son bras gauche pour le poser, toujours évanouie, sur le cheval. Kedulac dévie la lame de Sigwyn et tente d'arrêter Sigwyn mais il riposte et lui tranche légèrement mollet. Kedulac s'écroule au sol paralysé de douleur et Sigwyn monte sur son cheval et part du château.

Sigwyn, avant que Kedulac ne puisse plus l'entendre : "Tu n'aurais jamais dû me mettre en geôle, voilà ce que tu récoltes ! J'espère pour toi et pour moi que nos chemins ne se croiseront plus jamais !"

Kedulac | Episode 1 | [Heroic Fantasy]

Safilista : "Mon Roi, une armée de vingt hommes envoyée par Naskean est devant nos portes. Ils ont
un bélier et essaient de pénétrer le château !"

Kedulac, ennuyé : "Encore lui... Comment n'avons donc pas pu les repérer avant ? J'ai utilisé le peu d'or qu'il nous restait pour l'édification de tours de garde. On aurait du être alertés..."

Safilista : "Ce n'est pas vrai Mon Roi, lors du dernier Conseil l'intendant des réserves d'or du château nous a bien tenu au courant que la moindre tour serait bien trop coûteuse. Disons que le château est au plus bas de sa richesse."

Kedulac, se levant de son trône et s'avançant vers Safilista : "Je ne suis jamais attentif lors du Conseil, tu le sais bien Safilista. Bon, on a quoi pour se défendre ?"

Safilista : "Il y a ce vieillard qui se dit sorcier que nous avons accueilli la semaine dernière. Il était gravement malade et dans un sale état donc on l'a mis au soin de notre guérisseur."

Kedulac, reprenant espoir et claquant une fois des mains : "Parfait ! Va le trouver et demande lui de faire ses trucs de sorciers pour anéantir ces truands."

Safilista : "Bien Mon Roi ! Je fais vite."

Safilista sort de la salle en courant. Kedulac va sur le balcon pour voir si les portes de la muraille tiennent. Il constate qu'elles ne tiendront plus longtemps. Des cris retentissent dans tout le château.
Kedulac sort du balcon et rentre à nouveau dans la salle. Il se tourne et s'avance vers son garde assisté.

Kedulac, hésitant : "Supa, c'est cela ?"

Sopa le garde, essayant de rester indifférant : "En fait c'est Sopa, je vous l'avais déjà dit mais ce n'est pas grave Mon Roi. Cela ne fait que la dixième fois sans doutes."

Kedulac, perplexe : "Quel mauvais caractère... Mais surtout quel piètre Roi je suis pour laisser un garde me parler de cette manière. Ne t'inquiète pas, je comprends que tu as le trac, le château est actuellement en état de crise. Au fait, si un, ou plusieurs hommes malintentionnés rentrent dans la salle pour me tuer, tu me protégeras, c'est bien ce qui est prévu ? Tu ne comptes pas t'enfuir et me laisser mourir sous les coups tranchants de leurs épées ?"

Sopa : "Honnêtement, vous venez de me remettre les idées en place Mon Roi. Je préfère mourir avec ma famille. Vous comprendrez qu'il est donc plus prudent que je parte tout de suite la retrouver."

Sopa se met en route.

Kedulac se rend compte qu'il est à présent seul. Il regarde partout au tour de lui, sur les côtés, en haut, en bas et se demande si son défunt père avait pensé à un passage secret. En observant le tapis, il lui vint l'idée de voir si une trappe secrète ne se cacherait pas en-dessous de celui-ci. Il enlève le tapis et constate qu'il n'y a rien. Lorsque Kedulac est triste et très soucieux, il commence à avoir très faim. Il se dirige donc vers la table et engouffre plein de petits raisins.

Quelques minutes plus tard, la porte de la salle s'ouvre à nouveau et Safilista est de retour, essoufflée et toute seule.

Kedulac : "Respire Safilista. Alors ce sorcier ? Etait-il guéri au moins ? Est-il en ce moment même en train de déferler une vague de chaos sur nos ennemis ?"

Safilista, reprenant son souffle : "Guéri, il l'est. Sorcier, il ne l'est pas. Il s'est bien foutu de nous !"

Kedulac, souriant nerveusement : "C'est impressionnant Safilista, en trois ans de règne, tu ne m'as pas apporté une seule fois une bonne nouvelle, mais au moins tu es radieuse donc ce n'est pas grave."

Safilista, fronçant les sourcils : "Mon Roi, ceci est très gênant et un peu déplacé."

Kedulac : "On va bientôt mourir, donc je pense qu'il est bien tant que j'avoue mon amour pour toi."

Safilista, perplexe : "Mon Roi, j'espère que c'est la situation critique qui vous fait perdre vos moyens, mais avant de vous jurer que mes sentiments en ce qui vous concerne ne sont pas réciproques, nous devons vite sauver notre peau."

Kedulac : "Vous avez raison Safilista, je suis pathétique ! Il est temps de survivre ! … Une idée pour nous sortir de là ?"

Safilista : "Suivez-moi, les portes n'ont pas encore lâché."

Que reste-t-il ?

Tout part déjà si vite 
Se dilue dans l'expérience de vie 
L'odeur, le goût fuit 
La couleur elle pâlit 
L'émotion se ratione pour l'occasion    
Puis le tout s'fond en monochrome.       
La course au bonheur n'a plus de sens 
dès sont départ, ici les temps blazent 
Et même le haut s'tasse 
Écrase le fond du bac 
Et se qui est enfuis pu et s'mel à la mélasse 
Quand ça vaut l'coup 
MERDE ! 
Disons nous 
Quand les mots logent dans la bouche   
Puis on s'persuade 
De croire qu'ca va revenir...
À contrario, on fait fi de ses moments profonds qui pourrissent
Pour eux on pris 
D'eux on veut justice   
Réclame l'exile
Donc aujourd'hui que reste-t-il ?
J'me renferme et dans l'retro
L'horizon l'aise place la nuit 
A de fade nuance de gris
Alors j'm'éloigne, m'oriente 
Pour essayer d'voire des lignes 
Mais a mesure que j'file 
Voire quoi que ce soit devient de moins en moins facile 
Alors j'me perd , j'm'oublis. 

Si je pouvais te le dire...

Je sais pas quoi faire pour que tu te sente bien avec moi je sais pas quoi faire de plus je ferais tout pour toi mais j'ai pas l'impression que tu l'accepte, j'ai pas l'impression que t'es prete a me laisser entrer dans ta vie a 100%, j'ai pas l'impression que t'ai envie, tu te prend la tete avec moi mais tu parle tranquille a elle alors que je fais que de m'occuper de toi et de faire tout ce qui pourrais te rendre heureuse, je supporte tout, tu me calcule plus, t'es jamais la, avec moi, que avec moi, tu fais toujours autre chose, j'ai l'impression d'etre une poupee, ou un chien qui attend que tu veuilles bien lui donner de l'attention,et j'ai pas merité ça alors que elle tu lui cours apres et elle passe avant tout ,non enfait tout passe avant moi, ça me blesse ,ca me rend tellememt triste parce que je t'aime tellement, et je partirais pas en plus c'est ca le pire je supporte tout ça, en silence , parce que je t'aime et que ma pire angoisse c'est de te perdre, mais ça je te le dirais jamais parce que au fond tu le sais deja mais tu t'en moque...J'attend juste le jour ou tu vas me laisser tomber, laisser tomber ce qu'on a, ce qu'on pourrait construire si tu le voulais, si tu acceptais d'etre heureuse avec moi, mais non , je sais que tu vas repartir vers elle, vers les bas fonds, vers le malheur, je sais que t'imagine jamais rien avec moi, rien sur la longueur, je le sais parce que tu parles toujours d'elle et de vos projets, mais jamais de projets avec moi, tu ne ferais meme pas un petit effort pour moi parce que dans ta tete ca va pas durer, et pourtant ça pourrait etre tellement merveilleux si tu accepais tout l'amour que j'ai a te donner, si tu acceptais le bonheur et la joie que j'ai a t'offrir, si tu m'acceptais tout cours,
Tu t'eloigne de moi, comment tu peux dire que l'on passe deja trop de temps emsemble alors que t'es jamais la.presente avec moi, tu prefère  etre ailleurs, faire autre chose, etre avev elle , parce que la oui tu es presente quand c'est elle, comment tu peux rejeter mon amour et mon attention, je m'occupe trop de toi? Mais qui peux reprocher ça a la personne qu'elle aime ? Non a la persomme qui l'aime! Tout le monde voudrais ça mais toi non tu ne te l'accorde pas et pourtant tu le merites tellement, tu a peur de me laisser m'occuper de toi, d'accepter le bonheur, parce que si tu l'accepte ça va changer, ça voudra dire que tu es bien avec moi et que Elle n'etait pas bien pour toi et elle le sera plus jamais je le sais, et donc je sais plus quoi faire,
je suis prete a arreter de m'occuper de toi mais je ne pourrais jamais arreter de m'inquieter ça tu ne pourra pas me l'enlever, je suis prete a te laisser, ne plus demander autant a te parler alors que tu n'est deja pas la et que ça me creve le coeur car contrairememt a toi je pourrais passer chaque seconde de ma vie avec toi, je suis prete a tout et je fais tout ce que je peux et je ne sais plus quoi faire maintenant a par me taire et pleurer en silence et prier pour que tu ne m'abandonne pas, car c'est ma plus grande crainte, elle est toujours là, a chaque fois que tu me repousse, a chaque fois que tu m'envoie dans les roses, a chaques fois que tu parle d'elle, a chaque fois que tu n'es pas presente, cette peur que tu me quittes elle est toujours là, elle me prend aux tripes et me tire les larmes tellement souvent, Mais je t'aime, je t'aime tellement, je te le repete et je le repeterais encore, mais peu importe le nombre de fois ou je le dirais, ça ne sera rien comparé a ce que je ressens vraiment et a la realité et a l'intensité de mon amour pour toi, je donnerais tout pour toi, je souffrirais toute ma vie pour toi, je ferais tout pour faire apparaitre ton magnifique sourire sur ton visage, le voir ça n'as pas de prix, ça me comble de bonheur, ton sourire c'est ma force et ce qui me donne le courage de tout faire, je donnerais même ma vie sans hesiter pour le voir graver sur toi, me me le demande pas mais je le ferais sans hesiter, car tu es plus importante. C'est ce que tu ne comprend pas, ton importance pour moi, tu es la personne la plus importante pour moi, et c'est pour ça que je donnerais tout et tu le merite, tu le merite tellement, je sais que tu le pense pas, que tu ne l'accepte pas, que tu le comprend pas mais tu le merites plus que tout, tu es la personne la plus merveilleuse que je connaisse et si je pouvais te donnais mes yeux pour que tu te vois a travers comme je te vois, si je pouvais te donner mon coeur pour que tu comprenne ce que je ressens et ce que tu represente je le ferais, et je ferais tout pour que tu sois heureuse meme si ça doit me rendre malheureuse moi, tu dois te dire que je suis folle, et je le suis surement, folle de toi,
tu ne liras jamais ça de toute façon, et je pourrais dire tellement de choses encore mais est-ce que c'est vraiment utile? Malgrès tout ça rien ne changera, et tu ne comprendra toujours pas alors j'arrête,.pour aujourd'hui en tout cas, j'ouvrirais peut être mon coeur une autre fois !

Ce soir je pense à toi.

Ma chère, je t’écris ces longues lignes dans la brise du soir pour te demander ce que tu retiendras de moi lorsque tout ne sera plus que souvenirs. Te rappelleras-tu tout cet amour que je souhaitais t’offrir ? Penseras-tu encore de temps en temps à cette passion dévorante et déchirante qui était mienne ? Tout ce que j’ai fait de mal c’est espérer la réciprocité de ces sentiments zélés.

Oui c’est vrai, j’ai un peu rêvassé. Au milieu des étincelles et des éclats, j’ai cherché la Belle de mes nuits. Oui je sais tu ne vois pas les choses comme moi, un drap de lin ou de velours semble masquer le chassé-croisé de nos regards distincts. Je suis rongé d’égoïsme, tempêtes et orages en plein cœur, tu le sais.

Oui c’est vrai, la réalité est méprisante, et mon imaginaire est orgueilleux. Tous me l’ont rappelé et je te cherchais, tu le savais. Toi, tu  t’éclipsais, regard bleu azur au détour de la rue. Pour moi l’essentiel c’était d’avoir quelqu’un pour qui trembler, quelqu’un pour qui fulminer cette adulation véhémente. Oui c’est vrai que l’amour perd son élégance quand il cesse d’être secret.
Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.

Je suis là pour toi, j’écris pour toi. Lâchement, sans jamais te nommer ni sans jamais me nommer. Mais j’écris à défaut de pouvoir m’exprimer à voix haute. Tu sais on me l’interdit. Ma parole est muselée, mon regard est bâché, ma personne est ostracisée.

Je cherche ton regard, je cherche ton sourire, une attention particulière qui me laissera croire que d’illusion en désillusion, je retrouverai ces papillons qui dans mon ventre chantent tes louanges là où ne subsistent aujourd’hui qu’un terrible nœud. Aujourd’hui comme demain, je me demande à quoi bon fulminer mes passions, pourquoi scander mon amour.
Je le martèle sur des airs mélodramatiques où se mêlent à outrance sentiments et pulsions. Je me sais romantique  mais je suis bouffi d’orgueil. Oui c’est vrai, je radote et je ressasse. Mais il y de ces soirs où je voudrais te dire combien je t’aime, combien mon amie me manque.

Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.
Quand je serais parti ou que tu m’auras fuit, dit moi ma Belle, que retiendras-tu de tous ces souvenirs ? Pour moi je crains que ne subsistent que les souvenirs fantasmés de ce qui aurait pu être. J’aurais pu croire que tu n’étais qu’une illusion. J’aurais pu croire que tu n’étais que le fruit de mon imagination. Je me demande si je dois me battre encore. Dans ton dos tu penses que je souris mais ce n’est qu’affabulation. Ce qui me chagrine, c’est que nos quelques bons moments se noient dans tous ces remords.

Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.

Si je fais un pas un avant, lancera-tu un regard en arrière ?

Nicolas.

Ce soir encore

Te rappelleras-tu tout cet amour que je souhaitais t’offrir,
Penseras-tu encore de temps en temps à cette passion dévorante,
Tout ce que j’ai fait de mal c’est espérer la réciprocité
Oui c’est vrai, j’ai un peu rêvassé
Au milieu des étincelles et des éclats,
Oui je sais tu ne vois pas les choses comme moi,
Je suis rongé d’égoïsme,
Tempêtes et orages en plein cœur,
Oui c’est vrai, la réalité est méprisante,
Et mon imaginaire est orgueilleux.
Tous me l’ont rappelé,
Je te cherchais, tu le savais,
Tu  t’éclipsais, regard bleu azur au détour de la rue,
Pour moi l’essentiel c’était d’avoir quelqu’un pour qui trembler,
Oui c’est vrai que l’amour perd son élégance quand il cesse d’être secret,

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Je suis là pour toi, j’écris pour toi,
Lâchement, sans jamais te nommer,
sans jamais me nommer,
Mais j’écris à défaut de pouvoir m’exprimer à voix haute,
Tu sais on me l’interdit,
Je cherche ton regard,  je cherche ton sourire,
aujourd’hui comme demain,
Je me demande à quoi bon fulminer mes passions,
pourquoi scander mon amour,
Je le martèle sur des airs mélodramatiques,
Où se mêlent à outrance sentiments et pulsions,
Je me sais romantique  mais je suis bouffi d’orgueil,
Oui c’est vrai, je radote et je ressasse
Mais il y de ces soirs où je voudrais te dire combien je t’aime

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Quand je serais parti ou que tu m’auras fuit,
Que retiendras-tu de tous ces souvenirs,
Des souvenirs fantasmés de ce qui aurait pu être,
J’aurais pu croire que tu n’étais qu’une illusion,
J’aurais pu croire que tu n’étais que le fruit de mon imagination,
Je me demande si je dois me battre encore,
Dans ton dos tu penses que je souris, ce n’est qu’affabulation,
Nos quelques bons moments se noient dans tous ces remords,

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Tu es mon monde

Toi qui pense que je suis un monstre,
Tu ne te doutes pas un seul instant,
Que notre histoire c’est tout pour moi,
Que tu es mon monde à moi,
 
Oui tout n’a pas toujours été tout rose,
Parfois le ciel s’est obscurci,
Nous nous sommes causé bien des soucis,
J’avoue ne pas avoir toujours été très sage,
C’est pas pour rien que tes yeux bleus me dévisagent,
 
Non je ne veux plus rester dans l'ombre,
 A cultiver l’indifférence,
Non, je ne veux pas perdre espoir,
J’aimerais cesser de broyer du noir,
 Ne plus être étranger à ton regard,
 
Va-y viens et prends ma main,
Dans ce monde, tu es ma blonde,
Ce monde qui est le mien,
J’aimerais que ce soit le tien,
 
Ne crois pas tout ce qu'on raconte
Ce qui se dit ce n’est pas ce qui compte,
Si tu veux savoir la vérité,
Prend ma main et suit le chemin,

Enfant de démon

Je ne suis que complication
Un enfant de quelque démon
Tout ce que je veux se détruit
Tout ce qui brûle me ravit

Alors
Parce que tu me passionnes
Tu me dévores
Tu n'es pas là et partout à la fois
J'ai chaud
Je tremble
Je trouverai ton centre
Je trouverai tes angles
Parce que tu me fais peur

Quand tu verras le début
Je verrai plutôt la fin
Tu auras le temps de voir
Écrasé entre mes mains
Élevé juste assez haut
Pour s'imaginer voler
Ton cœur

Il tombera
D'une telle violence

Je serai je ne sais pas
Rassuré je pense

Ne t'approche pas
Ne t'approche pas
Crois-moi


Crois-moi

Contagion

Contagion
Un souffle
Je t'essouffle
Tu te répands
Dans mon corps endormi

Un poison
Au ventre
Je t'éventre
Tu te répands
Dans les draps de mon lit

Immunisé
Immortel
Immoral
Immaculé
Immature
Immonde
Dans l’immédiat
Parce que je pense à tout
Ne crois en rien

Les feuilles tombent
Rouges
Elles tombent
C'est bientôt l'hiver
Chez moi
Mais chez moi c'est où ?

Exhalaison

Peau morte des cimes
Douce et fraîche la rosée
Vint se déposer

Dans le sépulcre des nuits
L'écho du chant des sirènes

Composer

Je veux jouer de ma musique
Jouer de ta musique
Mais je n'ai rien appris
De tout ce temps où j'ai grandi

Mettre des notes à l'encre noire
Jouer de la guitare
Abandonner si vite
J'ai déjà peur que tu me quittes

Des amateurs dans la tempête
Des bourdons plein la tête
On joue pour de l'amour
On ne se compte qu'à rebours

Que l'on s'accorde pour le mieux
Sur un rythme dangereux

Composer avec toi
Chanter du bout des doigts

Coeur mistral

Au coeur de l"océan
Battent les vagues
Les vagues du temps
Alors que tu tangues
Là langoureusement
Ma langue et mes yeux amandes
Se demandent
Si dans les lavandes
Un jour le son de ta voix
Résonnera plus fort
Que mon coeur mistral
Poussa là bas dans
les champs de tramontane
Viens vers moi jolie liane
Viens pourquoi pousser

Plus loin ..

toi mon âme .


Viens

La course des hypatuces

1.

La cage 


 

De temps à autre, les chamans nous parlent de leurs ancêtres, les habitants de la planète terre. Ils évoquent leurs villages bizarres, s’étendant sur des kilomètres, et dont les maisons de fer touchaient les nuages. Ils nous parlent de leurs véhicules, rejetant du dioxyde de carbone, polluant l'atmosphère ; et enfin, ils nous parlent de l'extinction de la quasi-totalité de leurs espèces animales. Ils racontent aussi comment les hommes avaient dû imaginer une nouvelle façon de vivre et s’adapter à un environnement hostile de leur nouvelle planète: Isgarte.

Par leur choix de vivre en équilibre avec leur nouveau monde, les hommes virent, avec un étonnement sans fin, de nouvelles espèces apparaître.

Nous étions en l’an 322 ou 3041 selon l'ancien calendrier.

 

 Je m’appelle Samantha Smith et j’ai vingt-cinq ans. Les gens m'appellent Sam. Je vis à Blécisco. C’est un tout petit village vallonné aux maisons de pierres et de roseaux. Dès leur plus jeune âge, hommes ou femmes doivent obligatoirement apprendre à entretenir le village et à chasser en harmonie avec la nature. Ils doivent aussi se montrer capables de travailler et de colorer les tissus en utilisant des produits naturels, à découvrir et aimer les animaux sauvages. Et, en priorité les hypatuces ! Ce sont des oiseaux géants, mais avec quatre pattes, comme un éléphant, plaisantent les anciens.  Il y a beaucoup d'espèces et chaque espèce a son plumage, avec des couleurs différentes. Ils sont dotés d'une puissance extraordinaire. Mais cet animal reste très rare, seuls les plus chanceux et les plus braves peuvent en apprivoiser un. C'est un oiseau qui aime voler le jour et dormir la nuit. Mais il n'a besoin que de quatre à cinq heures de sommeil.

Tout ça, je l'ai appris de mon père. Celui-ci, bien qu'il soit chasseur, se passionnait pour cette espèce. Il adorait les monter, m’avait-il dit un jour. J'avais le même rêve : chevaucher l'un de ces magnifiques animaux pour qu’il puisse me faire voler au-delà des nuages et parcourir des endroits de rêve.

Chaque année, de grandes courses étaient organisées dans des villes ou villages sélectionnés par tirage au sort.

J’avais vaguement entendu qu’il était question qu’une course aurait lieu dans notre région cette année. Si tel était réellement le cas, j’en apprendrais plus au festival des commerçants qui devait avoir lieu bientôt.

 Nous sommes en décembre ; la neige tombe depuis deux jours , conférant au village une allure spectrale ; d'autant plus que ses habitants, préfèrent rester chez eux.

J’ajoute les dernières bûches dans les flammes quand j’entends tambouriner à la porte avec insistance :

  • Ça va, ça va il n'y a pas le feu ! m'écrié-je, en me précipitant pour aller ouvrir.

Mon ami d'enfance halète sur le seuil; il a manifestement couru jusqu'ici.  

  • Daniel, qu'est-ce qui t’arrive ?
     
  • Hhh...(il respire péniblement) Excuse-moi Sam de te déranger, mais les élans bleuâtres se sont encore échappés de l’enclos. Il faut vite aller les chercher avant qu’ils ne s'éloignent trop loin dans la forêt.
     
  • D’accord, j’enfile une veste et j’arrive !

Je prends ma veste sur le porte-manteau en bois et je sors en courant. Daniel se retourne vers moi en me disant :

  • Nous allons prendre les chevaux !

Je saute sur mon cheval et me mets à galoper vers la forêt. Daniel me suit.

  • Là-bas, ils sont là-bas ! crie Daniel pendant que nous galopons sur la pente enneigée.

Effectivement, on les voit bien, ils marchent tranquillement vers la forêt. Nous galopons en essayant de les encercler.Les élans poussent des cris en nous voyant nous approcher d’eux.

  • Treize, quatorze, quinze...C’est bon ils sont tous là. On peut les ramener dans leur enclos.

Les élans bleuâtres galopent maintenant à toute vitesse devant nous, craignant nos bâtons. Nous les suivons, faisant quelques gestes pour les forcer à avancer tout en essayant de maintenir nos chevaux. Comme ils connaissent bien l’endroit, nous n'avons pas trop de difficulté à tous les ramener sains et saufs.

Une fois arrivés dans le village, j’ouvre l’enclos aux élans pour qu’ils puissent entrer. Daniel referme la porte en la poussant.

  • Et bien, je ne pensais pas qu’on les trouverait aussi facilement ; heureusement que tu étais là Sam.
     
  • Heureusement surtout que tu m’as prévenue à temps !

Silence.

  • Autre chose, Sam, le  festival a commencé et à cette occasion des commerçants arrivent aujourd’hui  pour vendre leurs produits. Tu viendras voir ?
     
  • Ah, oui, j’avais complètement perdu ça de vue,  ils arriveront dans combien de temps environ ?

Daniel s’approche du cadran solaire positionné sur un piédestal à quelques mètres de lui :

  • Dans une heure environ. Partante ?
     
  • Dac, à toute ...

Plus tard, je descends avec Daniel vers la mer.

Nous nous asseyons sur une dune de sable en regardant les vagues clapoter, un immense bateau s’approche du port.

Dès que le bateau touche la terre ferme, des gens en descendent, beaucoup parmi eux portent de gros cartons.

Un énorme colis, recouvert d’un drap rouge, arrive en dernier lieu. Il est posé sur une planche à roulettes. Nous nous approchons et pendant que Daniel parle aux visiteurs,  je regarde cette immense chose , curieuse de savoir ce qu’elle renferme, mais des personnes m’empêchent d’approcher.

***

Une heure plus tard, nous traversons le village en pleine animation. Le festival bat son plein. Je vois beaucoup d’enfants déguisés en monteurs d’hypatuce. Certains d’entre eux possèdent même un fouet. Personnellement ; je ne vois pas l’utilité d’en avoir un, même pour jouer. Car dans la vraie vie, l’utilisation du fouet est interdite par la loi. Il y a beaucoup de monde devant les cracheurs de feu et les jongleurs, qui usent de leur talent pour impressionner des jeunes demoiselles.

Il y a aussi des vendeurs de billets pour la grande course des hypatuces ! Certains billets coûtent plus cher que d’autres car ils permettent d’accéder aux meilleures places dans les tribunes. Les cavaliers, quels que soient leur origine ou leur niveau peuvent participer, à condition de posséder un hypatuce. Surtout, ici, dans les terres du Nord, un hypatuce est rare et cher mais il arrive qu’on puisse en acheter un à l’occasion d'un festival.

Je n’ai jamais vu autant de monde dans mon village. C'est dingue ! Soudain une voix plus forte que les autres nous propose de nous approcher..

Un homme qui organise l'événement, se tient sur une scène devant nous ; il appelle son public avec un mégaphone. Un rideau rouge se trouve derrière lui, j’entends alors un bruit strident.

  • Mesdames, messieurs, si vous voulez voir du spectaculaire, vous ne vous êtes pas trompés d’adresse. Car nous fêtons aujourd’hui la vingt-cinquième course annuelle d’ hypatuces, qui aura lieu dans cette belle ville de Libayi.

J’entends des cris de joie retentir autour de moi.

  • Hé oui, aujourd’hui est un grand jour, car pour la première fois un hypatuce est à vendre dans votre pays de Minteran !

Il nous pointe du doigt.

  • Et parmi vous, je me demande ; QUI sera prêt à l’acheter pour tenter la victoire et ainsi gagner une somme faramineuse, qui vous permettra de ne plus travailler jusqu’à la fin de vos jours ! L’offre est valable pour tout le monde, que vous soyez d’ici ou non. Il y a chaque année, treize cavaliers qui se battent pour gagner la course. Et chaque fois un héros parmi eux remporte le prix du meilleur cavalier de l’année. Maintenant laissez-moi vous  présenter cet animal merveilleux, et ceux qui souhaiteront faire la course pourront tenter de l’acheter ! Que les enchères commencent ! Voici à présent l’incroyable…

Un enfant tire alors sur une ficelle et le rideau tombe.

  • Hypaaatuce !

J’entends un bruit strident retentir. Un oiseau gigantesque, se débat dans son immense cage pour tenter d’en sortir.

Des exclamations et des applaudissements retentissent tout autour de moi.

  • Contemplez, mesdames et messieurs, cet animal si impressionnant, si majestueux.

Les ailes de l'animal sont si grandes, qu’il lui est impossible de les déployer dans cette cage. Je regarde l’oiseau dans toute sa splendeur. Ses impressionnantes serres pointues, mais aussi sa longue queue grisâtre qui remue fortement. Ainsi que ses cornes blanches. Son torse est d’une couleur bleu marine et des lignes courbées - de la même couleur que le torse -colorent le plumage dorsal. L'animal semble apeuré par la foule qui s'agglutine face à lui. Il est magnifique.

  • Je vous invite dès à présent à acheter cette bête en commençant par le prix de cinq cents dyens. J'écoute vos enchères, aussi hautes qu’il vous sera possible de le faire.

J’aperçois un hypatuce de cette couleur argentée pour la première fois. Il est d’une grande beauté, quel splendide animal ! Sa beauté me trouble.

 Je chuchote à Daniel :

  • Tu as vu, il est magnifique !

Daniel regarde l’animal avec un peu de tristesse.

  • Houai, mais j’aurais souhaité qu’on nous le montre d’une autre manière que dans une cage.
     
  • Voilà ! , continue l’homme. A vous de lancer vos prix.

Des exclamations et des chuchotements se répandent aussitôt. Le brouhaha de la foule semble agiter l’hypatuce, qui  pousse un cri de colère.

Le vendeur intervient :

  • Heu s'il-vous-plaît, , l’animal est nerveux. Il vient de passer des heures enfermé dans une cale, ce cri en témoigne. Mais c’est un animal docile et affectueux. Bientôt grâce à l’un ou l’une d’entre vous, il trouvera un maître et la liberté de mouvement qui l’apaisera. Alors qui veut acheter ce magnifique hypatuce ? Soyez en sûr, si vous l’achetez, vous ne le regretterez pas, mais il ne sera plus possible de me le ramener. Alors décidez-vous bien avant.  Alors qui le veut ?
     
  • Moi, Moi, Moi… !

Une dizaine de bras se sont levés. L’apparence de ces personnes se distingue de la majorité de la foule. Ils portent des vêtements chics et recherchés.

  • Du calme, dites- moi à combien vous êtes prêts à l’acheter ?
     
  • Je monte l’offre à quinze mille !

Un autre crie quinze mille cinq cents !

  • Moi à seize mille huit cents !
     
  • Dix-huit mille !

Le vendeur écoute les voix avec attention.

  • Alors dix-huit mille, qui serait prêt à monter plus haut pour cet animal, quoi, personne ?

Daniel se retourne vers moi :

  • C'est ta chance, saisis là, toi qui as toujours rêvé d’avoir un hypatuce, tu pourras enfin réaliser ton rêve.
     
  • Tu es fou ou quoi ? Je n’ai jamais dit que j’en voulais à la seconde, je ne suis pas prête à faire des courses, je n’ai jamais monté un hypatuce , même si c’est mon rêve depuis longtemps, tu le sais …
     
  • Justement, continue Daniel. C’est le moment d'affronter ta peur et de te prouver enfin que tu en es capable.
     
  • Tu oublies l’essentiel , je n’ai pas les sous !
     
  • Je t’avancerai, d’accord ? Allez c’est ta chance. Ne la bousille pas.

Les mots de mon ami me déstabilisent. Et si c’était possible ? Je sens monter un désir irrésistible, et si … j’osais ? Mes lèvres tremblent... Je veux sortir un nombre, mais j'hésite trop longtemps.... A cet instant, Daniel crie :

  • dix-huit mille sept cents !
     
  • Hooo… ! s’exclament les gens de surprise.
     
  • Daniel ! arrête ça, je ne pourrai pas payer les pierres à feu et la nourriture, oublie cet animal ; dis-lui que tu abandonnes cette offre..

Mais Daniel a l'air plus que décidé à me faire plaisir ; il ne renonce pas.

  • Dix-huit mille sept cent dyens. Qui dit mieux ?!
     
  • Dix-huit mille neuf cent ! crie à nouveau quelqu’un dans la foule.

Daniel se décide enfin à abandonner, il pousse un soupir.

  • Félicitations Monsieur ! poursuit le présentateur en s’adressant au nouvel acquéreur, vous venez de gagner ce superbe hypatuce à dix-huit mille neuf cents dyens.

L’homme se dirige vers l’animal le regard avide, il tient son cou fermement juste après que le vendeur ait ouvert la porte de la cage. Nous regardons avec regret l’hypatuce s’en aller au loin.

Nous nous dirigeons chez moi, en ne prêtant plus aucune attention aux objets et nourritures vendus dans ce marché.

*******

Une fois arrivée, j’enlève mon manteau en laine et le dépose sur une chaise.

  • Daniel, tu veux quelque chose à boire ou à manger ?
     
  • Non merci. J’ai déjà ce qu'il faut dans mon sac.

Je découpe une tranche de pain et m’installe à table en face de lui. Daniel sort des biscuits secs de son sac.

  • Je suis désolé que tu n’aies pas pu acheter cet animal.
     
  • Daniel, ce n’est pas grave, tu sais.
     
  • Mais attends ... ton père en possédait un avant !
     
  • Et alors ?
     
  • Et alors ? Il pouvait voyager n'importe où avec cet animal. Il avait l'impression de vivre un rêve quand il le montait.
     
  • Écoute Daniel, ce genre d'époque est révolue ; aujourd’hui on achète ces animaux  dans  le seul but de concourir ! Rien d'autre.

Daniel reste silencieux. Abasourdi par mes paroles, il me dit :

  • C'est vrai, tu as raison. Ce n'est plus la même époque.

Silence

  • Heu... Je vais me coucher, il vaudrait peut-être mieux que tu rentres chez toi ? lui dis-je soudainement.
     
  • C’est ce que je comptais faire.

Il m'embrasse sur la joue et me quitte.

Je monte, j’enfile ma chemise de nuit, avant de souffler sur la bougie qui se trouve près de mon lit. Une fois dans l'obscurité je repense à l'animal de tout à l'heure ; je me demande s’il va être heureux avec son maître qui vient de l'acheter , en tout cas je l’espère pour lui. Je ferme les yeux en baillant et m’endors quelques minutes plus tard.

Amusement

Nous aurons chaud
Si chaud
Que nous passerons l'été
En bras nus
Et en jambes nues
Nous surferons
Sur la sueur
De nos corps ébranlés
Transpirants
Même en état de fainéantise
Partir à l'eau
Changer d'élément
Quitter la terre
Pour se plonger dans l'eau
Parfois glisser sa tête
Sous l'eau de la cuisine
Attendre de ressentir
La sérénité
Reprendre sa tête pour la mettre
Sous un chapeau humidifié
Porter un foulard humide
Autour du cou
Mouiller ses pieds
Dans des chaussures d'eau
Sans issue
Que des aménagements
Provisoire
Boire et boire
De l'eau

urvivre
Avec courant d'air
Ventilateur
Et climatisation
De quoi réchauffer l'extérieur

Rester chez soi
Aller à la clim des autres
Zigzaguer entre differentes températures
Un destin contraint

Ecriture salvatrice

Parfois, j'ai envie d'écrire, dans le but ultime de ne pas oublier qui je suis. C'est purement narcissique, nombriliste, mais après tout, qui en ce monde n'eprouve aucunement le besoin de cultiver l'image de soi? L'écriture s'avère parfois très utile, dans le sens où c'est le moi profond qui s'exprime. Il n'y a pas de filtres ou de frontières aux mots, ou seulement ceux que l'on se fixe, entre nous et nous même. Certains écrits se partagent, d'autres sont soigneusement conservés en tant que dossier personnel, mais quel qu'en soit le but et les destinataires, c'est une trace indélébile qu'on laisse sur le papier. Faire valoir puissant du moi, refuge pour les âmes esseulées, tourmentées, armes sans faille pour défendre des idées, j'ai la conviction que la mise en mots est indispensable à l'évolution des idées. L'ecriture en tant que catharsis, l'écriture en tant qu'affirmation de soi, l'écriture pour le changement et la remise en question. Comme tout moyen d'expression, c'est un accés aux portes infinies de la liberté. Merci les mots :)

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