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Textes récents

Pas de chapeau

Colis, maçon,
Poulpe et fiction,
Tcha tcha tcha, laiton,
Cuivre de Russie,
Lis-tu, Annie,
Est-ce Tommy,
Qui écoute les Who,
Qui ne voit pas du tout,
Ces vers veulent en venir où ?
Sans doute nulle part,
Ou au marine bar,
Maman, c'est de l'art,
Ou des polochons?

La lune cette nuit

La lune cette nuit est ronde
Elle cherche sa mappemonde
Chien errant dans les rues
Ce soir le vent s’est tu

Mon  chant vient de passer l’écluse
On brode une nouvelle ruse
Et le rêve à nouveau s’ébroue
Murmure d’eau qui se noue

Viendras-tu dans la prairie
Larguer de mornes amarres
Traquer l’ombre de  la vie  
Ce soir sais-tu comme il est tard

La lune cette nuit est ronde
Elle plonge au beau milieu de l’onde
Je vais sur l’avenue désertée
Briser  le sablier des larmes écrasées

En paille

En paille légère
Le pays imaginaire
N'a pas survécu

Ois-tu mourir les hurlements
Pendant que choit le firmament ?

Pourquoi toi

Parce que je t’aime aujourd’hui comme demain
Parce que rien ne changera ça
Parce que tu es dans ma tête du matin au soir et dans mes rêves chaque nuit.
Parce que j’aime tout de toi, tes des fautes autant que tes qualités si ce n’est plus, ton caractère, ta manière de penser et de voir le monde.
Si tu me demandais aujourd’hui pourquoi je t’aime j’aurais tellement de choses à te dire.
Si l’on me demandait si j’ai déjà été amoureuse j’aurais la chance de répondre qu’il ne faut pas parler au passé mais au présent.
Si l’on me demandait ce que ça fait je pourrais répondre que c’est le meilleur sentiment au monde mais également le pire s’il n’est pas partagé. Ce sentiment peut être à l’origine de vos plus grandes joies comme des plus grandes détresses, il peut faire de vous la personne la plus forte de la terre ou la plus vulnérable de l’univers.
L’amour est un sentiment complexe que nul ne peut comprendre ni maitriser, vous pourrez mentir à tout le monde et même à vous-même peut être mais pas à votre cœur

Page vierge

Un récit étrange
Le dénouement nous étrangle
Dans un mot sans fin

J'aimerai que de ta bouche
Nous puissions écrire enfin

Jusqu'à la fin

Les doigts emmêlés
L'infime dans l'éternel
De l'amour bohème

S'il ne devait rien rester
Brûlons-nous jusqu'à la fin

Le champ

L'écho d'un murmure
Traverse le silence
Le champ des promesses

Plus les souvenirs s'estompent
Moins je reconnais ta voix

le saint pleure

la nuit quatre heure du mat
et la blonde s'adonne 
poitrine aventureuse
perdue et lascive 
dans les bras d'un autre 

un beau rêve 

et s'étiole 
s"affole 
dans la nuit morbide

il songe il fait le vide

pourtant 

ce beau 
ne rêve plus
a present 

prive d'amour 
de printemps

il nage 
vers l'autre rive

indienne plage

là ou les sons 
se ouatent 
ou l'amour éclaté
n'est que juste vérité 

mais ce monde de clarté 

il le sais 
se trouve 
dans une autre contrée 

et le coeur en sueur 
le saint pleure.

Renaissance

Ose le regard
Que les flux croisent l'essence
Des fascinations

L'évanescence d'un geste
La renaissance éternelle

irrigation

Irrigation




Vraiement sortir les vaches du pré
Les loups sont proches
L'herbe vient à manquer
Les nourrir avec de l'herbe de CHINE


Chacun y va de sa solution
Comme dit Trump le charbon est propre


Droit dans le mur
Un mur indestructible
Qui résistera au remise en question.

C'est celà la politique
Faire trainer les solutions les meilleures

Pour prendre les solutions les moins bonnes


Se nourrir

au-delà des dangers de l'alimentaire


L'eau précieuse
Que les petites filles vont chercher
Loin de chez elles

Au péril de leur vie et de leur virginité


Cette lourdeur
Qui s'attache à nos semelles
En Armistice


Viendra un autre temps
Celui de la terre
En reconversion
Qui ne sait voir les huamains
Ni les aider à se protéger
De leur brutale exploitation
Celle

Des personnes et des ressources


Mode de production asiatique
La solution pour tous
Y revenir

Partage des responsabilités
Collectif autour de la gestion de l'eau


Et les vaches ne doivent pas tomber dans les canaux
Elles n'aiment pas nager
Le bonheur est simple
Du foin et de l'eau pour les vaches

Et nous du pain et de l'eau aussi
Demandons leur d'apprendre à faire le pain
Nous le mangerons trempé dans leur lait
Une serviette autour du cou
Pour ne pas se salir
Une serviette de préférence à carreaux rouges
Les mains bien propres
Lavées au savon
Entre les doigts

Le bonheur est simple
Pour le bonheur
Pour les humains c'est très compliqué

13 Octobre

13 Octobre :

Hier,après la promenade, le reste de la journée fut ennuyeuse, vide, innexistante exactement comme l’impression que me donne ce foutu endroit mais c’était aussi ce genre de soirées qui vous permettent de réfléchir sur ce que vous foutez là, pourquoi vous êtes là,comment cela arrive...Je ne me suis posé aucune de ces questions, après tout...Pourquoi ? Je suis ici,ces questions même munies de la réponse la plus claire et concise possible me laisseront ici, à penser,à essayer de trouver une solution ,trouver une issue au problème...les gens sont parfois prétentieux au point de vouloir avoir une solution à tout maintenant tout de suite, sans ça ils paniquent,perdent leurs repères et leur sois disant raison tel un agneau qui aurait perdu son berger car il n’aurait pas réussi à suivre son troupeau, un simple égarement...Je ne suis pas comme les gens, ces gens,eux tous,j’avais déjà parler de cette opinion à Hopper, il ne se pose pas ce genre de questions lui non plus,il n’est pas comme ces gens. Le manque de sommeil chez une personne normale entre 3O à 40 ans provoque à 90 % du temps des troubles du comportement...Je ne ressentais rien,même pas une envie de réclamer mon premier café,j’en avais besoin, Hopper le savait, il venait me le donner.
7h16, les bruits métalliques s’approchaient, ils avaient changés, Hopper avait changé sa manière d’agiter ses clés :
-Alors ça roupille le dingo ?
Je me leva
-J’étais allongé chef, vous avez mon café ?
-Pas ce matin,la machine est en panne et…
-Il faudra réparer ça vite Hopper,vraiment vite
Son regard devint noir et il se mit à frapper avec sa matraque les barreaux rouillés :
-Tu crois pouvoir donner des ordres enfoiré de taré?!Jsuis ton patron !
-Hopper…
La grille reçut un autre coup,plus puissant :
-Moi c’est « chef » enfoiré !
- « Hopper » te suffisait pourtant ?
Disais-je d’une intonation en chute libre,un silence suivit…
-Montre moi tes doigts sale taré
-Mais…
-Tes putains de doigts !
Sa voix n’avait eu aucun mal à raisonner cette fois-ci , Je passa mes mains tremblantes à travers la grille, Hopper avait l’allure d’un bourreau avec sa matraque en l’air prêt a s’abattre tel la hache censé purifier le condamné...un bourreau en habits de garde bleu ? Cette pensée m’avait trahi en me laissant rire , un rire qui a fait de moi le plus condamné de tous les condamnés, un rire qui avait réussi à se cacher dans mon cri de douleur :
-Va te rasseoir le dingo
J’allais me rasseoir au bord de mon lit ou était resté mon livre...le marque page était resté aussi,en voila une bonne nouvelle.Hopper allait repartir sans rien dire, en me laissant moi et ma main en sang tentant de tourner les pages d’un stupide livre, ce genre de livre qu’on nous donne juste pour nous faire sentir comme des gens « civilisés », juste pour nous faire comprendre que si nous étions là c’est parce que nous existions tels que nous sommes :
-Attendez chef…
J’avais repris une voix correcte
-Quoi?! T’en veux encore sale taré ?!
-Non,juste une toute dernière petite chose chef,c’est une question…
- Vas-y accouche
-Vous croyez en Dieu ?
-Tu te fous de ma gueule le dingo ?
Non chef c’est très sérieux, Voyez vous je me disais que Dieu, si il existait, devrait bénir celui qui a eu l’idée du marque-page, c’est un gain de temps intéressant pour ma lecture mais….je ne sais pas si je crois en Dieu.
-Putain ta vraiment un grain toi hein ?
-Alors ?
-Si Dieu m’appreciait je serais pas ici à te causer le dingo alors qu’il existe ou pas, je m’en cogne
-Vous pensez que Dieu pourrait m’apprécier chef ?
Il prit une chaise derrière lui et s’installa devant la grille face à moi,son expression avait changé :
-Tu sais, d’après tous ces gens qui croient en ce guignol, il est censé nous vouloir du bien, à nous, ses chères petites créations
Son regard devint glaçant :
-Et crois moi le dingo, si il veut ce qu’il y a de meilleur pour nous, il te déteste le plus profondément possible parce que les types comme toi...n’ont rien compris ce qu’est d’être un humain, un homme, un putain d’homme avec des principes,des valeurs et une raison enfoiré de taré !
Je continuais à le regarder avec mon visage vide, sans expression, je sentais sa colère, le chef était vraiment en colère :
-ça vous fait du bien ?
Il s’était calmé et avait repris une vois monotone mais….apaisante
-De quoi tu parles le dingo ?
J’affichais un sourire narquois et moqueur :
-De penser comme ça, de penser que vous êtes un « homme bien », de penser que vous n’êtes en aucun cas responsable de quelconque malheur pouvant arriver à autrui car vous savez , vous êtes sur d’être bon, vous êtes sur que ce mode de vie «  d’homme bon » que vous vous imposez fait de vous un humain, vous aimez vous réveillez chaque putain matin de votre putain de vie et observez que vous êtes toujours le même homme droit dans ses bottes...hein ? Ça fait du bien ?
Il se leva brusquement et alla ranger la chaise sans dire un mot, il se retourna une dernière fois vers moi avec un regard que je comprenais parfaitement :
-T’aime vraiment la parlotte putain…c’est vraiment ce qui nous différencie putain…Promenade dans 1h le dingo
Il repartait, Le bruit métallique n’était pas là, je ne voulais pas le retenir d’avantage pour essayer d’obtenir une réponse à ma question….non, je pensais déjà l’avoir. J’avais adoré ça, vraiment, voir le visage de Hopper changer d’expression de cette façon, il semblait préoccupé, comme si le détenu seul et sans réelle raison de respirer aurait pu le troubler à l’aide de simples mots, lui semer le doute...Mais non voyons….Hopper était un homme bien et moi le détenu responsable de la mort de 76 personnes dont 11 enfants et 30 femmes...je me sentais terriblement vivant de savoir ça….de savoir que même l’esprit le plus sain avait ses raisons de goûter à la folie et que pour ça il suffit d’une seule mauvaise journée.

12 Octobre ( première partie)

12 Octobre:

ça faisait déjà 4 cafés...j'entendais au loin les bruits métalliques et très irritants du trousseau de clé de Hopper qui venait me servir ce que je réclamais depuis déjà 30 bonnes minutes...Il faisait exprès...c'est sûr,il faisait exprès d'agiter ses clés cet enfoiré, il me supportait pas, moi ? je l'adorais:
-Voila ta drogue le dingo,c'est ton dernier de la journée alors savoure le
Déjà 4 cafés...ça passe vite, on pense pouvoir en avoir autant qu'on veut, qu'on ne nous refusera jamais le seul petit plaisir qui anime notre volonté de bien vouloir faire un effort d'exister mais au final...ça faisait déjà 4 cafés:
-Merci Hopper, tu peux le poser par terre,ne prend pas la peine d'ouvrir cette veille grille rouillée pour venir me servir
Il me fixait, le regard inexistant et la bouche légèrement ouverte, il finis par lâcher un soupir:
-Comme tu veux le dingo...
Il posa le café et en se relevant son regard se posa sur ma table de chevet qui avait l'air de le laisser perplexe:
- Tu lis le dingo ? Comme si les gens comme toi pouvaient apprécier ce qu'est la lecture
Je me levais pour aller chercher mon petit plaisir et je commençais à le boire en essayant d'apprécier un maximum ce que pouvait me procurer ce café....je ne pouvais pas:
-Tu as marché trop lentement Hopper,il est froid, les premiers étaient corrects malgré le surplus de sucre du deuxième et le cheveu gris de Bryan dans le premier, à l'avenir il faudrait que Bryan cesse de me préparer mes cafés, il est incompétent.
Hopper s'était mis à me regarder avec un léger sourire rempli de condescendance et de mépris,ce mépris qu'a du ressentir Collomb quand il a posé la première fois son regard sur les Américains:
-T'aime la parlotte le dingo? Ici tu remarqueras que ce foutu don de parole dont ta apparemment bu bénéficier à ta foutue naissance n'est rien d'autre qu'un foutu fardeau et crois moi, ici les fardeaux c'est la dernière chose dont tu auras besoin
Son sourire avait grandi en un rire faible mais qui arrivait à raisonner facilement....Il repartait avec la même démarche que quand il était venu me servir, il faisait repartir les bruits métalliques de son trousseau, il s'était simplement permis de rajouter ce sifflement si léger,si harmonieux,si réel... Il a voulu me blesser, me voir pleurer,observer si une certaine détresse pouvait naître dans un être tel que moi...non vraiment j'adore Hopper

La fête

L'amour est à boire
A ne plus tenir debout
Jusqu'au mal de tête

Que si la fête s'achève
Il n'y ait rien à pleurer

L'éternel samedi

Puisque passait le jour
Et que ma voix vibrait
Dans les sons de l'absence
Chantant mes dépendances

Le tout à rendre sourd
J'entendais bien pourtant
Les échos d'un enfant
Qui riait en rêvant

Brûler mon cœur trop lourd
Ce qui me tient vivant
Jetait du sable blanc
Sur la suie du passé

Le soleil s'est couché
Faut bien en faire autant
Depuis l'eau est montée
Le sable est submergé

Partir comme sa peine
Une boule de laine
Que l'on ferait rouler
De son ventre à la branche

Étouffé sous le frêne
Ma voix résonne encore
L'eau monte sur mon corps
Et s'enfuit en silence

Histoire d'incertitude

Il était un soir de solitude
J'avais la certitude
Que tout s'arrêtait là

Je n'avais que mon incertitude
Et aucun interlude
Ne vint rompre le glas

C'était pourtant étrange
Ce cou dans mes phalanges
Je ne savais à quel saint me vouer

Soudain tout me dérange
Entre mes mains, un ange
Qui me disait qu'il voulait juste aimer

J'ai cru voir avant mes turpitudes
Comme une gratitude
Qui m'aurait fait tomber

Dans le noir, prenant de l'altitude
L'enfer en multitude
M'envoie tes yeux mouillés

Enivrement

Plonger dans le doute
Puisse la fortune jaillir
De l'enivrement

Choisissons-nous un flacon
Noyons-nous dans l'eau-de-vie

L'ouïe

Le bruit du silence
Les voix se taisent et le vent
S'épuise sur nous

Perdre l'usage des sens
Je n'ai d'ouïe que pour ton nom

Condamné

Elle m'a dit oui
Enfin peut-être
Mais déjà tant

Pour un peu je me condamne
A l'aimer depuis ce jour

Au bout du compte

C'est vrai qu'il brûle cet amour
Sera-t-il comme au premier jour
Au bout du compte ? Il me consume
Plus fort chaque fois je présume

Les choses simples

Les choses simples
C'est ce que l'on touche du bout des doigts
Au début
Que l'on prend à pleine main
A la fin

Les choses simples
On les comprend dès le premier regard
Elles font le grand écart
A notre place
Quand on en a besoin

Les choses simples
C'est ce que tu me dis d'un bout de voix
Ce que je ressens au fond de moi
Ou ce qu'il me semblait
Que tu me disais

Les choses simples
Ce n'est rien de ce que je voulais dire
Rien que tu ne connais par cœur
Ce n'est rien de ce que j'ai pu prétendre
Mais ce sont les meilleurs

Contradictions

Con
Plinthe
Ce à quoi on rabaisse
Ce sur quoi on marche
Puisque je me laisse
Je m'affronte
Dans mes contradictions
Et mes pardons
Insensés


Long
Sans fin
Ces refrains qui résonnent
Je t'aime et je me hais
Je te déteste et je me fier
Je te nulle
Je m'épaules droites
Je te pas grave
Je me retourne
Je t'oublie peut-être
Je pleure en silence
Tu t'en vas
Tu souris
Tu me demandes
Si tout va bien
Je oui
Une dernière fois

Arômes

Comme un air de rien
Que l'on respire quand-même
En quête d'arômes

Je veux pouvoir t'inspirer
Dans l'air où tu es passée

Expire

Quel qu'en soit le prix
Contagion de mon esprit
Je t'expire enfin

Rechercher le mal en soi
L'équilibre entre tes bras

vertes veines

Vertes veines
J’ai le sens interdit 
Dans l’absinthe jadis 
D’autres ont dit 
Ces paradis qui crèvent
La ton ciel étoilé 
N’est pas douce grève de petit galets 
Lumiere vive embrassant les champs verts de blé
Mon âme chevauche sans trêve 
Le flot de ma quinte breve 
Dicte le son en sa melopee 
Vertes veines 
Reine d’un pays 
Beauté 
Je suis interdit 
De sens 
En vérité ces paradis relèvent 
D’autres réalités 
Ou se fracassent mes reves 
Au matin 
De ma journée 
Je relève la mine 
Et regard crayon 
Je tisse ma bille 
Dans ce coton 
C ‘est pas la ouate
qumquat 
Ni les loukoums 
qu’en battre 
Je vol 
Vers d’autres veines 

Car la nuit m’a alité.  

Des nouvelles de l'orage

Il n'y a plus la cimes des arbres
Pour se hisser
Plus la moindre rivière
Pour se baigner
Un orage se prépare
Accompagné
De ses mauvaises nouvelles
Défragmentées

Sur ces paysages de mort
Je ne fabule rien
Que des histoires de tendresse
Où si tu pouvais être l'orage
Je voudrais plus que jamais
Être frappé par la foudre
En dépit des nouvelles
Que tu venais m'apporter

L'un sans l'autre

[color=rgba(0, 0, 0, 0.87)]La première rencontre[/color]

Enfin, tu n’étais plus un mirage mais bel et bien là, devant moi.




On a discuté, des heures et des heures. On a échangé sur nos vies, nos loisirs, nos envies et je t’ai avoué.



Timidement, sans te regarder dans les yeux, je t’ai avoué que durant des mois je t’ai cherché. Que depuis le moment où mes yeux se sont posés sur toi je t’ai cherché partout.




Je me souviens que tes pommettes ont rougies, que ton regard si intense et soutenu a tressailli. Ça m’a fait plaisir de te troubler car tu paraissais si sûre de toi que tu en devenais intimidante.



L’endroit où nous étions allait fermer alors on est remontés dans ma voiture et là j’ai roulé. J’ai roulé sans destination précise en tête, tu ne m’as pas demandé de te ramener et de toute façon je n’en avais pas envie. On continuait à discuter et moi je faisais le tour de notre petite ville.


Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si je t’intéressais ou si tu voulais me rencontrer juste par curiosité.




Tu t’es intéressée à moi de suite pourtant, me posant des questions sur ma vie, mes loisirs et de fil en aiguille nos vies qui pourtant jusqu’ici ne s’étaient jamais entrelacées prenaient un tournant assez drôle. De fil en aiguille, nous avions des amis en commun, et de fil en aiguille, j’apprenais que ma mère était l’une des meilleures amies de ta tante.



Ta tante, celle qui tenait le magasin dont tu es sortie la toute première fois que je t’ai vu.



Et tout prenait un sens pour moi, c’était tellement inimaginable, je t’ai cherché, je n’ai fait que ça et finalement tu étais là tout prêt.




L’idée qu’on était destiné tôt ou tard à se croiser me plaisait. Je n’avais jamais vécu de rencontre comme celle-ci, le cliché du gars ayant un coup de foudre, qui cherche sa dulcinée et tombe dessus par hasard.


La suite voudrait que je te séduise mais que d’innombrables péripéties m’en empêchent il me semble.



Mais les films et romans très peu pour moi, toi et moi c’était simple, je voulais te retrouver et c’était fait, la suite serait beaucoup plus terre à terre.



Après avoir fait des tours et des tours tu as proposé qu’on s’arrête devant chez toi, il était tard et chacun travaillait demain, je t’ai donc déposé.



On a continué à discuter, on rigolait, je fuyais ton regard si intimidant et je me sentais bien, j’espérais vraiment qu’il y aurait un nous, car tu étais tout ce que je voulais.



Et puis tu t’es redressé et tu as regardé devant toi quelques minutes, tu as inspiré profondément et tu m’as demandé ce que je voulais, pourquoi je te parlais et pourquoi nous étions là.



Prit de court et intimidé, j’ai un peu bégayé et j’ai fini par te dire que je cherchais à construire une relation sérieuse, un peu cliché et beaucoup moins romantique que dans les films c’est sûr, mais c’était vrai. En te parlant, je prenais conscience que je pouvais construire quelque chose de sérieux et qu’il était peut-être temps que j’arrête de me taper des nanas à droite à gauche histoire de rompre avec la solitude. Bien sûr ce petit détail je ne te l’ai pas dit, je ne voulais pas ternir l’image du garçon sérieux que tu avais en face de toi.



Tu avais cet air concentré comme si tu assimilais tout ce que je te disais. Puis là tu m’as tout dit et le sol s’est dérobé sous mes pieds.


Tu m’as dit très sérieusement, que nous deux ça pouvait le faire, seulement toi tu avais des projets, tu quittais ton job dans un mois et après ça tu partais en voyage. Tout était organisé, fin du job en septembre, départ début octobre pour la Nouvelle-Calédonie, départ début novembre pour le Portugal, départ début décembre pour la Belgique et après selon tes réserves d'argent tu aviserais. Et entre chaque transit, l’éventualité que tu repasserais peut-être ici.



Je n’ai pas réagi tout de suite, j’ai assimilé la nouvelle puis machinalement je t’ai dit que ça ne poserait pas problème, qu’on arriverait à construire quelque chose même pendant tes voyages. Et sur cette nouvelle tu es descendu de la voiture et tu es rentrée.



J’ai pris la route pour rentrer chez moi, j’étais abasourdie, déçu, triste. Je venais de te trouver et toi tu repartais, pour commencer à 22000km d’ici, ce n’était pas juste des petits voyages mais un roadtrip de plusieurs mois.



Les films disaient donc vrai, j'étais devenu ce gars qui devait tout faire pour être avec la fille qu'il voulait réellement, toi.





Comment on peut construire une relation dans ces conditions ? Je t’avais retrouvée, c’était vraiment pour te perdre si vite ?
[/pre]
[/pre]

Le pays

Souffle dans mon cou
Respire
Les frontières de mon empire
S'ouvrent

D'un extrême à l'autre
Rêveuse
Tu deviens mon plus beau voyage
Dans mon paysage

J’atteins tes sommets
En nage
On devine dans mon sillage
Un parfum de toi

Je rêve frontières
Ouvertes
Pour que jamais tu n'aies besoin
D'abandonner mes horizons

Prologue

S'il est vrai qu'il a été donné à l'être humain une once d'imagination

Alors il lui est permis de se bercer d'illusions à en perdre la raison

Car qu'est ce qu'une illusion si ce n'est une potentielle réalité en réflexion

Qui ne demande qu'à éclore et à embraser toutes les nations

Alors, je souhaite du courage et de la détermination

A celles et ceux qui ont compris ce à quoi je fais allusion

#L.Q.S#

Kedulac | Episode 4 | [Heroic Fantasy]

Un mois plus tard, dans une grande maison de la capitale des Humains, Joana.

Safilista est dans la cuisine en train de découper un chou en plein de petits morceaux à l'aide d'un couteau. Soudainement, elle sent une main caresser le bas de son dos, suivi d'un souffle dans ses cheveux blonds.

Sigwyn : "Ma balle Safilista, cela fait maintenant un mois que tu vis avec moi dans cette belle maison. Tu n'as même pas essayé de t'enfuir ne serait-ce une fois. Dois-je en déduire que tu es tombée amoureuse de moi ?"

Safilista, se retournant vers lui : " Vire tes sales pattes de mon corps ! Ecoute Sigwyn, tu m'as promis le pouvoir et le prestige et cela m'a interpelé, je ne peux le cacher. Alors qu'en est-il ?"

Sigwyn, souriant : "Hmm... Tu es directe. Et bien figure-toi que j'ai pu parler au Général de guerre hier, et il a accepté ma proposition. Il m'intègre dans l'une des armées à l'occasion de la prochaine croisade, et si je brille sur le champ de bataille, ce qui tu t'en doutes, arrivera, alors il réfléchira attentivement sur mon cas. Ce n'est qu'un début certes, mais c'en est un."

Safilista, se remettant à cuisiner : "Quant à moi, j'ai été engagé à la garde de la capitale. Je ne sais pas encore dans quel lieu précis je devrai effectuer mes patrouilles, mais cela n'a pas d'importance, on a besoin d'argent car tu as dépensé la quasi-totalité de tout ce que tu as volé à Kedulac, dans cette maison beaucoup trop grande et épuisante à entretenir."

Sigwyn, ricanant : "Tiens ! En parlant de ce Kedulac, tu savais qu'il ressentais quelque chose pour toi ? Ca me fait rire à chaque fois que j'y pense."

Safilista : "Tsss... T'es vraiment qu'un gosse. Je me demande ce qu'il devient depuis, ce pauvre Kedulac..."


Au même moment, dans un manoir de la forêt la plus lugubre de ces terres, une armure de chevalier noir animée par une étrange magie, est à genou devant un lit, où est allongé un corps méconnaissable.

Armure animée, d'une voix fantomatique : "Flanders ! Puissiez-vous vous rétablir dans les plus brefs délais, tout le monde ici a besoin de vous !"

La porte de la chambre s'ouvre, en grinçant de manière insupportable.

Homme mystérieux : "Ah, je te cherchais. Encore à prier le retour de notre cher Flanders, je te comprends, mais tu as oublié qu'il est l'heure de notre duel quotidien. Fais-vite, grand gaillard ! Je t'attends devant le manoir."

Armure animée : "Excusez-moi, Baron Skel. J'arrive tout de suite."

L'armure animée ramasse son épée, toute aussi grande et sombre qu'elle, et retrouve l'homme mystérieux devant le manoir. Il se mettent face à face et effectuent des pas en arrière jusqu'à être séparés d'une dizaine de mètres. L'armure animée se met en posture de combat agressive, serrant son épée à deux mains, alors que le Baron Skul, qui lui combat avec une hallebarde, semble se tenir dans une posture bien moins sérieuse.

Baron Skul : "Je t'attends, étonne-moi !"

L'armure animée est pris dans une course folle et est prête à donner un coup fatal dès que possible. Elle arrive au contact de son adversaire et son épée frappe dans un grand choc d'acier la hampe toute aussi dure, de la halebarde. Le baron semble bien plus agile et à l'aise, et met fin à cet échange tranchant et mortel en sautant rapidement vers la droite. Il tourne autour de l'armure, tout en lui assenant des coups rapides avec le fer de hache de son arme. L'armure semble désemparée car malgré la puissance déployée dans ses attaques, aucunes ne touchent. Cependant, les attaques du Baron Skul ne semblent pas l'affecter, en raison de sa solidité. En effet, ce combat semble inégal car il semble sans nul doutes que le baron tomberait s'il se verrait toucher par un tel coup d'épée. Toujours est-il qu'en ce moment même, le Baron Skul se joue d'elle.
L'armure comprend qu'elle doit changer de tactique. Une idée lui vient à l'esprit et elle se sert d'un coup d'épée raté pour prendre de l'élan et tournoyer avec son épée, les bras tendus. En deux secondes, l'armure animée ressemble à une vraie toupie mortelle. Le baron, ne s'attendant pas à ce changement de tactique, n'ayant pas vu l'élan pris par l'armure pour effectuer ce geste tournoyant, effectue un bond arrière in-extremis vers l'extérieur pour ne plus être à la portée de son opposant. C'est lorsqu'il est en sûreté qu'une petite mèche de cheveux lui tombe devant les yeux, qu'il l'attrape avec sa main droite. Il brandit cette main en l'air avec la mèche brune qui dépasse et se met à crier, en direction de l'armure, toujours tournoyante n'ayant pas compris la situation.

Baron Skul : "Arrête de tournoyer, crétin ! Regarde ce qu'il y a dans ma main ! Flanders, si tu m'entends, tu peux être fier de ta création ! Elle vient pour la première fois de réussir à me toucher, en me ôtant d'une mèche ! Bravo, tu as progressé, Kedulac !"

Chamboule le garçon

Tu t'effaces dans la foule
Fou de fascination
Sur un tapis qu'on déroule
J'élève mes pulsions

Ton ombre à travers la houle
Une hallucination
J'ai trouvé quand on s'écroule
Merveilles et pardons

Au réveil le bateau coule
Dans l'océan profond
Au fond je bois et me saoule
Pour oublier ton nom

Au matin ce qui déboule
Est imagination
Rien ne revient des traboules
Où s'est heurté mon front

Le climax dans une ampoule
Je prends la décision
De tout jeter dans le fioul
Mes rêves et passions

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