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Textes récents

Odeur d'ortie

Journée pleine d'activités
De partage des orties du chemein
Même d'odeur de menthe ramassée
Dans le coin jardin
Privatisé par l'usage
Du parc

Tout est commencé
Rien n'est terminé ce jour
Même ma vie
Et heureusement
Que je continue
Tant à défaire
À jeter
Plaisir de trier
De peser l'inutile
De se séparer de soi
Du grand soi
Celui qui radote sans cesse
Même tenu en laisse sonore
Couper couper le son

Qui coupe? Le grans soi doit couper
Alors qu'il est au centre de sa douleur
S'amputer sans cesse
Y trouver confort et détachement

Un peu de temps encore

Tant et tant à faire
Que me laisser partir
Serait criminel
Pour mon destin

Lui-même ne sait plus
Combien de temps
Il lui reste à vivre
Puisque il ne se connait pas

Je jette et jette encore
Un plaisir innoui
Gratuit
Une fin d'existence consciente
Tant que cela est encore possible

Bonheur
D'être sûre
Que tou va finir
Et que c'est un désir sans délai
Ni récompense
Une ouverture vers la conclusion

Churchill a organisé ses funérailles
Cela me plairait d'en faire autant
Une belle fête avec des violons et du chocolat
Du klezmer et du blues de femmes

Fou de toi...

Un jour je t’ai croisé, au hasard, tu me paraissais vivante, sensible, profonde,
Humaine, pleine de qualité, surement bouffi de défauts…et pourtant si différente,
Ton anonymat se complaisait dans mon secret…c’était Avant,
Depuis longtemps tu observes les passants. Qui sont-ils ? Où vont-ils ? Qu’ont-ils à raconter ?
Tous n’ont que faire de leur histoire, toi, tu t’y accroches, tu aimes te « perdre dans les gens », vivante, sensible, profonde,
Tu songes, tu composes, tu chantes. A la gratte comme au piano, tu joues ce qu’il y a de plus Beau,
Longtemps je me suis demandé, qu’écris-tu ? Que chantes-tu ?
Tu exaltes mes passions et déchaine mes sentiments, tu m’a toujours paru touchante, émotive, affectueuse,
Toi, fille d’ « Alice », pleine d’assurance, d’aisance et d’élégance,
Moi je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Depuis longtemps ton regard plein d’émulation me freine, me stresse et m’opprime autant qu’il me passionne,
Pourtant du matin au soir, de jour comme de nuit, tes yeux d’un bleu fascinant, me donnent du baume au cœur,
Un éclat de voix, cet écho du cœur, ta voix si douce et si belle, me laisse rêveur,
Du matin au soir, de jour comme de nuit, apaisante, rassurante, d’un ton lyrique, me mets du baume au cœur,
Tu brille en Hoshi, tu te travestis en Coldplay, mais je ne suis jamais autant conquis que quand j’écoute tes « insomnies »,
Plume envoutante et notes poétiques parcourent les nues de ton corps, toi « l’échelon » manquant,
Du matin au soir, de jour comme de nuit, elles relatent ton histoire,
Celle de cette fille qui chez Mars Army s’est accomplie,
Moi Je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Aujourd’hui, cette chanson est la tienne, toi qui vogue entre sublime et silence,
Ecoute, je veux que tu comprennes,
Je fais entendre ma voix, oui c’est la première fois, moi qui suis cynique et insolent,
Je suis là je souhaite que tu comprennes,
Espérant qu’au fond de ton cœur, tu entendes ma voix,
Au fond, oui ma belle j’aimerai que tu comprennes,
Malgré mes sentiments, notre amitié c’est tout pour moi,
Je suis égoïste, je te cherche, tu le sais, tu le vois,
C’est le cœur en vrac que j’écris ces lignes lorsque je pense à toi,
 
Cinq années se sont écoulées, après tout ce temps passé à t’observer, j’exprime mes sentiments,
Je vais te faire une confidence, toi à qui je voue une passion sans borne, toi à qui je pense sans cesse,
Moi qui suis décrié, avili, détesté de tes proches, mon amour pour toi est d’autant plus fort qu’il semble impossible,
Tout ce temps, ton regard m’a insufflé la passion, ta musique chassé ma colère, ton aura marqué mon esprit,
Oui tout chez toi m’inspire passion et obsession,  ton être tout entier est source de désirs et de rêveries,
Oui tes yeux sont magnifiques et te valent tant de compliments que je jalouse,
Oui, ta silhouette affinée est telle que l’on ne peut que l’apprécier,
Mais ce sont aussi ces poils qui se dressent sur tes bras lorsque tu frissonne dans tes jolies robes de soirées,
Cette ridicule cicatrice sur ton avant bras droit que l’on peine à remarquer et que tu détestes tant,
Cette habitude que tu as de toujours sentir une mèche de tes cheveux lorsque ton esprit se perd ailleurs,
Ce rire facile et relâché qui ne ressemble à aucun autre,
Ces gouts et ces couleurs qui te font détester le caramel alors que tu t’enivre de tant de merveilles,
Aujourd’hui, tous le savent, tous en rient, mon amour pour toi est d’autant plus éprouvant qu’il semble distant,
Je n’ai de cesse de te chercher, partout, à chaque instant, dans ma tête, dans la rue, dans les couloirs de l’Université, dans la Vie,
Les gens ne comprendront peut-être jamais, et pourtant tu te tiens là, telle une ombre au cœur de mon récit,
« Le cœur à ses raisons que la raison ignore », on ne peut justifier ce que nous aimons, nous aimons,
Je t’aime et je ne peux le cacher, je t’aime et tout le laisse entrevoir, je t’aime et tous le savent,
 
Je te demande de me pardonner pour tout ce que j’ai dis ou fais de travers,
Cent fois je t’ai trahi, cent fois tu es revenue, j’ai attisé ton mépris, nourri ta méfiance, cultivé ta colère,
J’ai laissé à d’autres le souci de te faire savoir ce que j’éprouve pour toi,
Je n’ai de regret que le fait de ne pas t’avoir dit les choses moi-même,
Souvent je me comporte en mal avec toi, d’un air indifférent, d’un regard fuyant, d’un ton colérique, c’est mon orgueil qui parle pour moi,
Je craignais tes mots, j’ai redouté ton indifférence, j’ai désormais peur de ton silence,
Aux grands cœurs les grandes peines, je pourrai me perdre dans ton regard
Je me croyais capable de tourner la page, de n’être que ton ami, j’ai manqué à mes promesses,
C’est peut-être parce que je t’Aime que je ne peux t’aimer autrement,
 
Moi, dont le sourire sarcastique affiche une sérénité superficielle,
« L’amour séduit et attire, ne faut-il pas faire l’expérience d’être séduit ? »
Moi, dont l’attitude arrogante masque le peu de douceur que l’on me reconnait,
Le sentiment de t’aimer sans retour n’est que pauvreté mais je crois à notre amitié,
Moi, dont le fond grave et ironique reflète ce cynisme que tous accusent,
Ton sourire me manque quand il s’efface, ton regard quand il s’éclipse,
Moi, insolent, narcissique, égoïste comme tous me le rappellent, toi la première,
Je regrette que mon obsession soit désormais partagée par tous,
Je regrette que tu aies à supporter le fardeau de mes sentiments,
Je regrette d’être ton Némésis, de ne pas pouvoir te toucher, de ne pas pouvoir « flotter » a tes cotés,
 
Fragile, j’aimerais te surprendre à me fixer, j’aurais pu m’écrouler sous ton regard,
C’est vrai, je suis bête et bien trop fier,  ce n’est pas pour rien que tu manque à l’appel,
Sensible, j’aimerais que tu penses à moi, tu aurais pu tout consumer en moi d’un seul coup,
C’est vrai, je suis trop faible pour toi, ce n’est pas pour rien que tu ne me laisse aucune issue,
Maladroit, j’aimerais que tu me cherches,  cet horizon reste lointain et incertain,
C’est vrai, je suis impatient et je réagi au quart de tour, ce n’est pas pour rien que tu me résiste,
Perdu, j’aimerais que tu me prennes dans tes bras ne serait-ce qu’une fois, ta seule étreinte aurait raison de moi,
Je m’en veux de ne pas être à la hauteur et d’être fait de colère, mais ce n’est pas pour cela que je me désiste
Amoureux, j’aimerais que tu regardes dans mes yeux et me dise ce que tu y vois,
Tu sais, il y a de ces soirs où je souhaiterais refaire le monde, te dire que je t’Aime autant que tu me déteste,
Ainsi je clos cette tirade égoïste mais pleine de franchise, pour te dire une dernière fois…envers et contre tout,
…que je t’Aime comme un fou, que je t’Aime de tout mon cœur.
 
Au revoir, Laura.

Je suis qu'un con

 
Il est trop tard, je comprends
D’un soir à l’autre, je t’attends,
Il y a longtemps que je patiente,
Tout en sachant que toi t’as pas d’attente,
Mais tu sais, j’ai trop attendu,
C’est trop dur d’avouer tout mes tords,
Lassé d’être l’image qui te plait,
J’aimerais pouvoir douter de tes attentes,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée
 
Cette audace, plaisir infini,
Amour incompris,
ça m’est est tombé dessus,
un jour comme un autre,
et pourtant, me voila,
chaque geste que je fais,
chaque mot que j’énonce,
Aggrave notre relation,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée
 
Je t’écris ici lâchement,
je sais que tu me lis,
je sais que tu m’écoutes ;
C’est pas du Rimbaud, c’est pas du Baudelaire,
Je m’en  moque, je suis sincère,
je veut juste t’écrire,
je ressasse, je potasse,
C’est pas ma faute,
je suis là, je t’exprime mon amour
et toi tu enfouis ton visage dans tes mains,
J’ ose espérer que tout reste incertain,
 
Je crois que le fait d’aimer m’a dépassé
Désolé pour toutes ces fois où j’ai tout gâché,
Je suis qu’un con mais stp soit pas fâchée

Kedulac | Episode 2 | [Heroic Fantasy]

Kedulac et Safilista descendent dans les geôles du château, au sous-sol du Fort royal.

Kedulac, soucieux : "Safilista, tu ne t'apprêtes pas à faire ce que je pense ?"

Safilista, attrapant le trousseau de clés accroché au mur : "Cet homme est notre seule chance de survie ! Ce n'est pas notre brigade de cinq bras cassés se tenant derrière les portes de la muraille, qui va nous défendre de l'assaut ennemi !"

Kedulac : "S'ils ne sont plus que cinq, c'est justement à cause de cet homme. Ce criminel a tué dix de nos anciens soldats à la taverne sur un coup de tête, soit disant car il était bourré. C'est pour cela qu'il est en ce moment même emprisonné ! Et qu'est-ce qui te dit qu'une fois sorti de là, il ne va pas nous torturer, ma tendre Safilista ?"

Safilista, se dirigeant vers l'une des geôles : "En tuant ces dix soldats, il a au moins montré sa force, Mon Roi. Et ne vous inquiétez pas, je le surveillerai de ma lame sur sa nuque."

Kedulac, dépité : "Ainsi soit-il..."

Safilista se rend au fond de la geôle, après l'avoir ouverte.

Safilista, pointant sa lame sous le cou du mystérieux criminel : "Lève-toi, Sigwyn ! Nous allons te conduire, le Roi et moi, aux portes du château pour nous défendre de l'armée de Naskean !"

Kedulac, qui attendait loin de la geôle, perçoit Sigwyn sortir de l'ombre avec Safilista derrière lui, portant sa lame, le bras tendu, sur sa nuque comme prévu.

Sigwyn : "Si vous voulez que je vous défende, j'aurais besoin de mon épée. Dans mes souvenirs, tu l'avais rangé derrière cette porte, Safilista. Vous la reconnaitrez, il y a une tête de mort gravée sur le manche."

Sigwyn pointe du doigt une porte en bois, proche de l'escalier.

Kedulac : "Une tête de mort... Il n'y a rien d'étonnant pour un tel criminel. Je vais la chercher.

Après être remontés et être sortis du fort, le Roi, Safilista et Sigwyn se rendent vite aux portes du château.

Les portes de la muraille s'ouvrent quelques instants après. Les cinq soldats tremblants de peur, rejoignent Kedulac. Cette peur, causée par la supériorité numérique de l'ennemi, est peut-être aussi due à l'accoutrement très sombre et aux mimiques morbides de l'armée de Naskean. En effet, ces hommes encapuchonnés équipés de cuir, et couvert de tissus noirs, montrent des signes de menaces de mort en se servant de leur mains et de leurs lames, tout en rigolant et grimaçant entre eux.

Chef de l'armée du château de Kedulac, Aquafollion, ne tremblant pas moins que ses quatre soldats subordonnés : "Mon Roi, quel est le plan !? Ne me dites pas que Sigwyn va se combattre à nos côtés !? Il va tous nous tuer !"

Safilista : "Il n'est plus le temps de parler, mais de combattre ! L'ennemi fonce en ce moment même sur nous ! Préparez-vous à riposter !"

Safilista, murmurant à Sigwyn : "Ecoute, si tu parviens à tuer tous nos ennemis ici présent, tu seras à nouveau libre."

Kedulac, murmurant à Safilista : "Que viens-tu de lui dire ?"

La bataille commence, même si d'un point de vue numérique, elle semble déjà perdue pour Kedulac. Il s'agit ici d'un vingt contre sept, si Safilista se joint à la bataille.

Avant de rejoindre les autres dans la bataille, Safilista répond à Kedulac, avec un petit sourire de malice : "Un mensonge, Mon Roi."

Kedulac prend du recul et observe la bataille de loin. Il constate vite que Sigwyn fait un véritable carnage. Ca lui fait du mal de l'avouer, mais le Roi croit que Sigwyn et le meilleur combattant qu'il n'ait jamais vu. Il n'a pas un gabarit énorme, mais plus une dextérité folle. De son côté Safilista se débrouille aussi. En effet, bien qu'elle ait fait peu de victimes, Safilista peut au moins exprimer une certaine fierté à être indemne. Quelques minutes passent, et déjà vingt-quatre cadavres ou graves blessés sont étalés au sol. Du côté ennemi, il ne reste plus que  ce qui semble être le chef de l'assaut. De l'autre côté, c'est Safilista, toujours indemne, et Sigwyn, qui tient toujours debout malgré ses nombreuses blessures.

Chef de l'assaut ennemi, criant, ayant l'air de s'adresser à Sigwyn : "Je ne comprends pas ! Je n'ai tué que deux de vos soldats ! Et si je ne me trompe, mes incapables d'hommes n'en ont tué que deux également ! N'ai-je pas rêvé en te voyant tuer le cinquième !?" et rigolant à la fin.

Sigwyn, criant lui aussi pour lui répondre : " Il me gênait la vue, comme toi actuellement d'ailleurs !"

Safilista, énervée : "Comment as-tu osé réitérer cela !"

Subitement, Sigwyn décide d'assommer Safilista d'un coup du manche de son épée, derrière son crâne. La rapidité du coup fût telle, que Safilista ne vu rien venir et s'écroula sous le choc.

Sigwyn, criant : "Ainsi, il y aura un combat loyal, j'espère que tu vaux mieux que tes sous-fifres ! Je les ai tous tué d'un coup d'épée !"

Chef de l'assaut ennemi, hurlant et se jetant à l'affront : "Tu vas punir ton insolence !"

Les deux dagues empoisonnées de l'ennemi s'entrechoquent à de multiples reprises avec la lame de Sigwyn, pendant quinze bonnes secondes. C'est finalement un coup de pied dans le ventre de la part du criminel, qui met peu de temps après, un terme au combat. En effet, paralysé par la douleur, étant donné que le ventre de l'ennemi n'est pas des plus maigres, il se voit ensuite égorgé du bout de la lame de Sigwyn. Kedulac, ayant vu l'intégralité de la scène, est accouru vers Safilista pour essayer de la réveiller et de contenir les quelques goutes de sang qui sortent de son crâne. Sigwyn, ayant remporté la bataille de manière miraculeuse, étant donné leur nombre, rejoint Kedulac, presque assis devant Safilista et semblant très bouleversé par son état, si bien qu'il ne porte plus le moindre regard sur Sigwyn.

Sigwyn, menaçant Kedulac en pointant son épée sur lui, à un mètre, et d'un ton insolent : "Va me chercher un cheval, stupide roi, ainsi que la totalité de l'or du château."

Kedulac, les yeux fixant toujours Safilista : "Et sinon... Quoi ?"

Sigwyn : " Sinon je te tuerai, pardi."

Kedulac : "... Est-ce si grave, au fond ? Laisse-moi au moins le temps de voir si elle se réveille,  je veux savoir qu'elle aille mieux avant de mourir."

Un petit silence de quelques secondes s'instaure, et Sigwyn réplique. Il avance doucement , toujours le bras tendu, et baisse la direction de sa lame jusqu'à toucher le cou de Safilista.

Kedulac relève enfin les yeux, en direction de Sigwyn.

Sigwyn, pris d'un léger rire : "Tu l'aimes alors ? Tu dois bien avoir quinze ans de plus qu'elle, franchement tu m'écœures pauvre taré, elle ne mérite pas un incapable comme toi. Tu es la chose la plus décevante et pathétique que je n'ai jamais vu. Je ne doute pas que Safilista a toujours pensé la même chose de toi. De plus, même ton peuple te renie, tant tu as instauré la pauvreté et la famine entre ces murailles, à cause de ton incapacité à savoir régner correctement.  Maintenant fais ce que je t'ai demandé, ou je tue Safilista.

Kedulac réfléchit quelques instants, se lève et sort son épée rouillée de son fourreau.

Kedulac : "Si tu pensais me vexer, c'est raté. Tu n'imagines pas à quel point l'estime que je porte à mon égard est faible, donc ce que tu as dis ne m'affecte en rien. A l'exception d'une chose, ta menace de tuer Safilista. Pour une fois je vais me battre ! Sois loyal et accepte mon duel à mort !"

Sigwyn, prononçant un large sourire : "En te défiant, je risque seulement dans le pire des scénarios d'attraper le tétanos, vu l'état pitoyable de ton épée."

Kedulac relâche vite sa posture de combat et laisse tomber son épée.

Kedulac, soupirant et regardant le ciel : "A quoi je joue, père ? Je n'ai aucune chance contre lui ? Que faire pour protéger ma tendre aimée !?"

Sigwyn : "En allant chercher ce que je t'ai demandé, pauvre imbécile ! Son crâne se vide peu à peu de son sang, tu devrais te dépêcher avant que sa mort soit irréversible !"

Kedulac : "D'accord..."

Kedulac se met à courir et revient une dizaine de minute plus tard avec un bourse d'or et un cheval.

Sigwyn : "File ta couronne".

Kedulac lui donne sans broncher.

Sigwyn pointe le cou de Kedulac de sa lame de son épée, et commence à soulever Safilista avec l'entièreté de son bras gauche pour le poser, toujours évanouie, sur le cheval. Kedulac dévie la lame de Sigwyn et tente d'arrêter Sigwyn mais il riposte et lui tranche légèrement mollet. Kedulac s'écroule au sol paralysé de douleur et Sigwyn monte sur son cheval et part du château.

Sigwyn, avant que Kedulac ne puisse plus l'entendre : "Tu n'aurais jamais dû me mettre en geôle, voilà ce que tu récoltes ! J'espère pour toi et pour moi que nos chemins ne se croiseront plus jamais !"

Kedulac | Episode 1 | [Heroic Fantasy]

Safilista : "Mon Roi, une armée de vingt hommes envoyée par Naskean est devant nos portes. Ils ont
un bélier et essaient de pénétrer le château !"

Kedulac, ennuyé : "Encore lui... Comment n'avons donc pas pu les repérer avant ? J'ai utilisé le peu d'or qu'il nous restait pour l'édification de tours de garde. On aurait du être alertés..."

Safilista : "Ce n'est pas vrai Mon Roi, lors du dernier Conseil l'intendant des réserves d'or du château nous a bien tenu au courant que la moindre tour serait bien trop coûteuse. Disons que le château est au plus bas de sa richesse."

Kedulac, se levant de son trône et s'avançant vers Safilista : "Je ne suis jamais attentif lors du Conseil, tu le sais bien Safilista. Bon, on a quoi pour se défendre ?"

Safilista : "Il y a ce vieillard qui se dit sorcier que nous avons accueilli la semaine dernière. Il était gravement malade et dans un sale état donc on l'a mis au soin de notre guérisseur."

Kedulac, reprenant espoir et claquant une fois des mains : "Parfait ! Va le trouver et demande lui de faire ses trucs de sorciers pour anéantir ces truands."

Safilista : "Bien Mon Roi ! Je fais vite."

Safilista sort de la salle en courant. Kedulac va sur le balcon pour voir si les portes de la muraille tiennent. Il constate qu'elles ne tiendront plus longtemps. Des cris retentissent dans tout le château.
Kedulac sort du balcon et rentre à nouveau dans la salle. Il se tourne et s'avance vers son garde assisté.

Kedulac, hésitant : "Supa, c'est cela ?"

Sopa le garde, essayant de rester indifférant : "En fait c'est Sopa, je vous l'avais déjà dit mais ce n'est pas grave Mon Roi. Cela ne fait que la dixième fois sans doutes."

Kedulac, perplexe : "Quel mauvais caractère... Mais surtout quel piètre Roi je suis pour laisser un garde me parler de cette manière. Ne t'inquiète pas, je comprends que tu as le trac, le château est actuellement en état de crise. Au fait, si un, ou plusieurs hommes malintentionnés rentrent dans la salle pour me tuer, tu me protégeras, c'est bien ce qui est prévu ? Tu ne comptes pas t'enfuir et me laisser mourir sous les coups tranchants de leurs épées ?"

Sopa : "Honnêtement, vous venez de me remettre les idées en place Mon Roi. Je préfère mourir avec ma famille. Vous comprendrez qu'il est donc plus prudent que je parte tout de suite la retrouver."

Sopa se met en route.

Kedulac se rend compte qu'il est à présent seul. Il regarde partout au tour de lui, sur les côtés, en haut, en bas et se demande si son défunt père avait pensé à un passage secret. En observant le tapis, il lui vint l'idée de voir si une trappe secrète ne se cacherait pas en-dessous de celui-ci. Il enlève le tapis et constate qu'il n'y a rien. Lorsque Kedulac est triste et très soucieux, il commence à avoir très faim. Il se dirige donc vers la table et engouffre plein de petits raisins.

Quelques minutes plus tard, la porte de la salle s'ouvre à nouveau et Safilista est de retour, essoufflée et toute seule.

Kedulac : "Respire Safilista. Alors ce sorcier ? Etait-il guéri au moins ? Est-il en ce moment même en train de déferler une vague de chaos sur nos ennemis ?"

Safilista, reprenant son souffle : "Guéri, il l'est. Sorcier, il ne l'est pas. Il s'est bien foutu de nous !"

Kedulac, souriant nerveusement : "C'est impressionnant Safilista, en trois ans de règne, tu ne m'as pas apporté une seule fois une bonne nouvelle, mais au moins tu es radieuse donc ce n'est pas grave."

Safilista, fronçant les sourcils : "Mon Roi, ceci est très gênant et un peu déplacé."

Kedulac : "On va bientôt mourir, donc je pense qu'il est bien tant que j'avoue mon amour pour toi."

Safilista, perplexe : "Mon Roi, j'espère que c'est la situation critique qui vous fait perdre vos moyens, mais avant de vous jurer que mes sentiments en ce qui vous concerne ne sont pas réciproques, nous devons vite sauver notre peau."

Kedulac : "Vous avez raison Safilista, je suis pathétique ! Il est temps de survivre ! … Une idée pour nous sortir de là ?"

Safilista : "Suivez-moi, les portes n'ont pas encore lâché."

Que reste-t-il ?

Tout part déjà si vite 
Se dilue dans l'expérience de vie 
L'odeur, le goût fuit 
La couleur elle pâlit 
L'émotion se ratione pour l'occasion    
Puis le tout s'fond en monochrome.       
La course au bonheur n'a plus de sens 
dès sont départ, ici les temps blazent 
Et même le haut s'tasse 
Écrase le fond du bac 
Et se qui est enfuis pu et s'mel à la mélasse 
Quand ça vaut l'coup 
MERDE ! 
Disons nous 
Quand les mots logent dans la bouche   
Puis on s'persuade 
De croire qu'ca va revenir...
À contrario, on fait fi de ses moments profonds qui pourrissent
Pour eux on pris 
D'eux on veut justice   
Réclame l'exile
Donc aujourd'hui que reste-t-il ?
J'me renferme et dans l'retro
L'horizon l'aise place la nuit 
A de fade nuance de gris
Alors j'm'éloigne, m'oriente 
Pour essayer d'voire des lignes 
Mais a mesure que j'file 
Voire quoi que ce soit devient de moins en moins facile 
Alors j'me perd , j'm'oublis. 

Si je pouvais te le dire...

Je sais pas quoi faire pour que tu te sente bien avec moi je sais pas quoi faire de plus je ferais tout pour toi mais j'ai pas l'impression que tu l'accepte, j'ai pas l'impression que t'es prete a me laisser entrer dans ta vie a 100%, j'ai pas l'impression que t'ai envie, tu te prend la tete avec moi mais tu parle tranquille a elle alors que je fais que de m'occuper de toi et de faire tout ce qui pourrais te rendre heureuse, je supporte tout, tu me calcule plus, t'es jamais la, avec moi, que avec moi, tu fais toujours autre chose, j'ai l'impression d'etre une poupee, ou un chien qui attend que tu veuilles bien lui donner de l'attention,et j'ai pas merité ça alors que elle tu lui cours apres et elle passe avant tout ,non enfait tout passe avant moi, ça me blesse ,ca me rend tellememt triste parce que je t'aime tellement, et je partirais pas en plus c'est ca le pire je supporte tout ça, en silence , parce que je t'aime et que ma pire angoisse c'est de te perdre, mais ça je te le dirais jamais parce que au fond tu le sais deja mais tu t'en moque...J'attend juste le jour ou tu vas me laisser tomber, laisser tomber ce qu'on a, ce qu'on pourrait construire si tu le voulais, si tu acceptais d'etre heureuse avec moi, mais non , je sais que tu vas repartir vers elle, vers les bas fonds, vers le malheur, je sais que t'imagine jamais rien avec moi, rien sur la longueur, je le sais parce que tu parles toujours d'elle et de vos projets, mais jamais de projets avec moi, tu ne ferais meme pas un petit effort pour moi parce que dans ta tete ca va pas durer, et pourtant ça pourrait etre tellement merveilleux si tu accepais tout l'amour que j'ai a te donner, si tu acceptais le bonheur et la joie que j'ai a t'offrir, si tu m'acceptais tout cours,
Tu t'eloigne de moi, comment tu peux dire que l'on passe deja trop de temps emsemble alors que t'es jamais la.presente avec moi, tu prefère  etre ailleurs, faire autre chose, etre avev elle , parce que la oui tu es presente quand c'est elle, comment tu peux rejeter mon amour et mon attention, je m'occupe trop de toi? Mais qui peux reprocher ça a la personne qu'elle aime ? Non a la persomme qui l'aime! Tout le monde voudrais ça mais toi non tu ne te l'accorde pas et pourtant tu le merites tellement, tu a peur de me laisser m'occuper de toi, d'accepter le bonheur, parce que si tu l'accepte ça va changer, ça voudra dire que tu es bien avec moi et que Elle n'etait pas bien pour toi et elle le sera plus jamais je le sais, et donc je sais plus quoi faire,
je suis prete a arreter de m'occuper de toi mais je ne pourrais jamais arreter de m'inquieter ça tu ne pourra pas me l'enlever, je suis prete a te laisser, ne plus demander autant a te parler alors que tu n'est deja pas la et que ça me creve le coeur car contrairememt a toi je pourrais passer chaque seconde de ma vie avec toi, je suis prete a tout et je fais tout ce que je peux et je ne sais plus quoi faire maintenant a par me taire et pleurer en silence et prier pour que tu ne m'abandonne pas, car c'est ma plus grande crainte, elle est toujours là, a chaque fois que tu me repousse, a chaque fois que tu m'envoie dans les roses, a chaques fois que tu parle d'elle, a chaque fois que tu n'es pas presente, cette peur que tu me quittes elle est toujours là, elle me prend aux tripes et me tire les larmes tellement souvent, Mais je t'aime, je t'aime tellement, je te le repete et je le repeterais encore, mais peu importe le nombre de fois ou je le dirais, ça ne sera rien comparé a ce que je ressens vraiment et a la realité et a l'intensité de mon amour pour toi, je donnerais tout pour toi, je souffrirais toute ma vie pour toi, je ferais tout pour faire apparaitre ton magnifique sourire sur ton visage, le voir ça n'as pas de prix, ça me comble de bonheur, ton sourire c'est ma force et ce qui me donne le courage de tout faire, je donnerais même ma vie sans hesiter pour le voir graver sur toi, me me le demande pas mais je le ferais sans hesiter, car tu es plus importante. C'est ce que tu ne comprend pas, ton importance pour moi, tu es la personne la plus importante pour moi, et c'est pour ça que je donnerais tout et tu le merite, tu le merite tellement, je sais que tu le pense pas, que tu ne l'accepte pas, que tu le comprend pas mais tu le merites plus que tout, tu es la personne la plus merveilleuse que je connaisse et si je pouvais te donnais mes yeux pour que tu te vois a travers comme je te vois, si je pouvais te donner mon coeur pour que tu comprenne ce que je ressens et ce que tu represente je le ferais, et je ferais tout pour que tu sois heureuse meme si ça doit me rendre malheureuse moi, tu dois te dire que je suis folle, et je le suis surement, folle de toi,
tu ne liras jamais ça de toute façon, et je pourrais dire tellement de choses encore mais est-ce que c'est vraiment utile? Malgrès tout ça rien ne changera, et tu ne comprendra toujours pas alors j'arrête,.pour aujourd'hui en tout cas, j'ouvrirais peut être mon coeur une autre fois !

Ce soir je pense à toi.

Ma chère, je t’écris ces longues lignes dans la brise du soir pour te demander ce que tu retiendras de moi lorsque tout ne sera plus que souvenirs. Te rappelleras-tu tout cet amour que je souhaitais t’offrir ? Penseras-tu encore de temps en temps à cette passion dévorante et déchirante qui était mienne ? Tout ce que j’ai fait de mal c’est espérer la réciprocité de ces sentiments zélés.

Oui c’est vrai, j’ai un peu rêvassé. Au milieu des étincelles et des éclats, j’ai cherché la Belle de mes nuits. Oui je sais tu ne vois pas les choses comme moi, un drap de lin ou de velours semble masquer le chassé-croisé de nos regards distincts. Je suis rongé d’égoïsme, tempêtes et orages en plein cœur, tu le sais.

Oui c’est vrai, la réalité est méprisante, et mon imaginaire est orgueilleux. Tous me l’ont rappelé et je te cherchais, tu le savais. Toi, tu  t’éclipsais, regard bleu azur au détour de la rue. Pour moi l’essentiel c’était d’avoir quelqu’un pour qui trembler, quelqu’un pour qui fulminer cette adulation véhémente. Oui c’est vrai que l’amour perd son élégance quand il cesse d’être secret.
Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.

Je suis là pour toi, j’écris pour toi. Lâchement, sans jamais te nommer ni sans jamais me nommer. Mais j’écris à défaut de pouvoir m’exprimer à voix haute. Tu sais on me l’interdit. Ma parole est muselée, mon regard est bâché, ma personne est ostracisée.

Je cherche ton regard, je cherche ton sourire, une attention particulière qui me laissera croire que d’illusion en désillusion, je retrouverai ces papillons qui dans mon ventre chantent tes louanges là où ne subsistent aujourd’hui qu’un terrible nœud. Aujourd’hui comme demain, je me demande à quoi bon fulminer mes passions, pourquoi scander mon amour.
Je le martèle sur des airs mélodramatiques où se mêlent à outrance sentiments et pulsions. Je me sais romantique  mais je suis bouffi d’orgueil. Oui c’est vrai, je radote et je ressasse. Mais il y de ces soirs où je voudrais te dire combien je t’aime, combien mon amie me manque.

Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.
Quand je serais parti ou que tu m’auras fuit, dit moi ma Belle, que retiendras-tu de tous ces souvenirs ? Pour moi je crains que ne subsistent que les souvenirs fantasmés de ce qui aurait pu être. J’aurais pu croire que tu n’étais qu’une illusion. J’aurais pu croire que tu n’étais que le fruit de mon imagination. Je me demande si je dois me battre encore. Dans ton dos tu penses que je souris mais ce n’est qu’affabulation. Ce qui me chagrine, c’est que nos quelques bons moments se noient dans tous ces remords.

Ce soir encore je pense à toi. Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras. Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi.

Si je fais un pas un avant, lancera-tu un regard en arrière ?

Nicolas.

Ce soir encore

Te rappelleras-tu tout cet amour que je souhaitais t’offrir,
Penseras-tu encore de temps en temps à cette passion dévorante,
Tout ce que j’ai fait de mal c’est espérer la réciprocité
Oui c’est vrai, j’ai un peu rêvassé
Au milieu des étincelles et des éclats,
Oui je sais tu ne vois pas les choses comme moi,
Je suis rongé d’égoïsme,
Tempêtes et orages en plein cœur,
Oui c’est vrai, la réalité est méprisante,
Et mon imaginaire est orgueilleux.
Tous me l’ont rappelé,
Je te cherchais, tu le savais,
Tu  t’éclipsais, regard bleu azur au détour de la rue,
Pour moi l’essentiel c’était d’avoir quelqu’un pour qui trembler,
Oui c’est vrai que l’amour perd son élégance quand il cesse d’être secret,

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Je suis là pour toi, j’écris pour toi,
Lâchement, sans jamais te nommer,
sans jamais me nommer,
Mais j’écris à défaut de pouvoir m’exprimer à voix haute,
Tu sais on me l’interdit,
Je cherche ton regard,  je cherche ton sourire,
aujourd’hui comme demain,
Je me demande à quoi bon fulminer mes passions,
pourquoi scander mon amour,
Je le martèle sur des airs mélodramatiques,
Où se mêlent à outrance sentiments et pulsions,
Je me sais romantique  mais je suis bouffi d’orgueil,
Oui c’est vrai, je radote et je ressasse
Mais il y de ces soirs où je voudrais te dire combien je t’aime

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Quand je serais parti ou que tu m’auras fuit,
Que retiendras-tu de tous ces souvenirs,
Des souvenirs fantasmés de ce qui aurait pu être,
J’aurais pu croire que tu n’étais qu’une illusion,
J’aurais pu croire que tu n’étais que le fruit de mon imagination,
Je me demande si je dois me battre encore,
Dans ton dos tu penses que je souris, ce n’est qu’affabulation,
Nos quelques bons moments se noient dans tous ces remords,

Ce soir encore je pense à toi
Ce soir encore je n’ai envie que de toi, de me retrouver dans tes bras,
Ce soir encore, j’ai absolument tout sauf toi,

Tu es mon monde

Toi qui pense que je suis un monstre,
Tu ne te doutes pas un seul instant,
Que notre histoire c’est tout pour moi,
Que tu es mon monde à moi,
 
Oui tout n’a pas toujours été tout rose,
Parfois le ciel s’est obscurci,
Nous nous sommes causé bien des soucis,
J’avoue ne pas avoir toujours été très sage,
C’est pas pour rien que tes yeux bleus me dévisagent,
 
Non je ne veux plus rester dans l'ombre,
 A cultiver l’indifférence,
Non, je ne veux pas perdre espoir,
J’aimerais cesser de broyer du noir,
 Ne plus être étranger à ton regard,
 
Va-y viens et prends ma main,
Dans ce monde, tu es ma blonde,
Ce monde qui est le mien,
J’aimerais que ce soit le tien,
 
Ne crois pas tout ce qu'on raconte
Ce qui se dit ce n’est pas ce qui compte,
Si tu veux savoir la vérité,
Prend ma main et suit le chemin,

Enfant de démon

Je ne suis que complication
Un enfant de quelque démon
Tout ce que je veux se détruit
Tout ce qui brûle me ravit

Alors
Parce que tu me passionnes
Tu me dévores
Tu n'es pas là et partout à la fois
J'ai chaud
Je tremble
Je trouverai ton centre
Je trouverai tes angles
Parce que tu me fais peur

Quand tu verras le début
Je verrai plutôt la fin
Tu auras le temps de voir
Écrasé entre mes mains
Élevé juste assez haut
Pour s'imaginer voler
Ton cœur

Il tombera
D'une telle violence

Je serai je ne sais pas
Rassuré je pense

Ne t'approche pas
Ne t'approche pas
Crois-moi


Crois-moi

Contagion

Contagion
Un souffle
Je t'essouffle
Tu te répands
Dans mon corps endormi

Un poison
Au ventre
Je t'éventre
Tu te répands
Dans les draps de mon lit

Immunisé
Immortel
Immoral
Immaculé
Immature
Immonde
Dans l’immédiat
Parce que je pense à tout
Ne crois en rien

Les feuilles tombent
Rouges
Elles tombent
C'est bientôt l'hiver
Chez moi
Mais chez moi c'est où ?

Exhalaison

Peau morte des cimes
Douce et fraîche la rosée
Vint se déposer

Dans le sépulcre des nuits
L'écho du chant des sirènes

Composer

Je veux jouer de ma musique
Jouer de ta musique
Mais je n'ai rien appris
De tout ce temps où j'ai grandi

Mettre des notes à l'encre noire
Jouer de la guitare
Abandonner si vite
J'ai déjà peur que tu me quittes

Des amateurs dans la tempête
Des bourdons plein la tête
On joue pour de l'amour
On ne se compte qu'à rebours

Que l'on s'accorde pour le mieux
Sur un rythme dangereux

Composer avec toi
Chanter du bout des doigts

Coeur mistral

Au coeur de l"océan
Battent les vagues
Les vagues du temps
Alors que tu tangues
Là langoureusement
Ma langue et mes yeux amandes
Se demandent
Si dans les lavandes
Un jour le son de ta voix
Résonnera plus fort
Que mon coeur mistral
Poussa là bas dans
les champs de tramontane
Viens vers moi jolie liane
Viens pourquoi pousser

Plus loin ..

toi mon âme .


Viens

La course des hypatuces

1.

La cage 


 

De temps à autre, les chamans nous parlent de leurs ancêtres, les habitants de la planète terre. Ils évoquent leurs villages bizarres, s’étendant sur des kilomètres, et dont les maisons de fer touchaient les nuages. Ils nous parlent de leurs véhicules, rejetant du dioxyde de carbone, polluant l'atmosphère ; et enfin, ils nous parlent de l'extinction de la quasi-totalité de leurs espèces animales. Ils racontent aussi comment les hommes avaient dû imaginer une nouvelle façon de vivre et s’adapter à un environnement hostile de leur nouvelle planète: Isgarte.

Par leur choix de vivre en équilibre avec leur nouveau monde, les hommes virent, avec un étonnement sans fin, de nouvelles espèces apparaître.

Nous étions en l’an 322 ou 3041 selon l'ancien calendrier.

 

 Je m’appelle Samantha Smith et j’ai vingt-cinq ans. Les gens m'appellent Sam. Je vis à Blécisco. C’est un tout petit village vallonné aux maisons de pierres et de roseaux. Dès leur plus jeune âge, hommes ou femmes doivent obligatoirement apprendre à entretenir le village et à chasser en harmonie avec la nature. Ils doivent aussi se montrer capables de travailler et de colorer les tissus en utilisant des produits naturels, à découvrir et aimer les animaux sauvages. Et, en priorité les hypatuces ! Ce sont des oiseaux géants, mais avec quatre pattes, comme un éléphant, plaisantent les anciens.  Il y a beaucoup d'espèces et chaque espèce a son plumage, avec des couleurs différentes. Ils sont dotés d'une puissance extraordinaire. Mais cet animal reste très rare, seuls les plus chanceux et les plus braves peuvent en apprivoiser un. C'est un oiseau qui aime voler le jour et dormir la nuit. Mais il n'a besoin que de quatre à cinq heures de sommeil.

Tout ça, je l'ai appris de mon père. Celui-ci, bien qu'il soit chasseur, se passionnait pour cette espèce. Il adorait les monter, m’avait-il dit un jour. J'avais le même rêve : chevaucher l'un de ces magnifiques animaux pour qu’il puisse me faire voler au-delà des nuages et parcourir des endroits de rêve.

Chaque année, de grandes courses étaient organisées dans des villes ou villages sélectionnés par tirage au sort.

J’avais vaguement entendu qu’il était question qu’une course aurait lieu dans notre région cette année. Si tel était réellement le cas, j’en apprendrais plus au festival des commerçants qui devait avoir lieu bientôt.

 Nous sommes en décembre ; la neige tombe depuis deux jours , conférant au village une allure spectrale ; d'autant plus que ses habitants, préfèrent rester chez eux.

J’ajoute les dernières bûches dans les flammes quand j’entends tambouriner à la porte avec insistance :

  • Ça va, ça va il n'y a pas le feu ! m'écrié-je, en me précipitant pour aller ouvrir.

Mon ami d'enfance halète sur le seuil; il a manifestement couru jusqu'ici.  

  • Daniel, qu'est-ce qui t’arrive ?
     
  • Hhh...(il respire péniblement) Excuse-moi Sam de te déranger, mais les élans bleuâtres se sont encore échappés de l’enclos. Il faut vite aller les chercher avant qu’ils ne s'éloignent trop loin dans la forêt.
     
  • D’accord, j’enfile une veste et j’arrive !

Je prends ma veste sur le porte-manteau en bois et je sors en courant. Daniel se retourne vers moi en me disant :

  • Nous allons prendre les chevaux !

Je saute sur mon cheval et me mets à galoper vers la forêt. Daniel me suit.

  • Là-bas, ils sont là-bas ! crie Daniel pendant que nous galopons sur la pente enneigée.

Effectivement, on les voit bien, ils marchent tranquillement vers la forêt. Nous galopons en essayant de les encercler.Les élans poussent des cris en nous voyant nous approcher d’eux.

  • Treize, quatorze, quinze...C’est bon ils sont tous là. On peut les ramener dans leur enclos.

Les élans bleuâtres galopent maintenant à toute vitesse devant nous, craignant nos bâtons. Nous les suivons, faisant quelques gestes pour les forcer à avancer tout en essayant de maintenir nos chevaux. Comme ils connaissent bien l’endroit, nous n'avons pas trop de difficulté à tous les ramener sains et saufs.

Une fois arrivés dans le village, j’ouvre l’enclos aux élans pour qu’ils puissent entrer. Daniel referme la porte en la poussant.

  • Et bien, je ne pensais pas qu’on les trouverait aussi facilement ; heureusement que tu étais là Sam.
     
  • Heureusement surtout que tu m’as prévenue à temps !

Silence.

  • Autre chose, Sam, le  festival a commencé et à cette occasion des commerçants arrivent aujourd’hui  pour vendre leurs produits. Tu viendras voir ?
     
  • Ah, oui, j’avais complètement perdu ça de vue,  ils arriveront dans combien de temps environ ?

Daniel s’approche du cadran solaire positionné sur un piédestal à quelques mètres de lui :

  • Dans une heure environ. Partante ?
     
  • Dac, à toute ...

Plus tard, je descends avec Daniel vers la mer.

Nous nous asseyons sur une dune de sable en regardant les vagues clapoter, un immense bateau s’approche du port.

Dès que le bateau touche la terre ferme, des gens en descendent, beaucoup parmi eux portent de gros cartons.

Un énorme colis, recouvert d’un drap rouge, arrive en dernier lieu. Il est posé sur une planche à roulettes. Nous nous approchons et pendant que Daniel parle aux visiteurs,  je regarde cette immense chose , curieuse de savoir ce qu’elle renferme, mais des personnes m’empêchent d’approcher.

***

Une heure plus tard, nous traversons le village en pleine animation. Le festival bat son plein. Je vois beaucoup d’enfants déguisés en monteurs d’hypatuce. Certains d’entre eux possèdent même un fouet. Personnellement ; je ne vois pas l’utilité d’en avoir un, même pour jouer. Car dans la vraie vie, l’utilisation du fouet est interdite par la loi. Il y a beaucoup de monde devant les cracheurs de feu et les jongleurs, qui usent de leur talent pour impressionner des jeunes demoiselles.

Il y a aussi des vendeurs de billets pour la grande course des hypatuces ! Certains billets coûtent plus cher que d’autres car ils permettent d’accéder aux meilleures places dans les tribunes. Les cavaliers, quels que soient leur origine ou leur niveau peuvent participer, à condition de posséder un hypatuce. Surtout, ici, dans les terres du Nord, un hypatuce est rare et cher mais il arrive qu’on puisse en acheter un à l’occasion d'un festival.

Je n’ai jamais vu autant de monde dans mon village. C'est dingue ! Soudain une voix plus forte que les autres nous propose de nous approcher..

Un homme qui organise l'événement, se tient sur une scène devant nous ; il appelle son public avec un mégaphone. Un rideau rouge se trouve derrière lui, j’entends alors un bruit strident.

  • Mesdames, messieurs, si vous voulez voir du spectaculaire, vous ne vous êtes pas trompés d’adresse. Car nous fêtons aujourd’hui la vingt-cinquième course annuelle d’ hypatuces, qui aura lieu dans cette belle ville de Libayi.

J’entends des cris de joie retentir autour de moi.

  • Hé oui, aujourd’hui est un grand jour, car pour la première fois un hypatuce est à vendre dans votre pays de Minteran !

Il nous pointe du doigt.

  • Et parmi vous, je me demande ; QUI sera prêt à l’acheter pour tenter la victoire et ainsi gagner une somme faramineuse, qui vous permettra de ne plus travailler jusqu’à la fin de vos jours ! L’offre est valable pour tout le monde, que vous soyez d’ici ou non. Il y a chaque année, treize cavaliers qui se battent pour gagner la course. Et chaque fois un héros parmi eux remporte le prix du meilleur cavalier de l’année. Maintenant laissez-moi vous  présenter cet animal merveilleux, et ceux qui souhaiteront faire la course pourront tenter de l’acheter ! Que les enchères commencent ! Voici à présent l’incroyable…

Un enfant tire alors sur une ficelle et le rideau tombe.

  • Hypaaatuce !

J’entends un bruit strident retentir. Un oiseau gigantesque, se débat dans son immense cage pour tenter d’en sortir.

Des exclamations et des applaudissements retentissent tout autour de moi.

  • Contemplez, mesdames et messieurs, cet animal si impressionnant, si majestueux.

Les ailes de l'animal sont si grandes, qu’il lui est impossible de les déployer dans cette cage. Je regarde l’oiseau dans toute sa splendeur. Ses impressionnantes serres pointues, mais aussi sa longue queue grisâtre qui remue fortement. Ainsi que ses cornes blanches. Son torse est d’une couleur bleu marine et des lignes courbées - de la même couleur que le torse -colorent le plumage dorsal. L'animal semble apeuré par la foule qui s'agglutine face à lui. Il est magnifique.

  • Je vous invite dès à présent à acheter cette bête en commençant par le prix de cinq cents dyens. J'écoute vos enchères, aussi hautes qu’il vous sera possible de le faire.

J’aperçois un hypatuce de cette couleur argentée pour la première fois. Il est d’une grande beauté, quel splendide animal ! Sa beauté me trouble.

 Je chuchote à Daniel :

  • Tu as vu, il est magnifique !

Daniel regarde l’animal avec un peu de tristesse.

  • Houai, mais j’aurais souhaité qu’on nous le montre d’une autre manière que dans une cage.
     
  • Voilà ! , continue l’homme. A vous de lancer vos prix.

Des exclamations et des chuchotements se répandent aussitôt. Le brouhaha de la foule semble agiter l’hypatuce, qui  pousse un cri de colère.

Le vendeur intervient :

  • Heu s'il-vous-plaît, , l’animal est nerveux. Il vient de passer des heures enfermé dans une cale, ce cri en témoigne. Mais c’est un animal docile et affectueux. Bientôt grâce à l’un ou l’une d’entre vous, il trouvera un maître et la liberté de mouvement qui l’apaisera. Alors qui veut acheter ce magnifique hypatuce ? Soyez en sûr, si vous l’achetez, vous ne le regretterez pas, mais il ne sera plus possible de me le ramener. Alors décidez-vous bien avant.  Alors qui le veut ?
     
  • Moi, Moi, Moi… !

Une dizaine de bras se sont levés. L’apparence de ces personnes se distingue de la majorité de la foule. Ils portent des vêtements chics et recherchés.

  • Du calme, dites- moi à combien vous êtes prêts à l’acheter ?
     
  • Je monte l’offre à quinze mille !

Un autre crie quinze mille cinq cents !

  • Moi à seize mille huit cents !
     
  • Dix-huit mille !

Le vendeur écoute les voix avec attention.

  • Alors dix-huit mille, qui serait prêt à monter plus haut pour cet animal, quoi, personne ?

Daniel se retourne vers moi :

  • C'est ta chance, saisis là, toi qui as toujours rêvé d’avoir un hypatuce, tu pourras enfin réaliser ton rêve.
     
  • Tu es fou ou quoi ? Je n’ai jamais dit que j’en voulais à la seconde, je ne suis pas prête à faire des courses, je n’ai jamais monté un hypatuce , même si c’est mon rêve depuis longtemps, tu le sais …
     
  • Justement, continue Daniel. C’est le moment d'affronter ta peur et de te prouver enfin que tu en es capable.
     
  • Tu oublies l’essentiel , je n’ai pas les sous !
     
  • Je t’avancerai, d’accord ? Allez c’est ta chance. Ne la bousille pas.

Les mots de mon ami me déstabilisent. Et si c’était possible ? Je sens monter un désir irrésistible, et si … j’osais ? Mes lèvres tremblent... Je veux sortir un nombre, mais j'hésite trop longtemps.... A cet instant, Daniel crie :

  • dix-huit mille sept cents !
     
  • Hooo… ! s’exclament les gens de surprise.
     
  • Daniel ! arrête ça, je ne pourrai pas payer les pierres à feu et la nourriture, oublie cet animal ; dis-lui que tu abandonnes cette offre..

Mais Daniel a l'air plus que décidé à me faire plaisir ; il ne renonce pas.

  • Dix-huit mille sept cent dyens. Qui dit mieux ?!
     
  • Dix-huit mille neuf cent ! crie à nouveau quelqu’un dans la foule.

Daniel se décide enfin à abandonner, il pousse un soupir.

  • Félicitations Monsieur ! poursuit le présentateur en s’adressant au nouvel acquéreur, vous venez de gagner ce superbe hypatuce à dix-huit mille neuf cents dyens.

L’homme se dirige vers l’animal le regard avide, il tient son cou fermement juste après que le vendeur ait ouvert la porte de la cage. Nous regardons avec regret l’hypatuce s’en aller au loin.

Nous nous dirigeons chez moi, en ne prêtant plus aucune attention aux objets et nourritures vendus dans ce marché.

*******

Une fois arrivée, j’enlève mon manteau en laine et le dépose sur une chaise.

  • Daniel, tu veux quelque chose à boire ou à manger ?
     
  • Non merci. J’ai déjà ce qu'il faut dans mon sac.

Je découpe une tranche de pain et m’installe à table en face de lui. Daniel sort des biscuits secs de son sac.

  • Je suis désolé que tu n’aies pas pu acheter cet animal.
     
  • Daniel, ce n’est pas grave, tu sais.
     
  • Mais attends ... ton père en possédait un avant !
     
  • Et alors ?
     
  • Et alors ? Il pouvait voyager n'importe où avec cet animal. Il avait l'impression de vivre un rêve quand il le montait.
     
  • Écoute Daniel, ce genre d'époque est révolue ; aujourd’hui on achète ces animaux  dans  le seul but de concourir ! Rien d'autre.

Daniel reste silencieux. Abasourdi par mes paroles, il me dit :

  • C'est vrai, tu as raison. Ce n'est plus la même époque.

Silence

  • Heu... Je vais me coucher, il vaudrait peut-être mieux que tu rentres chez toi ? lui dis-je soudainement.
     
  • C’est ce que je comptais faire.

Il m'embrasse sur la joue et me quitte.

Je monte, j’enfile ma chemise de nuit, avant de souffler sur la bougie qui se trouve près de mon lit. Une fois dans l'obscurité je repense à l'animal de tout à l'heure ; je me demande s’il va être heureux avec son maître qui vient de l'acheter , en tout cas je l’espère pour lui. Je ferme les yeux en baillant et m’endors quelques minutes plus tard.

Amusement

Nous aurons chaud
Si chaud
Que nous passerons l'été
En bras nus
Et en jambes nues
Nous surferons
Sur la sueur
De nos corps ébranlés
Transpirants
Même en état de fainéantise
Partir à l'eau
Changer d'élément
Quitter la terre
Pour se plonger dans l'eau
Parfois glisser sa tête
Sous l'eau de la cuisine
Attendre de ressentir
La sérénité
Reprendre sa tête pour la mettre
Sous un chapeau humidifié
Porter un foulard humide
Autour du cou
Mouiller ses pieds
Dans des chaussures d'eau
Sans issue
Que des aménagements
Provisoire
Boire et boire
De l'eau

urvivre
Avec courant d'air
Ventilateur
Et climatisation
De quoi réchauffer l'extérieur

Rester chez soi
Aller à la clim des autres
Zigzaguer entre differentes températures
Un destin contraint

Ecriture salvatrice

Parfois, j'ai envie d'écrire, dans le but ultime de ne pas oublier qui je suis. C'est purement narcissique, nombriliste, mais après tout, qui en ce monde n'eprouve aucunement le besoin de cultiver l'image de soi? L'écriture s'avère parfois très utile, dans le sens où c'est le moi profond qui s'exprime. Il n'y a pas de filtres ou de frontières aux mots, ou seulement ceux que l'on se fixe, entre nous et nous même. Certains écrits se partagent, d'autres sont soigneusement conservés en tant que dossier personnel, mais quel qu'en soit le but et les destinataires, c'est une trace indélébile qu'on laisse sur le papier. Faire valoir puissant du moi, refuge pour les âmes esseulées, tourmentées, armes sans faille pour défendre des idées, j'ai la conviction que la mise en mots est indispensable à l'évolution des idées. L'ecriture en tant que catharsis, l'écriture en tant qu'affirmation de soi, l'écriture pour le changement et la remise en question. Comme tout moyen d'expression, c'est un accés aux portes infinies de la liberté. Merci les mots :)

Traite à Soulan

Traite à Soulan

L'heure sonne à Saint-Pierre, à l'horloge, au manoir.
Dans un grand bol, café, pain, beurre et confiture,
Dehors, l'aurore boit d'un trait son petit noir.

L'ombre de l'éleveur occulte la Nature
Jusqu'aux pics renfrognés lorsque, poignée en main,
Il compte son troupeau qui passe la clôture.

Les dos fumants, les pieds luisants dans le chemin
Malaxent bruyamment un écœurant volume.
Le temps pourri te donne un travail de romain.

Le bâtiment de tôle au toit mouillé s'allume.
On entend le crin-crin des infos, les sabots
Ripant sur le ciment, lisse comme une enclume.

La pompe assourdissante énerve trois corbeaux :
La traite, embarquement, débarquement de vaches,
Bat son plein de vapeurs le long des caillebots.

Des cris, des claquements, peut-être des cravaches,
Tombent sur une mère aux grands airs de cheval,
Caractère têtu des gènes de Fervaches.

grimace

Mystère des rencontres

Tu es là
Je te vois
Tu dors chez moi
Plus tard tu t'en vas
À ta vie

Retour
À l'autrefois
Dans cet événement
De la perte du père
D'un
Ami commun

Repas offert chez toi
Avec ta tante
Dans le même appartement
Occupé par ma sœur
Autrefois

Devenue

Mère de ma petite-fille
Appartement
Occupé aussi
Par
Le futur père
De mes enfants

Il y a longtemps

Depuis
J'ai perdu ma fille
Et sa fille orpheline est devenue
La fille de sa tante
Ma sœur

L’œil boit

Autant en emporte le temps l’œil boit

 Il sourit en les pan du réel
en l'éphémère puéril des amen
en ce flot continu qui éveille
son battement du cil et du soi

 Son je légitime crée la Loi

 Jean-Marc Munaretti

Réalité

Dis-moi ce qui se cache
A l'envers du masque
Ma réalité augmentée
A travers tes yeux
Laisse-moi porter ce masque
Si douloureux

Homme de paille

Parce que je regarde la mer
Au loin les vents salés m'appellent
J'entends un chant d'amour
Mais il faut plonger

Une main sur la taille
J'aurai dû m'y noyer
Couler dans les abysses
Ne jamais remonter
Ni se réincarner
Juste pour un caprice
Si tu avais aimé
Ce pauvre homme de paille

J'ai plongé
Il fait noir
Et j'ai froid
Au fond de l'eau
Je ressuscite toutes les secondes
Chaque respiration
Épouvantable
Je meurs
Je revis
J'ai mal
Encore

Et encore


Et encore



Et dans le silence

Je n'entends pas mes propres cris
Juste ses mots qui résonnent
Ceux qui n'ont jamais été dits
Qui n'appartiennent à personne

Tendresse

Dis-moi des mots doux dans le creux de mon oreille
Je meurs non parce que je n'entends rien
Je meurs que l'on ne me dise pas
Que l'on ne me dise jamais
Un mot qui respire
La tendresse

Nouvelle de Daryx

Bonsoir à tous, étant un petit nouveau dans le monde de l'écriture je sollicite vos retours sur ma première "nouvelle" ( si je peux la qualifier ainsi ). Merci d'avance à tous pour vos retours, en vous souhaitant une bonne lecture ;)




7h du matin. Encore. Le réveil sonne. Se lever, se préparer, puis prendre son bus pour aller en cours. C'est pas une vie ça. L'avantage c'est que c'est bientôt les vacances. Heureusement que je me réveille vite et d'assez bonne humeur, les cours, aussi ennuyants soient ils, font partie de mon quotidien et rythment ma vie. J'y retrouve mes amis, ceux à qui je tiens et je passe la journée avec eux c'est déjà pas mal.  
 
Je porte beaucoup d'importance aux objets qui m'accompagnent. Sans mon téléphone et mes écouteurs le trajet en bus me paraîtrait beaucoup plus long. J'ai pas vu le temps passer et me voilà déjà arrivé au lycée. Je commence la journée par une heure d'histoire. Étrangement ce cours m'ennuie et je divagues dans mes pensées. Il y a beaucoup de bruit dans les couloirs, une fille a fait un malaise et les pompiers sont venus la chercher. C'est la 3ème depuis ce matin, c'est rare autant de malaises en si peu de temps. 

Je rentre chez moi, il y a eu une dizaine de personnes que les pompiers sont venus chercher aujourd'hui et je n'arrête pas d'entendre leurs sirènes dans la rue. C'est étrange ce sentiment de crainte que je ressens vis à vis de tout ça, ils ont peut être rendu malades d'autres personnes. En arrivant chez moi je trouve mon père scotché à la télé. Il y regarde les infos. Je lui demande ce qu'il se passe et il m'explique que de nombreuses personnes ont fait des malaises soudains partout dans le pays. Je commence à m'inquiéter. On est pas à l'abri d'une attaque chimique avec les événements récents. Je me renseigne sur mes proches pour savoir si ils vont bien et visiblement pas trop de problèmes de ce côté là. Le journaliste explique que d'après les rapports médicaux aucune personne ne serait revenue à elle depuis ce matin. Je ferais mieux d'être prudent demain. 

Le lycée paraît vide aujourd'hui, d'autres personnes ont été victimes de malaise cette nuit et ça m'inquiètes. En plus je ne suis pas aller voir comment allait mon père avant de partir. J'espère qu'il va bien. Des gens de ma classe sont absents et je n'ai aucune certitude de la raison pour laquelle ils le sont. J'espère que j'ai rien. Dans la journée il y a eu d'autres malaises de plus en plus inquiétant, les gens tombent d'un coup et ne se relèvent plus. Les hôpitaux sont débordés et ça n'est pas près de s'arrêter visiblement. Le lycée nous à renvoyé chez nous dans la journée. Chez moi mon père regarde toujours les infos, d'après eux la situation est critique et la cause de ceci serait une maladie transportée par la nourriture. 

Le lycée a rouvert ses portes aujourd'hui. Un message de sécurité à été diffusé dans les haut parleurs et tout est près pour une quelconque évacuation. De plus des soldats sont postés devant le lycée, c'est rassurant. A la cantine on a mangé du pain et du riz seulement pour éviter d'êtres infectés, c'est une bonne précaution aussi. 
Encore une fois on est rentrés chez nous et avons regardé les infos, ça devenait la nouvelle routine. Quelque chose a attiré mon attention : pour la première fois depuis presque une semaine un patient s'était réveillé. Il était devenu agressif et avait tenté d'attaquer et plus precisement de mordre les infirmiers. Classique me direz vous. J'y ai pensé tout de suite. Des zombies. C'était absurde n'est ce pas ? J'étais un fan de zombies et avais lu de nombreux livres à ce propos etc, mais ça me semblait quand même absurde. Comment est ce que ça pourrait exister, le contraire avait toujours été prouvé. Il y avait forcement une explication rationnelle, il avait dû devenir fou ou je ne sais quoi, il était peut être sous le choc rien de plus. J'ai tout de suite regarder mon père fan de zombies lui aussi. J'ai demandé si il pensait que ça pouvait en être il a dit que non mais je voyais dans ses yeux qu'il n'était pas serein. Il a dit qu'il allait quand même acheter des provisions des médicaments de quoi se défendre etc, on devait être prêts à toute éventualités.

J'ai vu ce matin sur mon téléphone que le président s'était exprimé dans la nuit. On était en état de siège jusqu'à nouvel ordre. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrivais. Il était déconseillé à tous les citoyens de sortir de chez eux car la situation était extrêmement dangereuse. Depuis les événements de l'autre jour de nombreux patients s'étaient réveillés et avaient tous réagis comme le premier. Les hôpitaux étaient renforcés et surveillés par des forces armées. Mon père avait heuresement déjà de quoi survivre pendant au moins 2 mois voir plus, il savait qu'il n'aurait plus besoin de son argent et moi non plus. On a acheté de quoi nous défendre. Armes blanches protection etc. Actuellement les gens se ruaient sur les magasins. Je resterais enfermé plusieurs jours et verrais comment la situation allait évoluer. 

Un peu plus de 2 semaines après le début de toute cette merde tout a disjoncté. J'étais chez moi depuis plusieurs jours. Je prenais le temps de profiter de l'électricité et de l'eau courante tant qu'il y en avait et je regardais les infos régulièrement. Et tout a basculé. Les hôpitaux on été débordés et les infectés se sont échappés et sont sortis dans les rues. La sécurité avait été renforcée dans tous le pays dans le cas où ça arriverait mais comme des millions de personnes en France étaient infectées la situation était vite devenue un désastre. J'étais chez moi, devant les infos, impuissant. Il y avait des flash infos sur toutes les chaînes et je les parcourais toutes une par une. On pouvait voir les images des infectés sortant dans les rues et attaquants les passants, les images des routes remplis de gens essayant de fuir filmés par des hélicoptères, les images des places fortes mises en place par le gouvernement et protégées par des soldats. J'ai vite compris que tout irais très vite à partir de ce moment là. Le président avait déjà utilisé ses privilèges pour fuir et s'exprimait uniquement par radio. Les places fortes levées par l'armée ne tiendrait pas plus d'une semaine. Des gens auront le temps de mourir ou d'être infectés avant même d'y arriver et avec le bruit et l'agitation les infectés se retrouveraient aux portes des ces places fortes et alors l'armée ne pourra plus sauver personne. Je savais que pour survivre je devais me faire discret et rester chez moi quelques temps. J'avais beau être fan de zombies lire un livre, regarder un film, ou jouer à un jeu n'est pas représentatif de la réalité. Je ressentais trop d'émotions en même temps pour les d'écrire mais j'avais surtout peur. Je suis comme tout le monde, j'ai une famille. J'avais essayer de les appeler mais comme je m'y attendais les lignes téléphoniques étaient saturées. Je n'avais aucune nouvelle de ma famille depuis maintenant 3 jours. Ma mère qui était en voyage en Angleterre lorsque tout a commencé est restée bloquée là-bas et je ne sais même pas si elle est en sécurité. C'est dans ce genre de cas là qu'on se rend compte du point auquel on peut aimer une personne. Mon père est confus et effrayé et, je le sais, il réalise mieux que moi la situation. On a préparé un arsenal et on a réussi à faire fonctionner l'ancien pistolet de mon grand père. Je vais essayer de me reposer tant que c'est encore possible. 

Deux personnes ont eu un accident à côté de chez moi cette nuit. Je commence à prendre conscience que les hôpitaux ne pouvaient pas accueillir tout le monde et que certaines personnes se sont réveillées à leur domicile. L'accident a fait du bruit et a attiré des infectés. J'ai assisté à la chose la plus horrible que j'ai jamais vue de mes propres yeux. Les lampadaires m'ont permis d'assister à la scène comme en plein jour. La première voiture à percutée la deuxième en esquivant un animal visiblement un chat ou un petit animal dans le genre. C'est un réflexe humain. Toutefois cela à causé un accident. Dans la première voiture il y avait un homme seul. Dans l'autre il y avait une famille avec deux enfants. À cause du bruit du Klaxon sur lequel s'est évanoui l'homme de la première voiture 5 ou 6 "personnes" sont arrivés. J'ai bêtement pensé qu'ils allaient les aider. Puis j'ai vu leur visage et j'ai compris. Il étaient pâles et avançaient lentement, avec difficulté comme si ils sortaient d'un profond comas. La porte de la première voiture s'était ouverte et le plus vif des 5 nouveaux venus avait déjà passé sa tête dans l'habitacle. L'homme se réveillait à l'intérieur. J'ai entendu des cris et les autres infectés sont entrés dans la voiture. Une lutte a commencé et j'ai pu voir du sang sur le pare brise dans l'obscurité. Cette voiture était face à ma fenêtre et j'ai vu les infectés mordre et griffer l'homme encore en vie dans la voiture. Pendant ce temps là le père de famille était sorti de la voiture et avait ramasser ce qui semblant être une pièce de la carrosserie pour se défendre, il aidait sa femme à faire sortir ses enfants en silence. Le premier enfant eût du mal à descendre et devait lutter pour tenir debout. Et puis ensuite c'est confus. La mère à mis les bras dans l'habitacle pour sortir le deuxième enfant mais elle poussa un cri de douleur atroce. Elle ressorti ses bras dont l'un était ensanglanté et où la chair était à vif, son fils venait de lui mordre le bras. Comment était-il possible qu'il se soit transformé et surtout aussi vite, c'était étrange. Rien ne changera le fait que son cri attira l'attention des infectés qui se trouvaient autour de l'autre voiture. Le père s'avança prêt à frapper pour défendre sa famille. L'enfant de la voiture s'était hissé vers l'extérieur et mordait maintenant sa mère à la jambe. Celle-ci criait à plein poumons. L'autre fils choqué et perdu était pétrifié et regardait un coup sa mère un coup son père en quête de soutien. Le père avait frappé le plus rapide des infectés et l'avait fait chuté mais celui ci était encore en vie et revint à la charge. Le père s'acharna sur lui dans un combat sanglant tandis que les autres avançaient toujours vers lui. Il avait réussi à abattre le premier infecté mais il était maintenant assailli par 3 nouveaux arrivants. Il cria à son fils de bouger, de s'enfuir mais il n'en fut rien. Le père frappa les zombies avec une rage et une ardeur que je n'aurais pas cru possible, mais ses coups étaient maladroits et peu efficaces, son arme était, elle, trop lourde et encombrante. Il finit par lâcher son arme et se battre à la main en puisant dans son énergie mais les infectés avaient le dessus. Il le griffait de toutes parts et déjà l'homme commençait à saigner abondamment. Il finit par se faire mordre au cou avant de tituber en se tenant la gorge et en s'étouffant dans son sang. Le garçon lui était resté immobile. Sa mère ne criait plus et son père etait probablement en train de la rejoindre. Il avait peur alors s'assis par terre et ne bougea plus. Les infectés avançaient vers lui lentement et calmement. J'aurais aimé l'aider mais je ne pouvais rien faire. Il se laissa emporter vers la mort pour rejoindre sa famille sans se défendre et tout était fini. La nuit redevint calme. 

Le lendemain je racontais ça à mon père. C'était la première fois que j'étais témoin d'une scène aussi sanglante mais probablement pas la dernière. Voir la mort ne m'avait pas tant choqué que ça. Je ne m'était pas rendormi mais j'avais réfléchis. Je présume que j'étais prêt à devoir voir et vivre avec ce genre de choses autour de moi. Ces infectés avaient dû tomber malades chez eux alors que les hôpitaux étaient pleins et sortir par des portes ou fenêtres ouvertes par les pillards. Cette nuit m'avait permis de faire le point sur pas mal de choses. Depuis le début de tout ça je restais chez moi et j'avais l'habitude de jouer en ligne avec des gens du monde entier. J'avais un bon niveau d'anglais et avait échangé avec beaucoup de monde et, à prioris, la situation semblait être la même dans beaucoup de pays et pas seulement en Europe. C'était une épidémie d'échelle mondiale. Je ne survivrais peut être pas à celle ci mais au moins je lutterais et je m'étais préparé. Mon père et moi avions passé beaucoup de temps à fabriquer des armes en plus de celles qu'on avaient récupérées. Manche a balais avec deux couteaux scotchés au bout par exemple. Ce genre d'armes faites maison pourraient s'avérer être efficace. On avait décidé de rester dans notre maison car c'était un lieu fort et difficile à prendre. Devant la porte d'entrée il y avait une petite cour avec un abri de jardin et celle ci etait entourée de murs de la taille d'un homme et un portail en fer isolait cette cour de la rue. Cet endroit était difficile à passer particulièrement quand on sait que nos armes était entreposées derrière la porte d'entrée de la maison. A l'arrière de la maison il y avait une autre cour qui etait, elle, entourée de murs hauts et d'un portail aussi haut, celle ci aussi était infranchissable. Le seul petit bémol c'était les portail qui faisait du bruit si on tapait dessus et qui pourraient attirer des infectés. Depuis tout ce temps on avait profiter de l'électricité et d'Internet pour nous renseigner. La maladie n'était en fait pas issue de la nourriture mais était due à un gène qui se développe dans le corps après la mort de quelqu'un. D'après un scientifique ces gènes sont présents dans le corps de beaucoup de personnes depuis longtemps puisque c'est un gène héréditaire mais il a expliqué qu'il avait pu être réveillé à cause de certains vaccins. Les individus les plus faibles subissaient des malaises qui causeraient leur mort et donc leur transformation. Sur certains forums il y avait des discussions à propos de comment les tuer car des gens en avaient fait l'expérience. Étrangement il ne fallait pas uniquement les frapper à la tête même si cela etait conseillé. Il ne ressentait pas la douleur mais avait le meme système immunitaire que les hommes et pouvait être tué comme n'importe quel homme. Un infecté touché au cœur par une lame mourrait par exemple. Cela simplifiait la tâche aux survivants. J'avais essayer de garder contact au maximum avec mes proches. Ma famille qui vivait dans le sud était bloquée là-bas et j'espérais qu'ils pourraient survivre et que je les reverrais un jour. Ma mère, tant qu'à elle, était bloqué en Angleterre et ne pourrait pas revenir en France j'en était conscient, je mourrais sûrement sans l'avoir jamais revue. Nous profitions aussi de l'eau courante tant qu'il y en avait pour prendre des douches et avions rempli la baignoire d'eau. Nous avions des pastilles pour purifier l'eau, elles avaient été difficiles à trouver mais on avait fait un stock. On savait que ça nous servirait. Et le plus important à mon goût c'était la musique. Mon père était batteur et je jouait de la batterie aussi mais j'étais surtout un fan de metal et ne pouvait vivre sans musique. Je profitais de chaque instant pour en mettre sur mon iPod et le brancher pour ne pas le décharger car j'aurais besoin de sa batterie et de ma musique dans les moments difficiles. Je savais que bientôt ma vie ne serait plus la même. Je devrais oublier le confort que j'avais connu pour vivre une vie de survivant et, ça aussi je devais m'y préparer même si ça risquait d'être très dur.

Moins d'une semaine après l'électricité et l'eau courante avaient disparues. Entre temps les places fortes militaire avaient, pour la plupart, été submergées et leurs résidents y étaient morts. Il était évident qu'elles ne tiendraient pas, le bruit que faisait les gens qui y vivaient attirait plus d'infectés que les soldats auraient pu en neutraliser. Avec le temps ils avaient fini par manquer de munitions et lorsqu'ils ont eu à lutter au corps à corps avec les infectés c'était la fin. Ils avaient beau porter des gilets en kevlar et autres protections ils étaient moins nombreux et peu armés. Même si cela me paraissait évident ce qui m'as beaucoup affecté c'est la disparition de l'électricité et de l'eau chaude. Ça impliquait de modifier complètement mon quotidien et ce dans quoi j'avais l'habitude de vivre depuis plus de 17 ans. Il faut bien comprendre que même si on essaye de s'imaginer ce que c'est de vivre sans eau courante et sans électricité la réalité est relativement plus difficile. A commencer par l'hygiène. On y pense peu mais c'est extrêmement important et ne plus pouvoir se laver est quelque chose de difficile à accepter. Le seul avantage qui me restait de ma vie passée c'était le confort des meubles de ma maison. Mais je savais que ça ne durerait pas. Tôt ou tard je devrais partir avec mon père ne serait ce que par manque de provisions ou à cause du fait que je ne tiennes plus en place et veuille tenter d'aider mes proches. Alors comme je n'avais plus d'électricité mon rythme de vie changea, je vivais en même temps que le soleil et mes journées étaient forcement moins chargées sans mes appareils électroniques. J'ai alors occupé mes journées à fabriquer des armes et chercher différentes issues dans la maison. Parfois aussi je sortais explorer les maisons des voisins les plus proches discrètement et toujours armé. Encore une fois j'y ai vu des choses qu'une personne ne devrait probablement jamais voir. Des corps dévorés, du sang sur les murs, des cadavres, des traces de suicides etc. Un voisin s'était pendu avec sa femme dans sa cuisine et ils s'étaient réveillés accrochés à leur corde les pieds ballants a une dizaine de centimètres du sol. Forcement ce n'était pas une bonne nouvelle puisque la majorité des personnes stockent leur nourriture dans la cuisine. J'ai pris soin de prendre le maximum de choses sans risquer de me faire croquer par M et Mme pendus. Malheureusement ce qui devait arriver arriva et je finit par me cogner a un des deux pendus et la corde qui était fragile et mal attachée céda. L'homme qui avait habité ici se retrouvait face contre terre en un instant dans un bruit d'os qui craque. Je savais que j'étais en danger et pris le couteau de cuisine que j'avais avec moi. Mais malgré le fait que j'avais vu beaucoup de scène dans ce genre a la télé, poignarder un homme, même dans cet état la n'est pas facile et encore moins lorsqu'on l'a connu de son vivant. J'ai été pris d'un moment d'hésitation. Erreur de débutant vous allez me dire ? Vous avez bien raison cet instant lui a permis de se relever et de se tourner vers moi. Poignarder un homme c'est d'autant plus compliqué lorsqu'il est debout et en mouvement. Évidemment mon père était dans une autre maison mais même en criant il mettrait du temps à arriver. J'ai eu peur et ai titubé jusqu'au plan de travail. J'étais coincé ici avec ce zombie a la con et j'étais comme un gosse devant le grand méchant loup. Il avançait vers moi et moi je le regardais pétrifié de terreur. Je l'ai tellement regardé que j'aurais son visage gravé à vie dans ma mémoire. Les yeux laiteux, la bouche pendante d'où sortait un filet de bave, le nez tordu et ensanglanté, sûrement cassé lors de sa chute, la corde autour de son cou, les cheveux ( enfin ceux qui lui en restait ) en pétards, et enfin ses mains molles et sales avec ses ongles menaçants tendues vers moi. Je devais réagir et vite. Soudain un oiseau s'écrasa contre la fenêtre et me fit sursauter. Aussi stupide que ça puisse paraître cet oiseau m'as probablement sauvé la vie. J'étais revenu à mes esprits et alors que M. pendu approchait sa grosse main sale de mon visage d'enfant innocent je lui sectionna les doigts d'un coup de couteau et fit un pas sur la droite. Je lui mis un coup de couteau au flanc ce qui fit gicler un geyser de sang sur la robe de chambre de sa femme toujours accrochée au plafond. Je savais qu'il ne ressentait pas la douleur mais j'avais besoin d'affaiblir son corps avant de pouvoir l'abattre. Il était lent et maladroit. Je me suis alors décidé à m'attaquer à ses jambes. Je lui ai sectionné le tendon qui se trouvait derrière son genou gauche et il s'affaissa d'une façon assez ridicule se cognant au passage le crâne sur le plan de travail ou je me trouvais quelques instants auparavant. Lorsqu'il se redressa son arcade était ouverte et saignait abondamment mais malgré cela il avait toujours envie de me transformer en goûter. Il était face à moi et en position de faiblesse je pris alors mon arme dans les mains et la plaça devant mon visage. Lorsqu'il essaya de s'approcher de moi pour me mordre je mis tout mon poids sur mes mains et projetta la lame vers son visage. Celle ci s'enfonça dans son œil dans un bruit atroce. Il s'arrêta alors de bouger et lorsque je sorti mon arme de son œil il s'affaissa de plus belle. J'avais tué un homme pour la première fois de ma vie. Et je venais tout juste de le réaliser. L'adrénaline que cette scène m'avait provoquée avait été si forte que je n'avais pas réalisé ce que je faisais. Alors je vomis sur le sol de la cuisine puis poussa un cri se situant entre le soulagement la colère et la peur. Mon père arriva peu de temps après et je lui ai tout expliqué dans les moindres détails. Nous avons pris les provisions que nous avons trouvé et sommes rentrés chez nous a 10 mètres d'ici.

Réveil difficile aujourd'hui j'ai relativement mal dormi à cause des événements de la veille. Puis je commence vraiment à devenir fou en restant enfermé ici sans rien pouvoir faire donc aujourd'hui je vais aller fouiller des maisons plus éloignées et parler d'un éventuel départ à mon père.

Quelle trouvaille ! Alors que je fouillais une maison j'ai trouvé du chocolat ! On y pense pas assez mais cela faisait plusieurs longues semaines que je n'avais pas manger de friandises et que je manges uniquement des conserves. J'ai d'ailleurs perdu 2kg depuis le début de cette épidémie. C'est peu mais comme je ne faisait que 55kg avant ça je suis très mince. Pour compenser je me suis mis au sport. Ça me seras très certainement utile à l'extérieur en cas de poursuite ou je ne sais quoi. N'empêche que j'ai trouvé du chocolat et j'ai dû résister à la tentation de l'engloutir d'un coup. Je suis rentré avec quelques conserves et le chocolat et en ai proposer à mon père qui l'a volontiers accepté, nous l'avons partager et ça m'as revigoré après la rude soirée d'hier. 

Aujourd'hui en donnant à manger à mon chat j'ai réaliser quelque chose. Si nous devions partir d'ici avec mon père que deviendrait il ? On ne pouvait pas le laisser ici seul ce serait inhumain mais comment faire pour l'emmener ? C'est tellement dangereux comme monde pour un animal domestique. Un animal sauvage qui n'as pas l'habitude d'être entouré d'humains lui aurait peut être sa chance mais un chat domestique comme lui se perdrait rapidement en cas de coup de panique et finirait sûrement dévoré par un infecté quelconque or pour moi ça n'était pas envisageable. Néanmoins il serais difficile de s'encombrer d'un chat si nous venions à partir de la place forte qu'est notre domicile. Comment savoir quoi faire.. On a le choix d'abandonner notre animal et de le laisser mourir seul ou alors de l'emmener avec nous et de probablement le voir mourir un jour ou l'autre d'une façon désagréable à voir. Mine de rien nous devons beaucoup réfléchir avant de prendre un choix.

Cette nuit a été longue. Je n'ai pas beaucoup dormi. Nous sommes sur le départ. J'ai passé des heures à préparer des sacs, fabriquer des armes etc. J'ai fais les comptes et nous avons de quoi nourrir 2 personnes pendant 5 semaines en mangeant 2 fois par jour juste en conserve. A côté de ça nous avons beaucoup de gâteau secs et barres de céréales en tout genre pouvant servir à se nourrir occasionnellement lorsque notre corps en ressent le besoin. On peut aussi prendre en compte qu'on trouvera de quoi manger sur la route ce qui signifie que pour l'instant nous n'avons pas besoin de nous rationner ce qui est une bonne nouvelle. On a aussi de nombreuses armes courtes comme des couteaux puis quelques lances fabriqués avec des manches a balais et des couteaux. Nous avons pris le strict minimum niveau vêtements de rechange et hygiène puisque la situation n'est pas favorable à ce genre de luxe. La voiture de mon père étant grande on a décidé de prendre notre chat avec nous et d'improviser ensuite. 

Alors que nous pensions partir aujourd'hui un léger contretemps nous en a empêché. En effet un infecté qui rôdait dans le coin s'est, par je ne sais quel moyen, cogné contre notre portail avant. Celui ci étant en fer a bougé suite au choc et fait relativement beaucoup de bruit. Forcement 4 autres infectés sont sortis de nulle part et se sont massés devant le portail. Le poids de 5 personnes appuyées sur le portail en assez mauvais état pouvait être dangereux et risquait de le faire céder. Mon père et moi avons dû prendre les devants. Nous sommes allés sur la terrasse se trouvant au dessus du portail avec nos lances pour tenter quelque chose mais c'était difficile de les blesser de la haut et nous n'avons réussi à en tuer qu'un seul. On a donc établit un plan qui consistait à ce que l'on en tue 2 chacun a l'aide notamment de nos armes de corps à corps. Mon père devait se charger d'ouvrir le portail. On a chacun enfilé un blouson et des gants de cuir plus un casque de moto pour éviter toute morsure ou griffure infectieuse. Puis nous sommes sortis dans la petite cour avant de la maison. 

Ça y est mon père est derrière le portail prêt à l'ouvrir et je pointe ma lance vers la future ouverture attendant patiemment de faire ce que je dois faire. J'ai chaud et je transpire. Mon rythme cardiaque s'accélère. Je crois que j'ai peur. Mon père me fait un signe de tête pour savoir si je suis prêt et je lui réponds d'un bref hochement de tête. La clé tourne dans la serrure. CLIC. Le son sec du portail qui se déverrouille. C'est parti. 

J'ai mal partout. On va rester ici une nuit supplémentaire pour nous reposer. L'odeur du sang est forte et c'est la seule chose que je sens encore. La nuit est tombée. Je ne sais pas combien de temps à durer la lutte mais pour moi ça a durer une éternité. Lorsque mon père a ouvert le portail j'ai soufflé d'un coup et pris mon élan pour frapper le premier infecté à la poitrine. Il était jeune et avait probablement du être quelqu'un de sympathique. Mais ce n'était plus le cas, dès que la porte s'est ouverte il a passer sa longue main fripée rongée par la pourriture par l'ouverture avant de faire passer le reste de son corps. J'ai chargé dans un cri de rage et ma lance s'est enfoncée dans sa cage thoracique dans un bruit à la fois sec et visqueux. J'ai senti par le manche de mon arme la chair se déchirer et les côtés exploser. C'était particulier mais je n'avais pas trouvé ça aussi horrible que j'aurais dû. L'infecté tomba en arrière en emportant un autre avec lui tandis que je lâchais la lance et que je posais genou à terre pour me rattraper à cause de l'élan. Mon père était derrière le portail un long couteau de cuisine dans une main et un marteau dans l'autre. J'ai senti qu'il me regardait mais il a vite du détourner le regard. A peine je me relevais qu'un infecté se tenait debout devant moi prêt à me mordre. Mon père, par instinct certainement, l'a chargé dans le dos l'entraînant à terre avec lui et faisant aussi tomber notre piège à l'eau. Alors qu'il lui écrasait le crâne à coup de marteau dans une explosion sanglante d'os et de matière visqueuse je me tournais pour voir l'un des infectés qui se trouvait à terre quelques instant plus tôt se relever et avancer lentement vers moi. Mon père aurait dû être derrière le portail pour l'attendre et le tuer mais ce n'était pas le cas puisqu'il venait de me sauver la vie. Je devais faire face à cette pourriture tout seul. J'étais armé d'une grande dague de collection que j'avais affuté personnellement pour qu'elle devienne une arme mortelle. Ma main gauche était vide mais bien protégée car je comptait bien m'en servir. Il avançait vers moi tandis que mon père luttait toujours derrière moi. Je devais le laisser approcher assez pour qu'il tente de me mordre. J'ai alors crié " Viens te battre " pour l'énerver et il accéléra la cadence. Encore un peu. Maintenant. Alors qu'il s'élançait pour me saisir de ses deux mains je me baissa et le charga de l'épaule à la taille ce qui le fit chanceler en arrière. Alors qu'il tentait de rester debout je mis ma main gauche sur le bras avec lequel il tentait de saisir mon blouson et enfonça ma lame dans son front de toutes mes forces. Il s'affaissa sur le sol ma lame toujours dans le crâne. Je partais aider mon père à se relever lorsque le dernier, la lance en travers du torse, se releva. J'ai alors demandé à mon père de me prêter son couteau de cuisine et d'attraper le manche de la lance lorsque la créature s'approcherait. Il devait l'immobiliser en maintenant le manche pendant que j'allais le tuer. Mon père s'exécuta, mais alors que je m'approchais il donna un coup de son bras ballant dans mon casque me faisant chuter violemment sur le dos. J'ai enlever mon casque car il me gênait et que je sentais que je saignais a l'intérieur. Mon arcade était ouverte et je saignais abondamment mais je ne ressentais pas la douleur de ce coup, sûrement à cause de l'adrénaline. Mon père poussa l'infecté contre le mur d'une telle force que celui-ci trembla. J'ai alors ramassé le couteau que j'avais fait tomber puis j'ai chargé pendant que mon père continuait à la frapper contre le mur. Alors qu'il poussait un gémissement de colère ma lame s'est enfoncée dans son crâne par la tempe. C'était fini. On avait réussi. Mon père lâcha l'arme qu'il avait dans les mains et ferma le portail. Je m'affaissait au sol alors que la douleur de tout les coups que j'avais subi me prenait d'un coup. 

Après avoir profité d'un jour de récupération à cause des événements récents nous avons définitivement pris la décision de nous en aller. La voiture était pleine et je savais que je ne reverrais plus jamais ma maison, ni ma chambre, ni rien de tout ça. Je me suis alors rendu compte qu'avant tout ça ma vie n'était peut être pas si terrible finalement. Quoiqu'il en soit nous devions partir et mon père m'attendait au rez de chaussée. Je suis alors descendu le rejoindre. Arrivé en bas il me dit " Prêt ? " j'ai répondu par un haussement d'épaules et un léger sourire qu'il m'as rendu. Nous avions tout fermé dans l'espoir que si un jour les choses redevenaient normales notre petit chez nous soit toujours intact. En montant dans la voiture j'ai demandé à mon père si il avait une idée de l'endroit où on pourrait aller et il m'avait répondu qu'on ferait mieux d'éviter les grandes villes. Il mit les clés sur le contact et alluma la voiture. Je savais ce que le son du moteur signifiait. Fermant les yeux je tirais intérieurement une croix sur ma vie passée et tout ce que j'avais toujours connu. Rouvrant les yeux je saluais le nouveau monde dans lequel j'allais tenter de survivre en lui faisant comprendre que m'ôter la vie ne sera pas si simple.

Nouvelles de Daryx

Bonsoir à tous, étant un petit nouveau dans le monde de l'écriture je sollicite votre aide et vos avis sur ma première "nouvelle" ( si je peux réellement la qualifier de la sorte ). Merci d'avance à tous pour vos retours et bonne lecture ;).





7h du matin. Encore. Le réveil sonne. Se lever, se préparer, puis prendre son bus pour aller en cours. C'est pas une vie ça. L'avantage c'est que c'est bientôt les vacances. Heureusement que je me réveille vite et d'assez bonne humeur, les cours, aussi ennuyants soient ils, font partie de mon quotidien et rythment ma vie. J'y retrouve mes amis, ceux à qui je tiens et je passe la journée avec eux c'est déjà pas mal.  
 
Je porte beaucoup d'importance aux objets qui m'accompagnent. Sans mon téléphone et mes écouteurs le trajet en bus me paraîtrait beaucoup plus long. J'ai pas vu le temps passer et me voilà déjà arrivé au lycée. Je commence la journée par une heure d'histoire. Étrangement ce cours m'ennuie et je divagues dans mes pensées. Il y a beaucoup de bruit dans les couloirs, une fille a fait un malaise et les pompiers sont venus la chercher. C'est la 3ème depuis ce matin, c'est rare autant de malaises en si peu de temps. 

Je rentre chez moi, il y a eu une dizaine de personnes que les pompiers sont venus chercher aujourd'hui et je n'arrête pas d'entendre leurs sirènes dans la rue. C'est étrange ce sentiment de crainte que je ressens vis à vis de tout ça, ils ont peut être rendu malades d'autres personnes. En arrivant chez moi je trouve mon père scotché à la télé. Il y regarde les infos. Je lui demande ce qu'il se passe et il m'explique que de nombreuses personnes ont fait des malaises soudains partout dans le pays. Je commence à m'inquiéter. On est pas à l'abri d'une attaque chimique avec les événements récents. Je me renseigne sur mes proches pour savoir si ils vont bien et visiblement pas trop de problèmes de ce côté là. Le journaliste explique que d'après les rapports médicaux aucune personne ne serait revenue à elle depuis ce matin. Je ferais mieux d'être prudent demain. 

Le lycée paraît vide aujourd'hui, d'autres personnes ont été victimes de malaise cette nuit et ça m'inquiètes. En plus je ne suis pas aller voir comment allait mon père avant de partir. J'espère qu'il va bien. Des gens de ma classe sont absents et je n'ai aucune certitude de la raison pour laquelle ils le sont. J'espère que j'ai rien. Dans la journée il y a eu d'autres malaises de plus en plus inquiétant, les gens tombent d'un coup et ne se relèvent plus. Les hôpitaux sont débordés et ça n'est pas près de s'arrêter visiblement. Le lycée nous à renvoyé chez nous dans la journée. Chez moi mon père regarde toujours les infos, d'après eux la situation est critique et la cause de ceci serait une maladie transportée par la nourriture. 

Le lycée a rouvert ses portes aujourd'hui. Un message de sécurité à été diffusé dans les haut parleurs et tout est près pour une quelconque évacuation. De plus des soldats sont postés devant le lycée, c'est rassurant. A la cantine on a mangé du pain et du riz seulement pour éviter d'êtres infectés, c'est une bonne précaution aussi. 
Encore une fois on est rentrés chez nous et avons regardé les infos, ça devenait la nouvelle routine. Quelque chose a attiré mon attention : pour la première fois depuis presque une semaine un patient s'était réveillé. Il était devenu agressif et avait tenté d'attaquer et plus precisement de mordre les infirmiers. Classique me direz vous. J'y ai pensé tout de suite. Des zombies. C'était absurde n'est ce pas ? J'étais un fan de zombies et avais lu de nombreux livres à ce propos etc, mais ça me semblait quand même absurde. Comment est ce que ça pourrait exister, le contraire avait toujours été prouvé. Il y avait forcement une explication rationnelle, il avait dû devenir fou ou je ne sais quoi, il était peut être sous le choc rien de plus. J'ai tout de suite regarder mon père fan de zombies lui aussi. J'ai demandé si il pensait que ça pouvait en être il a dit que non mais je voyais dans ses yeux qu'il n'était pas serein. Il a dit qu'il allait quand même acheter des provisions des médicaments de quoi se défendre etc, on devait être prêts à toute éventualités.

J'ai vu ce matin sur mon téléphone que le président s'était exprimé dans la nuit. On était en état de siège jusqu'à nouvel ordre. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrivais. Il était déconseillé à tous les citoyens de sortir de chez eux car la situation était extrêmement dangereuse. Depuis les événements de l'autre jour de nombreux patients s'étaient réveillés et avaient tous réagis comme le premier. Les hôpitaux étaient renforcés et surveillés par des forces armées. Mon père avait heuresement déjà de quoi survivre pendant au moins 2 mois voir plus, il savait qu'il n'aurait plus besoin de son argent et moi non plus. On a acheté de quoi nous défendre. Armes blanches protection etc. Actuellement les gens se ruaient sur les magasins. Je resterais enfermé plusieurs jours et verrais comment la situation allait évoluer. 

Un peu plus de 2 semaines après le début de toute cette merde tout a disjoncté. J'étais chez moi depuis plusieurs jours. Je prenais le temps de profiter de l'électricité et de l'eau courante tant qu'il y en avait et je regardais les infos régulièrement. Et tout a basculé. Les hôpitaux on été débordés et les infectés se sont échappés et sont sortis dans les rues. La sécurité avait été renforcée dans tous le pays dans le cas où ça arriverait mais comme des millions de personnes en France étaient infectées la situation était vite devenue un désastre. J'étais chez moi, devant les infos, impuissant. Il y avait des flash infos sur toutes les chaînes et je les parcourais toutes une par une. On pouvait voir les images des infectés sortant dans les rues et attaquants les passants, les images des routes remplis de gens essayant de fuir filmés par des hélicoptères, les images des places fortes mises en place par le gouvernement et protégées par des soldats. J'ai vite compris que tout irais très vite à partir de ce moment là. Le président avait déjà utilisé ses privilèges pour fuir et s'exprimait uniquement par radio. Les places fortes levées par l'armée ne tiendrait pas plus d'une semaine. Des gens auront le temps de mourir ou d'être infectés avant même d'y arriver et avec le bruit et l'agitation les infectés se retrouveraient aux portes des ces places fortes et alors l'armée ne pourra plus sauver personne. Je savais que pour survivre je devais me faire discret et rester chez moi quelques temps. J'avais beau être fan de zombies lire un livre, regarder un film, ou jouer à un jeu n'est pas représentatif de la réalité. Je ressentais trop d'émotions en même temps pour les d'écrire mais j'avais surtout peur. Je suis comme tout le monde, j'ai une famille. J'avais essayer de les appeler mais comme je m'y attendais les lignes téléphoniques étaient saturées. Je n'avais aucune nouvelle de ma famille depuis maintenant 3 jours. Ma mère qui était en voyage en Angleterre lorsque tout a commencé est restée bloquée là-bas et je ne sais même pas si elle est en sécurité. C'est dans ce genre de cas là qu'on se rend compte du point auquel on peut aimer une personne. Mon père est confus et effrayé et, je le sais, il réalise mieux que moi la situation. On a préparé un arsenal et on a réussi à faire fonctionner l'ancien pistolet de mon grand père. Je vais essayer de me reposer tant que c'est encore possible. 

Deux personnes ont eu un accident à côté de chez moi cette nuit. Je commence à prendre conscience que les hôpitaux ne pouvaient pas accueillir tout le monde et que certaines personnes se sont réveillées à leur domicile. L'accident a fait du bruit et a attiré des infectés. J'ai assisté à la chose la plus horrible que j'ai jamais vue de mes propres yeux. Les lampadaires m'ont permis d'assister à la scène comme en plein jour. La première voiture à percutée la deuxième en esquivant un animal visiblement un chat ou un petit animal dans le genre. C'est un réflexe humain. Toutefois cela à causé un accident. Dans la première voiture il y avait un homme seul. Dans l'autre il y avait une famille avec deux enfants. À cause du bruit du Klaxon sur lequel s'est évanoui l'homme de la première voiture 5 ou 6 "personnes" sont arrivés. J'ai bêtement pensé qu'ils allaient les aider. Puis j'ai vu leur visage et j'ai compris. Il étaient pâles et avançaient lentement, avec difficulté comme si ils sortaient d'un profond comas. La porte de la première voiture s'était ouverte et le plus vif des 5 nouveaux venus avait déjà passé sa tête dans l'habitacle. L'homme se réveillait à l'intérieur. J'ai entendu des cris et les autres infectés sont entrés dans la voiture. Une lutte a commencé et j'ai pu voir du sang sur le pare brise dans l'obscurité. Cette voiture était face à ma fenêtre et j'ai vu les infectés mordre et griffer l'homme encore en vie dans la voiture. Pendant ce temps là le père de famille était sorti de la voiture et avait ramasser ce qui semblant être une pièce de la carrosserie pour se défendre, il aidait sa femme à faire sortir ses enfants en silence. Le premier enfant eût du mal à descendre et devait lutter pour tenir debout. Et puis ensuite c'est confus. La mère à mis les bras dans l'habitacle pour sortir le deuxième enfant mais elle poussa un cri de douleur atroce. Elle ressorti ses bras dont l'un était ensanglanté et où la chair était à vif, son fils venait de lui mordre le bras. Comment était-il possible qu'il se soit transformé et surtout aussi vite, c'était étrange. Rien ne changera le fait que son cri attira l'attention des infectés qui se trouvaient autour de l'autre voiture. Le père s'avança prêt à frapper pour défendre sa famille. L'enfant de la voiture s'était hissé vers l'extérieur et mordait maintenant sa mère à la jambe. Celle-ci criait à plein poumons. L'autre fils choqué et perdu était pétrifié et regardait un coup sa mère un coup son père en quête de soutien. Le père avait frappé le plus rapide des infectés et l'avait fait chuté mais celui ci était encore en vie et revint à la charge. Le père s'acharna sur lui dans un combat sanglant tandis que les autres avançaient toujours vers lui. Il avait réussi à abattre le premier infecté mais il était maintenant assailli par 3 nouveaux arrivants. Il cria à son fils de bouger, de s'enfuir mais il n'en fut rien. Le père frappa les zombies avec une rage et une ardeur que je n'aurais pas cru possible, mais ses coups étaient maladroits et peu efficaces, son arme était, elle, trop lourde et encombrante. Il finit par lâcher son arme et se battre à la main en puisant dans son énergie mais les infectés avaient le dessus. Il le griffait de toutes parts et déjà l'homme commençait à saigner abondamment. Il finit par se faire mordre au cou avant de tituber en se tenant la gorge et en s'étouffant dans son sang. Le garçon lui était resté immobile. Sa mère ne criait plus et son père etait probablement en train de la rejoindre. Il avait peur alors s'assis par terre et ne bougea plus. Les infectés avançaient vers lui lentement et calmement. J'aurais aimé l'aider mais je ne pouvais rien faire. Il se laissa emporter vers la mort pour rejoindre sa famille sans se défendre et tout était fini. La nuit redevint calme. 

Le lendemain je racontais ça à mon père. C'était la première fois que j'étais témoin d'une scène aussi sanglante mais probablement pas la dernière. Voir la mort ne m'avait pas tant choqué que ça. Je ne m'était pas rendormi mais j'avais réfléchis. Je présume que j'étais prêt à devoir voir et vivre avec ce genre de choses autour de moi. Ces infectés avaient dû tomber malades chez eux alors que les hôpitaux étaient pleins et sortir par des portes ou fenêtres ouvertes par les pillards. Cette nuit m'avait permis de faire le point sur pas mal de choses. Depuis le début de tout ça je restais chez moi et j'avais l'habitude de jouer en ligne avec des gens du monde entier. J'avais un bon niveau d'anglais et avait échangé avec beaucoup de monde et, à prioris, la situation semblait être la même dans beaucoup de pays et pas seulement en Europe. C'était une épidémie d'échelle mondiale. Je ne survivrais peut être pas à celle ci mais au moins je lutterais et je m'étais préparé. Mon père et moi avions passé beaucoup de temps à fabriquer des armes en plus de celles qu'on avaient récupérées. Manche a balais avec deux couteaux scotchés au bout par exemple. Ce genre d'armes faites maison pourraient s'avérer être efficace. On avait décidé de rester dans notre maison car c'était un lieu fort et difficile à prendre. Devant la porte d'entrée il y avait une petite cour avec un abri de jardin et celle ci etait entourée de murs de la taille d'un homme et un portail en fer isolait cette cour de la rue. Cet endroit était difficile à passer particulièrement quand on sait que nos armes était entreposées derrière la porte d'entrée de la maison. A l'arrière de la maison il y avait une autre cour qui etait, elle, entourée de murs hauts et d'un portail aussi haut, celle ci aussi était infranchissable. Le seul petit bémol c'était les portail qui faisait du bruit si on tapait dessus et qui pourraient attirer des infectés. Depuis tout ce temps on avait profiter de l'électricité et d'Internet pour nous renseigner. La maladie n'était en fait pas issue de la nourriture mais était due à un gène qui se développe dans le corps après la mort de quelqu'un. D'après un scientifique ces gènes sont présents dans le corps de beaucoup de personnes depuis longtemps puisque c'est un gène héréditaire mais il a expliqué qu'il avait pu être réveillé à cause de certains vaccins. Les individus les plus faibles subissaient des malaises qui causeraient leur mort et donc leur transformation. Sur certains forums il y avait des discussions à propos de comment les tuer car des gens en avaient fait l'expérience. Étrangement il ne fallait pas uniquement les frapper à la tête même si cela etait conseillé. Il ne ressentait pas la douleur mais avait le meme système immunitaire que les hommes et pouvait être tué comme n'importe quel homme. Un infecté touché au cœur par une lame mourrait par exemple. Cela simplifiait la tâche aux survivants. J'avais essayer de garder contact au maximum avec mes proches. Ma famille qui vivait dans le sud était bloquée là-bas et j'espérais qu'ils pourraient survivre et que je les reverrais un jour. Ma mère, tant qu'à elle, était bloqué en Angleterre et ne pourrait pas revenir en France j'en était conscient, je mourrais sûrement sans l'avoir jamais revue. Nous profitions aussi de l'eau courante tant qu'il y en avait pour prendre des douches et avions rempli la baignoire d'eau. Nous avions des pastilles pour purifier l'eau, elles avaient été difficiles à trouver mais on avait fait un stock. On savait que ça nous servirait. Et le plus important à mon goût c'était la musique. Mon père était batteur et je jouait de la batterie aussi mais j'étais surtout un fan de metal et ne pouvait vivre sans musique. Je profitais de chaque instant pour en mettre sur mon iPod et le brancher pour ne pas le décharger car j'aurais besoin de sa batterie et de ma musique dans les moments difficiles. Je savais que bientôt ma vie ne serait plus la même. Je devrais oublier le confort que j'avais connu pour vivre une vie de survivant et, ça aussi je devais m'y préparer même si ça risquait d'être très dur.

Moins d'une semaine après l'électricité et l'eau courante avaient disparues. Entre temps les places fortes militaire avaient, pour la plupart, été submergées et leurs résidents y étaient morts. Il était évident qu'elles ne tiendraient pas, le bruit que faisait les gens qui y vivaient attirait plus d'infectés que les soldats auraient pu en neutraliser. Avec le temps ils avaient fini par manquer de munitions et lorsqu'ils ont eu à lutter au corps à corps avec les infectés c'était la fin. Ils avaient beau porter des gilets en kevlar et autres protections ils étaient moins nombreux et peu armés. Même si cela me paraissait évident ce qui m'as beaucoup affecté c'est la disparition de l'électricité et de l'eau chaude. Ça impliquait de modifier complètement mon quotidien et ce dans quoi j'avais l'habitude de vivre depuis plus de 17 ans. Il faut bien comprendre que même si on essaye de s'imaginer ce que c'est de vivre sans eau courante et sans électricité la réalité est relativement plus difficile. A commencer par l'hygiène. On y pense peu mais c'est extrêmement important et ne plus pouvoir se laver est quelque chose de difficile à accepter. Le seul avantage qui me restait de ma vie passée c'était le confort des meubles de ma maison. Mais je savais que ça ne durerait pas. Tôt ou tard je devrais partir avec mon père ne serait ce que par manque de provisions ou à cause du fait que je ne tiennes plus en place et veuille tenter d'aider mes proches. Alors comme je n'avais plus d'électricité mon rythme de vie changea, je vivais en même temps que le soleil et mes journées étaient forcement moins chargées sans mes appareils électroniques. J'ai alors occupé mes journées à fabriquer des armes et chercher différentes issues dans la maison. Parfois aussi je sortais explorer les maisons des voisins les plus proches discrètement et toujours armé. Encore une fois j'y ai vu des choses qu'une personne ne devrait probablement jamais voir. Des corps dévorés, du sang sur les murs, des cadavres, des traces de suicides etc. Un voisin s'était pendu avec sa femme dans sa cuisine et ils s'étaient réveillés accrochés à leur corde les pieds ballants a une dizaine de centimètres du sol. Forcement ce n'était pas une bonne nouvelle puisque la majorité des personnes stockent leur nourriture dans la cuisine. J'ai pris soin de prendre le maximum de choses sans risquer de me faire croquer par M et Mme pendus. Malheureusement ce qui devait arriver arriva et je finit par me cogner a un des deux pendus et la corde qui était fragile et mal attachée céda. L'homme qui avait habité ici se retrouvait face contre terre en un instant dans un bruit d'os qui craque. Je savais que j'étais en danger et pris le couteau de cuisine que j'avais avec moi. Mais malgré le fait que j'avais vu beaucoup de scène dans ce genre a la télé, poignarder un homme, même dans cet état la n'est pas facile et encore moins lorsqu'on l'a connu de son vivant. J'ai été pris d'un moment d'hésitation. Erreur de débutant vous allez me dire ? Vous avez bien raison cet instant lui a permis de se relever et de se tourner vers moi. Poignarder un homme c'est d'autant plus compliqué lorsqu'il est debout et en mouvement. Évidemment mon père était dans une autre maison mais même en criant il mettrait du temps à arriver. J'ai eu peur et ai titubé jusqu'au plan de travail. J'étais coincé ici avec ce zombie a la con et j'étais comme un gosse devant le grand méchant loup. Il avançait vers moi et moi je le regardais pétrifié de terreur. Je l'ai tellement regardé que j'aurais son visage gravé à vie dans ma mémoire. Les yeux laiteux, la bouche pendante d'où sortait un filet de bave, le nez tordu et ensanglanté, sûrement cassé lors de sa chute, la corde autour de son cou, les cheveux ( enfin ceux qui lui en restait ) en pétards, et enfin ses mains molles et sales avec ses ongles menaçants tendues vers moi. Je devais réagir et vite. Soudain un oiseau s'écrasa contre la fenêtre et me fit sursauter. Aussi stupide que ça puisse paraître cet oiseau m'as probablement sauvé la vie. J'étais revenu à mes esprits et alors que M. pendu approchait sa grosse main sale de mon visage d'enfant innocent je lui sectionna les doigts d'un coup de couteau et fit un pas sur la droite. Je lui mis un coup de couteau au flanc ce qui fit gicler un geyser de sang sur la robe de chambre de sa femme toujours accrochée au plafond. Je savais qu'il ne ressentait pas la douleur mais j'avais besoin d'affaiblir son corps avant de pouvoir l'abattre. Il était lent et maladroit. Je me suis alors décidé à m'attaquer à ses jambes. Je lui ai sectionné le tendon qui se trouvait derrière son genou gauche et il s'affaissa d'une façon assez ridicule se cognant au passage le crâne sur le plan de travail ou je me trouvais quelques instants auparavant. Lorsqu'il se redressa son arcade était ouverte et saignait abondamment mais malgré cela il avait toujours envie de me transformer en goûter. Il était face à moi et en position de faiblesse je pris alors mon arme dans les mains et la plaça devant mon visage. Lorsqu'il essaya de s'approcher de moi pour me mordre je mis tout mon poids sur mes mains et projetta la lame vers son visage. Celle ci s'enfonça dans son œil dans un bruit atroce. Il s'arrêta alors de bouger et lorsque je sorti mon arme de son œil il s'affaissa de plus belle. J'avais tué un homme pour la première fois de ma vie. Et je venais tout juste de le réaliser. L'adrénaline que cette scène m'avait provoquée avait été si forte que je n'avais pas réalisé ce que je faisais. Alors je vomis sur le sol de la cuisine puis poussa un cri se situant entre le soulagement la colère et la peur. Mon père arriva peu de temps après et je lui ai tout expliqué dans les moindres détails. Nous avons pris les provisions que nous avons trouvé et sommes rentrés chez nous a 10 mètres d'ici.

Réveil difficile aujourd'hui j'ai relativement mal dormi à cause des événements de la veille. Puis je commence vraiment à devenir fou en restant enfermé ici sans rien pouvoir faire donc aujourd'hui je vais aller fouiller des maisons plus éloignées et parler d'un éventuel départ à mon père.

Quelle trouvaille ! Alors que je fouillais une maison j'ai trouvé du chocolat ! On y pense pas assez mais cela faisait plusieurs longues semaines que je n'avais pas manger de friandises et que je manges uniquement des conserves. J'ai d'ailleurs perdu 2kg depuis le début de cette épidémie. C'est peu mais comme je ne faisait que 55kg avant ça je suis très mince. Pour compenser je me suis mis au sport. Ça me seras très certainement utile à l'extérieur en cas de poursuite ou je ne sais quoi. N'empêche que j'ai trouvé du chocolat et j'ai dû résister à la tentation de l'engloutir d'un coup. Je suis rentré avec quelques conserves et le chocolat et en ai proposer à mon père qui l'a volontiers accepté, nous l'avons partager et ça m'as revigoré après la rude soirée d'hier. 

Aujourd'hui en donnant à manger à mon chat j'ai réaliser quelque chose. Si nous devions partir d'ici avec mon père que deviendrait il ? On ne pouvait pas le laisser ici seul ce serait inhumain mais comment faire pour l'emmener ? C'est tellement dangereux comme monde pour un animal domestique. Un animal sauvage qui n'as pas l'habitude d'être entouré d'humains lui aurait peut être sa chance mais un chat domestique comme lui se perdrait rapidement en cas de coup de panique et finirait sûrement dévoré par un infecté quelconque or pour moi ça n'était pas envisageable. Néanmoins il serais difficile de s'encombrer d'un chat si nous venions à partir de la place forte qu'est notre domicile. Comment savoir quoi faire.. On a le choix d'abandonner notre animal et de le laisser mourir seul ou alors de l'emmener avec nous et de probablement le voir mourir un jour ou l'autre d'une façon désagréable à voir. Mine de rien nous devons beaucoup réfléchir avant de prendre un choix.

Cette nuit a été longue. Je n'ai pas beaucoup dormi. Nous sommes sur le départ. J'ai passé des heures à préparer des sacs, fabriquer des armes etc. J'ai fais les comptes et nous avons de quoi nourrir 2 personnes pendant 5 semaines en mangeant 2 fois par jour juste en conserve. A côté de ça nous avons beaucoup de gâteau secs et barres de céréales en tout genre pouvant servir à se nourrir occasionnellement lorsque notre corps en ressent le besoin. On peut aussi prendre en compte qu'on trouvera de quoi manger sur la route ce qui signifie que pour l'instant nous n'avons pas besoin de nous rationner ce qui est une bonne nouvelle. On a aussi de nombreuses armes courtes comme des couteaux puis quelques lances fabriqués avec des manches a balais et des couteaux. Nous avons pris le strict minimum niveau vêtements de rechange et hygiène puisque la situation n'est pas favorable à ce genre de luxe. La voiture de mon père étant grande on a décidé de prendre notre chat avec nous et d'improviser ensuite. 

Alors que nous pensions partir aujourd'hui un léger contretemps nous en a empêché. En effet un infecté qui rôdait dans le coin s'est, par je ne sais quel moyen, cogné contre notre portail avant. Celui ci étant en fer a bougé suite au choc et fait relativement beaucoup de bruit. Forcement 4 autres infectés sont sortis de nulle part et se sont massés devant le portail. Le poids de 5 personnes appuyées sur le portail en assez mauvais état pouvait être dangereux et risquait de le faire céder. Mon père et moi avons dû prendre les devants. Nous sommes allés sur la terrasse se trouvant au dessus du portail avec nos lances pour tenter quelque chose mais c'était difficile de les blesser de la haut et nous n'avons réussi à en tuer qu'un seul. On a donc établit un plan qui consistait à ce que l'on en tue 2 chacun a l'aide notamment de nos armes de corps à corps. Mon père devait se charger d'ouvrir le portail. On a chacun enfilé un blouson et des gants de cuir plus un casque de moto pour éviter toute morsure ou griffure infectieuse. Puis nous sommes sortis dans la petite cour avant de la maison. 

Ça y est mon père est derrière le portail prêt à l'ouvrir et je pointe ma lance vers la future ouverture attendant patiemment de faire ce que je dois faire. J'ai chaud et je transpire. Mon rythme cardiaque s'accélère. Je crois que j'ai peur. Mon père me fait un signe de tête pour savoir si je suis prêt et je lui réponds d'un bref hochement de tête. La clé tourne dans la serrure. CLIC. Le son sec du portail qui se déverrouille. C'est parti. 

J'ai mal partout. On va rester ici une nuit supplémentaire pour nous reposer. L'odeur du sang est forte et c'est la seule chose que je sens encore. La nuit est tombée. Je ne sais pas combien de temps à durer la lutte mais pour moi ça a durer une éternité. Lorsque mon père a ouvert le portail j'ai soufflé d'un coup et pris mon élan pour frapper le premier infecté à la poitrine. Il était jeune et avait probablement du être quelqu'un de sympathique. Mais ce n'était plus le cas, dès que la porte s'est ouverte il a passer sa longue main fripée rongée par la pourriture par l'ouverture avant de faire passer le reste de son corps. J'ai chargé dans un cri de rage et ma lance s'est enfoncée dans sa cage thoracique dans un bruit à la fois sec et visqueux. J'ai senti par le manche de mon arme la chair se déchirer et les côtés exploser. C'était particulier mais je n'avais pas trouvé ça aussi horrible que j'aurais dû. L'infecté tomba en arrière en emportant un autre avec lui tandis que je lâchais la lance et que je posais genou à terre pour me rattraper à cause de l'élan. Mon père était derrière le portail un long couteau de cuisine dans une main et un marteau dans l'autre. J'ai senti qu'il me regardait mais il a vite du détourner le regard. A peine je me relevais qu'un infecté se tenait debout devant moi prêt à me mordre. Mon père, par instinct certainement, l'a chargé dans le dos l'entraînant à terre avec lui et faisant aussi tomber notre piège à l'eau. Alors qu'il lui écrasait le crâne à coup de marteau dans une explosion sanglante d'os et de matière visqueuse je me tournais pour voir l'un des infectés qui se trouvait à terre quelques instant plus tôt se relever et avancer lentement vers moi. Mon père aurait dû être derrière le portail pour l'attendre et le tuer mais ce n'était pas le cas puisqu'il venait de me sauver la vie. Je devais faire face à cette pourriture tout seul. J'étais armé d'une grande dague de collection que j'avais affuté personnellement pour qu'elle devienne une arme mortelle. Ma main gauche était vide mais bien protégée car je comptait bien m'en servir. Il avançait vers moi tandis que mon père luttait toujours derrière moi. Je devais le laisser approcher assez pour qu'il tente de me mordre. J'ai alors crié " Viens te battre " pour l'énerver et il accéléra la cadence. Encore un peu. Maintenant. Alors qu'il s'élançait pour me saisir de ses deux mains je me baissa et le charga de l'épaule à la taille ce qui le fit chanceler en arrière. Alors qu'il tentait de rester debout je mis ma main gauche sur le bras avec lequel il tentait de saisir mon blouson et enfonça ma lame dans son front de toutes mes forces. Il s'affaissa sur le sol ma lame toujours dans le crâne. Je partais aider mon père à se relever lorsque le dernier, la lance en travers du torse, se releva. J'ai alors demandé à mon père de me prêter son couteau de cuisine et d'attraper le manche de la lance lorsque la créature s'approcherait. Il devait l'immobiliser en maintenant le manche pendant que j'allais le tuer. Mon père s'exécuta, mais alors que je m'approchais il donna un coup de son bras ballant dans mon casque me faisant chuter violemment sur le dos. J'ai enlever mon casque car il me gênait et que je sentais que je saignais a l'intérieur. Mon arcade était ouverte et je saignais abondamment mais je ne ressentais pas la douleur de ce coup, sûrement à cause de l'adrénaline. Mon père poussa l'infecté contre le mur d'une telle force que celui-ci trembla. J'ai alors ramassé le couteau que j'avais fait tomber puis j'ai chargé pendant que mon père continuait à la frapper contre le mur. Alors qu'il poussait un gémissement de colère ma lame s'est enfoncée dans son crâne par la tempe. C'était fini. On avait réussi. Mon père lâcha l'arme qu'il avait dans les mains et ferma le portail. Je m'affaissait au sol alors que la douleur de tout les coups que j'avais subi me prenait d'un coup. 

Après avoir profité d'un jour de récupération à cause des événements récents nous avons définitivement pris la décision de nous en aller. La voiture était pleine et je savais que je ne reverrais plus jamais ma maison, ni ma chambre, ni rien de tout ça. Je me suis alors rendu compte qu'avant tout ça ma vie n'était peut être pas si terrible finalement. Quoiqu'il en soit nous devions partir et mon père m'attendait au rez de chaussée. Je suis alors descendu le rejoindre. Arrivé en bas il me dit " Prêt ? " j'ai répondu par un haussement d'épaules et un léger sourire qu'il m'as rendu. Nous avions tout fermé dans l'espoir que si un jour les choses redevenaient normales notre petit chez nous soit toujours intact. En montant dans la voiture j'ai demandé à mon père si il avait une idée de l'endroit où on pourrait aller et il m'avait répondu qu'on ferait mieux d'éviter les grandes villes. Il mit les clés sur le contact et alluma la voiture. Je savais ce que le son du moteur signifiait. Fermant les yeux je tirais intérieurement une croix sur ma vie passée et tout ce que j'avais toujours connu. Rouvrant les yeux je saluais le nouveau monde dans lequel j'allais tenter de survivre en lui faisant comprendre que m'ôter la vie ne sera pas si simple.

À l'ombre

Tu t'abrites
 À l'ombre du figuier
 Tu lui confies tes rêves
 Tu aimerais être
 Un homme lisse
 Un prophète
 Une flèche vers le ciel
 Regarde les branches
 Leurs nœuds blessés
 Où se nichent les bourgeons
 Elles suivent les brisures
 Échancrent le ciel
 Se lestent de fruits
 Conçois-tu
 Les leçons de l'arbre ?

Effraie la salamandre

Effraie la salamandre pour que sa chair soit plus tendre.

De la faim et au final
d'une pyramide, d'une montagne
que l'on grimpe ou que l'on glisse
L'aspérité sauve toujours du précipice

Un conseil de l'arbre

Certes du vent en tes roseaux
tu as un joli son des maux

Mais de l'eau qui y ruisselle
prend garde d'y trop plonger.
Car en un profond sommeil
Tu risque alors de t'y étrangler

Et plus d'indignation ...

Le sonnet de la montagne c'est la terre
Le feu en est la sève, le sel, la pierre

Mais la terre comme l'amer
du bijou fait aussi l'orfèvre

Depuis le vide, le silence, l'avoir froid
Depuis la source du foyer des songes gras

Hou es-tu ?

En une caverne ?
En un sombre couloir ?
En une cage, un foutoir ?
Un lieu qui jamais n'émerveille ?

La chaire est le domaine du Hibou ...
Hou
La Chouette serait-il donc celui du fou ... ?
Hou

Hou bien ?

Blanc manteau,
nuit aux ombres.
Noirs propos,
est la suie des sombres

Duvet du masque oblige
effraie à fait loi d'une ombre ...

vers la voix

la voie du vers
le vers de soi

Et d'un coup à la porte des prisons
Le Loup ...
C'est simplement l'hou chanté en oraison

L'effraie-loup
hou
Le Loup qui fraye ?

C'est pourtant tout ce qu'il pond
Un chemin ...

Et du pont à une portée
va du vent faire une marée

Et ce avec humour ...

La Voie des cavernes,

Rauque, fausse, de chaux enduit leurs tombes
les moribonds apprentis de leurs rages
ont fait de leurs selles, le fondement même de la cage

Ne peut-on faire pourtant :

Des selles poivrées un ornement du vers ?
Chevaucher l'amer plutôt qu'y naviguer ?
Une autre voix ... Un autre « moi »
Une autre voie... donc ?

Les murs sont en peur massive certes ...
En fuyons armé
Le mort « tiers »
est pourtant là, devenu la clé

Hou ...

Hou
Est devenu lui mot de guerre
symbole libéré
A la hache déblayons donc le parterre
De l'être inutile à souhait

Ou
(donc)

(J'ai acquis du pic vert
(de cet odieux trouble-rêve)
que l'on creuse à coup de vers
afin de se nourrir de ceux-ci)

Mages et sages soyons ... !
Donc.

Explosifs en démolition contrôlée
Des chutes des prisons on fait aussi la gaieté

Effraie à la Salamandre pour que sa chère soit plus tendre

(Ne m'use pas trop ce serait dommage ...
N'être qu'illusion quand on peut être mirage...)

Les comédiens

J'appelle à l'aide tous les jours
Tous les jours depuis tant d'années
Des années à l'ombre des sourds
Que je côtoie par vanité

Un cri de haine et de douleur
Alors que des bobos font peine
J'entends les grands brûlés rieurs
Réciter un texte sur scène

Les affiches sont diaboliques
Les représentations géniales
La petite touche comique
Quand tout va bien pour le final

La clameur s'éloigne avec moi
Je m'enfonce dans le silence
Quelque part qui n'existe pas
Parce que personne n'y pense

Non loin le train de minuit passe
Je me retourne vers la scène
Je laisse couler mes impasses
Parmi le fluide de mes veines

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