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Textes récents

Figure d'albatre

Elle est charmante,  elle exhale un parfum sans odeur, un charme sans parure, car les mots manquent pour les définir.

Elle est séduisante. C'est une sculpture de marbre aux traits fantaisistes.

Elle est envoûtante.  C'est un cœur sensible essentiellement aimant, aux aspirations tonitruantes.

Elle est vivante, c'est une beauté farouche semblable à une fresque aux contours merveilleux.

Elle est vibrante, c'est une nature frémissante, incarnation d'une épopée fabuleuse.

Elle est artiste, c'est une muse palpitante, aux vers pleins d'audace.  

Pour elle, ma poitrine s'emballe dans une prodigieuse cacophonie, tandis que mon âme se plaît à se meurtrir.

Au coeur de la nuit

Les pendules se sont mises à l'arrêt, un an et trois mois plus tôt, lors de cette fraîche nuit de février, peu après minuit.

C'est à ce moment triste, dans les ténèbres d'une nuit pourtant étoilée, sous le halo lumineux d'un vieux réverbère qui inondait ces vieux pavés, aux abords du bar qui toise l'université, que je l'aperçus pour la dernière fois.

L'éclair brillant de ce regard azur. Ces yeux d'un bleu électrique qui m'avaient toujours fait l'effet d'un raz de marée en mon for intérieur. Cet abîme bleuté et marin, celui de ses iris flatteurs, dans lesquels j'avais craint durant de longues années, de plonger mon propre regard, avant d'oser un jour de faire un pas vers cette femme que j'idolâtrais.

Il y eut une série de chocs sourds, lesquels s'enchaînèrent à mesure que je saisissais l'impact nocif de mes paroles venimeuses, où se lièrent colère, frustration, mépris et déception.

En une fraction de secondes, j'avais foulé du pied le peu d'affection que j'avais jamais su susciter chez Elle. La fragile concorde qui m'unissait à elle, vola en éclat une énième et dernière fois, comme la singularité même de notre relation. Mes rêves de doux amants romantiques partant en fumée, ne laissant place qu'à ma piètre qualité d'ami. Ami fou amoureux, qui se rêvait amant passionnel.

Une affreuse colère, peut-être mêlée d'une infinie déception, seulement égalée par l'aversion qu'elle me vouait, se reflétait alors dans ses beaux yeux terrifiants.

Moi, le regard humide. Elle, la mine sévère. Je ne reconnaissais plus son regard enchanteur et enchanté, que surplombait ces sourcils d'un noir presque de jais, contraste que j'adorais jusqu'ici et par dessus tout, à l'égard surtout de sa chevelure blonde apollinienne.

Cette nuit là j'ai songé à la première fois où j'eus la chance de poser mes yeux sombres sur Elle. J' avait été frappé par la foudre, au premier instant, devant le porche de l'université. Le cœur en vrac. Je me disais alors qu'être frappé de la sorte n'avait rien de tragique. Au contraire, le monde devenait terriblement beau. Cette nuit là, l'orage avait frappé à nouveau. J'étais au cœur de la tempête, et c'était à mon sens, cette fois-ci, tragique.

Chaque jour me semble plus gris et plus sombre que le précédent. En mon cœur règne un froid âpre et perpétuel qui ne cesse de s'affirmer à mesure que mon monde se meurt. Cette belle blonde au regard profond avait toujours été comme une faible lueur, au loin, illuminant de peu les sombres ténèbres qui demeuraient, encore et toujours.

Cette nuit là, j'eus vite fait d'étouffer ce chaleureux foyer, seule source de chaleur au cœur de l'obscurité qui me singularisait. Cette nuit là, elle se détourna définitivement de moi et du peu d'amitié dont j'avais su faire preuve malgré le profond amour que je lui vouais depuis des années. Depuis, le silence de sa personne demeure son ultime présent.

Un océan d'obscurité

Un océan d'obscurité créé par des créatures abjectes,
cet océan semblable à un collapsar.
L'ayant apprivoisé et accepté.
Elle fut ma douce torture.
Discrète et cruelle, j'en étais presque arrivée à l'apprécier.

Ô ma douce torture.
Toi et tes pensées qui me gardent à l'écart de la lumière.
Toi et tes bras si froid qui m'ensorcellent à m'en faire oublié l'amour.
Ne pouvant plus respirer dans cette ère glaciale.
Proche de l'asphyxie.
Les yeux entrouverts.

J'aperçus un papillon doté d'une beauté incomparable.
D'une couleur blanchâtre à en faire transpercer tous mes démons.
Une vague de chaleur s'empara de mon corps jusqu'à en toucher mon âme.

Une renaissance.

Oui mais à la fin tu m'énerves ...

La mémoire et l'amer évidement ....
Alors "au mieux" toi, tu  arrives à te rappeler ton indignation à "l'intox" liée à la mort du fils de Germanicus...
Avant cette prise de conscience là, moi j'étais un "monstre" alors hein ? (encore donc)
Ce parce que j'avais trouvé normal qu'il prostitue les femmes de nos sénateurs au vu du contexte et des circonstances.
Une belle leçon en effet, et fort juste de plus ...
Et donc, évidement, je ne trouvais pas cela normal pour rien; tu ne te souviens plus ...
Il a vraiment fallu cette fois-là que tu réalises à quel point le sénat nous prenait pour des cons (ce que tu n'as jamais aimé), et à quel point ils avaient la claire intention de transformer l'histoire (le dilemme donc), jusqu'à la rendre si absurde pour que tu réalises enfin qu'il y avait un soucis "autre" et alors qu'enfin Salamandre se réveille d'indignation réelle (juste cette fois) du feu ou elle est toujours née ...
Oui ton père, encore une fois (chez les grecs ou en Macédoine c'était la même chose, il a même prétendu, quatre siècles plus tôt, être un proche de Philippe), espérait les faveurs du sénat ...
La raison d'ailleurs de la distance prise par son frère, et du fait alors que nous, cousins, l'on devait mentir pour jouer ensemble ...
Et alors proto-histoire, là c'est le flou complet, ça n'a pas jamais existé pour toi ... pfff ...
Et quand je te rappelle que le sapiens est récent et qu'on est tout de même un peu plus vieux que ça, je suis fou ... Donc ...
Pas vrai ?
Ben oui effectivement alors, tu n'étais forcément pas blonde alors en les bestioles qu'on était, du coup tu ne te souviens plus... C'est ça ?
Comment tu fais pour être blonde à chaque fois d'ailleurs ? Ça je ne comprend pas ...
Même en Égypte, les quelques siècles ou on y a vécu (on est tjrs là ou ça cogne), t'étais blonde ..
Ce qui provoquait chez toi une grande fierté et chez nous beaucoup de boulot; tous les chefs de guerre du coin te voulant en leur suite ...
Mais évidement tu ne te souviens pas ...
C'était il y a à peine trente siècles mais bon ...
Et bien je peux vous dire qu'au bas mot, deux cents siècles avant la naissance de Disney, elle vivait déjà à disney-world...
Un exploit...
Et ce en un disney-world que l'on appellerait à notre époque "de gauche"... C'est à dire ou tout le monde est "gentil" et ceux qui ne le sont pas, ne le sont pas par choix, mais parce que "la vie" ne leur à pas montré "la lumière" (ou la vérité suivant les époques)...
Cette récurrence en la bêtise (toujours la même (à chaque vie c'est pareil) à tel point que je me dis que cela doit faire partie de tes spécificités de fonction) est tellement ancienne qu’évidement je suis certain qu'elle date de bien avant le sapiens elle aussi ...
Mais bon hein ...
Il n'y a qu'une planète hein ...
Et quand on meurt on va dans le néant pas vrai ?...
A chaque fois qu'elle dort Salamandre c'est la même rengaine, les mêmes peurs ...
Donc il n'y a que ce plan de réalité-ci ce avec à chaque fois "des gens gentils qui se trompent" ...
(Ha, c'est fatiguant parfois)
Et moi je dois vous avouer qu'à chaque vie je me demande "mais pourquoi on me fout cette partenaire-là à chaque fois ?"
Il n'y a jamais qu'en les vies ou je réveille le dragon (ou je le chevauche soyons modeste) que je me rappelle pourquoi le Loup est associé à la Salamandre ...
Ha oui mais ... Évidement :
- "Le symbolisme c'est de l'art"
ou
- "la magie n'existe pas"
pfff; enfin bref quand elle est endormie c'est pénible la Salamandre, je n'vous dis pas ...
Et donc "tout ça" est toujours tout à fait "normal" ce qui explique alors que "l'on" passe chaque vie à s'insurger envers ce qui n'est pas normal ...
La Salamandre quoi ...
Cela dit je t'accorde que c'est pas facile notre job ...
Parce que les p'tits pendant ce temps là, quand on court après nos souvenirs et donc nos fonctions, ben ça prend le pouvoir ...
Ça joue même aux sages ...
Et ça fout tout en l'air, et si nous sommes en période technologique, c'est la planète que ça fout en l'air, et ce à chaque fois ...
(Il faisait pas froid pour rien la dernière fois que l'on a été réduit à la condition animale (point de vue d'humain ça) parce que l'extérieur n'était plus viable et que nous n'étions que quelques survivants épars...)
Qu'elle misère ...
"Madame va sauver le monde en déprimant ..."... Mais bien sûr et sans s'être réveillée avant évidement...
Bien sûr donc enfin donc...
Ben ...
Évidement qu'on sauve le monde en déprimant, mais avec la magie alors ...
Comment tu veux faire si tu ne la réveille pas ?
Et que celle-ci alors ne peux que t'envoyer ses appels ?
Déprime certes mais justement alors, nom de d'ju ; parce que sinon ça ne sert à rien...
Tu ne fais alors que pleurer avec les p'tits sur l'imminence de la mort, et donc du néant ...
Z'êtes bien à la masse quand même ...
Il n'y a que les p'tits pour croire tous collectivement, que chacun d'entre-eux est issu d'un hasard du néant et va retourner en celui-ci ...
M'enfin ... C'est juste non ? (Ben non évidement) 
Mais les "p'tits" c'est sacré chez Salamandre, c'est sa seule forme de modestie...
C'est forcément une petite donc alors ...
(Un signe "de la déprime" aussi donc ....  La "modestie" n'ayant alors pour objectif que de s'identifier comme telle, et est un "sic" volontaire alors évidement... Elle sait bien que c'est des p'tits, et pas elle ... "Mais ça ne se dis pas enfin" d’où "modestie" ... C'est bien plus simple le loup en fonction à ce niveau )
Je ne vous dis pas comme c'est simple aussi, et ce à chaque vie, d'avoir pour fonction de réveiller notamment celle-là ....
Ben évidement qu'on est prisonniers... Je te le dis entre chaque vie ...
Comment veux-tu qu'on fasse notre boulot si on ne l'était pas ?
Mais jamais moyen de t'en toucher un mot quand t'es dans ta prison hein, à chaque fois je dois attendre qu'on meurent pour te rappeler quelques essentiels que tu t’efforceras alors d'oublier immédiatement à chaque fois que tu t'incarnes ...
Je vais finir par croire que tu préfères le boulot aux vacances ...
T'es pourtant heureuse à chaque fois que tu meurs non ?
Et ce dès les premières secondes qui suivent...
Mais bon ...
On a un boulot donc on revient, on va pas rester oisifs non plus
Tu te cherches une vocation de prisonnier pro ...
Alors que c'est déjà le job ... Halala ...
Comment tu pourrais ne pas l'être quand tu es incarnée ?
T'es limitée par le corps et les sens non ?
Muse professionnelle, tu crois que c'est moi qu'ai choisit ça ?
Je m'en passerais bien moi, mais visiblement ça fonctionne bien pour me réveiller moi (puis ça ma muse parfois...) d’où cette récurrence ...
Mais moi j'ai de la mémoire, et si tu veux savoir : "nous" ça marche jamais d'ailleurs ...
On a été bien trop souvent frères, sœurs ou cousins; t'as même souvent été ma tante ou ma nièce quand l'un ou l'autre avait été exécuté plus tôt que prévu et qu'on était en décalage alors ...
M'enfin ...
Des gros soucis de mémoire toi hein ...
Néant avant, néant après, c'est facile ça... C'est limpide pour toi ... J'te jure ... !
(Je me suis éternellement demandé si tu mentais pas un peu d'ailleurs et quelque chose me dit que je me le demanderais éternellement)...
A tel point que je me demande régulièrement, vies après vies, si ce ne serait pas un peu volontaire donc alors...  Hein ... ?
Un petit foutage de gueule quoi ...
Ce sans doute, et encore, pour me faire "payer" cette fois ou j'avais, étant ado, bouffé ta portée ...
Mais j'en peux rien, on était ce genre de bestioles à l'époque, je te le dis à chaque fois, et j'avais faim ...
D'ailleurs elle était pas un peu à moi aussi cette portée ? D'ailleurs déjà ?
Soit honnête ....
Et quand t'arrive à te réveiller, c'est "l'univers" alors qui est juste un futur néant ...
"Oui mais avant c'était le néant et après c'est le néant, puisque c'est l'entropie" ...
Je ne te dis pas le cheminement  ...
Ben oui hein c'est ça ...
Et il y a rien autour peut-être ?
On s'expanse vers le vide et pas vers la rencontre donc alors ?!
Et bien dans tes relations humaines, c'est pareil; tu t'expanses toujours vers le vide ...
Vers les "p'tits" si tu préfères, mais t'admettras qu'en l’occurrence que ça revient au même ...

Comme si le temps, l'espace et les distances existaient ...  

Quelque fois je me demande ou tu as appris à réfléchir ou si tu ne ferais simplement pas "semblant" afin de m’embêter (sans doute pour cette vieille histoire de portée) et ce vies après vies ....
Oui mais à la fin tu m’énerves, tu peux pas être éternelle comme tout le monde, m'enfin ...
Ben évidement que c'était pas "humain" de manger cette portée... (Çà tu me l'a sorti à Poitiers, en 1422; on était en fin de vie)
Puisqu'on était pas humains... Biese...
De plus j'étais ado je te signale et pas encore conscient qu'on était une espèce en voie de disparition non plus..
120 million d'années à râler comme ça commence à bien faire hein ...
Tu veux que je te rappelle ce que tu bouffais à l'époque ?
Des charognes... Et pas "parce que tu respectais la vie", comme ces deux dernier siècles, mais par gout ...
Et dans quel état hein...
Déjà à l'époque je ne comprenais pas comment tu pouvais bouffer ça ..
Et pourtant à l'époque si on voulait "te faire plaisir" c'est ce qui fallait t'amener...  Une belle carcasse ... Et bien fétide hein ....
(Et pas de doigts à l’époque pour se boucher les narines...)
T'étais déjà chiante aussi dans ton genre ...
Et non, je n'ai pas mangé la portée par vengeance ! ... (Glasgow nov 1537)
Je croyais que c'était celle de René ...
(Mais si hein René ... Tu vois que l'on a retrouvé en tant qu'humain dans un voyage en train à Berlin en 1898 ? Ça a fait "tilt" à l'odeur de son sandwich. Je crois que c'est la dernière fois qu'on l'a vu. Moi je ne l'ai pas encore rencontré dans cette vie-ci en tout cas... René quoi)
Et d'ailleurs; quelle odeur t'avais mis sur ta portée ?
Tes "trucs" de l'époque pour les protéger...
Hein ?
Et ce sans prévenir ?
Bon, ben voila oui, j'admets, j'ai mangé les petits par erreur...
Ça commence à bien faire les reproches ...!
D'autant qu'on en a fait d'autres des portées cette fois là, et que "dans l'action" ces petits que je t'avais bouffé n'avaient plus grande importance hein ? Sur l'instant ...
Même si tu faisais la gueule après...
Avoue ...
D'ailleurs, pour "toi et tes grands principes"... Si tu veux savoir... Tu sais qui a bouffé ta carcasse cette fois-là ?
Et bien Bartolomé ! Et oui .... Le fils "prodige" .. (retrouvé à vienne en 1632 dernière fois que je l'ai vu)
Et oui ...
Ton "préféré" donc hein ...
Ce "grand chasseur", ton amour futur des prochaines vies hein donc...
Quand il ne serait plus ta progéniture...
Tu crois que je ne me souviens pas de tes sarcasmes et tes allusions ? ...
Et bien le seul point commun réel qu'il avait avec toi c'était ses gouts en matière de charogne ...
On a tous su que tu étais décédée à 3km à la ronde, et pas moyen d'approcher, cette sale bête te gardait comme un trésor ...
Il nous a fait le coup ici aussi (en sapiens donc) si tu te souviens un jour ...
En Perse, tu te souviens cette famine dans le désert ... Tu ne vois pas ?
Ces vautours on les as pas mangés nous hein, il ne nous avait rien laissé...
Résultat on est revenu en cousin et dans une région fort peu identifié, (qui qu'après coup moi, vu le climat, j'identifie comme étant l'actuelle Angleterre ou Bretagne je ne sais pas), ce parce qu'on était mort dans le désert dans les bras l'un de l'autre et en essayant de faire des vers alors qu'on était tellement desséchés qu'on arrivait à peine à ouvrir la bouche ...
C'était sympa cette mort là, j'ai bien aimé...
Un bon souvenir ...
Tout ça pour te dire que ça commence à bien faire ces histoires de mort, de néant et de foutu parce que tu es incapable de chercher les vraies causes du malheur que tu te crées à chaque fois toute seule en le construisant à partir du vent...
Eau et feu c'est la fumée donc, et donc le gris, pas le vent, mais noir et or ne font jamais gris Salamandre, ça fait rouge ...
Forcément.
M'enfin ...
Donc ... Hein ?
Tu sais malgré le fait que la planète soit foutue, même si c'est un constat d'échec, on a fait ce qu'on a pu, ben moi je commence à me dire que c'est peut-être pas plus mal ...
T'en as pas marre du sapiens toi ?
Je trouvais que c'était une bonne machine, pas mal de qualités, mais quel bordel en terme de sens social surtout ...
Je trouve que la faculté de l'espèce à s'autodétruire, parce qu'elle permet de mettre les p'tits au pouvoir n'a même pas d'intérêt réellement formatif ...
Il y a un vrai soucis de conception là ... Alors que l'espèce avait pourtant des qualités non ?
En culture, ses mains, en spiritualité parfois, mais vraiment trop faible en sens social ... A tel point que forcément voué à l’échec ...
Est-ce qu'on va pouvoir en faire quelque chose en la conception des espèces futures, sans doute, mais pas en lignée directe, en inspiration seulement de mon point de vue ...
Six sens c'était vraiment pas assez quoi, il y a erreur là...
Et je ne sais pas qui a eu cette "brillante" idée de spécialisation pour des plans de réalités précis mais de mon point de vue c'est un raté phénoménal...
Bon ben j'espère qu'on aura mieux la prochaine fois ...
J'en ai marre des incarnations, des jobs donc, à "causes perdues" ; il n'y a pas que dans l’échec qu'on apprend quand même ... Pas vrai ?
Dès que je meurs, je vais aller gueuler un bon coup moi hein...
Ça commence à bien faire, ils vont m'entendre...
Une planète sympa, une civilisation qui a des qualités, c'est quand même pas trop demander une fois de temps en temps ... Mais si on sait qu'à terme elle est foutue ... C'est tout de même le principe de base de l'évolution ... Mais bon on a tout de même le droit de s'amuser de temps en temps ...
Bon évidement tu vas me dire que "tout ça n'existe pas"... Genre :  Il n'y avait rien avant le big bang... Ce genre de conneries donc ...  Après c'est l'entropie et "tout ça" ... etc etc ...
Avant le big bang, tu ne te souviens pas hein bien sûr ...
Hein bon ...Sans blague ...
A d'autres hein ... !!!
Tu n'étudies jamais ta première division quand tu te réincarnes toi hein peut-être ... ?
Et donc forcément tu ne fais pas le lien alors...
Tu me prends vraiment pour un idiot parfois ...

Bon allez à la revoyure ...
Si on se croise encore en cette vie-ci, tu serais gentille de laisser de coté cette vieille histoire de portée hein ...
J'espère que, comme ça nous arrive parfois, on profitera un peu de la vieillesse, et de la mise en sommeil des désirs et émotions, pour se rappeler alors le bon vieux temps ...
Et travailler à l’énigme alors hein ...
Parce que je vais quand même t'apprendre quelque chose, le but d'une énigme n'est pas d'être crée mais bien d'être résolue ...

Ps: Souvent il y a peu de chose à changer, un espace, une apostrophe et l'amer alors accompagne les mémoires perdues ...
Et les néants inutiles ...

Simple

Simple ...

on envoie et on ignore,

l'autre n'existe pas
juste ses bouquets

on se renvoie
on s'en nourrit
en épis solaires
ou en pains bénis

en l'air du tant
en thème au vent
en contre-temps

que l'on met en musique alors

ignorants et feignant
en en niant l'existence...

comme les senteurs

(car n'est point parfum
ce qui n'est qu'artifice. na!)

est
ce qui est
et peut être
et ...

cachées,
subtiles,
privées,
volées...

Une odeur

du passé,
des passés
des pas
des jamais...

Des "on ne peut pas"
comme du refus d'interdit

des "ben merde c'est la vie"

et ma et ta, et ta et ma
soit
soi
soie
tisse
vie

la route du soi tissée de vers
somme toute

ce gris, ce terne,
ces continus regrets ...
leurs absences
leurs transparences
sans surprises
sans audaces
d'un nihilisme arrogant
mais prétendu vie pourtant...

croquer ... ?

pour y cacher des baisers ?

"pom pom pom pom pom pom pom pom"
et siffloter ...
y oser même un vers ?

anonymes
absents
"virtuaux"
vertueux

vers tu
vers je
véreux ?

vergogne
ou dangereux ?

Mets ?

la fleur n'est poison qu'en l'absence d'odorat
en l'absence de foi
de vécus, de rêves ou des curiosités
en l'absence de tout ce qui fait le bouquet

un imaginaire à l'allure de piège ?
ou de trousseau ?

si peur des gouffres sans fonds ?
Il n'y a pas de chute pourtant alors

Il en faudrait une non ?

Finalement;
tu sais
tout cela n'est jamais que le chant d'un oiseau

clefs en maint ?
une abondance d'imaginaires en parfums sereins ?
quel risque finalement ?
hormis des couleurs ...

et ces quelques petits frémissement du cœur,

Allez une foi ...
Vires-tu "ose" ?

juste fleurits
en tensions contenues
en curiosités
ou en inconnues

en oublis
en constats aussi
du réel finalement,
simples mais point amants

vires-tu "elle"
ou vires-tu "ose" ?

l'essence non ?
du poète
ton poète
tes sens là non ?

Certes, c'est un cactus
que l'on arrose peu
mais c'est en consensus
que l'on fluctue du peu

ose, osons

Moissonné

L'échappée belle proclame
Le doute
Le silence en un mot

Il s'immisce ici
Scie la chair
Ère dans l'air
Condamne

Moissonné de peur
Je réchauffe mes draps

L'ombre vapeur

A l'ombre des lampes
Là où les flammes ne dansent
Jamais avant nous

Je souhaite marquer l'empreinte
D'un baiser ou d'une étreinte

Notifications

Notifications
En silence
Il y avait dedans des passions
Immenses

J’éteins mon téléphone
Avec toi
Sa vibration qui résonne
S'en va

J'entends alors les soupirs
De mes rêves
Partir comme un feu de paille

Intense et chaud
Rapide et froid

J'éteins la lumière
Le bruit
J'éteins tes mots
Les photos que j'y avais accroché
Tombent

Dalle noire réfléchissante
Inerte
Je m'y reflète

Il n'y a plus de vibration
Il n'y a plus d'imagination
Il est froid

J'ai l'impression qu'il faudrait un temps
Infini
Pour que cette fenêtre condamnée
Ravive une quelconque flamme
Dans mon espace

A moins que
Fou que je suis
En l'éteignant
Je me sois éteins aussi

Mon salut

Dans les berceaux de la nuit
J’existais dans ton sein

Mais je n’en savais rien

Un peu plus loin que la nuit
Trempèrent mes os
dans le plomb du destin

Mais je n’en savais rien

L’amer breuvage
De l’enfance grava
d’une plume noire
ce qui devait être

Mais je n’en savais rien

Je n’ai pas choisi d’écrire
C’est elle qui me l’a insufflée
Et tous étaient complices
Sans le savoir

Mais je n’en savais rien

Hier
Tu te faisais si rare
Toi le creuset
d’antiques gravures

Je t’ai fui
et pourtant
J’aspirais à te rencontrer
sur les cimes argentées
aux douces lueurs de l’aube

Tu m’as choisie bien avant
que je ne comprenne
Tu m’as tirée de l’abîme
Mon salut, mon avenir, mon chant
Sans toi, se terre l’ombre
au pied des grands massifs

En toi est le trésor
Qui danse aujourd’hui dans mes pas

Quatre éléments

braises arides
que l’harmattan
emporte loin
de l’asile ardent


sur la mare indocile
où l’air relie
les plis du temps
elles hurlent
dans une pluie d’
étincelles
la rage
luisant depuis hier
sous le pull de leur
impatience


la bise ne saura
agile
tarir le brasier


même l’armée
que le sculpteur
façonne
de son bras
dans l’argile
ne pourra retenir
de tout son art
le huit de l’infini
penché sur l’embrasement

Muet

Un cœur en éponge
Qui survole la bataille
De ces quelques mots

Il suffirait que je parle
Pour que tu sois amoureuse

En lumière

Les lueurs de l'aube
Ont inspiré Michel-Ange
Les plus belles œuvres

Tu te dessines en lumière
Par la fenêtre entre-ouverte

Noir et blanc

Les regrets comme des gravas
Accumulés ici et là
Comme la grêle ou la tempête
Toujours des plans sur la comète

Les ruines sont comme des runes
Brillent de magie sous la Lune
Éclairent l’Histoire le jour
Content le malin et l'amour

La fièvre cachée sous tes lèvres
Comme un arôme de genièvre
Je sens ma raison qui se perd
Dans les gravas et les mystères

Je ne veux plus de poésie

Je ne veux plus de poésie
De ces émerveillements vains
De ces longues phrases sans fin
Là où deux mots auraient suffi

Que l'insouciance de mes yeux
Au hasard de mon attention
Ne regarde plus le démon
Comme un sujet du merveilleux

Que la faiblesse de ma voix
S'oublie à l’âpreté du monde
Que la moindre émotion inonde
Tout sentiment autour de moi

Parce que tu ne savais pas
Tous les mots que j'utilisais
Et ceux dont je me nourrissais
Personne ne m'en sauvera

Parce que je le disais tout bas
Tu étais mon plus beau poème
Toutes les expressions que j'aime
Personne ne me sauvera

Alors puisque tout est parti
Le sucre a le goût de l'ennui
Toute musique est nostalgie
J'écrirai au bout de la nuit
Avec de simples souvenirs
Une impression de ce qui fut
Et de tout ce qui aurait pu
En lâchant mon dernier soupir

Fantaisie de l’amour

Toutes ces passions éperdues
Par la chaleur d’un regard posé
Éveillent en mon coeur résolu
Tant d’illusions désavouées

Et confondue par l'indicible,
J’aspire à mon âme troublée
Cette liberté inextinguible
Douce rêverie exhortée

Je revois alors ton visage pâle,
Éclairé par tes yeux profonds,
Éblouissement de l'idéal,
Je maudis la fatale affliction

Mon esprit se refuse à te les avouer
Ces ardeurs transies de faiblesses 
La raison l'emporte sur le besoin égaré
Passion de la fantasque ivresse

Et puisque la parole m’est otée par l'esprit,
C'est de mon coeur que te vient cet écrit,
Mais si le son de ta voix m'a séduit
De nous je ne connais que l’imprécis

Pas de chapeau

Colis, maçon,
Poulpe et fiction,
Tcha tcha tcha, laiton,
Cuivre de Russie,
Lis-tu, Annie,
Est-ce Tommy,
Qui écoute les Who,
Qui ne voit pas du tout,
Ces vers veulent en venir où ?
Sans doute nulle part,
Ou au marine bar,
Maman, c'est de l'art,
Ou des polochons?

La lune cette nuit

La lune cette nuit est ronde
Elle cherche sa mappemonde
Chien errant dans les rues
Ce soir le vent s’est tu

Mon  chant vient de passer l’écluse
On brode une nouvelle ruse
Et le rêve à nouveau s’ébroue
Murmure d’eau qui se noue

Viendras-tu dans la prairie
Larguer de mornes amarres
Traquer l’ombre de  la vie  
Ce soir sais-tu comme il est tard

La lune cette nuit est ronde
Elle plonge au beau milieu de l’onde
Je vais sur l’avenue désertée
Briser  le sablier des larmes écrasées

En paille

En paille légère
Le pays imaginaire
N'a pas survécu

Ois-tu mourir les hurlements
Pendant que choit le firmament ?

Pourquoi toi

Parce que je t’aime aujourd’hui comme demain
Parce que rien ne changera ça
Parce que tu es dans ma tête du matin au soir et dans mes rêves chaque nuit.
Parce que j’aime tout de toi, tes des fautes autant que tes qualités si ce n’est plus, ton caractère, ta manière de penser et de voir le monde.
Si tu me demandais aujourd’hui pourquoi je t’aime j’aurais tellement de choses à te dire.
Si l’on me demandait si j’ai déjà été amoureuse j’aurais la chance de répondre qu’il ne faut pas parler au passé mais au présent.
Si l’on me demandait ce que ça fait je pourrais répondre que c’est le meilleur sentiment au monde mais également le pire s’il n’est pas partagé. Ce sentiment peut être à l’origine de vos plus grandes joies comme des plus grandes détresses, il peut faire de vous la personne la plus forte de la terre ou la plus vulnérable de l’univers.
L’amour est un sentiment complexe que nul ne peut comprendre ni maitriser, vous pourrez mentir à tout le monde et même à vous-même peut être mais pas à votre cœur

Page vierge

Un récit étrange
Le dénouement nous étrangle
Dans un mot sans fin

J'aimerai que de ta bouche
Nous puissions écrire enfin

Jusqu'à la fin

Les doigts emmêlés
L'infime dans l'éternel
De l'amour bohème

S'il ne devait rien rester
Brûlons-nous jusqu'à la fin

Le champ

L'écho d'un murmure
Traverse le silence
Le champ des promesses

Plus les souvenirs s'estompent
Moins je reconnais ta voix

le saint pleure

la nuit quatre heure du mat
et la blonde s'adonne 
poitrine aventureuse
perdue et lascive 
dans les bras d'un autre 

un beau rêve 

et s'étiole 
s"affole 
dans la nuit morbide

il songe il fait le vide

pourtant 

ce beau 
ne rêve plus
a present 

prive d'amour 
de printemps

il nage 
vers l'autre rive

indienne plage

là ou les sons 
se ouatent 
ou l'amour éclaté
n'est que juste vérité 

mais ce monde de clarté 

il le sais 
se trouve 
dans une autre contrée 

et le coeur en sueur 
le saint pleure.

Renaissance

Ose le regard
Que les flux croisent l'essence
Des fascinations

L'évanescence d'un geste
La renaissance éternelle

irrigation

Irrigation




Vraiement sortir les vaches du pré
Les loups sont proches
L'herbe vient à manquer
Les nourrir avec de l'herbe de CHINE


Chacun y va de sa solution
Comme dit Trump le charbon est propre


Droit dans le mur
Un mur indestructible
Qui résistera au remise en question.

C'est celà la politique
Faire trainer les solutions les meilleures

Pour prendre les solutions les moins bonnes


Se nourrir

au-delà des dangers de l'alimentaire


L'eau précieuse
Que les petites filles vont chercher
Loin de chez elles

Au péril de leur vie et de leur virginité


Cette lourdeur
Qui s'attache à nos semelles
En Armistice


Viendra un autre temps
Celui de la terre
En reconversion
Qui ne sait voir les huamains
Ni les aider à se protéger
De leur brutale exploitation
Celle

Des personnes et des ressources


Mode de production asiatique
La solution pour tous
Y revenir

Partage des responsabilités
Collectif autour de la gestion de l'eau


Et les vaches ne doivent pas tomber dans les canaux
Elles n'aiment pas nager
Le bonheur est simple
Du foin et de l'eau pour les vaches

Et nous du pain et de l'eau aussi
Demandons leur d'apprendre à faire le pain
Nous le mangerons trempé dans leur lait
Une serviette autour du cou
Pour ne pas se salir
Une serviette de préférence à carreaux rouges
Les mains bien propres
Lavées au savon
Entre les doigts

Le bonheur est simple
Pour le bonheur
Pour les humains c'est très compliqué

13 Octobre

13 Octobre :

Hier,après la promenade, le reste de la journée fut ennuyeuse, vide, innexistante exactement comme l’impression que me donne ce foutu endroit mais c’était aussi ce genre de soirées qui vous permettent de réfléchir sur ce que vous foutez là, pourquoi vous êtes là,comment cela arrive...Je ne me suis posé aucune de ces questions, après tout...Pourquoi ? Je suis ici,ces questions même munies de la réponse la plus claire et concise possible me laisseront ici, à penser,à essayer de trouver une solution ,trouver une issue au problème...les gens sont parfois prétentieux au point de vouloir avoir une solution à tout maintenant tout de suite, sans ça ils paniquent,perdent leurs repères et leur sois disant raison tel un agneau qui aurait perdu son berger car il n’aurait pas réussi à suivre son troupeau, un simple égarement...Je ne suis pas comme les gens, ces gens,eux tous,j’avais déjà parler de cette opinion à Hopper, il ne se pose pas ce genre de questions lui non plus,il n’est pas comme ces gens. Le manque de sommeil chez une personne normale entre 3O à 40 ans provoque à 90 % du temps des troubles du comportement...Je ne ressentais rien,même pas une envie de réclamer mon premier café,j’en avais besoin, Hopper le savait, il venait me le donner.
7h16, les bruits métalliques s’approchaient, ils avaient changés, Hopper avait changé sa manière d’agiter ses clés :
-Alors ça roupille le dingo ?
Je me leva
-J’étais allongé chef, vous avez mon café ?
-Pas ce matin,la machine est en panne et…
-Il faudra réparer ça vite Hopper,vraiment vite
Son regard devint noir et il se mit à frapper avec sa matraque les barreaux rouillés :
-Tu crois pouvoir donner des ordres enfoiré de taré?!Jsuis ton patron !
-Hopper…
La grille reçut un autre coup,plus puissant :
-Moi c’est « chef » enfoiré !
- « Hopper » te suffisait pourtant ?
Disais-je d’une intonation en chute libre,un silence suivit…
-Montre moi tes doigts sale taré
-Mais…
-Tes putains de doigts !
Sa voix n’avait eu aucun mal à raisonner cette fois-ci , Je passa mes mains tremblantes à travers la grille, Hopper avait l’allure d’un bourreau avec sa matraque en l’air prêt a s’abattre tel la hache censé purifier le condamné...un bourreau en habits de garde bleu ? Cette pensée m’avait trahi en me laissant rire , un rire qui a fait de moi le plus condamné de tous les condamnés, un rire qui avait réussi à se cacher dans mon cri de douleur :
-Va te rasseoir le dingo
J’allais me rasseoir au bord de mon lit ou était resté mon livre...le marque page était resté aussi,en voila une bonne nouvelle.Hopper allait repartir sans rien dire, en me laissant moi et ma main en sang tentant de tourner les pages d’un stupide livre, ce genre de livre qu’on nous donne juste pour nous faire sentir comme des gens « civilisés », juste pour nous faire comprendre que si nous étions là c’est parce que nous existions tels que nous sommes :
-Attendez chef…
J’avais repris une voix correcte
-Quoi?! T’en veux encore sale taré ?!
-Non,juste une toute dernière petite chose chef,c’est une question…
- Vas-y accouche
-Vous croyez en Dieu ?
-Tu te fous de ma gueule le dingo ?
Non chef c’est très sérieux, Voyez vous je me disais que Dieu, si il existait, devrait bénir celui qui a eu l’idée du marque-page, c’est un gain de temps intéressant pour ma lecture mais….je ne sais pas si je crois en Dieu.
-Putain ta vraiment un grain toi hein ?
-Alors ?
-Si Dieu m’appreciait je serais pas ici à te causer le dingo alors qu’il existe ou pas, je m’en cogne
-Vous pensez que Dieu pourrait m’apprécier chef ?
Il prit une chaise derrière lui et s’installa devant la grille face à moi,son expression avait changé :
-Tu sais, d’après tous ces gens qui croient en ce guignol, il est censé nous vouloir du bien, à nous, ses chères petites créations
Son regard devint glaçant :
-Et crois moi le dingo, si il veut ce qu’il y a de meilleur pour nous, il te déteste le plus profondément possible parce que les types comme toi...n’ont rien compris ce qu’est d’être un humain, un homme, un putain d’homme avec des principes,des valeurs et une raison enfoiré de taré !
Je continuais à le regarder avec mon visage vide, sans expression, je sentais sa colère, le chef était vraiment en colère :
-ça vous fait du bien ?
Il s’était calmé et avait repris une vois monotone mais….apaisante
-De quoi tu parles le dingo ?
J’affichais un sourire narquois et moqueur :
-De penser comme ça, de penser que vous êtes un « homme bien », de penser que vous n’êtes en aucun cas responsable de quelconque malheur pouvant arriver à autrui car vous savez , vous êtes sur d’être bon, vous êtes sur que ce mode de vie «  d’homme bon » que vous vous imposez fait de vous un humain, vous aimez vous réveillez chaque putain matin de votre putain de vie et observez que vous êtes toujours le même homme droit dans ses bottes...hein ? Ça fait du bien ?
Il se leva brusquement et alla ranger la chaise sans dire un mot, il se retourna une dernière fois vers moi avec un regard que je comprenais parfaitement :
-T’aime vraiment la parlotte putain…c’est vraiment ce qui nous différencie putain…Promenade dans 1h le dingo
Il repartait, Le bruit métallique n’était pas là, je ne voulais pas le retenir d’avantage pour essayer d’obtenir une réponse à ma question….non, je pensais déjà l’avoir. J’avais adoré ça, vraiment, voir le visage de Hopper changer d’expression de cette façon, il semblait préoccupé, comme si le détenu seul et sans réelle raison de respirer aurait pu le troubler à l’aide de simples mots, lui semer le doute...Mais non voyons….Hopper était un homme bien et moi le détenu responsable de la mort de 76 personnes dont 11 enfants et 30 femmes...je me sentais terriblement vivant de savoir ça….de savoir que même l’esprit le plus sain avait ses raisons de goûter à la folie et que pour ça il suffit d’une seule mauvaise journée.

12 Octobre ( première partie)

12 Octobre:

ça faisait déjà 4 cafés...j'entendais au loin les bruits métalliques et très irritants du trousseau de clé de Hopper qui venait me servir ce que je réclamais depuis déjà 30 bonnes minutes...Il faisait exprès...c'est sûr,il faisait exprès d'agiter ses clés cet enfoiré, il me supportait pas, moi ? je l'adorais:
-Voila ta drogue le dingo,c'est ton dernier de la journée alors savoure le
Déjà 4 cafés...ça passe vite, on pense pouvoir en avoir autant qu'on veut, qu'on ne nous refusera jamais le seul petit plaisir qui anime notre volonté de bien vouloir faire un effort d'exister mais au final...ça faisait déjà 4 cafés:
-Merci Hopper, tu peux le poser par terre,ne prend pas la peine d'ouvrir cette veille grille rouillée pour venir me servir
Il me fixait, le regard inexistant et la bouche légèrement ouverte, il finis par lâcher un soupir:
-Comme tu veux le dingo...
Il posa le café et en se relevant son regard se posa sur ma table de chevet qui avait l'air de le laisser perplexe:
- Tu lis le dingo ? Comme si les gens comme toi pouvaient apprécier ce qu'est la lecture
Je me levais pour aller chercher mon petit plaisir et je commençais à le boire en essayant d'apprécier un maximum ce que pouvait me procurer ce café....je ne pouvais pas:
-Tu as marché trop lentement Hopper,il est froid, les premiers étaient corrects malgré le surplus de sucre du deuxième et le cheveu gris de Bryan dans le premier, à l'avenir il faudrait que Bryan cesse de me préparer mes cafés, il est incompétent.
Hopper s'était mis à me regarder avec un léger sourire rempli de condescendance et de mépris,ce mépris qu'a du ressentir Collomb quand il a posé la première fois son regard sur les Américains:
-T'aime la parlotte le dingo? Ici tu remarqueras que ce foutu don de parole dont ta apparemment bu bénéficier à ta foutue naissance n'est rien d'autre qu'un foutu fardeau et crois moi, ici les fardeaux c'est la dernière chose dont tu auras besoin
Son sourire avait grandi en un rire faible mais qui arrivait à raisonner facilement....Il repartait avec la même démarche que quand il était venu me servir, il faisait repartir les bruits métalliques de son trousseau, il s'était simplement permis de rajouter ce sifflement si léger,si harmonieux,si réel... Il a voulu me blesser, me voir pleurer,observer si une certaine détresse pouvait naître dans un être tel que moi...non vraiment j'adore Hopper

La fête

L'amour est à boire
A ne plus tenir debout
Jusqu'au mal de tête

Que si la fête s'achève
Il n'y ait rien à pleurer

L'éternel samedi

Puisque passait le jour
Et que ma voix vibrait
Dans les sons de l'absence
Chantant mes dépendances

Le tout à rendre sourd
J'entendais bien pourtant
Les échos d'un enfant
Qui riait en rêvant

Brûler mon cœur trop lourd
Ce qui me tient vivant
Jetait du sable blanc
Sur la suie du passé

Le soleil s'est couché
Faut bien en faire autant
Depuis l'eau est montée
Le sable est submergé

Partir comme sa peine
Une boule de laine
Que l'on ferait rouler
De son ventre à la branche

Étouffé sous le frêne
Ma voix résonne encore
L'eau monte sur mon corps
Et s'enfuit en silence

Histoire d'incertitude

Il était un soir de solitude
J'avais la certitude
Que tout s'arrêtait là

Je n'avais que mon incertitude
Et aucun interlude
Ne vint rompre le glas

C'était pourtant étrange
Ce cou dans mes phalanges
Je ne savais à quel saint me vouer

Soudain tout me dérange
Entre mes mains, un ange
Qui me disait qu'il voulait juste aimer

J'ai cru voir avant mes turpitudes
Comme une gratitude
Qui m'aurait fait tomber

Dans le noir, prenant de l'altitude
L'enfer en multitude
M'envoie tes yeux mouillés

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